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Les éditions du Scorpion
(1946 – 1969 )
174
titres
(provisoirement) recensés
Avertissement
Cet article
recouvrant les 24 années des éditions du Scorpion
est, de par la
complexité du problème, évolutif. A
l’heure actuelle, nous situons le nombre de
livres publiés par les éditions du Scorpion dans
une fourchette allant de 200 à
240 titres, tout en sachant que certains professionnels avancent des
nombres
plus élevés (on nous a parlé
d’une estimation mentionnant 290 livres).
Nous
remercions Yves
de Mellis qui nous a narré la rocambolesque
« fin du Scorpion » de
1966 à 1969 et Dominique Rocher qui nous a
précisé la position de ces éditions
en 1959. Il nous a semblé logique d’inclure leurs
témoignages dans les
commentaires accolés aux notices de leurs romans respectifs.
Avant de
nous lancer
dans la jungle aux scorpions, rendons hommage à
l’ami Jacques Bisceglia qui
avait commencé à débroussailler les
lieux dans son monumental livre de cotes de
1985/86, à une époque où la France ne
connaissait que le Minitel.
Création des
Éditions du Scorpion
On peut considérer
que l’aventure du Scorpion débute ainsi
qu’Alain Vian, frère de Boris, la
narre : « Un jour de juillet, par
l’intermédiaire du contrebassiste
de l’orchestre Abadie, Georges d’Halluin dit Zozo,
Boris fait la connaissance
de Jean d’Halluin, un jeune éditeur
d’une vingtaine d’années qui tente de
lancer sa maison : Les éditions du Scorpion, alors
sises rue
Clément. »
Alain Vian
restitue
à sa manière le dialogue entre Jean
d’Halluin et Boris Vian :
« Ecoute, Boris… Est-ce que tu pourrais
me faire un bouquin qui plaise
autant que Tropique du cancer de Henry
Miller ? et voici la
réponse : « Bon, ben tu me
laisses quinze jours et je te ponds un truc »
Le
« truc » sera J’irai
cracher sur vos tombes dont le titre
initial était J’irai danser sur vos
tombes, écrit entre le 5 et le 20
août 1946. L’idée
géniale du
remplacement de « danser » en
« cracher » vient de Michelle
Léglise, la première femme de Vian.
La
première époque du
Scorpion avec le logo du scorpion rouge en quatrième de
couverture ou,
exceptionnellement, du Scorpion astrologique bleu
pour le livre couleur blanc cassé
de Raymond
Guérin est lancée. Dans son Manuel de
Saint-Germain des Prés, Vian nous
renseigne sur le couple des éditeurs :
« Jean d’Halluin : Directeur des
Editions du
Scorpion,… Il possède de vrais scorpions vivants
qui lui ont été ramenés
d’Egypte par Gabriel Pommerand. Il est très jeune
(26 ans), pas radin pour un
éditeur, fidèle à Cluseau-Lanauve qui
lui dessine des couverture rouges et
noires depuis quatre ans. Colette d’Halluin, la Scorpionne,
est une personne
dont, au physique comme au moral, on ne peut penser que des choses
flatteuses… »
Les
éditions du
Scorpion s’appellent ainsi en hommage de Jean à sa
femme Colette, née sous ce
signe astrologique.
Voici
ce que nous
apprenons sur Jean d’Halluin lors du procès J’irai
cracher sur vos tombes
de la bouche d’André Berry ( dans le
dossier établi par Noël Arnaud sur le
procès des « tombes »)
: « Je savais par Raymond Guérin, qui me
l’avait présenté, que M.
d’Halluin avait derrière lui une
carrière parfaitement
honorable, M. d’Halluin est âgé de 23
ans maintenant. ... il était issu d’une
génération d’imprimeurs, avait un
père journaliste, … Après avoir fait
ses
études dans un collège religieux de Rennes, et au
Lycée de Lyon, il avait passé
son bachot, et, seules, les atteintes de la phtisie l’avaient
empêché de
poursuivre ses études. ». Plus
intéressant est ce commentaire d’André
Berry concernant les débuts de d’Halluin dans
l’édition :
« … car je
crois qu’il avait commencé purement et simplement
par éditer des livres
d’enfants, et des plus enfantins qui
soient. ».
Raymond Queneau
définit parfaitement les premières
années des éditions du Scorpion :
« … d’Halluin qui est un jeune
éditeur, un des rares
jeunes éditeurs actuels qui poursuivent leur œuvre
en publiant des auteurs qui,
je dois dire, sont, le plus souvent, les mêmes que ceux que
nous publions aux
éditions de la Nouvelle Revue
Française/Gallimard. »

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Première
édition de 1946
Vernon
Sullivan (Boris Vian)
Les débuts du Scorpion... |
Deuxième (et
suivantes) édition
Changement de couverture
A
partir de 1947 |
Edition limitée
illustrée par
Jean
Boullet- 1947
( Rare) |
Première
époque du Scorpion (1946-1951)
Les livres sont
majoritairement rouges et noirs, avec des explosions de titres aux
polices
variées, à quelques exceptions près
signalées en commentaires dans la liste.
