JEAN-BAPTISTE
BARONIAN
ou : noir sur gris
|
Jean-Baptiste Baronian, un
auteur belge qui se présente
souvent comme étant un écrivain
professionnel.
Sa bibliographie bien fournie et
répartie dans de nombreux domaines de
l’écriture, de la nouvelle au roman, du
policier au fantastique, de l’essai à la critique
littéraire, les livres pour
jeunes enfants, les anthologies, confirme le professionnel
de l’écriture qu’il est. Mais il
est aussi un véritable auteur, un créateur
d’ambiances sombres teintées de noir
dans ses romans policiers et dans ses écrits pour le
fantastique.
Le tout avec
une certaine distanciation et une écriture
soignée visant à l’économie.
La
marque de Jean-Baptiste Baronian.
J’ai
rencontré Jean-Baptiste
Baroniant à Bruxelles, dans le cadre du festival TOTAL
POLAR 2007, et il a bien voulu répondre
à mes questions.
E.Borgers
février
2007
|
EB
Jean-Baptiste Baronian, on peut dire, à l’examen
de votre
bibliographie bien fournie, que vous êtes un
écrivain multicartes : romans
de littérature générale, le
fantastique, les écrits pour jeunes enfants et…
bien évidement les romans policiers, s’y trouvent
en nombre.
Comment êtes-vous venu au polar ? Par
goût ? Pour
des raisons historiques ?...
Jean-Baptiste Baronian
C’est
effectivement par goût. Mais l’historique a
joué un
rôle.C’est une littérature que
j’ai
découverte très tôt, très
jeune. A 12 ou 13 ans je lisait déjà des
« Série Noire », et ce
qui
m’a intéressé dans cette
littérature – et continue à
m’intéresser, c’est le
fait qu’elle s’accroche au mystère.
C’est d’ailleurs ce même
intérêt pour le mystère
qui me fait me passionner pour le fantastique. Dans un cas le
mystère est d’ordre
naturel, dans l’autre il est d’ordre surnaturel.
Etre pris dans un
univers mystérieux m’a toujours
passionné.
Les circonstances qui m’ont amenées à
faire du polar sont
tout à fait singulières.
J’avais publié, dans les années 70,
cinq romans chez Robert
Laffont, dans certains de ceux-ci, il y avait
déjà ce souci du mystère, mais
jamais d’articulations policières ou quelque chose
du genre. Lorsque je suis
arrivé avec un sixième livre
(c’était Matricide ), il fut
refusé
par Robert Laffont qui me dit : « Je ne
publie pas de romans
policiers… ».
Jusqu’à ce moment-là, je vous avoue que
je n’avais pas eu
conscience de faire du polar avec ce roman ; j’y
mettais en scène un petit
inspecteur de quartier, un policier,
comme on en voyait encore en Belgique à
l’époque. C’était le genre de
policier qui vous amenait vos contredanses chez vous et buvait une
tasse de
café durant sa visite. J’en voyais un pratiquement
tous les jours de la fenêtre
de mon bureau. Un flic sans arme, qui entrait chez les gens et y
restait une
heure. C’est en me demandant ce qu’il y faisait
vraiment que m’est venu l’idée
du roman, en
m’intéressant à ce flic que
j’observais. Il avait l’air d’un vieux
garçon et je lui ai inventé une mère
possessive etc.
EB
Vous
étiez d’abord intéressé par
le personnage, qui, de fait
était un policier. Mais vous n’aviez pas
cherché à faire du
« policier », du polar…
JB
Bar
Effectivement… Et suite à la remarque de Laffont,
je me suis
dit que ce serait marrant de publier ça comme un polar, donc
j’ai téléphoné à
François Guérif qui dirigeait les collections de Clancier-Guénaud,
et, avec mon manuscrit sous
le bras, place Saint Sulpice à Paris, je lui dis que je
viens d’écrire un roman
policier. Chose que je n’aurais pas dite ne fut-ce
qu’un quart d’heure avant…
Il accepte que je le lui apporte, et dans le métro, vu mes
activités
précédentes et l’habitude bien
ancrée en Belgique (voir Jean Ray,
Simenon…etc ), je me dis que je vais prendre un
pseudo… et je change mon nom
sur le manuscrit où je mets à la place le nom
d’Alexandre Lous.
