29 octobre 2004

« Arrêtez les rumeurs, je ne lâche pas ! », assure la jeune femme avec détermination.
« Je trouve difficile de me retrouver dans un contexte où il n'y a plus que la performance qui compte, alors que le plongeon, pour moi, avant, c'était synonyme de plaisir, ajoute-t-elle. Tu peux y mettre tout ton coeur, tous tes efforts, mais c'est possible que, cette journée-là, ça ne fonctionne pas pour toi. A ce niveau de compétition, les gens voudraient toutefois qu'on soit parfait. La pression est effrayante...
« Par contre, depuis que je suis en vacances et plus reposée, je me sens d'attaque pour une autre manche et pour retrouver mon plaisir de plonger. J'ai l'intention d'être aux championnats du monde aquatiques à Montréal en 2005 et aux Jeux olympiques de Pékin en 2008 ! »
Son autre rêve : la mode
Digne fille de Marie-Paule Heymans, qui a aussi participé aux Olympiques (en escrime aux Jeux de Montréal), la plongeuse s'imagine mal dans une vie sans adrénaline sportive. Enfin, pas tout de suite.
En même temps, elle a un oeil sur l'horizon, intéressée par ce qui l'attend après.
« Depuis que je suis toute petite, je suis folle de mode et je veux, un jour, faire carrière dans ce domaine », confie-t-elle tandis qu'elle se transforme, le temps de quelques clichés, en mannequin vedette pour sa designer préférée, Marie Saint-Pierre.
« Je ne sais pas encore exactement ce que je veux faire, mais je suis en train d'apprendre à coudre et j'entre, en janvier, en commercialisation de la mode, poursuit-elle. L'une des belles choses dans cette vie de fou sous pression et sous les projecteurs, c'est qu'on a l'occasion d'y vivre des expériences et des rencontres spéciales. Personnellement, j'en profite pour ouvrir des portes et jeter quelques coups d'oeil sur ce monde qui me fascine. »
Elle a posé pour Bryan Adams
Heymans a posé pour le fameux chanteur-photographe Bryan Adams pour son exposition sur la beauté des Canadiennes à l'occasion des 25 ans du magazine torontois Flare et pour notre section Au jour, le jour, où elle présentera la collection Spa de Marie Saint-Pierre.
« Quel gars formidable ! dit-elle. Bryan ne se prend vraiment pas pour un autre. Je n'aime pas les têtes enflées. »
Si elle est très réservée en matière d'émotions et trouve difficile de parler d'amour, Heymans est naturellement à l'aise devant la caméra.
Avec bonheur, elle enfile les fins et voluptueux corsages de Marie Saint-Pierre et prend la pose avec une fraîcheur bien à elle.
Le turquoise de ses yeux, le rose d'un voile soyeux sur l'épaule, elle est une ambassadrice de mode remarquable.
Un amour... pour les frites
D'où tient-elle cette passion de l'élégance? Aucune idée, répond-elle.
D'origine belge, Heymans est arrivée au Québec lorsqu'elle était bébé.
« Tout ce que j'ai de belge, c'est mon amour des frites ! », s'exclame-t-elle en riant.
C'est à la piscine municipale de L'Île-des-Soeurs qu'elle a effectué ses premiers plongeons « dont un mémorable flat », souligne-t-elle.
Cependant, c'est en Malaisie, aux championnats du monde junior, qu'elle décroche sa première victoire importante, en 1997. Il y aura ensuite la médaille d'or aux Jeux panaméricains (1999), d'argent aux Jeux de Sydney et de bronze à Athènes en plongeon synchronisé.
«Il y a eu des hauts et des bas, c'est la vie, mais je n'ai pas encore dit mon dernier mot... », insiste la jeune athlète avant de retourner sous les feux du photographe, somptueuse dans un flamboyant cache-coeur rouge chinois.
| Questions en rafale |
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ÉMILIE HEYMANS plongeuse olympique |
une page mise en ligne le 29 octobre 2004 par SVP