Ils s’ornent d’un joli scorpion rouge
stylisé en quatrième de couverture. Le
catalogue comporte de très grandes signatures, souvent sous
pseudonymes. C’est
l’âge d’or des éditions de
Jean d’Halluin. Nous n’avons pas inclus dans cette
liste, Histoire
du cinéma américain,
Pierre Artis, Colette
d’Halluin éditeur, 1947. Il figure
néanmoins dans le catalogue de certains
livres du Scorpion comme Les Hommes de sang de
Forestier.
Un
des grands pièges
des catalogues du Scorpion est la mention de livres qui
n’existent pas et n’ont
jamais existé (exemple : Les casseurs de
Colombes de Boris Vian qui
est à l’origine du roman humoristique Bison
Ravi et le Scorpion rouge
écrit par l’auteur de cet article et paru chez
Mare Nostrum en 2009) de livres
qui n’existent pas en Scorpion mais ont peut-être
connu une publication
ultérieure sous un autre titre (exemple : J’ai
eu ma part de
John Amila) ou ont été finalement
édités chez d’autres
éditeurs
(exemples : le troisième tome de la trilogie noire
de Léo Malet :
Sueurs aux tripes ainsi que Le faune de marbre de
Nathaniel
Hawthorne).
On
notera que cette
époque dorée où les bons auteurs sont
légion (Vian, Queneau, Guérin, Hyvernaud,
Malet et dans une moindre mesure, Narcejac, Chase, Bastiani, Audouard
et
Padgett) correspond à la période des sept
publications de Boris Vian et à
l’annonce de la huitième
qui ne viendra
jamais. Nous sommes tentés de voir avec le départ
de Vian la fin de la première
époque. Evidemment, les poursuites judiciaires concernant
les deux premiers
Sullivan ont laissé des séquelles dans le couple
auteur/éditeur formé par
Vian/d’Halluin.
Liste des
titres :
1-
J’irai
cracher sur vos tombes, Vernon Sullivan, achevé
d’imprimer le 8 novembre
1946. Commentaires : 8 éditions
différentes recensées par F. Roulmann.
Faut-il préciser que Vernon Sullivan était le
pseudonyme de Boris Vian ?
Signalons que la première édition comporte une
couverture grise, rouge pâle et
blanche avec un dessin de scorpion jamais repris par la suite. Elle est
évidemment beaucoup plus rare que
l’édition rouge et noire au titre
explosé
moult fois retirée. Mentionnons également la
très belle édition illustrée par
Jean Boullet en 1947 qui est, de loin, la plus cotée, avec
un tirage à 960
exemplaires dont 10 hors commerce.
2-
Chroniques
de septembre, Louis Guitard, préface
d’Eugène Frot, 1947.
3-
Œdipe, Jean
Boullet, 1947. Commentaire : livre
d’art tiré à 425 exemplaires
par le grand peintre et illustrateur Jean Boullet qui
réalisera notamment un
célèbre portrait de Boris Vian.
4-
La
main passe, Raymond Guérin, achevé
d’imprimer le 20 juin 1947.
Commentaire : une méditation philosophique
écrite avec un style proche de
celui du « roman noir » par
l’auteur bordelais gallimardien de
L’Apprenti et de Les Poulpes.
5-
L’Automne
à Pékin, Boris Vian, 1947.
Commentaire : couverture probablement
réalisée par Boris Vian.
6-
Les
Morts ont tous la même peau, Vernon Sullivan,
achevé d’imprimer le 10
septembre 1947. Commentaire: le Nègre Dan Parker qui passe
pour un Blanc commet des excès sexuels à la
chaîne dans le milieu Blanc...On notera que le nom de ce
personnage fut inspiré du nom bien réel de Daniel
Parker, instigateur de ligues de moralité et cheville
ouvrière des procès et interdictions
lancés à l'encontre de J'irai cracher sur vos tombes
(et de Les morts ont
tous la même peau qui sera interdit
conjointement par le tribunal). Mais, la réalité
dépassant toujurs la fiction, lorsque plus tard, le
même Daniel Parker s'en prit à Gallimard (pour
Henry Miller) on découvrit le vrai
pédigrée du sieur Parker: le censeur moralisateur
écouté sous Pétain était
aussi un pédophile-pédéraste notoire
échappant aux condamnations par les interventions des
autorités ecclésiastiques...(rappelé
par Jean-Jacques Pauvert dans Visages
de la censure)
7-
Faites
danser le cadavre, Raymond Marshall, 1947.
Commentaire :
pseudonyme de James Hadley Chase, collection « Les
romans noirs »
dirigée par Hélène Bokanowski.
Commentaire : C’est Hélène
Bokanowski qui,
leurrée par la première fausse traduction de
Boris Vian de son J’irai
cracher sur vos tombes, lui proposera sa première
vraie traduction, Le
grand horloger de Kenneth Fearing, Nourritures terrestres,
194 7. On
peut considérer que la collection « Les
romans noirs » est une
séquelle à la publication du Fearing, mais cette
fois au Scorpion. Elle
comprendra 11 titres. D’après Noël
Arnaud, le Fearing était inscrit au catalogue
des éditions du Scorpion. Cela ne suffit pas pour en faire
un vrai Scorpion,
même si la tentation est grande…
8-
On
est toujours trop bon avec les femmes, Sally Mara, traduit de
l’irlandais
par Michel Presle, achevé d’imprimer le 8 novembre
1947, collection
« Histoire de rire ».
