Dire
Dire
les pierres des rivières
Qui
blanchissent aux soleils
Dire
l'olivier centenaire
Et
ses bras fourchus
Dire
les palabreuses grenouilles
Qui
la nuit dans l'étang
Se
libèrent des angoisses
Des
journées cigogneuses
Dire
les ahans d'un bousier
Qui
roule sa boule de fumier
Dire
le chant triste des vents
Dans
les maquis désolés
Dire
l'aubépine fleurie
Au
détour d'un printemps
Dire
la terre en transes
Qui
libère ses pulsions
Dire.

