Ils sont et ils ne sont pas :
D'autres caractéristiques :
Ils ont un développement cognitif, psychomoteur et affectif différent de celui des autres enfants, souvent plus rapides mais pas dans tous les domaines de la même manière, ce qui entraîne une dyssynchronie (selon Jean-Charles Terrassier, psychologue spécialisé dans la douance). Ils n'apprennent pas de la même façon. Certains ont donc beaucoup de difficultés dans le système scolaire traditionnel. Il leur faut de l'approfondissement, de l'enrichissement, de l'accélération ET de la méthodologie ! Ils font souvent preuve d’une très grande sensibilité. Leur développement affectif correspondant à leur âge physique, mais leur fonctionnement intellectuel leur permettant d'analyser des situations qui les dépassent, ils se retrouvent en décalage, ce qui les déstabilise.
Comment les détecter :
Il n'existe qu'un seul moyen pour affirmer qu'une personne est surdouée : le test de quotient intellectuel. Il peut être effectué par un psychologue privé, un psychologue scolaire ou un neuro-psychologue. Le test le plus fréquemment utilisé est le test de Weschler :
- WPSSI-R pour les enfants de moins de 7 ans;
- WISC III pour les enfants de 6 ans à 16 ans et 9 mois;
- WAIS-R pour les adultes à partir de 16 ans.
Weschler est un chercheur américain (1896-1981) qui introduit le résultat du QI en rang dans la population dès 1939, une personne moyenne se situant à 100 et un écart-type correspondant à 15 points. Le test est réactualisé régulièrement. Il est standardisé sur une population donnée. Il existe donc différents barèmes en fonction des différentes cultures. Il est très important de passer un test avec le barème correspondant à sa culture d’origine ! Le test de Weschler comprend une grande variété de questions et de "sous-tests" qui mesurent les habiletés dans divers domaines (verbal, symbolique et spacio-visuel) et les différents facteurs d'intelligence (analyse du problème, synthèse et vitesse d'exécution) :
- cinq dans la partie verbale
- cinq dans la partie performance
Remarque : deux subtests supplémentaires peuvent être effectués lorsque le psychologue le juge nécessaire afin de compléter le test : “mémoire des chiffres” dans la partie verbale et “codes” dans la partie performance. Le test de Weschler permet de tester des QI jusqu'à 150 pour le WPSSI-R et jusqu'à 160 pour le WISC III et le WAIS-R. On considère qu'une personne est surdouée lorsqu'elle a plus de deux écarts types (QI global > 130) soit environ 2,28 % de la population. Il existe d'autres tests. Parmi les plus répandus :
- le Stanford Binet (16 points correspondent à un écart-type);
- le Catell (test aculturel, 24 points correspondent à un écart-type);
- le K.ABC (de Kaufman, 1983 pour la version américaine, 1993 pour la version française);
- la matrice de Raven (test aculturel de John C. Raven, 1938).
Existe-t-il plusieurs catégories de surdoués ?
OUI ! Une personne ayant un QI global de 130 (deux écarts-types) n'aura pas le même fonctionnement cognitif qu'une personne ayant un QI global de plus de trois écarts-types (une personne sur mille environ avec QI selon Weschler = 145). C'est un peu comme la mémoire d'un ordinateur : plus elle est puissante plus elle est capable de traiter les données dans un temps réduit et par conséquent, un plus grand nombre de données... D'autre part, certains surdoués ont un profil homogène : ils obtiennent des résultats sensiblement équivalents dans les divers subtests, et d'autres ont un profil plus hétérogène : gros écarts entre les différents subtests, voire entre le QI verbal et le QI performance. Ils est important lorsque l'on prend contact avec un psychologue de s'assurer que celui ci fournira les résultats INTERPRÉTÉS du test par écrit !
Un surdoué a-t-il des besoins particuliers ?
OUI ! Aidez-le à développer son plein potentiel ! Pour cela il faudra peut-être un enseignement adapté, beaucoup de disponibilité... Une personne qui a une vue différente aura besoin de lunettes, le surdoué a aussi besoin que l'on reconnaisse sa différence et qu'on lui propose un environnement enrichissant. S'il n’est pas détecté et/ou s'il ne bénéficie pas d'un environnement (éducatif et affectif) favorable à son épanouissement, il risque l'automutilation. C'est à dire que pour gommer sa différence, pour s'intégrer au moule qu'on lui propose, il peut laisser s'endormir ses capacités. Cela peut aller jusqu'à une baisse significative du QI.
Les définitions du surdoué:
Définition du dictionnaire Hachette : Enfant surdoué, qui présente un développement intellectuel exceptionnel.
Définition du petit Larousse : Se dit d'un enfant dont l'efficience intellectuelle évaluée par les tests est supérieure à celle qui est obtenue par la majorité des enfants du même âge.
Définition du petit Robert : Enfant d'un niveau mental très supérieur à la moyenne.
Définition du Robert pour tous : Dont l'intelligence (évaluée par un test) est de beaucoup supérieure à la moyenne.