EB
Pseudo que vous utiliserez souvent par la suite dans vos
écrits ayant trait au polar…
JB
Bar
Oui, je l’ai souvent utilisé.
Le roman a été pris, et du jour au lendemain
j’ai été perçu
comme un auteur de polars. Le roman venait d’ailleurs
d’être accepté dans une
collection de polar, ce qui en assurait le classement
immédiat dans le genre.
Comme quoi, ce sont souvent les collections qui décident du
genre… Dans la
foulée, on a commencé à me commander
du polar : chez Denoël, Fleuve Noir…
et je me suis laissé prendre au jeu. Mais, cette
mécanique du mystère est
devenue déterminante pour moi, par la publication de Matricide (en
1981-roman qui fut republié de nombreuses fois par la suite-
Ndlr). Ce fut
vraiment déterminant, car après cela je ne ferai
quasiment plus rien que ce
genre. Mais j’avais une bonne connaissance du genre
policier : dès 1972,
j’était critique de polars au
« Magazine
littéraire » et cela fait 35
ans que j’y sévi.
Autre facteur à ne pas perdre de vue, ce sont les
circonstances économiques qui priment souvent. Quand
j’ai publié La Nuit
du pigeon , qui vient d’être
republié par Labor et que vous avez analysé
si remarquablement ( Ndlr :
voir Europolar n°8, à www.europolar.eu
), au départ je l’ai
publié (chez
Fleuve Noir, 1982- Ndlr) parce qu’on
m’offrait de l’argent. Moi,
je vis de ça - comme je le souligne souvent : je
suis un écrivain professionnel-
et c’était publié à 35.000
exemplaires. C’était nettement autre chose que
d’être publié à 2000 chez les
autres…
Mais, j’ai toujours eu un soucis littéraire, dans
tout ce
que j’écris.
EB
En ce qui me concerne je vous avoue que malgré que je vous
connaisse
comme auteur depuis longtemps, je vous percevais plutôt comme
auteur de
fantastique, et ce jusqu’à une date plus
récente, durant les années 90, lorsque
votre côté polar m’est apparu plus
nettement. Il est certain que votre passage
remarqué aux éditions Marabout (éditions
créées en Belgique- Ndlr), de 1969
à 1977, et où vous y avez
promu la littérature fantastique, n’y est pas
étranger.
JB
Bar
Je comprends, mais comme je l’ai expliqué, je me
suis aussi
consacré au polar. Et j’ai le sentiment
qu’il y a une grande unité dans ce que
je fait : même dans mes romans policiers, il y a
cette chape d’étrangeté,
toujours à la limite du fantastique…de
l’étrange. C’est ma nature,
c’est comme ça
que je vois le monde.
EB
Le quotidien n’y est jamais du quotidien… et
l’homme
ordinaire n’y est que par accident…
JB
Bar
Exactement… Et je prends des personnages qui sont
essentiellement confrontés à des
problèmes humains. Je reste très soucieux que
mes livres présentent une intrigue, un suspense, j’y tiens
beaucoup mais… ce n’est pas l’essentiel.
EB
Il est certain que Georges Simenon a influencé un grand
nombre d’écrivains de polar actuels. Vous en
faites partie, à mon avis, mais sans que vous en
soyez un « disciple ».
En disant que Simenon vous a en partie influencé, je me
trompe ?
JB
Bar
Il y a deux parties à la réponse...
Très jeune, j’avais déjà des
velléités littéraires, et à
13-14 ans, j’étais sous influence. Lorsque
j’écrivais j’était fort
influencé
par ce que je lisais. Comme par exemple par Gilbert Cesbron, auteur
à la mode à
cette époque. Et dans la foulée, je faisais du
sous-Cesbron.
Je
me suis progressivement dégagé de ces influences,
mais je n’ai découvert Simenon que très
tard… je devais avoir 27-28 ans. Car,
et c’est mon côté rebelle, je me suis
toujours méfié des écrivains
« imposés ».
Simenon prenait trop de place.
EB
Nous nous rejoignons. J’ai eu longtemps le même a
priori. Et
mes premières lectures de Maigret vers 12-13 ans ne
m’avaient pas convaincu. Ni
mes essais ultérieurs, vers 16-17ans, et qui installeront
l’a priori. Je
découvrirai ses
« romans-romans », ses romans
durs, que plus tard,
vers 22-23 ans, et beaucoup plus tard pour le reste.
