ECRANS NOIRS
BRITISH NEO-NOIR
les films "néo-noirs" du cinéma britannique
| S'il n'y a pas eu de
grand courant de films noirs par le passé dans le cinéma
britannique, il y a eu une série de réalisations qui se hissèrent
au premier rang des réussites de genre. Des films tels que Le
Troisième Homme, Le Rocher de Brighton,
Les Criminels (The Criminal-1960) ou encore Le Retour de Jack (Get Carter) restent dans toutes les mémoires des amateurs. Ce n'est que tout récemment que se dessine un courant de renaissance du film noir en Grande Bretagne, pour lequel on peut parler de mouvement sans nécessairement y distinguer une quelconque école.. Ceci, même si une fois de plus il y a eu de grands films noirs dans la période intermédiaire, dont les meilleurs semblaient appartenir a une veine "réaliste" proche du documentaire par leur ton et leur technique de narration, tels que Lost Good Friday (Le racket), Stormy Monday (Un lundi trouble- de Mike Figgis- 1988), ou The Krays (Les frères Kray). Ce qui émerge des
films plus récents est l'apparition du "néo-noir" *
à l'anglaise, qui, bien que fortement influencé par
les réalisations américaines de ces dernières années,
a vu l'apparition de films au ton personnel qui manient des données
propres à la Grande Bretagne et l'Irlande.
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I WENT DOWN -
de Paddy Breathnach (1997) Pour une affaire de recherche de butin, un jeune
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DIVORCING JACK -
de David Caffrey (1998) Le personnage central, un journaliste réputé pour ses
critiques ouvertes des personnages en place, est embarqué dans une
histoire de meurtre d'une jeune femme qu'il connaît à peine
et qui lui remet une curieuse cassette de musique classique avant de mourir.
Film déjanté, un peu surréel par moment, avec une violence soutenue mais qui ne devient pas le sujet déguisé du film . Si la caricature visuelle tourne parfois à la BD, l'humour noir intensif, le talent du réalisateur et l'incroyable performance de l'acteur principal en font une très bonne satire des moeurs politiques et de l'absurde tels que pratiqués en l'Irlande du Nord. Film qu'il faut avoir vu, ne fut-ce que pour l'excellent David Thewlis
absolument génial dans sa manière de rendre le côté
d'éternelle demi-cuite, de "mal dormi", du personnage central et
sa sensation permanente de vivre un cauchemar éveillé.
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BUTCHER BOY (1997) - Le garçon boucher- de Neil Jordan (scénario basé sur le livre de Patrick McCabe) Un jeune garçon crie le récit de sa vie, d' une manière
souvent proche du petit personnage mis en scène dans "Le tambour"
de Gunther Grass. Mais ses intentions sont différentes. Il
raconte ses déboires avec sa famille (épisodes proches du
tragique), ses démêlés avec les autorités de
tout poil, ses intuitions géniales qui lui permettent de jouer certains
rôles que les gens acceptent plus facilement que sa vraie nature.
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HEAVEN'S BURNING (1997) de Craig Lahiff Bon.. bon! Techniquement ce n'est pas British, mais Australien.
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Et maintenant, l'envers du décors: Au pilori! Lock, Stock and Two Smoking
Barrels (1998)
Film porté aux nues
par une certaine critique.
Je n'ai rien contre un bon
pastiche, mais je ne peux applaudir lorsqu'on essaie de me faire croire
que le pastiche, débouchant souvent sans le vouloir dans la parodie,
est le genre lui-même.
Après le jazzy en
musique, voici l'ère du "noirish" au cinéma...
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Mise à jour de cette page: 6 janvier 2001