RICTUS ...
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LES POTINS DU COMPÈRE (I)
SOMMAIRE
Les potins du compère (II) 
La scène se passe dans un camps de prisonniers durant la guerre mondiale.
Dans le froid et la gadoue, des prisonniers de toutes les races sont entassés sous la surveillance des cerbères allemands.
Dans un coin du camp, se sont regroupés les Algériens.
Nous sommes en période de Ramadan.
La petite communauté s'est organisée; les personnes âgées et les souffrants sont étendus par terre; les hommes valides se sont délestés de leurs paletots élimés pour les recouvrir.
Quand arrive le moment de la distribution du pain que les allemands jettent aux prisonniers par dessus les fils barbelés, c'est la grande cohue.
Les hommes valides parmi les algériens participent à la bousculade pour arracher leurs parts de nourriture.
Mais, contrairement à toutes les races présentes; nos hommes qui jeûnent en dépit du froid et des privations, ne s'accaparent pas le pain pour eux-mêmes.
Quand ils ont tait provision suffisante de nourriture, il rejoignent leur coin et à. ils déposent leur butin: quand arrive le moment de la rupture du jeune, ils se le partagent en commençant par les invalides.
L'homme qui a raconté cette histoire jure avoir vu des hommes valides qui ont Jeûné toute la journée puis qui se sont bousculés pour récupérer le pain, rester sur leur faim en se privant de nourriture au profit des malades et des plus vieux...
Et c'est ce peuple, sympathique, bourru et frondeur mais aussi naïf, spontané, magnanime, hospitalier, profondément pieux et très discipliné, que des manipulateurs djinnitiques ont voulu transformer à coups de fetwas, de serments et de sermons en hordes sanguinaires hirsutes ou en concentrés de haine potentiellement déflagrants.
L'échec de cette entreprise est aujourd'hui consommé.
L'assourdissant " seb'a sinine barakat " qu'a clamé le peuple du fonds de ses tripes le 16 septembre en est la preuve.
Et les semeurs de haine et de discorde doivent, s'ils sont de bons élèves de l'Histoire, avoir retenu cette leçon magistrale qui vient de leur être administrée: on ne peut chasser le naturel d'un peuple car il finit toujours par revenir au galop...
Le Morbihan s'est soulevé.
La cause: la décision du ministre des armées à Fafa de transférer le RITM qui y siège vers un autre endroit en Hexagonie.
Le bon peuple, élus en tête a manifesté bruyamment sa désapprobation et le maire en colère a crié sa colère en ne mâchant pas ses mots: "c'est une amputation sans anesthésie, c'est un véritable hold-up !"
Tous les commerçants ont fermé boutique pour se joindre à la protestation contre le départ de ce régiment, le plus décoré de France.
Et l'un des protestants a même proféré des accusations pas catholiques contre le ministre des armées: "il n'est pas à sa place à la tête des armées parce qu'il n'a jamais fait un jour le service militaire" a t'il lancé entre deux slogans.
La cause de tout ce tintamarre, vous l'avez deviné, ce n'est pas l'amour que portent les gentils beaufs à leurs bidasses si vigilants contre les pirates... non ! mais tout simplement parce que ce régiment c'est surtout une masse salariale de 110 millions de Francs et 400 enfants qui occupaient 15 classes... c'est la manne vert olive qui s'est tarie quoi !
Le petit Loïc et sa mère ont vraiment de la chance de vivre en Hexagonie. Là bas, les femmes ne sont pas sacrément obligées de se cantonner dans leurs quartiers sexo-culîno- matrimoniaux mais peuvent postuler même à faire les baroudeuses dans la gendarmerie et c'est en effet grâce à une femme gendarme qu'ils ont pu être sauvés dans la nuit du 21.04.1995 quand la mère prise de court n'a pas trouvé d'autre alternative que
d'aller le faire pondre dans la brigade du coin.
La Société des HLM de Villeneuve d'Asq chercherait à obtenir l'expulsion de S. Magramane, la concubine d'un certain D*** incarcéré à Paris parce que impliqué dans le réseau terroriste démantelé le mois passé. Elle leur aurait prêté refuge.
S. Magramane dont l'origine n'est pas difficile à remonter s'insurge et réclame même un dédommagement en prétendant qu'elle n'a rien vu et rien su des agissements de ses hôtes.
Le problème n'est pas de savoir si Magramane a tort ou raison mais plutôt de se questionner sur ces moeurs bizarres qui font d'un défenseur autoproclamé de la vertu islamique le gai concubin d'une beauf de souche douteuse. Enfin, la aussi, la fin justifie bien les moyens....
Certains ordres et personnes, hier conformistes rampants, se découvrent aujourd'hui brusquement d'étonnantes vocations contestatrices; et pour faire oublier leurs silences complices du passé récent, ils crient beaucoup plus fort que les autres à présent..
Et les voilà qu soutiennent à bras le corps des causes qu'hier seulement ils ignoraient superbement ou qu'ils combattaient même avec un cynique acharnement.
Ils étaient les premiers à applaudir; ils ont d'ailleurs si bien appris à applaudir qu'aujourd'hui, quand ils hurlent si fort, ça donne une cacophonie qui n' est pas du tout belle à entendre tant ça sonne l'hypocrisie et l'opportunisme.
Les ordres et personnes visés se reconnaîtront d'eux-mêmes et... qui se sent morveux se mouche !
"L'essentiel c'est le maintien" "Nous visons le maintien".
Ces deux aveux reviennent comme un lancinant leitmotiv justifier par anticipation la médiocrité de nos résultats sportifs et disculper les coachs et les teams du crime de lèse spectato- contribuables qu'ils commettent impunément sur nos stades.
Quand on part avec des idées pareilles et qui se situent aux antipodes des principes "superlatifs" du sport, principes qui ignorent par principe le sur-place et la stagnation, il est difficile, vous en conviendrez, de prétendre arriver un jour à trôner durablement sur les podiums.
Alors, rien que pour nous donner des illusions, s'il vous plait, ne prononcez plus ces phrases; et même si au fond de vous mêmes vous êtes conscients de vos limites physiques, matérielles, psychologiques, techniques... laissez nous au moins croire que vous faîtes tout pour vous surpasser et que vous ne sautillez pas bêtement sur place.
De grâce, prenez exemple sur nos politiciens, épargnez nous votre modestie; ça noua rendra le spectacle plus agréab... plus supportable.
Redha Malek est hors course pour les présidentielles. C'est lui que le Conseil Constitutionnel aurait lésé mais ce sont les autres qui sont ulcérés puisque pour sa part il n'a fait appel ni à l'ONU ni au Commonwealth ni à Amnesty ni à Reporters sans frontières, ni à Clinton ni à Bonn ni à Genève ni à Jospin ni même au boycott...
C'est une belle leçon de respect des institutions de son pays que ce monsieur administre à tous ces politicards piaffant qui pètent et rotent à défaut de parler, à chaque fois qu'une institution de la République ose faire son travail avec plus ou moins de bonheur et qui font de grands gestes de naufragés pour qu'on les voie même de l'autre côté de la méditerranée...
Les pauvres palestiniens expulsés de Libye sont brusquement pris en pitié par les grandes âmes arabes et même occidentales.
Et les Présidents, Émirs et roitelets ubuesques pollués de pétrole ou d'ambitions mal placées s'insurgent en se curant les dents entre deux rots contre la cruauté et les inconséquences de ce Kadhafi qui ne cesse de chanter l'arabisme et qui n'hésite pas à renvoyer des Arabes de son territoire...
Les sauriens pleureurs feignent d'ignorer qui est à l'origine du drame Palestinien et qui est à l'origine du drame Libyen qui ont fait que les Palestiniens soient expulsés d'abord de chez eux puis de Libye
Mais un crocodile, c'est connu, même quand il a l'apparence humaine, ça ne conserve que deux fonctions: celle de s'empiffrer durant la moitié de son existence et celle d'hiberner l'autre moitié avec une grande pierre dans l'estomac..
Alors quand ça verse des larmes, c'est d'une indécence à vous faire... pleurer !