JB
Bar
Je n’ai pas le sentiment d’être sous
influence, parlant
de Simenon...
EB
Non,
c’est certain. Ce n’est pas
l’idée que je défendais…
JB
Bar
Mais il m’a marqué. Et je le considère
comme un écrivain
prodigieux, un immense bonhomme.
EB
Pour moi, c’est dans
l’économie de votre
écriture qu’on retrouve la marque de Simenon
JB Bar
Et je la
revendique. Si on me dis : Baronian est un fils
de Simenon, je suis ravi.
D’autant
plus que ma nature me porte à
m’intéresser aux
petites gens, et effectivement j’essaye toujours de faire
passer un maximum d’action,
d’émotion et de sensation dans un minimum de mots.
De préférence avec des mots
simples. Je suis un écrivain, à cet
égard.
De plus, mes
ouvrages sont extrêmement construits, comme
vous avez pu le remarquer. Les chapitres doivent se
répondre, il faut des échos
à l’intérieur du livre, parfois dans
des choses secondaires, que seul un vrai
lecteur peut voir.
EB
Un
fil conducteur qui n’est pas l’intrigue principale.
JB
Bar
C’est exactement ça !
Pour cela il faut que les personnages aient une
épaisseur…
Par exemple dans mon dernier roman paru, Quatuor
X (voir les commentaires dans notre chapitre
Livres), le personnage
principal est un mélomane, et dans tout le livre sa
mélomanie apparaît. Il est
important de donner à un personnage une incarnation
totale…
EB
La musique, c’est un peu le personnage… Ce qui
rempli le
personnage, c’est qu’il est curieux,
c’est qu’il se ballade, c’est
qu’il aime
la musique…
JB Bar
Oui…
Exactement… Il
aime Bruxelles, il aime la bonne bouffe.
A partir du moment où mes personnages ont des
caractéristiques, il faut que ces
caractéristiques apparaissent dans tout le
roman, et leur collent à la peau.
EB
Dans les auteurs modernes, disons depuis Simenon et chez ceux
qui suivent, quels sont ceux qui vous ont
impressionnés ? Que
vous aimiez ?
JB
Bar
Beaucoup
d’Américains. Mon auteur favori a longtemps
été Ed
McBain. Et aussi Westlake. Ce sont les deux auteurs qui m’ont
fort touché.
EB
Quel Westlake ? Celui des romans un peu farfelus, ou le
Westlake, très dur, des Parker* ? (* C.à.d. les romans écrits sous son pseudo Richard Stark - Ndlr)
JB Bar
Le Westlake des Parker aussi… Tous les deux, car ils racontent des histoires.
Je ne suis pas
très Ellroy, j’aime mais il y a chez lui des
choses un peu bavardes.
Parmi les jeunes d’aujourd’hui, j’aime
beaucoup Woodrell,
James Sallis. Il faut lire Drive de Sallis,
récemment paru chez
Rivages, un excellent roman.
Plus jeune, j’ai été fort
influencé par le roman noir
américain : Thompson, Goodis, Horace McCoy. Comme
jeune homme, ce qui m’a
fort marqué, c’est Faulkner. C’est un
des auteurs qui m’a le plus marqué.
Chez les français, j’adore à la fois
Dessaint et Demouzon.
C’est un hasard s’ils sont ici (les deux auteurs
participaient à Total Polar
2007- Ndlr). J’aime beaucoup Dessaint. C’est mon
auteur favori actuellement. Je
le considère, avec Demouzon, comme le meilleur auteur vivant.
Il écrit des choses sombres et noires, mais ce
n’est pas manipulé…
EB
A l’heure actuelle, ce qui marche fort, ce sont les
séries.
Bien que si on regarde en arrière, ce
phénomène existait déjà
dans la
littérature policière depuis ses
débuts…
Il y a de plus en
plus de séries, romans où le lecteur retrouve les
mêmes personnages, les mêmes
schémas, les mêmes ambiances, comme s’il
avait peur de se lancer dans
l’inconnu.
A ma connaissance, vous n’avez jamais
été tenté par ce genre
d’expérience.
