Un centre d’entraînement d’excellence au Stade olympique :
pour créer des conditions gagnantes

Montréal, 21 janvier 2005 – L’aménagement d’un centre d’entraînement d’excellence au Stade olympique contribuerait sans aucun doute à créer des conditions gagnantes pour les athlètes d’élite et leurs entraîneurs.

Les entraîneurs Michel Larouche (plongeon) et Isabelle Taillon (nage synchronisée), de même que les athlètes Yannick Lupien (natation) et Nathalie Lambert (patinage de vitesse sur courte piste), sont catégoriques dans les réactions qu’ils font entendre à la suite des intentions annoncées par le ministre des Affaires municipales, du Sport et des Loisirs, Jean-Marc Fournier, de conserver au Stade olympique sa vocation sportive en y regroupant centres d’entraînement et services dédiés aux athlètes de niveau international.

« L’idée de centraliser les services offerts aux athlètes d’élite me plaît beaucoup, souligne M. Larouche. Nous l’avons bien vu aux Jeux olympiques d’Athènes : Alexandre Despatie, quatrième à la tour, a été battu par des compétiteurs de pays, comme la Chine et l’Australie, qui se sont dotés depuis longtemps de centres d’entraînement d’excellence.

Selon lui, la mise sur pied d’un centre d’entraînement d’excellence, comme celui qu’est à élaborer le gouvernement québécois, fermement appuyé dans ses intentions par le Centre national multisport-Montréal (CNMM) et Sports-Québec, favoriserait une plus grande accessibilité aux services nécessaires entourant l’entraînement des athlètes, avec des professionnels sur place. « Ce qui aurait pour effet de limiter les déplacements pour obtenir des services jusqu’ici éparpillés », dit-il.

Pour Isabelle Taillon, le fait de concentrer sur le même site athlètes d’élite et entraîneurs de calibre international contribuerait à stimuler l’échange d’informations et à motiver davantage les gens sur place.

« La nage synchronisée est déjà installée à la piscine olympique et nous ne pourrions que nous réjouir de voir arriver des athlètes d’élite, ayant des objectifs aussi élevés que les nôtres, et des professionnels pour nous aider à les atteindre. Je sais que plusieurs athlètes perdent beaucoup de temps à se déplacer entre les entraînements en gymnase, les pratiques dans la piscine et les services médicaux. J’y vois là un avantage certain », fait observer Mme Taillon.

Pour sa part, la médaillée olympienne Nathalie Lambert s’appuie sur son expérience pour affirmer que la preuve en a été donnée ailleurs. « J’ai vu de telles infrastructures dans d’autres pays, notamment à Lake Placid où les Américains ont installé un centre national d’entraînement regroupant tous les services dont ont besoin les athlètes d’élite. C’était impressionnant. Ce sont des exemples à suivre car les résultats parlent par eux-mêmes.

« Aménager un centre d’entraînement d’excellence au sein du parc olympique relève d’une telle logique qu’on se demande de quoi aurait l’air Montréal si elle devenait la seule ville au monde à faire perdre à ses installations olympiques leur vocation sportive. Je crois que Montréal n’aurait plus aucune chance d’obtenir les Jeux dans les 150 prochaines années », avance-t-elle.

Le nageur Yannick Lupien, de son côté, ne voit dans ce projet de réunir des athlètes et des entraîneurs de haut niveau que des effets bénéfiques. « Quelle stimulation ce serait que de m’entraîner en côtoyant sans cesse des champions du monde ou des médaillés olympiques. Je m’imagine arriver au Stade olympique pour un entraînement et y rencontrer Alexandre (Despatie), ce serait formidable et drôlement stimulant.

« À mon avis, précise-t-il, cela vaut aussi pour les entraîneurs. L’exemple de l’un pourrait servir à l’autre et le transfert d’information ne pourrait être que positif ».


une page mise en ligne le 21 janvier 2005 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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