LES PRINCIPES CA N'A PAS DE PRIX ...
Dans un petit village de France, c'est carrément "la sérénade pour une souris défunte" (el mendba kbira ou el meyet far dirait-on chez nous), c'est en effet le branle-bas de combat pour une petite école catholique de 103 élèves et qui, fondée en 1923 a besoin de se voir retapée. Elle dispense pourtant un enseignement laïc mais les habitants de la commune à qui on a exigé 50 FF par mois et par élève se sont insurgés pour une question de principes disent-ils, une main sur le cœur et l'autre dans la poche ! Ils réclament une école carrément laïque et que prendrait en charge l'état.
50 f par élevé pour 103 élèves, en 12 mois ça fait moins de 62 000.00 . C' est vraiment bon marché les principes !...
Depuis quelques jour c'est le printemps au village!
Monsieur le Wali a promis de ramener toute sa suite et de venir nous rendre visite pour s'enquérir un peu de notre quotidien - il a promis d'aller partout où pourront le porter ses belles bagnoles et ça a fait souffler un petit vent de panique chez nos zélés non z'élus de DEC. Nos pseudo z'élus d'antan avaient la partie facile dans pareille situation; connaissant parfaitement le programme de l'illustre visiteur, ils mobilisaient en un tour de main et en temps opportun la foultitude des agents communaux pour dérouler un tapis de blancheur sur l'itinéraire de l'illustre visiteur mais aujourd'hui, sécurité oblige, on a perdu ces belles habitudes de programmer les "visites d'inspection et de travail". Ne connaissant pas préalablement le jour ni l'itinéraire de la visite, nos pauvres DEC se trouvent désemparés; alors, pour éviter de très mauvaises surprises, ils se sont mis à conjuguer à tous les tons tout ce qui est apparent (façades, faux poivriers, poteaux téléphoniques, bornes kilométriques, trottoirs...). C'est un peu pour ça que dans mon village, à la campagne on a l'impression de se retrouver au printemps quand on parcourt la rue principale et les ruelles susceptibles de servir de voie de passage à la délégation officielle que nous attendons. Mais dès qu'on laisse aller son regard vers les endroits où le Wali ne risque pas de s'aventurer, le contraste avec la blancheur immaculée et superficielle des façades bien en vue rend encore plus insupportable la vision cauchemardesque des murs moisis et pelés de l'intérieur.
Nous applaudirions très fort Monsieur le Wali si par bonheur et pour une fois, il se départissait de sa béatitude artificielle devant la propreté apparente des lieux qu'on lui fait visiter et se mettait à gratter le vernis criard pour découvrir la vérité sans fard afin de faire remarquer à nos responsables que le temps de la frime est bel et bien révolu.
Les "personnalités" partisanes de premier ordre (c'est souvent elles qui le disent) , de Boukrouh Boukrouh Ghachi à Double Nah en passant par Sadidas ou les représentants agréés (c'est rarement eux qui le disent) des zaïms en villégiature permanente, de Débaïli à BenSmain, tirés de leur farniente estival pour participer aux multilatérales se sont, comme de bien entendu, présentés avec leurs bras droits et gauches...
On ne sait pas si, prenant exemple sur les rencontres sportives, on a préalablement défini la composition quantitative des équipes, toujours est-il que l'on a assisté à un défilé de petites délégations à trois qui veulent dire beaucoup de choses - pas en terme de propositions constructives mais en termes de symboles et de messages cryptés .
Une délégation, ça permet à l'opinion interne et externe au parti de savoir quels sont les hommes forts du moment et par conséquent quelle est la politique de conjoncture; ça donne contenance et confiance à l'interlocuteur principal, ça surveille ses propos et ça (es rapporte fidèlement, non pas aux troupes, celles-ci ont une confiance aveugle en leurs chefs, mais aux gourous qui ne font pas le déplacement parce que occupés à taquiner le goujon ou les midinettes sur les bords de certains lacs et qui, en bons rois, savent toujours que les coups les plus bas viennent des pieds les plus proches...
Une délégation, ça donne la preuve par trois de la collégialité de ces formations trop facilement assimilées à des sectes par des journaux qualifiés d'être à la solde du pouvoir quand ils écrivent quelque vérité déplaisante aux partis et d'être les parangons de la démocratie quand ils se mettent ce pouvoir à dos.
Une délégation, ça permet de distinguer un parti pris par une personnalité d'une personnalité à parti-pris.
Une délégation, ça permet d'initier les adeptes aux dents longues aux petits trucs des protocoles afin d'assurer la formation mondaine de la relève...
Une délégation, ça sert aussi à offrir aux plus fidèles lieutenants les plaisirs du palais dans les agapes en perspectives qu'offrent les hôtes illustres. Et l'hôte de circonstance étant cette fois-ci le Président de la République, on est parti la poche pleine de cure- dents avec la ferme intention de s'offrir un mémorable gueuleton...
Las ! après 6 longues heures de discussion, les invités n'auraient eu droit qu'à une tasse de café peut être au goût de pois pas chiches du tout et un verre de thé sans même une feuille de menthe !...
N'était la peur du ridicule, on aurait dénoncé avec la plus ferme volubilité cette ingratitude du Président et cette dérogation très peu révérencieuse à l'usage convenu et à I" ordre bien établi et c'est peut être cette version d'EI Qahwa ou llataï qui a laissé sans voix le sopranoiaque Sadidas au sortir de la salle des banquets...
Cheh!
Ca apprendra à Boukrouh Boukrouh Ghachi à traiter les symposiums et autres colloques de Benachenhou dans les grands Hôtels de grandes bouffes et à Double Nah de dire que les fellah doivent tenir leurs états généreux sous un olivier...
Cette année, la conjonction de la chaleur et de la sécheresse a favorisé la prolifération de la bactérie responsable du botulisme qui tue par paralysie et arrêt cardiaque.
Notre presse n'en a pas parlé mais il faut savoir que plus de trente mille cadavres ont été dénombrés dans la région de Nantes..
C'est une hécatombe, la première en France et même en Europe et certains qualifient la situation d'apocalyptique...
Ce qui ajoute une note d'horreur à ce drame, c'est que l'on ne peut absolument rien faire pour le juguler.
Mais que les bonnes âmes se rassurent ! il ne s'agit que d'une épizootie qui frappe la gente ornithologique et particulièrement la sauvagine tout juste bonne à vous jeter ses sales fientes sur vos pare-brises; la bactérie qui en est responsable ne présente aucune nocivité pour l'homme.
L'homme n'a d'ailleurs pas besoin de bactéries pour s'auto décimer; il a ses apprentis sorciers et ses faux prophètes qui savent si bien le monter contre ses frères au nom de ses passions raciales, tribales, religieuses, historiques. politiques et j'en passe ...
SI CE N'EST TOI, C'EST DONC TA SŒUR!
Le gouvernement Zaïrois annonce qu'un colis piégé a explosé dans l'aérogare de Goma, à l'est du Zaïre - sûrement sans faire ni dégâts ni victimes- et affirme avec une diabolique précision, comme si c'était lui qui l'avait ficelé, que ledit colis contenait trois engins explosifs destinés à être déposés dans un avion à bord duquel devait prendre place le chef d'état-major de l'armée zaïroise.
Et comme il fallait s'y attendre, C'est une ressortissante Rwandaise qui aurait déposé le colis avant de prendre la fuite - on l'aurait reconnue peut - être à son chignon et à sa manière de courir.
Le gouvernement, prenant prétexte de cet acte et semblant dire "suivez mon regard" dénonce bien sûr un vaste complot ourdi contre l'état zaïrois et pour clore en toute beauté assure une nouvelle fois qu'il a pris la décision irrévocable de rapatrier tous les Rwandais avant le 31.12.1995,
Vous voyez que la fin justifie les moyens et que l'usage de la bombe ne dessert que celui qui est prétendu s'en être servi...
Et le mot de la fin, c'est naturellement le gouvernement zaïrois qui le réserve à tout quidam rwandais qui oserait rouspéter contre son expulsion: "si ce n'est toi, c'est donc ta soeur !..."
