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Considérant
que 5 millions de Palestiniens vivent toujours dans des camps de
réfugiés
depuis 1948 suite à un nettoyage ethnique;
Considérant
que la population palestinienne vit sous occupation israélienne
depuis 42 ans (
1967) ;
Considérant
qu’Israël assoiffe, affame et commet un génocide à
Gaza;
Considérant
les attaques meurtrières d’Israël sur Gaza en
décembre 2008 et janvier 2009.
Considérant
que 1.5 million de Palestiniens vivant à Gaza sont en prison
à ciel ouvert
privés de nourriture, de médicaments et de tout ce qui
est nécessaire à la vie
quotidienne.
Considérant
que Gaza est toujours assiégée par terre, par mer et par
air et que Israël
refuse de lever son blocus et ce malgré les condamnations
internationales et
les demandes de mettre fin à ce blocus,
Considérant
que la construction du mur d’apartheid par Israël, la construction
des
colonies, des autoroutes de contournement pour juifs seulement, la
confiscation
des terres palestiniennes, la démolition de maisons de
Palestiniens, les
centaines de points de contrôle
israéliens qui empêchent la libre circulation qui
humilient la population
palestinienne et qui étouffent l’économie palestinienne, la judaisation de Jérusalem Est sous
occupation depuis 1967, la création
de bantoustans en Cisjordanie
comme jadis en Afrique du Sud; ….
Le
Syndicat de l’enseignement de Champlain appuie la campagne de boycott
d’Israël
et des compagnies qui appuient Israël. Comme plusieurs syndicats
dont .
Le
Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) qui
appelle au
boycott d’Israël,
comme
la Fneeq de la CSN ( fédération nationale des
enseignantes et enseignants du Québec )
Comme le Conseil mondial des Églises,
Comme la
fédération syndicale
unitaire, le plus grand syndicat
d’enseignants en France a voté à très grande
majorité son appui au BDS.
Le
Syndicat britannique des Travailleurs des Transports
[Transport and General Workers Union (TGWU),
fort de 800.000 adhérents, en cours de fusion avec Unité,
pour former le
premier syndicat britannique avec 2 millions d'adhérents] a
passé une motion de
soutien à un boycott contre l'Apartheid
israélien.
Plusieurs
autres syndicats britanniques, plusieurs collèges et
universités européennes,
américaines font le boycott
académique
et culturel d’Israël, pour ne nommer que ceux là.
·
Appel de la
société civile palestinienne
Un an après l’avis
consultatif historique de la Cour
internationale de Justice (CIJ) qui a conclu que le Mur construit par
Israël
sur le territoire palestinien occupé était
illégal, Israël continue la
construction du Mur colonial en faisant totalement fi de la
décision de la
Cour. Après trente-huit ans
d’occupation de la Cisjordanie (incluant Jérusalem-Est), de la
Bande de Gaza et
des hauteurs du Golan syrien, Israël poursuit l’expansion des
colonies juives.
Il a unilatéralement annexé Jérusalem-Est et les
hauteurs du Golan et, par la
construction du Mur, il annexe de facto maintenant des parties
importantes de
la Cisjordanie. Israël prépare aussi, sous couvert de son
redéploiement
planifié hors de la Bande de Gaza, la construction et
l’expansion de colonies
en Cisjordanie. Cinquante-sept ans après l’établissement
de l’État d’Israël, en
majeure partie sur des terres ayant fait l’objet d’un nettoyage
ethnique aux
dépens de leurs propriétaires palestiniens, une
majorité de Palestiniens sont
des réfugiés, dont la plupart sont apatrides. En outre,
le système de
discrimination raciale implanté par Israël contre ses
propres citoyens Arabes‑Palestiniens
demeure intact.
Compte tenu des violations
persistantes du droit
international par Israël, et étant donné que, depuis
1948, des centaines de
résolutions des Nations Unies ont condamné les politiques
coloniales et
discriminatoires d’Israël comme étant illégales, et
demandé des recours
immédiats, adéquats et efficaces, et étant
donné que toutes les formes
d’interventions internationales et tous les efforts de conciliation
n’ont pas
réussi à convaincre ou à contraindre Israël
à se soumettre au droit
humanitaire, à respecter les droits humains fondamentaux,
à mettre fin à son
occupation et à son oppression du Peuple palestinien, et du fait
que les gens
de conscience au sein de la communauté internationale ont
traditionnellement
assumé la responsabilité morale de combattre l’injustice,
comme l’illustre la
lutte pour abolir l’apartheid en Afrique du Sud, au moyen de diverses
formes de
boycott, de désinvestissements et de sanctions,
Inspirés par la lutte des
Sud-Africains contre
l’apartheid et dans l’esprit de la solidarité internationale, de
cohérence
morale et de résistance à l’injustice et à
l’oppression,
Nous, représentants de la
société civile
palestinienne, appelons les organisations de la société
civile internationale
et les gens de conscience du monde entier, à imposer un vaste
boycott, et à
mettre en œuvre des initiatives de désinvestissement contre
Israël, similaires
à celles qui ont été appliquées à
l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid.
