Je ne comprends rien ! ! !
Tout était si beau,
Et voilà que tout s’écroule comme un château de cartes.
Moi je suis là-devant un café froid et je pleure,
Discrètement, toutes les larmes de mon corps,
En espérant que personne ne le voit.
Et je ne peux rien faire,
je suis tétanisé à l’idée de te perdre.
Les poings serrés, j’en veux à la terre entière.
Tremblant, j’écris des mots inutiles sur un clavier
Mes yeux flou de larmes, mes doigts cherchant les touches,
Mes manches essuyant mes joues,
Mes pensées se perdent dans un passé inoubliable,
Qui fait couler des rivières sans fin,
De mes yeux brûlant de tristesse.
J’ai peur pour la première fois de ma vie, j’ai peur !
Encore une gorgée de café froid,
Comme si cela asséchait mes pleurs,
L’important c’est que personne ne le voit !
Je suis un homme !
Quelle connerie ! ! !Je ne suis qu’un fou … un fou d’amour …
Un fou qui se met à prier un dieu auquel il n’a jamais cru,
Dans sa solitude, au milieu d’une nuit,
Fixant le vide de son avenir,
Et suppliant pour une dernière fois la vie …
Retenant des cris de désespoir,
Pour rester « l’homme » même la nuit …
Ne surtout pas laisser paraître la moindre faiblesse,
La moindre douleur.
Un homme ça n’a pas de larmes, pas de douleurs, pas de peurs !
Je n’avais peur de rien ….
Ni la mort, ni le tonnerre, ni l’orage ne m’effrayait,
Je n’avais peur de rien ….
Avant d’exister, de vivre, de t’aimer, avant …
Que nos mains enlacées se sont promis l’éternité, avant..
Que nos cœurs embrasées se sont perdus
Dans des nuits écourtées par la folie de nos bras,
De nos yeux et de nos corps assoiffés.
Le torrent de larmes s’est arrêté, Grace à quelques pensées,
Pensées … aux nuits, aux passions, aux instants oubliés …
La peur est restée, elle est toujours là, dure, froide.
Tout autour de moi, les murs, les meubles,
Dans chaque objet, je la sens, elle est là …
Mais je n’ai peur de rien, en tout cas ça ne se voit pas …
Je n’ai pas peur,
Ni des fantômes, ni des âmes perdues, ni des esprits …
Ça n’existe pas, il n’y en a pas ici,
Car la seule âme perdue qu’il y ait,
Rôde la nuit autour de toi,
Sans corps, elle est juste là … et t’envie,
Sans mains, ni bras pour t’enlacer,
Elle te caresse … sans connaître le toucher,
Et jusqu’au petit matin pour moi,
Elle construit un mur noir d’ennui
Avec un mortier fait d’absences et de larmes salées.
Ame perdue, hantise de mes nuits, j’ai peur,
J’attends le rayon illuminé, la porte ouverte,
Pour faire disparaître le fantôme de mon cœur brisé.
Et je t’aime juste en pensées pour ne surtout plus rien casser …