Le Ventoux

De notre correspondant en Provence;

Sous un soleil de plomb et une chaleur �touffante (il est une heure de l'apr�s-midi) 4 de nos meilleurs repr�sentants, la peur au ventre, d�marrent de Bedouin, petit village en contrebas du mont Ventoux, � l'assaut de ce cols mythique.

Mont Ventoux

On reconnait JACQUOT, qui va tenter de r�editer son exploit de deux ans auparavant cette fois avec son v�lo de course, G�G� tr�s nerveux qui se plaint r�guli�rement d'avoir mal dormis la veille (alors que ses ronflements ont r�sonn�s toute la nuit), PIERRE-YVES, affubl� d'un walkman et d'un sac � dos et PIET DEN BOER lest� de quelques bananes aval�es avant le d�part et dont les poches sont remplies de sucres.

Orphelin de son correspondant habituel en t�te de course (GRAND MICK, l�chement rest� au pays) cyclotour ne saura jamais ce qu'il s'est pass� exactement aux avant-postes, ou tr�s vite il est apparu que Jacquot �tait en difficult�.

De sources diverses on apprendra que Jacquot du mettre pied � terre dans la partie la plus raide, qu'il fut rejoins par G�g� qui mis �galement pied � terre. G�g� en puissance (assis sur sa selle), Jacquot en souplesse, les deux coureurs vont se 'tirer' mutuellement pour terminer la cote, en s'arretant toutefois � plusieur reprises.

Au sixi�me kilom�tre, lorsque la route attaque r�ellement la montagne de front, Piet brule toute ses forces dans l'ascension de pans de montagne a plus de 10%. Suffocant sous la chaleur et l'effort, le rythme cardiaque dans le rouge, Piet tiendra encore deux kilom�tres avant de s'affaler dans les bas cot� de la route. En pensant au kilom�trage restant, Piet pensa alors redescendre la montagne pour ne plus jamais y revenir, lorsque �mergeant d'un demi-sommeil comateux, il crut voir surgir Bruce Willis; il s'agissait en r�alit� de Pierre-Yves, au bord de l'apoplexie, qui zigzaguait sur la route en ahanant.

Les deux coureurs, se remontant mutuellement le moral, repartirent en alternant quelques centaines de m�tres � v�lo avec des arr�ts de plus en plus fr�quents. Cette tactique �tant trop couteuse en terme de moyenne horaire, nos deux h�ros choisiront ensuite d'effectuer un passage particuli�rement rude � pied, strat�gie moins �l�gante mais plus rapide.

Arriv� au chalet Reynaerts (kilom�tre 15), les deux coureurs vont se ruer sur le ravitaillement: un repas compl�t pour Pierre-Yves et deux mars accompagn�s de boissons sucr�es pour Piet. Le calvaire de nos deux champions durait d�j� depuis trois heures et �tait loin d'etre fini, un vent glac� �tant maintenant de la partie.

Reprenant des forces, les deux champions termineront malgr� tout l'ascension honorablement, parcourant les 7 derniers kilom�tres avec un minimum d'arr�ts. Trop fatigu� que pour regarder le paysage, nos lascars n'avaient qu'une envie: fuir cette montagne hostile et ses vents glac�s pour redescendre vers la vall�e et oublier leurs calvaire...

Piet eu des lors l'occasion de mettre en �vidence ses talents de descendeur: 25 minutes de descente, avec des pointes � 80 km/h et une moyenne de 60 km/h, slalomant entre les voitures. Arriv�rent ensuite Jacquot sur son VTT, suivi de tr�s loin par G�g� qui n'avait pas enti�re confiance en ses freins.

Mis au courant presque en temps r�el par la messagerie SMS, la communaut� cycliste rest�e au pays ne tarda pas a envoyer ses r�actions;

Grand Mick: "Bravo qd meme les petits gars, il manquait d�cidement le grand Mic...Je ne savais pas que G�g� �tait de la partie. Que s'est-il pass� avec Jacquot ?"

L'Aigle: "Sans moi vous ne faites visiblement pas grand chose de bon, les enfants. Bel essai quand-meme"

Jeannette Pointu: "Nous levons notre verre de Moulin a Vent a votre sante! BRAVO!"

Le mont Ventoux avait vaincus. Les coureurs se promettent pourtant d'avoir leur revanche, cette fois avec un peloton complet.

Rien ne sera plus jamais comme avant pour ces champions...

Piet den Boer
Technical Director Peugeot Performance
Aix-en-Provence - Bruxelles - Noorbeek

Hosted by www.Geocities.ws

1