22 juillet 2003

Maintenant, il faudra gérer la pression...
Émilie Heymans et Alexandre Despatie savent bien qu'il y a un envers à leur médaille d'or : les attentes élevées du public, à la veille des Jeux olympiques d'Athènes, dans un an.
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D'autant plus que les nouveaux champions ont terminé respectivement cinquième et quatrième à la tour aux derniers Jeux d'été, à Sydney, en 2000.
« C'est sûr que les attentes seront énormes et qu'on va juste nous parler de médaille d'or avant de partir, mais je vais essayer de faire comme d'habitude et de ne pas penser à ça, a déclaré Despatie. Ça va être à nous de porter notre attention sur les bonnes affaires. »
«C'est sûr qu'on va avoir beaucoup plus de pression, a aussi convenu Heymans. Je m'attends à ce que ce soit difficile à gérer parce qu'avant, les médias n'ont jamais beaucoup parlé de moi. Déjà, à Barcelone (après sa victoire), j'ai su, en parlant au téléphone avec des proches, à quel point c'était gros à Montréal. Ce n'est pas le genre d'attention à laquelle je suis habituée. »
La pire ennemi des athlètes
Chose certaine, l'entraîneur Michel Larouche espère que les Canadiens sauront demeurer réalistes.
«Le pire ennemi des athlètes, ce sont les attentes, a-t-il lancé d'entrée de jeu. Parfois, les gens font des additions trop faciles en se disant que s'ils sont champions aujourd'hui, ils devraient l'être encore la prochaine fois.
« Vous savez, on pourrait recommencer la compétition demain et probablement que les six premiers seraient encore les mêmes, mais pas nécessairement dans le même ordre », a-t-il poursuivi.
Larouche voit quand même un élément positif dans toute cette question de pression. « Nous avons maintenant deux champions et une médaillée de bronze, a-t-il dit. Au lieu d'une seule personne à avoir tout le poids du Canada sur ses épaules, ils sont trois à pouvoir gérer ça ensemble.»
Financement
Par ailleurs, Michel Larouche espère que les succès récoltés par son équipe ces derniers jours et toute la visibilité qui en a découlé se traduiront par l'investissement de l'argent nécessaire à un encadrement convenable de ses plongeurs lors de la prochaine année olympique.
« Il nous manque encore 100 000 $, a déclaré l'entraîneur. J'espère que des gens frapperont à notre porte à la suite de ce qui vient d'arriver.
« Avec cet argent, les plongeurs pourraient être accompagnés, dans leurs compétitions à l'étranger, d'un psychologue, d'un nutritionniste, d'un thérapeute et d'un responsable des médias, ce qui aiderait beaucoup », a-t-il enchaîné.
une page mise en ligne le 22 juillet 2003 par SVP