| Il y a quatre jours, j’avais fait de la peine à mon cher amant.
Il est arrivé pour dîner, le soir, avec un air fermé et triste, parlant
à peine, atone, lointain.
Entre lui, ma fille et moi, la conversation pesait.
Puis nous avons mis un film de Jouvet, et je l’ai senti qui se
détendait ; il m’a caressé cuisses et fesses à la faveur de la sombre
projection, et il a retrouvé son sourire.
Toute heureuse, j’ai pensé qu’il en fallait bien peu pour faire d’un
homme, quand on est une femme, tout ce qu’on veut.
O confiance imprudente !
Ma fille couchée, il m’a montré un catalogue relatif à son travail ;
nous en avons parlé le plus benoîtement du monde.
Je ne sentais rien arriver quand il s’est levé pour passer dans
l’entrée.
Il est revenu les bras ballants, s’est à demi allongé sur le lit et
soudain m’a ordonné, avec une sévérité extrême, de me mettre à genoux et
de baisser ma culotte.
L’esprit bloqué, j’ai obéi, presque machinalement, et j’ai soudain vu
sa main prolongée d’un redoutable petit fouet noir en latex, à deux
longues lanières rondes, assez petit pour avoir tenu dans la poche de son
blouson !
J’ai compris en un éclair qu’il s’agissait du fouet silencieux dont il
m’avait parlé plusieurs fois, “the silent rubber whip” qu’il avait
commandé aux USA.
Posément, mon amant et maître adoré m’a demandé si je croyais ou non
mériter une vraie correction punitive, eu égard à la peine que je lui
avais fait la veille lors d’une conversation très orageuse qui nous avait
opposés durement.
Tête basse, j’ai dit oui.
Il a précisé que la correction en serait en rien érotique, que le but
était de me punir et non de me faire jouir.
Le petit fouet, on allait le voir, était parfaitement silencieux ; rien
ne troublerait le sommeil de ma fille, si je savais réprimer mes
cris.
La correction a commencé, avec ce fouet minuscule, la plus redoutable
que j’ai subi jusqu’alors.
Moi qui hurle si facilement, qui supplie et qui gémis, j’ai dû ravaler
mes larmes, étouffer mes cris en mordant le drap du lit.
La douleur, presque intolérable, me mettais au bord des larmes.
Impitoyable, pendant que je murmurais “arrête, arrête, par pitié
arrête”, mon amant multipliait sur mes fesses un déluge de coups
atrocement cuisants.
Au bout de trente ou quarante coups, j’étais comme brisée
intérieurement : humiliée à mort, humilée de n’être pas parvenue à fléchir
ou à embobiner mon amant, sentant tout mon pouvoir inutile, humiliée de
sentir que je méritais cette correction.
Je ravalais mes larmes brûlantes, je pleurais dans une grimace presque
silencieuse, j’avais en moi comme une force de révolte que je sentais
implacablement matée pour ma plus grande honte.
Mon amant riait, d’un rire diabolique, de ma déconfiture et de ma
honte.
Vraiment, il ne m’a pas épargnée.
La douleur était si forte, sur une des fesses, que je faisais des
soubresauts à chaque fois que, par jeu cruel, il passait sur cette fesse
sa main faussement caressante.
Puis il m’a ordonné d’ouvrir les cuisses en grand et, parachevant mon
humiliation, a plongé ses doigts dans mon sexe, qu’il a eu le plaisir et
la surprise de trouver mouillé à souhait.
Il m’a ordonné de caresser son propre sexe et nous avons fait l’amour
avec une folle tendresse.
Le complément de ma punition était d’écrire, sous 48 heures, la
confession de ma honte.
Je ne l’ai pas fait - soit manque de temps, soit rébellion
larvaire.
J’ai donc reçu hier soir un complément de programme : 20 coups très
forts d’un martinet texan à deux fortes lanières de cuir, très longues, et
20 coups de cravache appliqués vigoureusement.
Je ne devais prendre que 20 coups du martinet, mais j’ai pris la
cravache en plus, parce que j’avais refusé de me déculotter
moi-même.
Comme j’allais avoir 42 ans, mon amant s’est avisé que, pour mon
anniversaire, il pouvait gratifier en plus chacune de mes fesses d’un bon
coup du fouet silencieux que je redoutais tant, fouet qu’il réserve
désormais à ses fessées punitives.
J’ai reçu les deux coups en hurlant tout mon saoûl, et j’ai eu le droit
de sauter dans toute la chambre en tenant à deux mains mes fesses
endolories.
42 coups, j’avais mon compte !
J’ai été envoyée au coin, fesses nues, la culotte à mi-cuisses, avec un
petit tee-shirt qui couvrait mes seins libres de tout soutien-gorge.
Venant par derrière moi, mon amant a retroussé le tee-shirt et a
infligé à mes tétons pinçures, torsion et étirement, afin de me faire
encore un peu chanter.
Et nous avons fait l’amour derechef...
Comme ce samedi matin c’était le jour de mon anniversaire, il a pris un
tabouret, m’a couchée sur ses genoux et m’a donné une fessée manuelle; il
sait que je les adore tout particulièrement.
Si je n’avais pas écris la confession de toutes ces humiliations,
j’aurais eu 84 coups - mais là, je crois qu’il faut mieux ne pas tenter le
diable, et filer doux... |