Interview de Bruce Mayence
note relative au
texte, par E.Borgers
(**) Gladio
Signifie “glaive” en latin.
Organisation secrète créée à l’origine
par les Américains, juste après la seconde guerre mondiale,
pour miner toute réussite politique des mouvements de gauche et
d’extrême-gauche en Europe, au besoin par l’insurrection. Soutenu
et organisé par l’OTAN, cette organisation avait la particularité
de recruter d’anciens nazis, et aussi dans toutes les factions de l'extrême-droite
idéologique et militante d’Europe.
Très bien structuré en Italie, mais présent dans
presque toute l'Europe occidentale, il est prouvé que des menées
de déstabilisation seront entreprises par Gladio dans plusieurs pays, dont
la Belgique (surtout dans les années 70 et 80).
En Belgique, le mouvement Gladio était soutenu et organissé
par les milieux des renseignements secrets, certains militaires ainsi que
des groupes politques tels que le CEPIC (groupement d’extrême droite
du parti chrétien- dissout en 1982) et les groupuscules fanatiques
de l’extrême droite flamande. Des listes de “repreneurs” avaient
même été établies, ces personnes de confiance
à mettre à la tête du pays après un coup d’état
-le tout étant part d’un projet global de main-mise sur le pays.
Plusieures "affaires" belges,depuis les années 60 jusqu'à nos jours, impliquant
assassinats, enlèvements, actes de terrorismes et autres magouilles politiques
d'envergure, ont révélé à un moment ou l'autre des ramifications
dans lesquelles apparaissait Gladio ou certains de ses membres.
Le réseau français fut démantelé sous François
Mitterand.
E.B.
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