Commentaire :Mara et Presle sont des
pseudonymes de Raymond Queneau,
l’unique.
9-
Ainsi
soit-il, Maurice Raphaël, 1947/8.
Commentaire : il s’agit du premier
nom de plume de Victor-Marie Lepage, celui qui deviendra Ange Bastiani,
auteur
à succès de la Série Noire. Sans
oublier qu’il fut également ancien responsable
gestapiste de l’Eure-et-Loir. Ce roman fait partie avec J’irai
cracher sur
vos tombes, I shall spit on your graves et Les
morts ont tous la même
peau, des ouvrages du Scorpion poursuivis par la justice
française.
10-
I
shall spit
on your graves, Vernon Sullivan, The Vendôme Press,
achevé d’imprimer le 27
avril 1948. Commentaire: c’est la traduction à
l’envers de J’irai cracher
sur vos tombes réalisée par Boris Vian
avec l’aide de Milton Rosenthal, un
pigiste américain des Temps modernes.
The Vendôme Press n’est qu’une
façade éditoriale, il s’agit donc bien
d’un vrai Scorpion qui ne veut pas dire
son nom. Son apparence est d’ailleurs calquée sur
les Scorpion habituels. Il
s’agit là de l’objet livre du Scorpion
le plus rare et le plus cher avec les
« tombes » version Boullet..
D’après les actes du procès
français, ce
titre a été tiré à 2000
exemplaires mais les invendus (nombreux) ont été
pilonnés par décision de justice. Il est donc
difficile de dire combien il en
existe réellement. En
janvier 1951, à Londres, un
stock de cette édition est
envoyé également au pilon sur décision
de justice. Le texte anglais de Vernon Sullivan avait
d'abord été annoncé avec le titre "Ye shall Defile
and Destroy Them" .au dos des volumes du Scorpion.
11-
Dix
ans avec
Michel Cerdan, Lucien Roupp, 1948. Commentaire :
un Scorpion
atypique pour cette première époque. Tout est dit
dans le titre…
12-
Les
amours
buissonnières, André du
Dognon, juin 1948. Commentaire : roman
explicite sur l’homosexualité qui jouit
d’un certain renom sur internet..
13-
Faut
que ça
saigne, Thomas Narcejac, 1948 (en fait, co-écrit
par Serge Arcouët alias
Laforest alias Terry Stewart et Thomas Narcejac). Collection
« Les gants
noirs ». Commentaires : Une suite jamais
publiée est parfois annoncée
sous le titre de Race de chiens ! Signalons
également que ce roman
noir a la particularité d’avoir
été co-écrit par l’un des
deux auteurs du
bicéphale Boileau-Narcejac, ennemis
déclarés, dans leurs écrits
théoriques, du
« roman noir ». Enfin, pour en
terminer avec ce roman culte du
Scorpion, n’oublions pas que son premier titre non retenu fut
Parlez d’un
nègre !.
14-
Et
on tuera
tous les affreux, Vernon Sullivan, paru le 20 juin 1948.
Commentaire :
ce roman de science-fiction policière et humoristique sera
illustré en bande
dessinée par Alain Tercinet, le spécialiste de
jazz et romancier, et publiée en
1967 par Eric Losfeld. Détail amusant : la BD et le
roman ont à peu près
la même cote chez les bouquinistes.
15-
N’y
mettez pas
votre nez, Raymond Marshall, 3e
trimestre 1948, collection
« Les romans noirs ».
16-
La
vie
est dégueulasse, Léo Malet, septembre
1948. Collection « La société
de
minuit ». Commentaire : Il s’agit
de la réédition du roman publié
début 1948 à la S.E.P.E. Léo Malet
réglera ses comptes avec le Scorpion et
d’Halluin, rebaptisés « les
éditions du Scolopendre » dans une
aventure de Nestor Burma.
17-
Traquenards,
Raymond Marshall, 4e
trimestre 1948, collection « Les romans
noirs ».
18-
Marie-Octobre,
Jacques Robert, achevé
d’imprimer le 30 novembre 1948. Commentaire : le
roman est très différent
du film avec Danielle Darrieux..
19-
Y’a
pas de justice,
James
Curtis, 1949, collection « Les romans
noirs ».
20-
L’aventure
est
sur la mer, Charles Nordhoff, 25 janvier 1949.
21-
La
peau et les
os, Georges Hyvernaud, préface de Raymond
Guérin, 1949.
Commentaire : ce roman a été
publié, avec quelques années de retard,
grâce
à l’intervention de Guérin, ami de
d’Halluin. Hyvernaud commentera dans des
écrits ultérieurs très acerbes son
expérience au Scorpion.
22-
Alors
ça
biche ?, Forestier, 1949. Collection
« La société de
minuit ».
23-
Les
Ecrevisses
ont le dernier mort, Jacques Thinus, 1949.Collection
« Les gants
noirs ».
24-
Deux
hommes
dans sa peau, R. Hubert-Floriot, 1949. Collection
« Les gants
noirs ».
25-
Débrouillez-vous
avec la morte, Eugène Moineau, 1949. Collection
« Les gants
noirs ».
26-
Les
hommes de
sang, Forestier, achevé d’imprimer le 10
mars 1949. Collection « La
société de minuit ».