Nous vous appelons à faire pression sur vos gouvernements
respectifs pour
qu’ils imposent des embargos et des sanctions contre Israël. Nous
invitons
aussi les Israéliens qui sont des gens de conscience à
appuyer cet appel au nom
de la justice et d’une paix véritable.
Ces mesures punitives non
violentes devraient être maintenues
jusqu’à ce qu’Israël d’une part satisfasse à ses
obligations consistant à
reconnaître le droit inaliénable du peuple palestinien
à l’autodétermination et
d’autre part se conforme pleinement aux préceptes du droit
international
en :
1.
mettant
fin à
l’occupation et à la colonisation de toutes les terres arabes et
en démantelant
le Mur;
2.
reconnaissant
les droits fondamentaux des citoyens Arabes-palestiniens d’Israël
à une pleine
égalité;
3.
respectant,
protégeant et favorisant le droit des réfugiés
palestiniens à retourner dans
leurs maisons et propriétés, comme le stipule la
résolution 194 des Nations
Unies.
Appuyée par :
Les partis politiques,
syndicats, associations, coalitions et organisations palestiniens
mentionnés
ci-dessous représentent les trois parties intégrales du
Peuple palestinien, à
savoir les Réfugiés palestiniens, les Palestiniens sous
occupation et
Palestiniens citoyens d’Israël.
Conseil
mondial des Églises
COMITÉ
EXÉCUTIF
Bossey, Suisse
17-20
février 2009
Document no
12
À
l’endroit même où Jésus-Christ a marché sur
la terre, des murs séparent
maintenant les familles et les enfants de Dieu – chrétiens,
musulmans et juifs
– sont emprisonnés dans un cycle croissant de violence,
d’humiliation et de
désespoir
Appel
d’Amman, Conférence internationale du CME sur la paix,
Juin
2007, Jordanie
1.
Le bilan
de la guerre de Gaza au moment de Noël a été
terrible pour des vies et des
collectivités déjà fragiles. Les bombes, missiles
et fusées frappant des
endroits densément peuplés ont provoqué une
réprobation unanime qui s’est
répandue de Gaza à la plus grande partie du monde face
à cette douleur
inadmissible. Environ 1 400 Palestiniens sont morts – pour la plupart
des
civils, des femmes et des enfants — des milliers d’autres sont
blessés, un
nombre incalculable sont traumatisés; il reste sur le terrain
des destructions
et des dommages à grande échelle à des maisons et
institutions, dont des
églises, des cliniques et un hôpital. Quatre civils sont
morts sur le
territoire voisin d’Israël, 11 soldats ont été
tués durant les combats et
beaucoup d’autres personnes blessées.
2. La
situation humanitaire à Gaza demeure extrêmement
alarmante. Plus d’un million
de personnes, soit 80 % de la population, dépendent de
l’aide alimentaire.
Des milliers d’emplois ont été perdus. Les
systèmes d’éducation et de santé se
sont effondrés à cause du blocus qui est toujours
imposé par le gouvernement
israélien. Les chefs de l’Église palestinienne, les
représentants de
« Action by Churches Together International » et
autres travailleurs
humanitaires ont été empêchés d’entrer
à Gaza.
3. La
violence se poursuit, et l’on prononce rarement le mot
« paix ». De
concert avec les hommes et les femmes de conscience dans bien des pays
nous
prenons maintenant la parole pour pleurer les morts et nous lamenter
avec les
blessés. La guerre et les décisions politiques
sous-jacentes ont renforcé la
spirale intolérable du désespoir, de la violence et de la
mort.
