24 avril 2003

L'implication financière de la Banque Nationale auprès des athlètes amateurs est «un des plus beaux exemples de longévité venant du secteur privé québécois».

Pierre Dubé, directeur général de la Fondation de l'athlète d'excellence du Québec, connaît mieux que quiconque les difficultés de trouver du financement pour ces jeunes et sait rendre hommage aux entreprises qui se démarquent dans ce domaine.
Des bourses totalisant 50 000$ ont été remises aux 22 jeunes récipiendaires de la cuvée 2003, hier avant-midi au siège social de l'institution financière, rue de La Gauchetière.
L'exercice était répété pour une 11e année consécutive depuis la mise sur pied de ce programme à l'initiative de Sylvie Fréchette, en 1993.
Depuis cette année suivant les J.O. de Barcelone, la Banque Nationale a distribué 400 000$ à plus de 280 athlètes, dont certains ont reçu diplôme et chèque à plus d'une reprise.
Soulagement pour les parents
C'est le cas du jeune pongiste Pierre-Luc Hinse, âgé de 15 ans et classé
3e meilleur junior au pays, qui en était à sa quatrième cérémonie de remise de bourse, hier.
«Cette aide financière est toujours bienvenue, car je dois disputer de plus en plus de tournois internationaux juniors et seniors», a indiqué ce jeune Montréalais.
Son père Luc donne un son de cloche encore plus précis.
« Depuis deux ans, Pierre-Luc réussit à payer toutes ses dépenses annuelles d'environ 15 000$ grâce au brevet fédéral, au crédit d'impôt québécois, à la commandite de la banque et au montant de 5 000$ que lui donné le hockeyeur Georges Laraque, un grand amateur de ping-pong », raconte Luc Hinse.
« Avant, la contribution familiale au développement de sa carrière sportive a pu atteindre jusqu'à 10 000$ par année.
Les 3 000$ de la bourse d'excellence serviront en partie à défrayer les coûts d'un stage et d'un tournoi international qui se dérouleront en Espagne, du 4 au l2 mai.
Voyages et petites dépenses
Les besoins des athlètes diffèrent selon leur sport de prédilection et selon leur niveau de performance.
Par exemple, le hockeyeur Guillaume Latendresse, pilier offensif des Riverains du collège Charles-LeMoyne, et Québécois le plus haut classé sur la liste du prochain repêchage de la LHJMQ, ne fait pas face aux mêmes défis budgétaires que la jeune plongeuse Delphine Lachapelle-Trouillard.
«De l'équipement jusqu'aux frais scolaires, tout nous est payé mais c'est sûr qu'on a des dépenses personnelles comme n'importe qui», explique Latendresse, déjà colosse malgré ses 15 ans et dont le frère aîné Olivier évolue avec les Foreurs de Val D'Or.
La toute menue Lachapelle-Trouillard, à peine âgée de 13 ans, sort régulièrement des frontières du Québec et doit défrayer la moitié sinon la totalité des coûts engendrés par sa participation à des compétitions.
« L'an dernier, ça m'a coûté 400$ pour une compétition en Floride et une autre à Terre-Neuve, dit ce membre du programme Objectif 2004-2008 du club CAMO. Les championnats panaméricains juniors ont été les plus dispendieux avec une facture de 1800$.»
Ils ont des besoins différents mais, cette aide financière a aussi un effet d'encouragement indéniable.
«C'est une marque de confiance qui nous pousse à croire en nous », confirme Latendresse.
Une bourse est aussi un stimulant à redoubler d'ardeur pour recevoir d'autres marques de roconnaissance.
«N'oubliez pas que le seul endroit où succès vient avant travail est dans le dictionnaire» a souligné Lynn Jeanniot, v.-p. marketing de la Banque.
Les 14 bourses remises à des athlètes de l'élite ou d'excellence s'élevaient à 3000$ tandis que huit jeunes de la relève ont reçu 1 000$ chacun.
une page mise en ligne le 24 avril 2003 par SVP