Lettre ouverte
Connaissez-vous ce sentiment qui vous prend du bas ventre en remontant par secousse jusque dans votre coeur et qui doucement
vous étouffe.
C'est une sensation inquiétante au début, le coeur va-t-il lâcher, mais si confortable quand il reprend doucement son
rythme régulier.
Il vous prévient alors que vous ne rêviez pas, c'est simplement ce qu'on appelle "être amoureux".
Le coeur palpite, il va exploser, mais non, il se calme tout doucement, reprend son chemin et le sang suit sa route dans nos veines.
Est-ce cela que l'on appelle "aimer".
Et ces larmes qui envahissent d'abord votre gorge et ensuite vos yeux quand une voix soudain s'élance et résonne
comme dans une cathédrale ; non, ce n'est que dans votre tête.
Est-ce cela que l'on nomme "émotion".
Rappelez-vous ce regards velours qui se pose sur vous, moi, c'est une écharpe de laine qui m'enveloppe et qui m'étreint. Avec elle je pars au bout du monde.
Moi, je dis que ce regard me transperce l'âme et le corps.
Cela aussi porte un nom doux "l'amour".
Avez-vous pu surprendre ce
sourire qui n'est jamais le même, est-il pour vous ou pour quelqu'un d'autre, peu importe, puisqu'il est là et je le prends.
Je crois toujours qu'il est pour moi.
Et cette voix que vous avez, qui me fait frissonner, voyager, m'abandonner.
Elle est depuis quelques temps habillée du
ballet de vos mains qui expriment l'ardeur de votre coeur et fait exploser votre bonheur.
Et vos cheveux si bruns, où furtivement on
glisserait bien nos mains.
Est-ce bien raisonnable, mais lorsque l'on aime, peut-on l'être vraiment ?
Vous dites que vous êtes un amoureux et non un romantique,
alors vous connaissez ce sentiment que je ressens et vous pardonnerez, très aisément j'espére, l'aveu que je viens de vous faire.
J'ai
longtemps hésité pour trouver l'endroit, le moment, l'heure, ou le temps pour vous parler, et j'ai trouvé.
N'est-ce pas ici, chez vous, sur
le forum, où la porte reste ouverte, où tout le monde se tutoie et où je te dis "vous",
N'est-ce pas l'endroit, où vous êtes le roi , où chacun peut venir, pour crier son désir.
Alors je vous dis, sans honte, il me faut me vider de ce trop plein d'amour dont ma vie est
remplie, sans reconnaître le jour de la nuit, errant sans but précis si ce n'est que celui de venir vous parler ou vous écrire des mots pour
que vous les chantiez.
Je ne le dirai pas, je viens de vous l'écrire et vous le comprendrez, dans un regard, dans un sourire, vous le
verrez si vous me regardez.
Ma lettre reste ouverte à votre tour de la fermer...
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