JB
Bar
Non, pas du tout… La seule chose, et on me l’a
fait
remarquer lors de la parution de mon dernier roman, c’est que
tous mes
personnages sont frères, cousins…
Il y a entre le petit chômeur de La Nuit
du
pigeon et mon privé de Quatuor X un point
commun : ce
sont des « losers ».
EB
C’est évident. Vous ne reprenez pas les
mêmes personnages,
mais tous se baladent dans le même univers. Votre univers.
Ils pourraient se
croiser…
Mais les personnages récurrents ne vous
intéressent pas.
JB
Bar
Non, je n’ai jamais pris de personnage récurrent.
EB
Pour chacun de vos polars vous préférez partir
à zéro?
JB
Bar
Tout à fait… Mais d’un autre
côté, tous mes livres se
ressemblent…
EB
Ils sont le résultat de votre univers, de votre marque
d’écrivain…
JB
Bar
J’écris tout le temps, je suis toujours en
éveil… Mais je
crois qu’il y a une grande unité dans tout cela,
c’est toujours moi : on y
retrouve ce qui m’intéresse, comme Bruxelles, la
musique.
Je reste moi dans tous mes livres…
EB
Quel que soit le genre ?
JB
Bar
Oui, oui. Par exemple dans mon denier livre publié, une
biographie de Baudelaire (publiée chez folio-biographies,
oct. 2006 –Ndlr), je
la traite un peu comme un polar. Si Baudelaire rencontre Gustave
Flaubert,
c’est un personnage comme un autre, quelqu’un de
pas connu, qui n’a encore rien
fait. Le tout reste plongé dans
l’époque et je n’indique pas,
s’il va dans un
bâtiment,
« …aujourd’hui devenu
ceci ». Je fais abstraction du fait
que je sais quel était le destin de Baudelaire, je
m’en tiens à ce qui se passe
à la date de l’épisode
envisagé.
EB
Revenant au polar : qu’est-ce qui, pour vous, est
important dans un roman policier ?
L’intrigue évidemment, mais quoi
d’autre ?
JB
Bar
Bien que beaucoup de gens escamotent l’intrigue, ces
dernières années c’est courant, surtout
chez les auteurs français. On fait
passer des messages avant le récit.
Il est certain que, dans mon cas, j’essaye de faire passer
l’intrigue et aussi l’émotion.
EB
Et certainement l’ambiance…
La plupart de vos écrits sont du
grisé qui débouchent sur le noir
JB
Bar
Oui, oui… l’atmosphère. Ce sont les
trois éléments
importants.
Et il est vrai que ce que j’écris est sombre,
souvent
glauque même.
J’y ajouterais un quatrième
élément, dont on a déjà
parlé :
le soucis littéraire, l’écriture.
EB
Revenant sur vos personnages, l’impression qu’ils
me donnent
c’est que ce sont des personnages ordinaires, c’est
évident, mais ils sont
face au hasard ou
au destin. Comme si le
hasard leur jouait des mauvais tours. Je ne parle pas
évidemment des hasards
créés pour être des
« deus es machina » et qui
sauvent les dénouements
d’intrigues impossibles, choses qu’on rencontre
souvent encore dans le polar
moderne chez vos confrères.
Vos personnages, sur leur petit bonhomme de chemin reçoivent
soudain un coup dans les lattes de la part du hasard, cela les fait
trébucher
et vous, l’auteur, vous êtes là pour
observer ce qui va se passer…
JB
Bar
Oui, oui, c’est ça. J’assiste aux
conséquences, mais avec,
et j’y tiens beaucoup, un soucis de rédemption
pour mes personnages principaux.
On le retrouve dans mes romans les plus récents :
la
dernière phrase de Quatuor
X , le titre même du roman L’Apocalypse
blanche . J’essaye de donner à
mes personnages une
épaisseur humaine et rédemptrice.
EB
Mais vos personnages n’ont pas de rayonnement, ils sont
même
résignés
JB
Bar
Oui, ce ne sont pas des héros. Des
résignés, des gens sans
envergure, sans éclat. Il n’y a
d’ailleurs pas d’intellectuels parmi
eux… Ils
n’ont aucun discours sur le monde.