27-
Au
petit poil,
Yvan Audouard, achevé d’imprimer le 16 mai 1949,
collection « Histoire de
rire ». Commentaire : la grande plume
sudiste du Canard Enchaîné.
Audouard était un ami de Boris Vian.
28-
Les
Fourmis,
Boris Vian, achevé d’imprimer le 5 juillet 1949.
29-
Le
soleil n’est pas pour nous, Léo Malet,
1949. Collection « La société
de Minuit ». Commentaire : le
troisième tome de la « trilogie
noire » de Malet, Sueurs aux tripes
est annoncé en quatrième de
couverture mais il ne sera jamais publié au Scorpion.
30-
Fuyez,
douce
image, Forestier, 1949. Collection « La
société de minuit ».
31-
Du
tord-boyaux
pour les durs, William O’Farrell, 1949,
collection « Les romans
noirs ».
32-
La
môme
casse-burette, Franklin James, 4e
trimestre 1949, collection
« Les romans noirs ».
33-
C’était
le
paradis, John O’Hara, 1949.
Commentaire : par un auteur américain
récemment redécouvert et traduit.
34-
Rien
ne va
plus, Gérard Frasson 1949.
35-
Bluffs,
Gérard Frasson, 1949.
36-
La
femme
amoureuse, J. Hardy, 1949.
37-
Le
festin des
charognes, Max Roussel, 1949. Commentaire : Max
Roussel aurait écrit
un livre collaborationniste en 1941. En l’état de
nos connaissances, ce n’est
qu’une rumeur. Par contre, il a « traduit
et adapté » un roman
totalement délirant d’Ernst Ratno
intitulé Ne sont pas morts tous les
sadiques, publié en 1948 par
« Fournier Valdes » et, parfois,
attribué au Scorpion. Selon certains chercheurs, Ratno et
Roussel ne feraient
qu’un.
38-
Je
n’en rougis
pas, Anne Salva, illustration de couverture de Ferracci.
Commentaire :
roman sur la prostitution, très belle couverture atypique
avec un lampadaire.
39-
Lucy
la douce
veuve, Gilles Milartoc, 1949. Commentaire : en
quatrième de couve est
annoncé J’ai
eu ma part,
un John Amila ( Jean Amila ) qui ne sera jamais
publié par le Scorpion.
40-
Le
monde
inversé, André du Dognon, 1949.
41-
Journal
intime,
Sally Mara, janvier 1950, collection « Histoire de
rire ». Commentaire :
le second Quenau/Sally Mara/ Michel Presle. On remarquera que Queneau
et Vian
se retirent du Scorpion au même moment.
42-
Trafic
en mer,
Charles Nordhoff, 1950.
43-
De
deux choses
l’une, Maurice Raphaël, 1950.
44-
Elles
se
rendent pas compte, Vernon Sullivan, juin 1950.
Commentaires : De
nombreux ouvrages, par ailleurs fort documentés, mentionnent une date de
parution antérieure
erronée. Il s’agit du septième (en
comptant le Vendôme Press) et ultime Vian
publié au Scorpion malgré l’annonce en
quatrième de couverture d’un huitième
jamais écrit (à l’exception de onze
feuillets), Les Casseurs de Colombes.
N’oublions pas que la dernière note prise par
Vian, retrouvée par Noël Arnaud,
pour la rédaction des
« casseurs » date de janvier 1950.
45-
Un
petit coin
peinard, M.-A. Hall, 2e trimestre 1950
collection « Les
romans noirs ».
46-
Guet-Apens,
Lewis Padgett, 4e trimestre 1950 collection
« Les romans
noirs ». Commentaire : Vian traduira en
1953 la nouvelle Tout
smouales étaient les borogoves du
bicéphale Padgett (= Catherine Moore et
Henry Kuttner). Couple mythique de la science-fiction
américaine.
47-
La
main dans
le sac, Raymond Marshall, 1950. collection
« Les romans noirs ».
48-
Cadavres
à Manhattan,
John
Roeburt, 1950. collection « Les romans
noirs ».
49-
Drôle
de nuit,
James Curtis, 1950. collection « Les romans
noirs ».
50-
A
corps perdu, John O’hara, 1950.
51-
Le
Festival,
Maurice Raphaël, 1950.
52-
Bourric
Polka,
Jean Piverd, 1950, collection « Histoire de
rire ».
Commentaire : prix Tabou 1950. Le prix Tabou a
été créé par et pour les
éditions du Scorpion.
53-
Les
deux ne
font pas la paire, Jacques Castain, 1950.
54-
Des
souris à
la crème, Pierre Salva, 1er
trimestre 1951, collection
« Histoire de rire ».
Commentaire : les motifs explosés en rouge
et noir disparaissent de la couverture au profit d’un dessin
de brune pulpeuse
non signé « à
la Pichard ». La
tranche rouge et le Scorpion rouge au dos de quatrième se
maintiennent encore.
En quatrième de couve est annoncé Les
casseurs de Colombes de Boris
Vian.
55-
Hollywood-Méditerranée,
Marc Méloni, 1951, collection « Histoire
de rire ».
Commentaire : l’esthétique de ce livre
est très proche de celle du Salva
avec une pin-up stylisée en couverture.
56-
Tout
pour la
flûte, R.. Fauchet, 1951, collection
« Histoire de rire ».
57-
Les
cochons
n’ont pas d’ailes, Pierre Salva, 1951,
collection « Histoire de
rire ».