Aux États Unis, il n'y' aurait pas un homme politique qui ne serait pas flanqué non seulement de ses gardes du corps mais aussi d'un interprète pour sourds. Et il y'en a même parmi eux qui signent eux-mêmes pour montrer leur intérêt pour cette population.
Certains de nos hommes politiques à nous devraient en prendre de la graine, ça leur permettrait, s ils parvenaient à s'investir uniquement dans ce créneau , d' avoir les faveurs du dixième de cet électoral et de se faire des scores autrement moins recules que ceux qu'ils ont obtenus en faisant feu de tous bois.
Le digne Cheikh El Bouti a parlé ! ... et plutôt deux fois qu'une
Il a dit les mots qu'il fallait dire il y'a plus de 30 000 morts de cela mais qu'à cela ne tienne, on se consolera en se disant qu'à quelque malheur retard est bon et l'on saluera son intervention qui vient dégager une autre petite éclaircie après celles un peu forcées de Merrani, Ali Aya etc...
Le digne Cheihh El Bouti a donc fini par parler, pour faire le distingo entre religion et politique et appeler ceux qui usent de la seconde à éviter de la justifier par la première . . .
Les tristes larrons et les gais lurons de Sant Egidio ont eu aussi leur quota de rhétorique, eux qui ont ajouté à l'amalgame politico-religieux national un autre grain de sable ecclésio maffieux étranger.
Et l'on se retrouve ainsi avec des Religieux de premier ordre qui insistent pour qu'on laisse la politique aux politiciens et des politiciens de premier ordre qui font tout pour confier la politique aux religieux... C'est une belle "khalotta" .comme seuls nous autres "Arabes" sommes capables d'en inventer !
Pour revenir à nos moutons (c'est bien sûr une façon de parler), et pour dire la vérité la plus blessante, le phénomène de "violence politique" "^ai ça peut faire plaisir a Mehri et consorts - pour ceux qui prennent le temps de bien analyser ses actes faits d' écorchements; de décapitation, de dépeçage, de braseros, de racket, de stupéfiants et de viol, ça relève bien plus de la tare psychiatrique que de la haute spiritualité religieuse et ceux qui s'en rendent coupables nécessitent bien plus un divan de psychiatre 'qu'un koursi présidentiel.
Mais la tare psychiatrique, ça n'est pas innée; ça se construit touche après touche comme se construisent les complexes; et ces touches successives, il faut bien que nos grands maîtres es - religion et nos hauts stratèges politiques l'admettent, ces touches, ce sont eux qui les ont soigneusement incrustées dans le corps de cette société qu' ils ont conçue comme un ban d' essai à leurs manipulations politico- spirituelles ...
S'il n'y'avait le drame de tous ces innocents qu'on trucide gratuitement et de ces Pays qu'on gehennise frénétiquement, on devrait leur renvoyer en leur qualité d'expéditeurs, ce tragique nœud gordien en leur criant; "vous l'avez noué avec les mains. dénouez le maintenant s'il le faut avec vos dents ! "R ' battouha byeddikoum, fekkouha bsennikoum) ! "
Le problème, et c'est là que se situe le noeud de la question. c'est que ces messieurs-dame n'ont les mains lestes que parce qu'ils ont les dents longues...
" Mon mari est mort en Chahid en 1958, le seul homme qui me restait (...) c'était mon
fils Lakhdar, il est mort il y a trois mois, il faisait son service national à Jijel. (...) pourquoi tu veux que n'voti, personne ne me rendra mon Lakhdar..."
(LA NATION n° 116 du 10 au 16 Octobre 1995 Page 17 in "Je signe, moi non plus ".
"Celui qui n'a pas de témoin est un menteur" dit l'adage du cru. Mais quand un reporter n'a pas de témoin à qui faire dire ce qu'il veut lui faire dire, l'usage veut qu'il s'invente un interlocuteur qu'il habille de tous les artifices de la vraisemblance.
Las, quand les impératifs du bouclage sont trop pressants et que le sujet est trop sensible, on arrive à se fourvoyer dans des situations pour le moins douteuses.
La tragédie que vit notre Peuple est une source inépuisable de témoignages permettant d'impliquer le drame dans les sales oeuvres de basse politique.
On peut même trouver comme c'est le cas pour notre confrère, un fils de Chahid qui n'est pas dispensé du service national comme tous ses pairs et qui vous l'accomplit à pas moins de... 37 ans !.
Tout ça pour faire dire une vieille dame: ana ma n'votich !
C'est décidément reconnaître que les boycotteurs ne courent pas les rues !
Les enfants allemands qui sont tous des fils de pub ne sont pas tous daltoniens mais ils admettent presque tous que la vache est violette selon un sondage qui n'a pas trouvé
autre chose à sonder. Cette belle couleur dont on affuble la bouseuse viendrait dît-on de certaine réclame trop insistante que leur déverse leur tube cathodique. Les nôtres eux ne risquent pas de se tromper - parce que les seules vraies vaches enragées que leur montre le cinéma du CNMA sont pies et même vues en couleurs elles demeurent en... noir et blanc !
Rabin vient d'être tué par plus intégriste que lui.
On n'ira pas jusqu'à faire comme lui qui disait lors de l'assassinat (qu'il aurait ordonné) du leader du Djihad à Malte: "si c'est vraiment de lui qu'il s'agit, il n'y a rien à regretter..."
Même la mort brutale d'une bête est mal venue qu'en est t'il alors s'il s'agit de la mort d'un homme ?
Ce qui est pathétique dans ce cas d'espèce, c'est que l'homme n'est pas mort quand il tuait ouvertement mais quand il s'est efforcé de faire la paix... Mais ce qui tempère un peu l'aspect pathétique de cette histoire, c'est que la victime s'est amusée dans sa jeunesse à enfanter des petits monstres et il est naturel qu'elle assume dans sa vieillesse leurs tentations parricides parce que, quoi qu'on dise, nul ne pourra dire - pas même Clinton - que ce Nobel de la Paix fut toujours un fervent pacifiste...
*- Dans son hommage, Clinton et Juppé entre autres ont fait d'abord l'apologie de Rabin, chef de guerre avant de chanter ses louanges d'homme de paix.
A l'occasion du deuxième anniversaire de son accession au pouvoir, un certain Yahia, président Gambien de son état s'est offert un Houbel A 1 million de dollars, composé de huit colonnes grecques sur lesquelles repose un bidule.
Cette réalisation est l'œuvre d'ouvriers gambiens savamment dirigés par un architecte sénégalais - comme quoi la coopération sud-sud n'est pas un vain mot i...
Quand on lui a demandé pourquoi il avait consenti cet énorme sacrifice pour un pays si pauvre, l'heureux Yahia a répondu que c'était pour montrer ce dont sont capables les africains (...) : et quand on lui a parlé de ce que cette chose pouvait bien signifier, le Yahia heureux a bombé le torse et l' ergot tremblant de fierté difficilement contenu, il a dit que l'Amérique avait bien sa statue de la Liberté et que la Fafa avait bien sa Tour Eiffel - il n'a pas ajouté que l'Algérie avait bien son Maqam parce que l'Algérie, ma foi, ce n'est plus un exemple à donner...
L'Occident qui est seul juge de l'ineptie ou de la haut teneur des comportements de nos ubus a proclamé par la voix de l'ambassadeur du Canada que le Yahia de Gambie, c'était un monsieur qui à de la personnalité à revendre.
Le diamantifère Bokassa. aux yeux de Giscard et de sa douce Anne-Aymone avait aussi de la personnalité au point qu'il fut sacré empereur en dépit de ses appétits " nymphophages "...
Mais ne faisons pas cette moue désabusée; mieux vaut ces belles oeuvres pharaoniques dans toute leur démocratique inutilité que les sales oeuvres Néroniennes qui s'exécutent au Burundi et ailleurs avec toute leur démographique utilité...
Le gouvernement des États Unis est en cessation de paiement comme une vulgaire entreprise publique locale mal assainie par Benachenhou.
