| DIDIER
DAENINCKX ou : Le bruit des silences…
[-Début de l'interview >>>>>>> pg 1 - cliquez ici ] EB Revenons au roman. En parlant du futur immédiat, vous allez rester chez la Série Noire ? DD Oui, absolument. Je vais continuer avec la Série Noire, mais j’ai plusieurs éditeurs. Je publie aussi chez Verdier, un éditeur que j’aime énormément, en bande dessinée je publie chez La Martinière – ceux qui viennent de racheter le Seuil. En « jeunesse », je publie chez Rues du Monde. EB Vous publiez régulièrement pour la jeunesse ? DD J’en ai déjà publié 3 ces dernières années, et j’en ai deux nouveaux qui vont sortir. EB Et c’est dans quel genre ce que vous écrivez pour la jeunesse ? DD Je fais pour l’instant une série historique sur la Résistance et le déportation, dont le premier s’appelle Il faut désobéir… on voit bien que c’est pour la jeunesse (rires) EB Pas vraiment nécessaire de le leur apprendre… Ce ne sont donc pas des polars ramenés au niveau du jeune ? DD Non, non… pas des polars. Mais, comme je l’ai déjà signalé, j’aime bien l’ambiguïté. Même dans mes polars de la Série Noire, c’est polar mais toujours avec une certaine ambiguïté. EB Dans le même registre, vos recherches sur les points bizarres ou oubliés de l’histoire pourraient faire l’objet d’un essai ou d’un roman historique au lieu d’un polar… Vous y aviez pensé ? DD Non, car je suis vraiment passionné par la structure du roman policier EB Qui est plus libre… DD Plus libre, plus moderne. Je reporte la recherche sur un détective… EB Le vrai détective, c’est vous en fait… DD Oui, c’est vrai… mais un de mes personnages fera l’enquête dans le roman. Le roman policier est toujours un roman qui se penche sur le passé, on s’ y trouve toujours sur les traces du passé. Un détective c’est comme un historien… C’est ça qui m’intéresse dans le roman policier… EB Un dernier mot…Votre nom, Daeninckx, c’est un nom d’origine belge. Votre famille est belge ? DD Non, mais j’ai une ascendance belge. J’ai un arrière-grand-père qui était Belge, de Gand (ville du nord de la Belgique, à 60 km de Bruxelles –ndlr), et qui s’est réfugié en France, à Lille en 1884, pour ne pas faire son service militaire. C’était un anar… Il a deserté… « Exempté » par le tirage au sort, il vendit son exemption, et donc devait faire son service militaire. Avec l’argent il a acheté un cheval et il s’est enfui… Il travaillait le bois… ce qui lui a permis de subsister une fois arrivé en France Pour l’époque, Lille c’était loin mais toujours proche de son pays d’origine… EB Un vrai sujet de roman !... Merci Didier Daeninckx; bonnes recherches, à l’affut des silences… Bruxelles, 25 janvier 2004 - festival TOTAL POLAR Début de l'interview >>>>>>> pg 1 - cliquez ici © E.Borgers, 2004 |
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