4. Toutes
les
vies sont sacrées. Les civils ont été pris au
piège dans la zone de guerre et
n’ont eu aucun moyen d’y échapper. Nous tous, qui faisons partie
de la
communauté internationale, avons manqué à nos
obligations de faire cesser les
massacres. Les gouvernements
ont
manqué à leurs obligations légales de
prévenir
ou remédier à la guerre de Gaza d’après les termes
du droit international et du
droit international humanitaire. Un pareil échec
discrédite le droit
international et encourage ceux qui privilégient le recours
à la force.
5. La
guerre
de Gaza a fait descendre des gens dans les rues des villes du monde
entier,
alors que ceux qui sont responsables de l’application du droit
international
ont peu agi ou n’ont rien fait. Israël, comme tout autre
État, a le droit de se
défendre, mais il est aussi lié par les principes
humanitaires de
proportionnalité et de distinction. L’impératif de
protéger les vies humaines
est obligatoire pour toutes les parties concernées – incluant la
communauté
internationale. Tous ont échoué en ce qui concerne cette
responsabilité. Les civils
ont souffert des deux côtés. Cependant, comme l’a
noté le Rapporteur spécial de
la Commission des droits de l’homme pour les Nations Unies
« l’étendue des
dommages causés aux civils par la conduite illégale des
Israéliens a été bien
plus grande que celle résultant de la conduite illégale
des
Palestiniens ». De plus, s’il est prouvé que des
crimes de guerre ont été
commis, la communauté internationale « a la
responsabilité de
protéger » la population de Gaza qui court de graves
risques, puisque le
gouvernement responsable d’elle ne l’a pas fait.
6. Ce
qui est
arrivé à Gaza n’est pas une tragédie
isolée. Il faut la voir dans le contexte
de l’occupation illégale du territoire palestinien qui a
commencé en 1967. Dans
le cas de Gaza, ces trois dernières années on vu le
siège et la punition
collective se durcir en un blocus rigoureux de 18 mois. Sans la fin de
l’occupation, le cycle de la violence continuera.
7. L’avenir
d’Israël, sont bien-être et sa sécurité,
dépendent d’une paix juste et
véritable. La même chose vaut pour un éventuel
État palestinien. Ne pas
parvenir à une résolution juste et pacifique du conflit
conduira à plus de
violence et de guerres à l’avenir. En effet, pendant que
l’attention du monde
était fixée sur Gaza, l’expansion des colonies et les
violences envers les
Palestiniens ont continué dans les Territoires palestiniens
occupés.
8. Les
souffrances de Gaza devraient rappeler aux gouvernements d’assumer
leurs
responsabilités d’États tiers. Le droit international
exige d’une part que les
États n’apportent aucune aide ou assistance à un autre
État dans
l’accomplissement d’actes qui constituent une infraction au droit
international, et d’autre part qu’ils ne reconnaissent par ces actes
comme
étant licites. Ils assument une responsabilité indirecte
s’ils aident ou
reconnaissent de tels actes, par exemple, le recours illégal
à la force et les
violations des lois et droits qui ont lieu chaque jour à Gaza,
en Cisjordanie
et à Jérusalem-Est.
9. Les
Palestiniens qui prennent les armes sont aussi responsables aux yeux de
la loi
pour leur recours à la force. Nous nous joignons à la
condamnation
internationale des violences perpétrées par des membres
du Hamas et d’autres
groupes contre des civils en Israël et contre leur propre peuple.
10. L’unité
palestinienne est essentielle, non seulement pour mettre fin à
l’occupation,
mais aussi pour parvenir à construire un État palestinien
viable. Les membres
de la communauté internationale sont en partie responsables des
politiques qui
divisent les peuples et des structures politiques des Territoires
palestiniens
occupés. Il incombe maintenant à la communauté
internationale d’aider
activement et de façon responsable le retour aux processus
politiques
palestiniens, dont des élections et la réunification de
Gaza, de la Cisjordanie
et Jérusalem-Est.
11. Nous
faisons part de notre solidarité à tous les Palestiniens
et Israéliens qui
recherchent pacifiquement l’indépendance de la Palestine et qui
pratiquent la
résistance non violente à l’occupation
étrangère. La résistance non violente
est un droit pour les peuples vivant sous occupation. Nous encourageons
les
peuples de toutes nationalités, religions et bonne
volonté à soutenir la lutte
non violente pour une paix juste et globale.