Les trois plus importantes personnes des États Unis: le Président Clinton, le Président du Sénat et celui de la Chambre des Représentants n'ont pas pu se mettre d'accord et sans leur accord, il n' y a pas de budget fédéral. 800 000 fonctionnaires sont donc invités à rester chez eux et entre autres petits problèmes que crée cette vacance, la statue de la Liberté ne pourra être ni entretenue ni visitée...
La solution au problème américain est relativement simple si on y pense... Il suffirait de vendre à la criée cette statue acquise pour rien; cela permettrait une petite entrée de fonds que les fonctionnaires de l'état fédéral pourraient se partager en attendant que leurs grands hommes puissent s'entendre.
Et pour être franc, ce ne serait pas une si grande perte, vu ce que représente la statue en cuivre de Bartholdi comme symbole que les Gis n'arrêtent pas de piétiner..
LES MAUVAIS COMPTES FONT LES BONS ENNEMIS
Le Polisario affirme qu'il n' a identifié chez lui que 40 000 âmes autochtones susceptibles de participer au référendum d'autodétermination ; la Mauritanie en a recensé de son côté 12 000 mais le Maroc prétend qu'ils sont 181 000
Ce sont ces comptes d'épiciers qui occupent Boutros-Ghali qui vient de définir un sixième critère d'identification...
L'affaire dure depuis un quart de siècle et ce n'est pas demain la veille qu'elle va connaître son dénouement.
Et celui qui perpétue cet état de fait, allant de tergiversations en tergiversations, c'est ce bon Roi qui sait que la guerre, de toute manière, reste préférable à la paix.
Parce que ce sont les guerres qui ont toujours permis aux despotes éclairés de faire durer leur règne en y trucidant les opposants trop velléitaires et en y focalisant les sentiments du peuple afin d'éviter que leurs ressentiments ne prennent pour cible les causes réelles de leur misère...
Et si le Polisario peut se targuer de 20 années de résistance, il devrait aussi reconnaître quelque part qu'il a offert une providentielle longévité d'une presque égale durée au régime chérifien.. .
C'est bien vrai qu'a quelque chose malheur est bon.
Le Maire sortant d'une petite ville de France a du passer devant le Tribunal Correctionnel qui a requis une peine assez sévère.
C'est elle-même (puisqu'il s'agit d'une personne du sexe dit faible) qui a déposé plainte pour pillage de sa mairie au lendemain de sa défaite électorale mais qui a été confondue par son successeur, un maire communiste.
Les destructions ont visé des ordinateurs (et donc leur mémoire vive) et des dossiers...
Les motivations de la maire pyromane ne sont sûrement pas liées autant à des histoires d'orgueil d'édile déchu qu'à de préoccupations plus terre à terre de traces compromettantes à faire disparaître...
Derrière tout briquet mettant le feu à une mairie il y'a toujours une main d'une marionnette-pyromane accrochée à une ficelle...
.Au bout de la ficelle il y'a infailliblement une grosse bête.
Nos mairies qui ont brûlées n'échappent pas elles aussi à cette règle...
BÉBÉ DINOSAURE DEVIENDRA GRAND
Beaucoup d' iguanodons juniors aiment bien tirer sur l'ambulance ou plutôt sur le corbillard emportant le corps putréfié de leurs parents dinosaures vers les profondeurs de l'histoire pour se donner une virginité politique et reprendre le chemin tracé par leurs aïeux.
Et entre autres flèches qu'il décochent de leurs perfides sarbacanes, cet aveu, la main sur le coeur de n'être mêlés ni de près ni de loin à "l'arrêt du processus électoral" dont ils profitent des effets à belles dents qu'ils ont très longues...
Mais sans trop faire cas du ridicule (qui ne tue malheureusement plus) de leur situation, ils s'en viennent vous casser les portugaises avec leurs longues palabres où ils vous expliquent doctement les dangers du fondamentalisme.
S'ils étaient honnêtes et conséquents avec eux mêmes (mais peut ou demander à un politicard d'être honnête et conséquent avec lui même et surtout avec les autres ?...), ils devraient plutôt lancer des fleurs à ceux qui ont mis fin à cette expérience qu'ils jugent eux mêmes débile...
Ou doit faire la distinction entre ceux qui ont initié ce processus et ceux qui y ont mis fin. parce que cet amalgame est trop bien entretenu pour ne pas être malhonnête... et ceux qui le font sont justement ces bébés dinosaures qui veulent disculper leurs pères en l'entretenant. Et c'est un périlleux exercice de haute voltige ou, pour parfaire l'amalgame ils ont recours à la terminologie généralisatrice très commode de "Pouvoir" et "Système", voulant à tout prix mettre les responsables de la grande conspiration contre ce pays avec ceux qui les ont empêchés d'arriver à leurs fins dans le même sac.
Ces bébés dinosaures qui se rendent coupables d'un parricide stratégique semblent avoir préféré la bâtardise à la reconnaissance d'une paternité dégradante. Et c'est pour ça qu'ils ont choisi de faire les funambules sur une corde raide qui pourrait finir par les pendre.
LA REDJLA NOUVELLE EST ARRIVÉE
Je voudrais bien qu'on teste les réflexes de certains, très prornpts à cesser le travail et toujours disposés à faire preuve de "haute solidarité" dès qu'il est question de débrayer pour se prélasser sur le gazon pelé de nos unités de production, de nos structures sanitaires, de nos établissements scolaires et de nos administrations publiques ...en jouant au "kridettes" après avoir apposé toutes sortes de dazibao et laissé les murs parler pour eux.. .
Je voudrais bien disais- je, voir leur réaction ai par bonheur quelqu'un de sensé (s'il s'en trouve encore !) appelait tout ce beau monde à redoubler d'efforts dans le travail, à désherber, reboiser ou tout simplement reblanchir nos murs décrépits...
Il est vrai que c'est beaucoup plus simple, bien moins fatigant et surtout moins... dangereux (depuis Octobre), de débrayer que de déblayer... et puis, c'est passé de mode, ces appels à la raison et au bon sens; ça fait tellement rétro ! La mode, elle est plutôt à la fronde, à la grève, à l'anarchie, au nihilisme, à la pyromanie... c'est là que se situe désormais notre "Redjla"...
Il faut en appeler aux gens de bonne volonté (s'il s'en trouve encore) pour faire en sorte d'arrêter cette sinistre et honteuse mascarade.
Dans bien des cas, ceux qui s'insurgent à coup de débrayages contre les menaces de "privatisation" d'un secteur public à bout de souffle sont ceux- là mêmes qui, par leur comportement, ont fait en sorte que ce secteur en arrive là.
Et si aujourd'hui ils font les prudes et chastes "socialistes" en se voilant la face d'un bras tartuffien, semblant dire : ''cachez nous ce privé que nous ne saurions voir '", ce n'est ni par principe politique ni par noblesse d'intentions ou d'esprit; c ' est plutôt par peur de perdre la "belle aubaine" et de se retrouver obligés de se remettre sérieusement au boulot.
Leurs gesticulations désordonnées ne serviront malheureusement à rien sinon à enfoncer encore plus ce secteur qu'ils prétendent défendre tant il est vrai que c ' est par le travail et seulement par le travail qu'on défend le travail
C'est le troisième jeudi de Novembre qu'on met sur le marché le vin de la saison. C'est ce qu'on appelle en terme bachique " primeur" ou "nouveau". Et c'est de là que vient l'expression gauloise qu'on lance en cocorico entre deux hic : "le beaujolais nouveau est arrivé !"
C'est cette date que nous avons choisie en Algérie pour nous donner un président.
Enivré par les promesses, le peuple qui a dû supporter les rasades généreuses, les envolées de bois vert et la langue de bois s'en est allé voter sans trop faire cas des appels à l'abstinence des terros ou des conseils de modération de certains romains...
Espérons seulement que ce président nouveau qu'on sortira tout pétulant de nos urnes ne nous restera pas en travers du gosier comme une rouge trop corsé
Certains enfants ont de ces idées !
C'est le cas de ce jeune chinois qui n' a rien trouvé d'autre à faire que d'aller réciter PI avec 4000 chiffres après la virgule. Ce ne sont pas nos mioches a nous qui iraient s'adonner a pareilles inepties quand il est plus profitable d'arrêter ses comptes à l'entier sonnant et trébuchant dans les petits métiers trabendiques.