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Rééd. du
roman de Malet en 48
Le 3e
volet de la Trilogie Noire
ne
sera pas publié au Scorpion |
1950 : parution du dernier des
sept
romans
que publia Vian au Scorpion
dont 5 Sullivan (y compris une trad.) |
Roman traduit de l'anglais (1950)
de M.-A. Hall
Collection
Les romans Noirs |
DEUXIEME
EPOQUE : (1951
– 1969)
Les
couvertures
rouges et noires ainsi que le scorpion rouge au dos de
quatrième disparaissent.
On peut légitimement se demander pourquoi. Les titres
n’explosent plus, les
formats sont aléatoires mais les illustrateurs plus
réalistes comme Brenot
créent une esthétique attachante. Les auteurs
sont de notoriétés très
inégales. Le
catalogue des éditions du
Scorpion perd en renommée malgré quelques jolis
coups éditoriaux (Paul Malar,
Maurice Dekobra, Anne Mariel, Marise Querlin, Yves de Mellis) ou
littéraires
(James Cain, Georges Arnaud). L’exhaustivité du
recensement est, pour
l’instant, difficile à obtenir. Jean
d’Halluin n’a plus de ligne éditoriale
apparente. Des mémoires de guerre côtoient des
livres coquins, des romans
d’aventures et des études
géographiques. On trouve même des biographies de
grands musiciens et de la science-fiction
française…
Mentionnons
quelques
titres phares qui jalonnent ces années :
Liste des
titres :
58-
Coups
de tête,
James Cain, juin 1951. Commentaire : il existe une
édition rare avec la
jaquette montrant un homme tenant dans ses bras une femme et une
édition plus
commune avec une femme au maillot de bain.(illustration de Brenot).
59-
Appel
des
sexes, Marthe Richard, 1951. Commentaire :
couverture avec un visage
de jeune femme aguicheuse. Roman par celle qui osa fermer les maisons
closes en
France. Prix Tabou 1951.
60-
Bataillon
Monclar, Jacques Bouttin, 1952. Commentaire :
témoignage sur un
bataillon de l’ONU en Corée.
61-
Corrida
de la
peur, Tom Lea, 1952. Commentaire : roman
tauromachique écrit par un
peintre américain. La jaquette en couleurs est
illustrée par Brenot.
62-
Tropique
du
caducée, Paul Malar, 2e
trimestre 1952. Commentaire : un
certain succès commercial. L’illustration de la
jaquette est une photo stylisée
de jolie femme noire nue zébrée par le titre
rouge sur fond jaune. La
couverture est signée par
« Massin ».
63-
Ordre
alphabétique, Jamblan, 1952.
Commentaire : couverture de Peynet.
64-
Les
fugitifs
de l’ennui, Jean Laupretre, 1952.
Commentaire : un roman sur
l’Indochine.
65-
Les
Vertus
Craboncrague, Roger
Rabiniaux,
17 dessins de l’auteur (couverture de Dubout),
1952, Collection
“Histoire de rire”.
Commentaire : Prix Tabou 1952. Pour
l’anecdote, l’auteur (de son vrai nom :
Roger Bellion) était sous-préfet
de Saint-Flour. Le jour de la remise du prix, Boris Vian, membre du
jury, s’amusa
à dédicacer cet ouvrage qu’il
n’avait
pas écrit à Jean Carlier.
66-
La
bousculade,
Yvan Audouard, 1953.
67-
Les
Oreilles
sur le dos, Georges Arnaud, 1953.
68-
Quand
« elles » conduisent, Jean
Vertenelle, 1953. Commentaire :
en couverture, jolie pin-up sortant d’une voiture.
69-
L’archange
aux
pieds fourchus, Maurice Dekobra, 1953.
70-
Le
lis et le
piment, Marcelle Vioux, 1953. Commentaire : jaquette
représentant une
pin-up brune dénudée et une blonde innocente.
Couverture naïvement coquine.
71-
Femmes
sans
hommes, Marise Querlin, 1953. Commentaire : auteure
féministe
sulfureuse quelque peu oubliée malgré une
biographie de Michele Larrère,
elle-même romancière au Scorpion en 1963..
72-
Les
chevaliers
de la vodka ou L’armée rouge est à
New-York, Maurice Dekobra, juin 1954.
73-
Patriarches
en
tous genres, Pierre Salva, 1954.
74-
Les
Charlatans
de la médecine, Autrec C.V. d’, 1954..
75-
Les
Vierges
choisies, Jean Fangeat, 1955.
76-
Chaînes,
Max Meriel, 1955.
77-
Parmi
les
fauves et les requins, René
Delpêche, 1955
78-
L’Aventure
Caraïbe, Francis Didelot, 1955.
Commentaire : un bon auteur de
polars.
79-
Messaline,
Impératrice de feu, Marise
Querlin, 1955/56.
80-
Biscuit
l’amour, Maurice Raphaël, 1956.
Commentaire : réédition d’un
titre
paru en 1954 chez Œuvres Libres.
81-
Call-girl, Louis-Charles
Royer, 1956.
82-
Méhariste
à
dix ans, B. de Gouvello, 1956.
83-
Médecine,
amour et fantaisie, L. Epagneul, 1956.
