Depuis la grande découverte de Michel Mayor, soit la planète orbitant 51 Pégase, la communauté internationale d’astronomie n’a cessé de découvrir des planètes extrasolaires dans notre galaxie, créant une liste de plus de cent nouveaux objets célestes. D’ailleurs, la découverte de ces merveilles en orbite semble prendre des allures de banalité de nos jours. C’est à croire que la population désire passer à un niveau supérieur dans ce domaine pour s’extasier à nouveau. Peut-être attend-elle ce que tous les films de science-fiction promettent depuis si longtemps : la preuve de l’existence de vie ailleurs dans l’Univers. Bien que notre technologie ne soit pas encore assez poussée pour nous permettre de vérifier cette hypothèse, nous pouvons toutefois étudier certains critères pour avancer dans cette recherche. Évidemment, les scientifiques étant ce qu’ils sont, plusieurs avis sur la question se contredisent. Nous sommes donc partis de quelques hypothèses et critères afin de mieux nous orienter dans toute l’information qui nous est fournie pour entreprendre notre recherche.
Tout d’abord, nous nous intéresserons surtout aux caractéristiques physiques des planètes car elles sont plus accessibles et plus précises que les caractéristiques chimiques.
Ensuite, nous rechercherons une planète semblable à la nôtre, laquelle constitue un bon exemple d’environnement pouvant supporter la vie. Comme nous l’avons mentionné dans notre précédent ouvrage, en admettant le principe de médiocrité, nous affirmons que, l’Univers étant dans son ensemble assez similaire à ce que nous pouvons en observer, les probabilités que la vie extraterrestre nécessite les mêmes conditions que celles sur Terre sont assez plausibles. De plus, si nous considérons que cette vie peut se développer dans toutes autres conditions, créant par le fait même des formes de vie tout à fait différentes de celles connues, cette situation nous mettrait devant des possibilités infinies et nous conduirait très certainement sur de nombreuses fausses pistes. Ainsi, pour diminuer le risque d’erreurs, nous nous baserons sur le seul exemple que nous connaissons, la Terre.
Bien que nos premières réflexions aient porté particulièrement sur la recherche d’une vie extraterrestre intelligente, nous nous contenterons de chercher les conditions de base pour l’éclosion et le développement de la vie car, encore de nos jours, nos connaissances sur notre propre évolution restent assez ambiguës. De plus, selon le concept darwinien du processus de la sélection naturelle, que nous mentionnions dans la première partie de cette recherche, l’intelligence est la conséquence inévitable de toute évolution. Ainsi, nous pouvons supposer que, si nous trouvons une planète pouvant accueillir la vie, celle-ci formera sans doute une forme de vie intelligente.