C' est lors d'une partie de chasse au sanglier que les chiens de Jean Luc ont rencontré le lynx en cette mémorable journée du 6 novembre 1995...
Et a' est Jean Luc qui raconte ce qui s'est passe ensuite:
*Le lynx a sauté sur les chiens je me suis avancé pour les défendre j ' al pris deux chiens par le collier et c'est la que le lynx m'a mordu au mollet je I ' ai pris dans mes bras pour lui faire lâcher prise, j'ai serré tout ce que j'ai pu et ça l'a un peu étouffé. Si je ne lui avais pas mis la patte devant, il m'aurait peut être pas mordu mais moi, je ne pouvais pas laisser mourir mes chiens..."
Il faut dire que Jean Luc est un rugbyman et que dans une mêlée, il sait toujours se tirer d'affaires...
Mais là n'est pas la morale de cette histoire qui nous montre comment un homme sait ne pas faire usage de son arme même quand un lynx l ' attaque l'autre morale c'est cette façon de regretter la mort de l ' animal et ça nous donne un peu honte quand-même devant le triste spectacle de ces chacals que non contents de trucider allègrement sous les pneus de nos ferrailles, nous amputons d'un bout de queue que nous plaçons comme un trophée derrière notre pare brise pour nous porter bonheur.
Ce mois d'octobre a vu une grande marée noire déferler sur Washington. Elle était conduite par un leader noir dont le charisme a été travaillé minutieusement par l'establishment qui crée à intervalles réguliers des types du genre pour canaliser et juguler les pulsions anarchisantes de ses laissés pour compte, et qu'il tue dès qu'ils ont terminé leurs missions pour donner à l'occasion de leur assassinat et de ses circonstances généralement théâtrales, des sensations fortes capables de refroidir les enthousiasmes trop débordants des zélés fans...
Le Carnaval est un exutoire durant lequel on autorise le désordre pour mieux éteindre les tentations à un désordre "désorganisé"...
Le rassemblement de Washington est aussi, à sa façon, un grand carnaval de Rio ou un grand meeting du 5 Juillet; il ne lui manquait que les cariocas et le laser...
Dans mon village, à la (campagne, le parti avait pour habitude de choisir l'édile en fonction de son passé.
Du coordinateur de la Kasma au responsable de la fédération et jusqu'au mouhafedh, l'engagement militant aidant, c'est durant de longues nuits qu'on triait, triait...
Le candidat devait être irréprochable d'apparence. Le peuple est si perspicace et si tatillon...
Faisant sienne la pratique des revendeurs de voitures d'occasion qui, avant d'acheter doivent s'assurer de pouvoir bien vendre, nos politicards se devaient de penser au moment de placer leur homme en l'encensant, au moyen de le relever en le vouant aux gémonies.
Ils mobilisaient., pour ce faire, leurs experts en fouilles qui vous remuaient les fanges les plus nauséabondes pour détecter quelque part, au plus profond des méandres des vies privées, l'indice qui permettra en temps voulu de mettre un terme à ta vie politique de la personne qu'on aura intronisée avec fracas au poste de responsable dès qu'elle manifestera la moindre velléité d'autonomie de décision.
C'est une préméditation au chantage. Ce fut avec cet art consommé que fut maintenue la mainmise des responsables du Parti sur toutes les affaires de la cité.
L'oncle Sam, c'est à une plus grande échelle de la même manière qu'il place le maire du monde.
L'exemple de l'infortuné Waldheim qui n'était qu'un autrichien comme les autres tant qu'il se faisait tout obéissant et qui est devenu un affreux génocideur de juifs par la vertu de la machine à remonter le temps, montre comment on manipule à volonté l'excès d'honneur et l'indignité.
Aujourd'hui, c'est au tour de ce cher double Boutros de faire les frais de la pratique si cher à nos Mouhafedh d'antan. Après avoir été encensé, cet arabe qu'on a chargé de faire faire au machin toutes les vilenies contre les arabes, de restore Hope à la Merde des Batailles, de Lockerbie au Référendum éternellement reporté au Sahara Occidental, cet africain qu'on a chargé de faire tout pour que l'Afrique subisse son sort de négresse du monde, du Rwanda au Burundi, du Libéria en Somalie se retrouve brusquement pris à partie par l'Amérique qui somme le monde de lui refuser un second mandat au prétexte qu'if... est un piètre gestionnaire!
Ca ressemble quelque part à un montage du genre " affaire Sider "...
Pauvre Double Boutros, son acharnement à contrer le grand méchant Sam ressemble pathétiquement à celui du doux agnelet essayant de montrer qu'il n'était pour rien dans l'insipidité prétendue du breuvage du grand méchant loup.
L'HOMME EST L'AVENIR DE LA FEMME...
Des misogynes invétérés brusquement reconvertis en féministes pour les besoins de la politique et qui, dans la patrie de La Kahéna, de Fathma N'Soumeur, de Hassiba et des DjamHates, de Katia Bengana et de Karima Belhadj, ont eu l'outrecuidance de saluer l'avènement d'une femme-wali non comme une cinglante et cynique atteinte au droit de citoyenneté de 52 % des habitants mais comme une avancée méritoire s'indignent aujourd'hui devant la "régression bouteflikienne " caractérisée par l'absence de tout jupon dans ta garde-robe gouvernementale.
En réalité, la femme n'a Joué que le rôle d'alibi depuis Z'Hor Ounissi jusqu'à Rabéa Mechernène. Un machisme totalement déplacé a toujours fait que nos hommes politiques n'ont donné à la femme que la fonction de " khodra foug taam " car ils ont toujours considéré la gent féminine comme mineure dans tous les sens du terme.
Et le choix des femmes aux hautes fonctions a, !lui aussi, obéi à cette vision réductrice. Les femmes qu'on intronise ne sont pas ces femmes de fer à la personnalité si forte qu'elles réussissent à damer le pion aux hommes. Ce sont des femmes si communes - qu'on choisit , plus pour leur fragilité que pour leur force qu'on donne indécemment en pâture au peuple et aux médias.
Et finalement, l'on arrive à la triste conclusion qu'il vaut mieux laisser la femme à ses casseroles que d'en nommer une Zahia Benarous qui se scandalise comme une vierge effarouchée devant les nus des musées ou une Rabéa Mechernène qui empêche des enfants traumatisés de s'évader vers des cieux où le rêve reste permis.
LE ROI EST UNE GRANDE PERSONNE ALITÉE...
C" est le 6 novembre 1975 que l 'Hassan a lâché ses hordes d'envahisseurs sur le Rio de Oro après que l' Espagne franquiste lui ait laissé la voie libre comme pour remercier le Maroc qui l'a aidée a ne pas se faire République...
Ils furent 350 000 à déferler sur les sables dans une superproduction où furent savamment mêlée soleil, sable, anachids étendards et voilages.
A l' occasion du 30éme anniversaire de cette mémorable invasion, sa Majesté a encore une fois promis à son Chaab El Aziz d'aller boire son thé à El Ayoun.
Quand un musulman prévoit de faire quelque chose, il n'oublie jamais la formule consacrée;" in cha'a Allah" (Si Dieu le veut). Notre ami le Roi, le prince des Croyants en son trône a omis dans sa belle suffisance d'émettre cette humble condition,
Le Bon Dieu courroucé, lui a donné une petite maladie en marge des réjouissances organisées autour du cinquantenaire du "machin". Le Roi a du se plier à la volonté de ses sujets médecins gui lui ont prescrit une à trois semaines de repos forcé et le rendez-vous d'El Ayoun a'la ouyoun ennass a été lamentablement raté par notre illustrissime personne alitée gui devra se contenter encore une fois de prendre son thé dans son palais côté cour !
La Libye retire sa candidature du conseil de sécurité. Elle a fini par obtempérer aux pressions franco-américaines et elle se rassoit tranquillement au fond de la classe à côté du chauffage.
C'est encore un saut reporté...
