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6 avril 2006


Véronique Lemieux
photo : Martin Alarie

Véronique Lemieux, une personne déterminée

À l’âge de 13 ans, Véronique Lemieux prend des cours de natation, à l’instar de plusieurs jeunes. Après les séances de nage, alors que c’est au tour des plongeurs de s’exercer, elle insiste auprès de sa mère pour s’asseoir dans les estrades et observer ces athlètes, fascinée. Elle décide alors de pratiquer le plongeon, mais «tu es beaucoup trop vieille» lui lancent certains entraîneurs. Pascale Gauthier, elle, lui donne sa chance et croit en elle. Huit ans plus tard, Véronique Lemieux vient de remporter le bronze au tremplin de 1m lors des Championnats canadiens d’hiver en janvier dernier.

Judith Semco-Nickner

Véronique Lemieux est l’exemple même d’une personne déterminée. Alors que certains lui martelaient qu’elle ne pourrait pas réussir dans le plongeon de compétition, la plupart des adeptes de ce sport ayant commencé à le pratiquer dès l’âge de cinq ou six ans, Véronique n’a écouté que celle qui croyait en elle, son entraîneure des débuts à Laval. Aujourd’hui, « je suis rendue au même niveau que ces personnes-là », mentionne fièrement Véronique en parlant de ses collègues plongeurs.

La jeune Mascouchoise revient d’ailleurs de Russie, où, du 9 au 12 mars 2006, elle s’est classée parmi les huit meilleures plongeuses au tremplin de 3m, à l’occasion du Grand prix FINA, où une quinzaine de pays étaient représentés. « J’aimerais ça que ça s’améliore d’année en année », admet Véronique, un sourire aux lèvres. Disons que c’est plutôt bien parti puisque la jeune femme de 21 ans fait cette année partie de l’équipe élite de plongeon du Québec, le pendant provincial de l’équipe nationale canadienne, regroupant quatre gars et quatre filles.

Au club de plongeon Camo, où elle s’entraîne depuis maintenant trois ans, Véronique avoue être plutôt bien entourée. Elle a côtoyé les Blythe Hartley, Émilie Heymans et, le plongeur qu’elle admire le plus, Alexandre Despatie. « Alexandre c’est vraiment mon modèle à suivre, il a vraiment de la détermination », souligne la plongeuse qui s’entraîne avec lui tous les jours.

Conciliation plongeon-études
Véronique Lemieux adore l’adrénaline qu’engendrent les compétitions et qui la stimule. « C’est le fun de se lancer dans les airs et de savoir que tu contrôles », évoque la jeune athlète. Pour son sport, la plongeuse en a fait des sacrifices. Actuellement étudiante à l’université en enseignement de l’éducation physique, elle gère un emploi du temps peu reposant. «Les grosses journées que j‘ai, je me lève à sept heures, je me rends en autobus au Centre Claude-Robillard. J’ai mon entraînement de neuf heures et demi à midi, ensuite de 13h à 15h, et après, de 16h à 19h, j’ai de l’école », explique la très disciplinée Véronique.

« Au secondaire, c’était plus difficile parce que mes amis ne comprenaient pas vraiment ce que j’étais en train de faire. Moi, j’avais un entraînement le samedi matin à sept heures, donc je ne faisais rien le vendredi soir », raconte la plongeuse. Pas facile de résister à la pression des pairs qui auraient bien voulu qu’elle rate une séance de plongeon de temps en temps pour les accompagner !

En plus des études qu’elle poursuit et de ses pratiques quotidiennes de plongeon, Véronique Lemieux donne aussi des cours de ski et de plongeon et confectionne des colliers qu’elle vend entre autres à la Maison de pays du Vieux-Terrebonne. Très dynamique, elle n’arrête pas un instant et aime avoir une vie chargée. Cette adepte de ski, de snowboard et d’escalade avoue avoir beaucoup de mal à rester en place. « Ça m’arrive rarement de m’asseoir devant la télé et de ne rien faire... J’ai de la misère à arrêter ! Si je regarde la télé, je vais faire autre chose en même temps, c’est sûr ! » , s’esclaffe la jeune plongeuse.

Véronique se prépare actuellement aux Championnats canadiens seniors d’été, qui auront lieu au mois de juin à Winnipeg. À plus long terme toutefois, la plongeuse vise l’équipe nationale canadienne. « Je trouve ça le fun de voyager et j’aimerais faire plus de compétitions internationales, comme les Championnats du monde, la Coupe du monde, les Jeux du Commonwealth ». On le lui souhaite !


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