Les candidats font les promesses, mais qui
va payer les factures?
N’en jetez plus la cour est pleine.
À chaque semaine, voire à chaque jour, les candidats et
leurs chefs nous étourdissent avec leurs promesses: 1 200
médecins par ici, $100 aux familles avec jeunes enfants par
là, 20 000 nouvelles places en garderie, 1 500
spécialistes en éducation etc…
C’est facile de nommer les besoins de
la population. Ils sont criants. Ça demande plus de courage de
dire où l’on compte prendre l’argent. Mario Dumont de l’Action
démocratique et son candidat dans Arthabaska,
Jean-François Roux, veulent la récupérer chez les
assistés sociaux et les hauts salariés de l’État
en écorchant au passage les commissions scolaires. Pour
réaliser des promesses qu’ils ont toujours eu du mal à
tenir jusqu’à date, le Parti québécois et le Parti
libéral comptent sur la manne du règlement du
déséquilibre fiscal que le gouvernement
fédéral annoncera dans son prochain budget. Aucun de ces
partis ne remet en question la baisse d’impôts dont
bénéficient les compagnies depuis quelques années
de même que les profits éhontés des entreprises
pharmaceutiques et des banques. Comment Thérèse Domingue
peut-elle être d’accord avec cette mesure de son chef
André Boisclair, qui veut "soulager le capital" en
réduisant la taxe aux entreprises?
Québec solidaire ne remportera
pas les élections au niveau provincial, mais il saura
heureusement faire élire quelques députés, dont,
je l’espère bien, Bill Ninacs, qui seront là pour nous
rappeler qu’on a le droit comme québécois de rêver
d’un monde meilleur pour nous et nos enfants. On a le droit et le
pouvoir de se dire que c’est possible d’imaginer un système
où la richesse est mieux redistribuée, où les
compagnies contribuent pour leur juste part aux revenus de
l’État. Un jour, nos mères et pères ont eu le
courage de se dire qu’il fallait être "maîtres chez nous"
en nationalisant l’électricité, en nous dotant d’un
système universel et public d’éducation et de
santé.
Ne détruisons pas notre
héritage, soyons dignes de ceux et celles qui sont venus avant
nous. Comme nous le propose Québec solidaire, nationalisons
l’énergie éolienne, continuons de protéger
l’accès gratuit pour tous à la santé et à
l’éducation. Soyons solidaires les uns des autres,
protégeons notre environnement et défendons ensemble le
bien commun.
Maureen Martineau
Travailleuse culturelle