84-
La
veuve aux
gants roses, Maurice Dekobra, 1956.
85-
Minuit,
l’heure galante, Maurice Dekobra, 1956
86-
Férocement
vôtre, Maurice Dekobra, 1957.
Commentaire : Superbe couverture
illustrée par Brenot.
87-
Sacha
Guitry,
intime, Fernande Choisel, 1957.
Commentaire : souvenirs d’une
secrétaire de Guitry.
88-
Au
plus chaud
de l’enfer du bagne, Roger Flotat, 1957.
89-
Le
grand
voyage de Jeanne d’Arc, Jean-J. Simonet, 1957.
90-
Infidèles
mais
chères, Constantin Vermeuil, 1957.
91-
Des
chiens et
moi, Jean Fangeat, 1958.
92-
Le
Bel âge, André
du Dognon, 1958. Commentaire : superbe illustration de Jean
Boullet
représentant un jeune homme.
93-
Lola
Montès,
Anne Mariel, 195 ?. Commentaire : roman par
une co-auteure de
Maurice Dekobra.
94-
Histoires…
de
Cinéma, Pauline Carton, 1958.
95-
Le
sphinx a
parlé, Maurice Dekobra, 1958.
Commentaire : réédition d’un
titre
paru en 1930 chez Baudinière.
96-
Son
altesse mon amant
, Maurice Dekobra,
1958. Commentaire : « Editions Valmont et
du Scorpion ».
97-
Les
Morts
inutiles, Edmond S. Albou, 2e
trimestre 1959.
98-
Nuit
sur la
glèbe, Pierre Bécat, 1959.
99-
Shakespeare
et
Gide en correctionnelle ?, Daniel Guérin,
1959.
100- Ceux
qu’emporte le train, Alexandre Henri, 26
tableaux joués par des prisonniers de camps
d’internement, 1959.
101-
Le
chef de bande sera arrêté ce soir, H.
Toubas,
1959.
102-Les
puissants, Paul Niger (pseudonyme d’Albert
Béville), 1959.
103-
Commissaire
de quartier, Jean Ambrosi, préface
de Georges Simenon, 1959.
 |
 |
 |
James Cain - 1951
Jaquette ill.la plus commune
pour ce roman |
Anne Salva - Je n'en rougis pas
- 1949
Les
couv. illustrées sont peu courantes
avanr 1951 |
Maurice Dekobra - 1957
Jaquette
dans l'air du temps |
104-Le
désert rouge, Dominique Rocher, 1959.
Collection « Alternance ».
Commentaires : Dominique Rocher est
connue comme auteure de plusieurs titres dans la collection Angoisse du
Fleuve
Noir. Aujourd’hui, elle est chez Rivière Blanche,
la collection dirigée par
Philippe Ward. Voici ce qu’elle nous disait en juillet 2009
par internet :
« J’avais présenté
« Le désert rouge » publié chez
d’Halluin aux Editions du
Scorpion au concours du Grand Prix de l’Académie
des Provinces Françaises sous
la Présidence de Camille Belliard directeur-fondateur des
Publications,
l’Amitié par le Livre. Ce livre relatait
d’une manière romanesque la Campagne
d’Egypte de Bonaparte. Il était arrivé
deuxième. La première place lui ayant
été refusée, paraît-il, car
c’était un livre de guerre. (En fait il
n’était pas
à l’avantage de Bonaparte). De toute
manière ce résultat
m’a encouragée
à continuer d’écrire… Je trouvais que la
distribution[ du Scorpion]
n’était pas suffisamment efficace
à mon
goût. Je n'ai pas conservé de souvenir
vivace concernant Jean
d'Halluin. A
l’époque, 1959, Camille
Belliard m’écrivait que d’Halluin
désirait vouloir devenir un grand éditeur car
les critiques parlaient de ses livres et des placards publicitaires
paraissaient régulièrement dans les journaux et
revues. On trouvait les
ouvrages édités dans les Bibliothèques
des gares, véritable prouesse car ces
dernières étaient difficiles à
atteindre, selon lui… »
105-
Vous
ne l’avez pas lu dans le journal, souvenirs
d’un journaliste, René
Delpêche, 1959.
106-
La
perruche bleue, journal d’une courtisane, Maurice
Dekobra, 1959. Commentaire : à
l’époque de cette dekobramania tardive,
l’écrivain bordelais Jean Forton refusa
à Jean d’Halluin, sur les
« conseils »
de Gallimard, de
lui donner son roman La
Ville fermée (toujours inédit), sorte
de roman noir à la André
Héléna ou
Kenneth Fearing situé à Bayonne
(d’après les recherches de Catherine Rabier) et
narré selon plusieurs points de vue.
107- La
Trahison du colonel Redko, Maurice Dekobra,
1960. Commentaire : Si
la première
époque comportait sept Vian, la deuxième
époque du Scorpion est bien celle de
Dekobra avec au moins neuf titres.
108-C’est
votre résistant qui m’a tué,
François
Lovicki, 1960. Collection
« Alternance ».
109-
Tornades
et Tam-Tams, Francis Didelot, 1960.
110- Journal
intime d’un V.R.P., J.C., 1960.
111-
La
mort étrange de la IIIe République, Geneviève
Noël, 1960.
112- Au
temps de Staline, à la recherche des prisonniers
libérés en URSS, Général
P. Keller, 1960.
113-
L’école
des truands, Victor Alexandre, 1960.