12. Nous
rappelons les nombreuses déclarations politiques du Conseil
Mondial des Églises
qui portaient sur les présentes difficultés, et notamment
celles qui
concernaient le Siège de Gaza
(2008), l’Appel d’Amman aux Églises
(2007), la nécessité de s’engager avec
tous les représentants élus du peuple palestinien
(2006), l’évaluation du retrait israélien de
Gaza et la fin des entraves économiques
résultant
de l’occupation (2005). Ces déclarations s’ajoutent aux
condamnations
habituelles de toute attaque contre des civils et un soutien permanent
pour la
mise en œuvre des résolutions de l’ONU comme base pour la paix.
En
conséquence, le Comité
exécutif du Conseil mondial des Églises réuni
à Bossey en Suisse du 16 au
20 février 2009 :
A. Loue les
nombreuses Églises, les ministères qui y sont
reliés, les organisations
internationales d’Églises, les conseils régionaux et
nationaux d’églises et les
groupes de la société civile incluant les organisations
juives et musulmanes
qui ont réagi à la tragédie de Gaza par leurs
prières, plaidoyers et aides.
B. Incite
à
un engagement plus grand des églises pour participer à
des efforts conjoints de
paix, incluant une plus large participation au Programme
d’Accompagnement
œcuménique en Palestine et Israël (LAOPI), à la
semaine pour la paix en
Palestine et Israël organisée par le Conseil Mondial des
Églises (du 4 au 10
juin 2009) et à d’autres initiatives du Forum œcuménique
Palestine-Israël.
C. Appelle les églises et organisations
qui sont ses membres,
partout où cela est
faisable, à tenir leurs gouvernements de leurs obligations
d’État tiers dans le
conflit Israël-Palestine en vertu du droit international.
D. Recommande
que les églises et organisations, qui sont ses membres et qui le
peuvent,
effectuent des investissements et des achats moralement responsables en
ce qui
concerne les sociétés dont les produits et services
soutiennent l’occupation du
territoire palestinien.
E. Demande
aux Nations Unies d’enquêter sur les allégations de
crimes de guerre et
autres violations du droit international humanitaire et de la
législation sur
les droits de la personne par les parties impliquées dans le
conflit de Gaza,
incluant l’usage d’armes frappant sans discrimination; et demande la mise en application intégrale
de la résolution 1860 du Conseil de sécurité des
Nations Unies qui exige inter allia que le
gouvernement d’Israël
lève le siège de Gaza.
F. Demande instamment au gouvernement
suisse, en tant que dépositaire des Conventions de
Genève, de convoquer une
conférence des principales parties contractantes de la
Quatrième convention de
Genève pour enquêter sur les violations armées
perpétrées contre les
populations civiles par les parties au conflit.
G. Appuie la proposition énonçant que les
Églises et gouvernements qui ont financé des projets
d’aide et d’infrastructures
à Gaza tiennent le gouvernement israélien responsable des
destructions qu’il a
causées durant la guerre et exigent des compensations pour ces
projets.
H.
Demande au gouvernement d’Israël de
faciliter le travail continuel des agences des Nations Unies dans les
Territoires palestiniens occupés, et notamment l’accès,
pour le Rapporteur
spécial de la Commission des droits de l’homme pour les Nations
Unies, aux
populations vivant sous occupation; et demande
également au gouvernement d’Israël de faciliter le libre
accès à Gaza pour les
travailleurs humanitaires, les équipes de rénovation et
de reconstruction, les
délégations pastorales et le clergé des
congrégations religieuses qui s’y
trouvent.
I. Soutient les chrétiens palestiniens dans
leurs efforts pour promouvoir l’unité palestinienne et
être au service de la
société, des membres de leur Église, et se joint
à la société civile dans
l’adoption de mesures pacifiques et non violentes pour mettre fin
à
l’occupation.
Quand nous parlons de boycott, nos parlons en fait de BDS :
Boycott, Désinvestissement, Sanctions.
Boycott : c’est un appel à tous les consommateurs et
consommatrices
du monde entier pour qu’ils
s’abstiennent
d’acheter :
Désinvestissement : c’est un appel à tous les investisseurs, petits et grands pour
qu’ils cessent d’investir dans tout ce qui peut, par la suite, contribuer au
développement d’Israël sous quelque forme que ce soit : fonds de retraite, actions boursières, etc. et qu'ils retirent les investissements déjà effectués.
Sanctions : c’est un appel à tous les pays pour que des sanctions internationales soient appliquées contre Israël (comme dans le cas de l’Afrique du Sud) :
cessations de relations
diplomatiques,
annulation d’accords commerciaux et de
libre- échange.