Depuis le temps qu'il fait le matamore, Kadhafi n'a pas réussi à faire bouger l'ordre mondial d'un micron.
Bien plus, pendant qu'il vocifère à perdre baleine contre les autres, ces mêmes autres lui font allègrement des enfants dans le dos et dès qu'il se tait, ils les lui présentent et lui imposent de reconnaître sa paternité.
C'est un peu comme ça qu'on lui a collé l'histoire de Lockerbie...
Et la sagesse impose à Kadhafi de reconnaître que si sa Libye alibi n'existait pas, on l'aurait inventée pour les besoins de la cause... du monde dit libre...
Il serait né en 1929 à Bordeaux et on le retrouve partout où son affreux"devoir" l'appelle. Il est là quand le 3 août 1975 aux Comores Ali Soilih renverse Ahmed Abdellah et il est encore là le 13 mai 1978 pour démettre son ancien patron Ali Soilih avant de l'abattre et remettre Ahmed Abdellah sur le trône pour se constituer chef d'état major de l'armée comorienne.
Cet ancien d'Indochine est au service de Tshombé au Katanga en 1960 puis il se fait recruter par l'Imam El Badr du Yemen et devient plus royaliste que le roi pour deux ans à l'issue desquels il reprend du service auprès de Moise Tshombé à Kinshasa; il passe ensuite au service de Mobutu et se fait sérieusement amocher à Bukavu au point d'être transféré de toute urgence - comme de bien entendu - sur la Rhodésie.
Il fait le coup de feu aux côtés d'Ojukwu au Biafra et tente un coup de force le 16 janvier 77 à Cotonou sous le nom de Colonel Maurin, lui que d'aucuns assurent avoir connu simple caporal chef en Corée...
On le rencontre au hasard des coups bas du côté de l'Angola et des Seychelles...
Mais Bob Denard qu'on dit très lié à un Foccart ne triste mémoire est-il un simple mercenaire ?
Sa longévité, son rayon d'action, ses moyens, son impunité... tout indique que ce triste sire n'est pas aussi maître de ses actes qu'on ose le présenter vu qu'il règle bien des petits problèmes où ne viendraient pas se compromettre des troupes officielles...
Et le Franc coup qui lui a valu son exclusion du terrain des confrontations lors de sa dernière sortie comorienne ressemble plus à un jubilé de loyal attaquant qu'à une exclusion pour coups bas même si, comme pour Carlos, son antithèse, la mise en scène pouvait affreusement khartoumer heu !... tromper...
A force d'entendre parler des majorettes rahmaniettes, les voyeurs nymphomanes se sont attendus à un défilé de Lolitas en se remémorant les polissonneries à Trenet qui chantait de sa voix vicelarde:
" Re-gar-dez les majorettes passer
" Elles n'ont pas un poil de trop sur les guiboles
" Elles dé-fîlent t'au pas ca-dencé
" En f'sant gonfler leurs chemisettes... "
Ce fut frustrant...
D'abord parce qu'il n'y avait pas moyen de vérifier la pilosité des guiboles, les pantalons pudibondieux ayant été préférés aux Jupettes si propices; ensuite parce que les pas étaient tout sauf cadencés et enfin parce qu'il n'y avait rien de gonflé sous les chemisettes...
Les voyeurs nymphomanes s'en sont tout de même sortis à bon compte... Avec l'air du temps et les sympathies déclamées du Président; le shériff Rahmani aurait pu, pour lui faire plaisir, faire défiler une section de majorettes repenties momifiquement endjilbabées...
LES PÉTARADES DE L'AGONISANT...
II faut croire que si Tonton est bien d'accord avec Chamfort qui disait qu'"en France on laisse au repos ceux qui mettent le feu, et on persécute ceux qui sonnent le tocsin", il n'a par contre rien retenu de son expérience Algérienne de ministre de l'Intérieur de la Fafa du temps béni des colonies i
II aurait pu, le Tonton, s'il avait bien écouté les dictons du terroir au lieu de jouer à "la question" avec Ben M'Hidi par Bigeard interposé et de faire l'Auguste en défiant bêtement la géographie et en déclamant: "l'Algérie c'est la France '", il aurait pu disais-je, apprendre ce mot si fatalement vrai qui dit que "les pets ne font pas reculer la mort" et s'en inspirer pour, à défaut de mourir d'une belle mort politique ou d'une simple mort prostatique, disparaître silencieusement dans l'anonymat et mon Dieu, l'anonymat, n'est-ce point une fin bien glorieuse pour quelqu'un que son passé trouble destine plus à la vindicte et au pilori qu' au pinacle ou au panthéon ? ...
Le Tonton mi-terro. au crépuscule tout proche de sa vie, au lieu de se taire s'en est allé faire le Mehri; il a parlé mais comme il ne pouvait pas tourner préalablement sa langue sept fois dans la bouche vue qu' elle est diablement fourchue, le tonton mité et rond, au lieu de dire quelque chose de sensé, il a carrément balancé un beau rot à la face des téléscripteurs comme seul Ali Yahia sait en faire ...
Et cette incongruité intempestive exhale de partout des relents de baroud... d'un dernier baroud d'horreur d'un revanchard qui n'a jamais réussi à oublier certains coups de Massu et à pardonner à l'Histoire ses verdicts.
Comme pour ne pas contredire le petit grand Monsieur de la grande tannée de Dien Bien Phu qui disait que l'impérialisme était un mauvais élève. Notre Tonton mythe errant, qui personnifie cet impérialisme dans tout ce qu'il a de hargneux et de sournois a démontré qu'on pouvait être cancre politique tout en étant Président de l'Hexagonie oua ma adraka.
Mais ce ne sont pas nos trois vieux chevaux de retour de Sant' Egidio qui lui ont servi allègrement de cheval de Troie qui ne nous contrediront pas dans cette appréciation.
Chamfort disait encore: "Qu'est ce qu'un fat sans sa fatuité ? Ôtez les ailes à un papillon, c'est une chenille" mais dans cette cynique sortie Mitterrandienne doit on voir seulement sottise et fatuité ne peut-on pas plus prosaïquement déceler une machiavélique volonté de diversion ? Et les motifs à diversion sont bien nombreux pour ce pauvre Tonton jouisseur qui faisait le bon père pudibond avant que n'apparaisse le fruit charnel de ses relations coupables; les motifs à diversion sont bien nombreux pour ce triste maçon et beaucoup d'eau pourrait être versée dans le (Jean) Moulin de ses détracteurs si par malheur le salaud lumineux, ami de notre bouffon à la calotte d'astrakan avec qui il partage le triste privilège de servir d'avocats du diable décidait d'ôter le djilbab pudique qui recouvre les turpitudes de certains épisodes de la Résistance (cf: la mémorable sortie télévisée de Vergés devant HHC).
LA PLANCHE A BILLET: UN SUBSTITUT A LA PANNE D'IMAGINATION
Il faudrait peut être installer une guillotine à côté de la planche à billets pour faire rendre gorge à tout "fondé de pouvoir" qui oserait la remettre en marche. C'est cette machine infernale qui nous a f... dans ce m...ier.
Ne faut-il pas penser que ce brusque mouvement de sympathie tonitruant et trop bien orchestré pour être sincère - envers les bas-salariés n'est autre qu'une sorte d'olive qu'on glisse pernicieusement et précocement à ceux qui s'apprêtaient à venir nous faire profiter de leurs industries en profitant de nos (relatifs) bas-salaires... Quelle belle aubaine à nos voisins et faux frères marocains et tunisiens que ce redressement spectaculaire de nos salaires qui sonne comme un stop péremptoire à nos velléités d'ouverture économique et à notre désir de nous inscrire dans la dynamique irrésistible de la mondialisation !
Et quelle victoire à la Pyrrhus pour les gardiens du temple de l'unicité de pensée et aux applaudisseurs invétérés que représentent les défenseurs-profiteurs des "acquis" que cette pirouette qui va nous faire retomber, le cul par terre, deux décennies en arrière !
Hormis Sidi Said et Louisa Hanoune, tout le monde (et notre presse aussi...) sait pourtant que c'est une belle imbécillité que de croire qu'on peut améliorer le pouvoir d'achat du peuple en augmentant les salaires...