EB
C’est vrai, ils ne regardent que ce qui est
proche d’eux…
JB
Bar
De plus il n’y a pas de thèse dans mes romans, et
je n’ai
pas de théorie à défendre.
EB
Personnellement, j’ai aussi le sentiment que vos
personnages, lorsqu’ils trébuchent, ils se
débattent mais ils ne luttent pas
vraiment
JB
Bar
Vous avez raison. Ils sont résignés et ce ne sont
pas des
héros au sens classique du terme. Plutôt des
antihéros…
EB
C’est anecdotique, mais êtes-vous un amateur de
musique
classique ? Vos références de CD dans Quatuor X étaient
non
seulement réelles, mais aussi très
choisies…
JB
Bar
Je suis un immense mélomane. Et je mettrais la musique
au-dessus de tout, même de la
littérature…
EB
C’est une vue pour laquelle
je vous rejoins complètement…
Dans votre bibliographie, on se rend compte que vous avez
beaucoup écrit pour les enfants de 3 à 6 ans.
C’est très particulier, surtout
pour cette tranche d’âge. Comment y avez-vous
débuté ? Quelles sont les
raisons qui vous ont poussées à écrire
ce genre de livres illustrés ?
JB
Bar
C’est arrivé tout simplement parce que ma femme
avait lancé,
il y a 17 ans, une maison de production de livres pour enfants, et elle
s’était
surtout intéressée à des
illustrateurs. Comme souvent, ces illustrateurs
n’avaient pas d’histoires… ou alors un
vague synopsis. C’est elle qui m’a dit
« Pourquoi ne ferais-tu pas ces
textes? » et je me suis lancé là
dedans en m’effaçant totalement
derrière l’illustrateur. J’en ai fait
un, puis deux, puis trois… pour arriver à
une trentaine aujourd’hui. Mais chaque fois avec le plus
grand respect pour
l’illustrateur. Je dirais que ce sont presque des textes de
commande…
EB
Pour moi vous êtes l’auteur idéal pour
ce genre de
chose : vous économisez les mots. Pour les jeunes
enfants, c’est ce qui
faut.
JB
Bar
Oui, c’est vrai.
EB
Mais à l’heure actuelle, est-ce que cela vous
intéresse ou
vous amuse encore ?
JB
Bar
Je fais ça avec le plus grand soin, mais je m’en
passerais
volontiers.
EB
Bien que beaucoup d’auteurs n’aiment pas en parler,
je vous poserai
quand même cette dernière question :
avez-vous quelque chose en
préparation, un roman, des nouvelles ?
JB
Bar
C’est vrai qu’on n’aime pas trop en
parler… Je
viens de terminer un livre qui relève
encore de la littérature criminelle mais qui n’a
strictement rien à voir avec
ce que j’ai écrit
précédemment. Cela reste un roman, mais sa
structure est
plutôt celle d’un roman policier classique, chose
que je n’avais jamais faite…
Et il est en forme de puzzle. Je l’ai d’ailleurs
sous-titré :
« puzzle policier de 42
pièces ».
Ca tient, et pour moi ce n’est pas péjoratif, de
l’exercice
de style. Je voulais savoir ce que je ferais dans ce genre de
mécanique. Pour
ce livre, dès que j’examinais un
évènement, autre chose apparaissait…
comme
dans une tapisserie où on tirerait sur un fil.
Tout est expliqué, et les détails
présents dans les
chapitres jouent un rôle important dans la suite…
C’est aussi un roman assez
cynique, avec du suspense : jusqu’à la
fin on ne sait pas qui y est tué.
Mais il y a plein de pistes … Je me suis aussi beaucoup
amusé.
EB
Nous sommes impatients de nous faire surprendre par votre nouveau
roman…
Merci à
vous, Jean-Baptiste Baronian, d’avoir bien voulu
répondre à nos questions et
de nous avoir éclairé sur votre passion de
l’écriture.
Bruxelles, 3
février 2007 - festival TOTAL POLAR
commentaires dans Polar
Noir
sur "Quatuor X" :
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Noirs
©
E.Borgers 2007
|
Jean-Baptiste
Baronian
(photo E.Borgers)
Bibliographie
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LES SEVICES DU LIVRE LUXEMBOURGEOIS (Belgique), dans leurs pages Web
EB
- fév. 2007
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