Il faut
croire au soleil ingénu
Qui noie
d'aise les matins frêles
Et
s'accroche au zenith des jours noirs
Pour
convaincre l'espoir de tenir bon
Il faut
croire à l'Amour fugace
Qui s'en
vient par les portes éphémères
Des
déséspérances obstinées
Cligner
de l'oeil à l'amertume
Il faut
croire aux champs irisés
Des mille
nuances survoltées
Qui
écrasent de chaude verdure
Les
terres grises de l'automne.