Tout le monde, Sidi Said, Louisa Hanoune et notre presse inclus, savent que le gros des troupes de pseudo travailleurs qui vont bénéficier de cette charge impossible à supporter par notre trésor ne génèrent pas un sou vaillant de valeur ajoutée puisqu'ils émargent à la fonction dite "publique"...
Le populisme fait hélas encore recette malgré Octobre et les 12 années de sang qui l'ont suivi... et gageons que Bouteflika qui n'arrête pas de faire du populisme en prétendant le combattre, se laissera aller à approuver ce SNMG à 1000 000 de cts qui va asséner le coup de grâce sur la nuque de ce pays à genoux pour lui faire mordre définitivement la poussière.
Quant aux hommes de courage (politique) qui auraient pu dire non à cette mascarade, il faut peut être faire comme Diogène et les chercher à la bougie...
MAURICE PAPON EST INNO SANG !...
Les sionistes qui auraient inventé l'holocauste s'il n'avait eu effectivement lieu afin de cultiver un terrible complexe de culpabilité qui fait se baisser les têtes occidentales devant l'étoile jaune, de Tolède à St Petersbourg, ont investi le massacre réel ou présumé de six millions de juifs (pas tous sionistes) pour se faire reconnaître la terre promise de et par leurs croyances.
A sa défaite, le nazisme - assimilé trop simplistement à l'antisémitisme et par un détour peu innocent à l'anti-sionisme - fut taxé de crime d'État.,, et ce sont les États qui ont défendu la création de État sioniste puis qui l'ont comblé (et continuent à le combler) de bienfaits sonnants et trébuchants au nom de la " réparation des dommages subis "...
Ainsi, une simple idée née dans les circonvolutions cérébrales d'un idéaliste juif avant les pogroms nazis s'est concrétisé en État par la grâce d'une culpabilisation d'autres États et se trouve assisté et défendu grâce à eux ... Il se permet même de " pogromer " un autre peuple en intimant un grand Chut!.,, à l'opinion occidentale si prompte à s'émouvoir dans d'autres circonstances, mais qui se tait piteusement, la conscience torturée par cette culpabilité régénérée et entretenue par des procès qui ne se terminent que pour laisser place à d'autres depuis Nuremberg.
Détenant la formidable puissance de l'information, le sionisme module à sa guise les bons sentiments de F opinion à son profit et ses ressentiments à l'encontre des autres.
Le procès Papon qui a suivi celui de Barbie vient à propos pour réveiller l'Occident dès qu'il manifeste quelques velléités d'engourdissement ou qu'il commence à comprendre que le martyrologe n'est pas l'apanage du seul " peuple élu ". Et l'extraordinaire médiatisation qui l'entoure pour les besoins de la cause, éclipse totalement les charniers de Bosnie, les carnages du Rwanda et du Burundi, la sauvagerie sans bornes d'Errais et Bentalha ... C'est qu'il faut garder pour le seul pauvre peuple hébreux l'exclusivité de l'holocauste ...
Et puis, c'est si pratique, ces gros procès du sergent américain qui a décimé le village vietnamien de Mi Lai, de Maurice Papon qui a envoyé au four crématoire quelques centaines de juifs, de Karadzic qui a trucidé des milliers de musulmans Bosniaques... Les politiques qui ont crée ces monstres se font oublier en les plaçant au devant de la scène.
Le Sergent de Mi Lai, victime lui-même d'un infâme conditionnement qui en a fait une bête n'est pas plus coupable que le Colonel Tibeîts qui largua Litîle Boy sur Hirohima d'un bombardier portant, comble de cynisme, le nom de sa mère: Enola Gay.
Karadzic qui bombe le torse devant les caméras n'est pas plus coupable que Milosevic du massacre programmé des Bosniaques pour les perfides besoins d'une cause appelée " épuration ethnique ".
Et Papon l'est moins que Bigeard, Massu ou Lacoste, Ce ne sont que des exécutants et s'ils n'avaient pas fait ce qu ils ont fait, d'autres l'aurait fait... C'est l'évidence non pas " personnifiée " mais " monstruosé " puisque ce n'est plus de " personnes " qu'il s'agit.
Et puis, n'y a t'il pas comme une sorte de programmation pour faire durer le plus possible ces " rafraîchissements de mémoire collective " ? Ne peut-on pas décemment se demander comment il se fait que dans ces pays d'Europe qui sont si pointilleux sur l'histoire de l'holocauste au point qu'un musée ne suffirait pas pour les seules tribulations de la seule Anne Frank, ne peut on pas se demander comment avec tous leurs chasseurs de criminels qui ont retrouvé Barbie même aux confins de la Bolivie et je ne sais plus qui en Argentine, leurs fichiers qui sont remontés jusqu'à Waldheim quand il était lieutenant quelque part dans les Balkans ou ailleurs, comment ils ont pu laisser ce Papon de la farce faire le préfet, le ministre et presque le président de la République pendant tant d'années avant de découvrir en lui ce criminel contre leur humanité...
Mais si les sionistes ont intérêt à jeter l'opprobre à intervalles historiques réguliers sur les nazis et collaborateurs afin de régénérer ce complexe de culpabilité de l'Occident qui les a si bien servis, qu'allons nous en retirer, nous Algériens, qui, à leur traîne, voulons faire admettre que Papon fut un préfet tortionnaire et un ministre de l'intérieur jeteur d'immigrés dans la Seine... Mais tous les préfets de France et de Navarre durant la colonisation forent des Papon, Monsieur Boumaza ! Tous les ministres de France et de Navarre durant la colonisation furent des Papon t Et Papon qui a compris son rôle de victime propitiatoire sur l'autel du sionisme et de déculpabilisateurs de certaines causes l'a si bien dit: " tous les secrétaires généraux de préfectures de France ont fait ce que j'ai fait... "
Comprenez donc qu'en imputant à Papon les ratonnades et les noyades du 17 Octobre 1961 on rend un très grand service à la France coloniale qui voit une des pages les plus noires de son histoire réduite à une simple décision mal placée d'un de ses ministres...
A ce rythme, la colonisation finira par être assimilée à une suite de bavures et la Révolution à une suite de contrecoups de ces bavures, alors que ce furent des moments d'Histoire où des causes se sont opposées et où à l'injustice, la cruauté et l'inhumanité de l'une s'est opposé la justesse d'un combat et sa noblesse...
De grâce, arrêtez d'essuyer les couteaux sanglants des mauvaises causes sur les paletots poussiéreux de sénescents fonctionnaires qui n'ont fait que les servir en exécutant avec zèle les missions qui leur ont été confiées...
Ces gens-là n'ont fait que " leur travail " !
II suffit que quelqu'un, quelque part, pour quelque motif qu'il est (souvent) seul à connaître, appelle au débrayage pour que tous à l'unisson, noua retirions nos pieds de la pédale (d'accélérateur s'entend), faisant fi de notre propre conscience, de nos propres intérêts, de nos propres jugements... au nom d'un sacro saint principe éculé et complètement inopportun de "solidarité corporatiste.
Et nous avons même le courage d'appeler cette forme de bas panurgisme... du courage ! qu'elle est drôle, cette nouvelle conception qui assimile à de la haute bravoure le fait de se fondre dans la masse anonyme et de crier avec les loups ou de braire avec les ânes !
Ah qu'elle est drôle cette nouvelle conception qui assimile à de la basse lâcheté le fait de refuser de répondre à l'appel des sirènes (au sens propre et au sens figuré) et de faire ce que dicte son libre arbitre i
Et si solidarité il peut y avoir, celui qui la mérite le plus, c'est ce pauvre pays éreinté par les coups de boutoir que ne cessent de lui administrer perfidement sa ribambelle d'enfants qu'il a trop gâtés...
En décidant de faire défiler les majorettes au carnavet du millénaire, le chérit Rahmani a failli briser l'équilibre précaire du gouvernement Benbitouriste.
Les ministres démicrates du RCD auraient exigé que les fillettes (des autres ) portassent des mini-jupes tempérées par des foulas kabyles.