114-
Le
prochain de ces messieurs, Eric Avenant,
1960.
Commentaire : roman policier écrit par
Eric
J.C. Moenner sous
pseudonyme.
115-Exode
1940, Gabriel Danjou, 1960.
116-
Par
quoi le Danemark fut-il pourri !,
Lucien Auphan, 1960.
117-
La
Passion selon Satan, Jacques Sadoul, 1960.
Commentaires : Jacques Sadoul est évidemment le
directeur littéraire
recruté par Frédéric Ditis en avril
1968 aux débuts de J’ai Lu et grand
promoteur de la SF en France. Dans son savoureux recueil de souvenirs
paru chez
Bragelonne, le directeur éditorial de J’ai Lu,
désormais à la retraite dans le
Gers, confesse avoir vendu 92 exemplaires de son premier roman paru aux
éditions du Scorpion. Réécrit et
réédité chez Pauvert en 1978, ce roman
se
vendit à peine mieux.
118-
Contes-fiction,
5 nouvelles, 1961.
119-Aux
sources du scoutisme français, Henri Viaux,
1961.
120- Rêves
et combats, préface de Maurice Toesca,
Jean Souvenance (Serge Grégoire), 1961.
Commentaire : par un écrivain
libertaire, libre penseur et militant pacifiste.
121-
La
scandaleuse affaire de Gilles de Retz, E.
Coarer-Kalondan, 1961.
122-
La
forêt des garces, Adolphe de Falgairolle,
1961. Commentaire : l’illustration très
artistique en vert
et jaune représente des
femmes-arbres.
123-Palabres, Léo
Campion, 1961. Préface
de William Shakespeare. Commentaire :
poète, chansonnier anar, ami
de Vian, et sur le tard
héros d’un des premiers
feuilletons télévisuels français
consacré au Fantastique.
124-Lavaudieu
et son Monastère, Jean Viallet, 1961.
125-Les
pourvoyeurs de l’enfer, Jean Saint-Lamain,
1961.
126-
Le
grand argentier de Napoléon : Gaudin de
Gaete, Gaudin Gaete, 1962.
127-
Petite
histoire de l’artisanat du bâtiment, Albert
Henri, 1962.
128-
L’homme
qui n’avait pas de moustache, Michel
Chrestien, 1962.
129-Chopin :
Explication d’un mythe, Marise
Querlin, 1962.
130-
Les
incompris,Géraldine Guiton, 1962.
131-
Le
Château des soupirs, Géraldine Guiton,
1962.
132-
L’école
des zéros, Jean Saint-Lamain, 1962.
133-
Jeanne
d’Arc était-elle la sœur de Charles
VII ?, Jean Bosler, 1962.
134-
Dictionnaire
pour mots croisés, H.
Voisin, 1962.
135-
Classe
11 (les Anciens), L. Montoby,
1962.
136- Dominique
fille du Roussillon, Jean Viallet, 1962.
137-L’assassin
des calvaires, A.B. Ashdey
(pseudonyme de l’Abbé H. Derrien), 1962.
138- Eléments
de physique évolutive, Louis Jacot,
1962.
139- Dans
l’empire d’Assié, Marc
Ménalque, 1962.
Collection « Alternance ».
140-Brahms, J. Laufer, 1963.
141-Le
château de Fontaguil, Pierre Aubriot, 1963.
142-Si
la France n’avait pas voulu, Antoine Dhurant,
1963.
143-
Les
sirènes hurlent toujours (nouvelles), Aline
Edestin, 1963. Collection
« Alternance ».
144-Tempêtes
et accalmies, Michele Larrère, 1963.
Commentaire : Par ailleurs, elle est l’auteure
d’une récente biographie de
Marise Querlin.
145- La
Yougoslavie au volant, Guy Benamou, 1963.
146-Les
animaux du cosmos, Alain Lecarre, 1963.
147-La
meilleure force, Messaour Belanouar, 1963.
148-
Poésie
du Japon, Colette de Saint-Maurice et
René Grout, 1963.
149-Molière,
ma femme et moi : journal d’une
groslotite,, François Charles, 1963.
150- Les
grandes heures d’Arnac-le-Duc, René
Gros,
1963.
151-Méditations
sur le mouvement, Louis Jacot, 1963.
152-La
barbe du Viking, Fernand Poskin, 1963.
153-Au
dernier jour, François Labarthe, 1963.
154-
République
inconnue, Jean Viallet, 1963.
155-
C’était
une librairie, Souvenirs et anecdotes, 21
ans de librairie, Robert Caplain-Dol, 1963.
156-
La
femme artificielle, A. Evrard, 1964.
157-Le
Dernier recours, Henri Barraud, 1964.
158-Augereau,
le beau sabreur, Raymond Gros, 1964.
159-
Le
maître de Mount Vernon, George Washington, L.
Ducros, 1964. Collection
« Alternance ».
160-
L’évolution
universelle, Louis Jacot, 1964.
161-
Canada
incertain, Un pays à la recherche de son
identité, Philippe Aubert de la Rüe,
« collection Alternance »,
1964.
162- Bouleversements
mondiaux, Mario de Sabato,
1964.
163-
Vers
de nouveaux horizons,Denis Oussou-Essui,
1965.
