Elle s'est engouffrée entre les solstices
Pour
enfanter un printemps bâtard
Que des
automnes gris ont dilué
Dans
leurs vents effeuilleurs,
L'esperance
!
Elle a
gonflé ses voiles
Pour
desserrer des dents tenaces
Soudées
par des années de rictus
Puis a
dessiné un front sans rides,
L'esperance
!
Et d'un
souffle de ses évents
Elle a
repoussé vers les aubes pleines
Le
crépuscule qui castrait de ses bras noirs
Les reins
des hommes et les rêves des enfants,
L'esperance
!