Les ministres islamites du MSP et d'ENNAHDA auraient exigé que les fillettes (les leurs) s'affublassent du kamis au prétexte très con-testable que le kamis soutra...
Et ce serait Boukrouh Boukouh Ghachi du PRA qui aurait préconisé le pantalon, pour ne pas mécontenter le chacal ni léser le berger.
Une proposition qui a, tout suite eu l'aval du président suivi comme de bien entendu et comme toujours pas des messages de soutien du FLN et du RND.
A force de voir l'Ouyaya bon banania bourlinguer du côté du Grand Rift on a espéré qu'il allait nous lâcher définitivement les baskets. Hélas, c'était compter sans les cadeaux-surprises de Papa Boutef...
Ne le voilà-t-il pas en effet qu'il le fait resurgir comme un beau diable de la boîte à Benbitour de passe-passe en nous lançant cyniquement un grand " coucou ! le revoilà ! ".
L'Ouyayia hafid !, qu'on se le rappelle, ce fut ce grand vizir ponctionneur de l'ère betchinienne qui eut l'idée de lancer une opération manu-pulite qui a servi à débarrasser la mafia politico-financière des commis de l'état dont la compétence et l'honnêteté en béton l'empêchait de tourner en rond... à béton.
Ceux qui n'ont pas la mémoire courte - il s'en trouve si peu dans ce pays où on ne sait cultiver que l'amnésie, se souviennent que pratiquement tous les canards qui font aujourd'hui les saintes-nitouches ont allègrement enfourché !e dada d'Ouyayadami pour participer à la curée en chauffant le t'bal à coups de lettres de faux lecteurs, d'enquêtes de faux correspondants et d'allusions " délationnistes " dans leurs rubriques confidentielles... Les écrits restent !
Mais la nomination de i'Ouyaya latif ! au poste de Zorro a ceci de bon qu'elle permettra de mettre en pratique cet adage du cru qui dit si bien: "elli r'batt'ha byeddîh ifekk' ha bsennih" -celui qui l'a nouée avec les mains devra la dénouer avec les dents, et ce ne sera sûrement pas une tâche difficile pour notre Ouyaya sattar ! qui 'a peut-être quelque part les mains liées; mais qui, en contrepartie, a démontré au corps de Benbaibeche défendant qu'il a... les dents très longues !
Le Général Abacha a fait pendre quelques quidams dont un écrivain pour des histoires d'ordre tribal dit-il, pour des considérations d'ordre politique disent les autres.
Le monde civilisé qui n'a connu las horreurs de la guerre du Biafra qu'à travers les reportages de ses envoyés spéciaux s'est insurgé contre ces pratiques barbares et a exigé du président de démocratiser dans un délai de deux années cette grande nappe de pétrole qu'est le Nigeria.
L'occident veut toujours montrer sa bonne conscience en faisant tout un ramdam des cas du genre Soljénitsyne, Sarah Balabagan et autre Salman Rushdie et oublie pudiquement de marquer sa réprobation devant les massacres exotiques à grande échelle de Somalie, du Rwanda , d'Afghanistan ou du Sri Lanka.
Ceci n'excuse bien sûr en rien cet Abacha qui répond à la plume par la corde (mais on a vu pire et pas très loin de chez nous !).
La leçon a retenir de ce triste événement c'est aussi celle du fils de cet écrivain qui a jugé trop longues les deux années accordées au général mais qui a insisté toutefois et surtout pour que "les sanctions économiques soient évitées parce qu'elles pénalisent avant tout le peuple nigérian".
Voilà un homme a qui on a pendu le père et qui pense à ses concitoyens de manière si noble... Que penser alors de certains de nos politiciens qui n'ont perdu que des strapontins et qui lancent des tribunes de Genève ou d'ailleurs leurs appels perfides au boycott de leur pays, sans égards pour leurs c...citoyens dont certains leur ont, suprême ingénuité, accordé leur voix...
II a fallu que l'on parlât de CNES et de CNT - donc de fauteuils là haut pour qu' ici-bas montent au créneau puis volent en éclats certaines associations qui se complaisaient dans une profonde léthargie ponctuée ça et la de regroupements pompeux dans les hôtels de luxe sous les prétextes les plus fallacieux. Il en est ainsi de cette corporation des Gestionnaires des Entreprises Publiques Locales - mi syndicat d'entreprises (ses cotisations proviennent des comptes des EPL) - mi syndicat de gestionnaires (elle axe ses statuts sur "la défense de l' intérêt du gestionnaire) et en bout de parcours ni syndicat de gestionnaire ni syndicat d'entreprise puisqu'elle réussit la gageure de s'opposer "par principe" à la privatisation alors que c'est cette option et seulement celle -la qui va, à court, moyen, ou Long terme dans le sens de l'intérêt de l'Entreprise et du gestionnaire.
La FAGEPL pour bien la nommer vivotait donc sans trop se déranger ni déranger autrui- Les gestionnaires pour leur part, brusquement sans attaches après que les Codes de la Commune et de la Wilaya aient dispensé ces administrations de ces fardeaux et que la loi des finances soit venue en faire des "Entreprises État" sont rentrés dans une surenchère qui, si elle était portée dans tous ses détails à la connaissance du public, ferait bien des gorges chaudes : les plus malins ont profité des derniers jours de Wali en. partance ( et Dieu sait combien il y en eut dans les périodes de grands changements que nous avons connues) afin de se faire signer des grilles de salaires mirobolantes et de se payer des petits bijoux de voitures ; les autres, la majorité, frileux, se contentent toujours d'un salaire que ne leur envierait pas le gardien le moins payé de l'EPE d'en face et continuent à saliver de libido mal contenue devant les croupes des grosses cylindrées qu'ils n'ont l'occasion de voir qu'a la Télé quand ils ont le bonheur d'en posséder. Les pouvoirs publics absents ont laissé et laissent encore faire... C'est d'ailleurs une règle dans ce pays: "la fortune sourit aux plus audacieux... dans la transgression, des lois" et l'impunité est assurée en fin de parcours.
Mais la pseudo-unanimité qui caractérisait jusque là "syndicat" n'à pas résisté à la tentation offerte par le CNES et le CNT d'occuper certains strapontins et le coup de semonce est venu de la scission provoquée par des messieurs en dessous de tout soupçon et qui sont allés créer un autre syndicat pompeusement surnommé UND- PMI-PME. Le Président de la FAGEPL qui n'a pas toléré du tout qu'on s'en vienne lui faire un enfant dans le dos a réagi en lançant plein de placards dans certains journaux pour fustiger "la bande des trois" et celle-ci, forte de l'allégeance de certains membres influents n'a pas lésiné aussi sur l'invective. Ce fut un mémorable duel où se succédèrent les touches, les esquives et les coups bas, les deux protagonistes étant des bretteurs hors pair qui, de surcroît, semblent bien dirigés par des "personnalités" cachées dans les hautes arcanes et qui en profitent pour se jouer les tours les plus pendables...
Aux dernières nouvelles, la bande des trois aurait réussi à placer quelques piques puisque certains parmi ceux qu'elle soutient ont décroché des places au soleil des hautes institutions qui viennent de voir le jour... Voila où on en est !
Pendant ce temps, les EPL, en dépit des mesures d'assainissement dont elles ont profité continuent a engranger les déficits et à sombrer dans les profondeurs des découverts quand elles ont la chance d'échapper au feu des pyromanes.
Les pouvoirs publics présents et à venir, s'ils veulent briser l'unité de façade des associations les plus gênantes - quel que soit leur caractère - n'ont qu'a profiter de la leçon: définir des quotas de représentation dans des institutions inventées pour les besoins de la cause et laisser faire les ambitions...
Et le Président de la FAGEPL qui s'exprimait sur les ondes de la Radio un jour de grande colère pour dire que "certains membres créateurs de l'UND-PMI-PME avaient reçu des promesses de se taire nommer "chefs de daïra" a proféré contre ses pairs une belle insulte... Chefs de Daira, quelle idée quand les ambrions affichées dépassent même le poste de Wali !