164- La
lyre mystérieuse, anthologie réunie
par René
Gibaudau (Nerval, Aloysius Bertrand, Théophile
Gautier…), 1965.
165-Comment
vivait l’homme des cavernes à
l’âge du Renne,
André Cheynier, 1965.
166-
Paris-Cap
Nord en 2CV, Marthe Broutelle, 1965.
167- Les
amants de Verdun, Georges-Marie
Bernanose, 1966.
168-
Récits
d’un docteur, Robert Soupault, 1966.
169-
Qui
te rend si hardi, Yves de Mellis, 1966 (Prix
Tabou). Commentaire d’Yves de Mellis
envoyé par internet en juillet 2009 :
« Grâce à lui (Jean
d’Halluin) j'ai eu le prix Tabou suivi d'un repas avec
la presse (qu'il a oublié de payer) qui m'a valu beaucoup
d'articles mais aussi
la distribution n'a pas suivi les libraires n'étaient pas
servis. Tout est vite retombé. d'Halluin ne savait pas
exploiter un
succès à long terme. Comme il n'avait pas
d'argent liquide il a proposé de
me payer mes
droits d'auteur avec des actions du Scorpion et je me suis
retrouvé
au conseil
d'administration. J'étais jeune et innocent la maison
croulait sous les dettes. Son frère a essayé de
la relancer en faisant du
compte d'auteur. d'Halluin a disparu puis son frère et comme
j'étais le seul qui restait je me
suis retrouvé au tribunal. J'ai eu quelques
difficultés à prouver ma bonne foi. J'ai
complètement été mis
hors de cause par le tribunal qui s'est rendu compte que je n'y
étais pour rien. Où
étaient alors les frères d'Halluin? Je pense en
Belgique en tout cas pas au tribunal. ».
Troisième
époque : (1967 – 1969)
Pour gagner de
l’argent, le frère de Jean d’Halluin
décide
de faire du compte d’auteur en parallèle avec du
compte d’éditeur.
Les éditions
du Scorpion deviennent donc parfois: « Editions
du Scorpion,
Promotion et édition ».
170-
Rendez-vous
au Caire, Saint-Elme, 1967.
171- La nuit des
mortes qui vivaient, Gérard Avelane, 1967.
172- C’est nous
les Africains, Henry Deloupy, 1967
173- La
Médecine décapitée, Jacques
M. Kalmar, 1968.
174-
Journal
intime, Denise d’Artois, d’Halluin Cie
éditeurs, 1969.
Et
d’autres titres…
Fin
officielle du Scorpion (français) en 1969.
Un
procès met fin aux aventures des éditions du
Scorpion.
J'irai
cracher sur vos tombes film
français de 1959
(sur
scénario de Boris Vian, revu et massacré par la
production)
|
 |
 |
Affiche
du film de 1959 -
Réalisé
par Michel
Gast
et médiocre à tout point de
vue - Vian demanda que son nom soit retiré du
générique... |
Novellisation
à partir du scénario du film par
Françoise d'Eaubonne
A
la hauteur du film: insignifiant |
|
ATTENTION,
l’existence d’un Degrelle, face à face
avec le rexisme, par
Wim Dannau, publié en 1971 aux éditions belges du
Scorpion n’a strictement rien
à voir avec les frères d’Halluin. Il
s’agit là d’un hasard amusant
résultant de
la traduction française du nom des éditions
flamandes « de
Schorpioen ».
Bibliographie
Manuel
de
St-Germain-des-Prés,
Boris Vian, Livre de Poche.
Les
vies
parallèles de Boris Vian,
Noël Arnaud, Livre de Poche, 5e
édition.
Dossier
de
l’affaire J’irai cracher sur vos tombes,
établi par Noël Arnaud, Christian Bourgois
éditeur, 1974.
Boris
Vian,
La vie contre,
Marc Lapprand, Editions A.-G. Nizet & Presses de
l’Université d’Ottawa, 1993.
Boris
Vian
« Si j’étais
pohéteû »,
Marc Lapprand et François Roulmann,
Découvertes Gallimard n°544, 2009.
Boris
Vian,
Vérité et légendes,
Frédéric Richaud, Paris, Le Chêne, 1999.
Trésors du roman policier,
Jacques Bisceglia,
éditions de l’Amateur, 1985-1986.
Dictionnaire
des littératures policières
(2 tomes), sous la direction de Claude Mesplède, Joseph K.
éditions, 2003 & 2007
Bison
Ravi
et le Scorpion rouge,
Darnaudet, Mare Nostrum éd., 2009.
C’est
dans
la poche ! mémoires,
Jacques Sadoul, Bragelonne, 2006.
Catalogue
internet des éditions Le Dilettante.
Catalogue
n°1
« Spécial Boris Vian », La
librairie Faustroll, Christophe Champion, juin 2009.
Avec
mes
remerciements à Jan Thirion, J.F. Ledeist, Marc Madouraud,
Etienne Borgers,
René Barone, Boris Lamot, Marc Yvonnet, Catherine Rabier pour leur aide
précieuse et à Marc Lapprand
et François Roulmann pour leurs discussions en feux
d’artifice.
.
François
Darnaudet
avec la collaboration très
pertinente d’Etienne Borgers.
( août
2009)
article : copyright
François Darnaudet 2009
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