2 décembre 2004

Despatie fatigué

Alexandre Despatie fera sa rentrée compétitive ce week-end, à l'occasion du championnat invitation CAMO. Mais les amateurs qui se rendront au centre Claude-Robillard ne doivent pas s'attendre à voir le médaillé d'argent olympique réécrire le livre des records du plongeon.

« On n'est pas en forme olympique. On commence tout juste à remonter la pente, a dit Despatie hier. Ça ne fait que deux mois qu'on a recommencé à plonger et ça prend plus que ça pour revenir à 100 %, tant sur le plan musculaire que technique ou mental. Un mois et demi de repos te coûte quatre ou cinq mois d'entraînement. Il faut tout réapprendre : les mouvements, la préparation mentale. Ce n'est pas comme remonter sur une bicyclette après plusieurs années. »

Comme le confiait son entraîneur Michel Larouche plus tôt cette semaine, Despatie a trouvé l'automne difficile et le mois de novembre particulièrement chaotique. « On est en post-Jeux olympiques. Tu es en haut de la montagne et tu dois redescendre pour repartir à zéro. C'est difficile pour la motivation, alors il faut trouver une autre manière. Et puis il y a tous les engagements médiatiques et autres. La famille en prend un coup. La copine en prend un coup. Je n'ai même pas de temps pour moi-même. C'est drainant. »

En entrevue, Despatie demeure pourtant aussi charmant qu'il l'a toujours été. Allumé, articulé, regardant son interlocuteur droit dans les yeux, il répond de manière réfléchie et souvent amusante aux questions.

N'empêche, après Noël, il entend réduire ses engagements et concentrer ses énergies sur l'entraînement. Déjà, ses coachs et lui planchent sur de nouvelles figures. Impossible de s'asseoir sur ses lauriers. Il faut suivre le rythme, dit-il en souriant, car «il y a toujours un petit plongeur qui arrive avec un plongeon de fou ». Un petit plongeur comme un certain Alexandre Despatie l'a été à une certaine époque ? Le sourire s'agrandit : « Moi, j'ai toujours plus été un suiveux. »

De son propre aveu, les nouveaux plongeons ne seront peut-être pas très bons en compétition cette année. Le but, c'est qu'ils le soient dans quatre ans, quand la Chine accueillera les Jeux olympiques. Et les championnats du monde aquatiques de Montréal, l'été prochain ? « Pour tous les athlètes canadiens, ça va être très spécial. Ça va être une expérience extraordinaire, dit-il. À ce moment de l'année, on va être au sommet de notre forme. Mais ça reste une année de développement, alors on va développer. »


une page mise en ligne le 2 décembre 2004 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive

Hosted by www.Geocities.ws

1