Cette étude nous a permis d’analyser le sens réel de ce que l’on nomme la " fracture numérique ".
Ce concept est tout d’abord un concept ambigu qu’il convient de manier avec prudence, et sa légitimité est à maintes reprises mise à mal, tant parce qu’il est un concept percutant qui se prête bien au slogan politique, que parce qu’il s’avère fructueux d’un point de vue commercial. Cependant, on ne peut nier que cette notion soit totalement dénuée de sens et ne renvoie à aucune réalité sociale : l’existence de la fracture numérique est indéniable. Elle est perceptible tant au niveau mondial, séparant les " Nord " des " Sud ", qu’au niveau national ou local, divisant au sein même des pays développés, et elle est visible quantitativement comme qualitativement parlant. Dès lors, il convient de souligner que cette notion est souvent employée abusivement, en tant que simplificateur de problèmes multiformes. Enfin, des mesures variées ont déjà été prises par de nombreux acteurs afin de réduire la " fracture numérique " : acteurs publics et privés, locaux, nationaux et internationaux, ce qui peut nous inviter à penser la gestion de ce problème par une forme de gouvernance. Notons cependant que le numérique n’est peut-être pas l’unique remède à prescrire à la fracture numérique. En effet, l’arme numérique ne suffira sûrement pas, des interventions proprement humaines semblent nécessaires ; une multitude de moyens, de nature variée, doivent être mis en place.