17 juillet 2003


La une du Journal de Montréal du 17 juillet 2003

« Elle a appris à bien gérer le stress » - son père, Éric Heymans

François Foisy

C'est chez lui, assis devant son ordinateur, que Éric Heymans a appris que sa fille venait de devenir championne du monde.

« Mais sur le site Internet que j'ai consulté, le son n'était pas bon, a-t-il raconté. Et les commentateurs ne donnaient pas les scores de chaque plongeon.

« À la toute fin, l'un d'eux a même annoncé la victoire de l'une des Chinoises. Après quelques instants, il s'est ravisé, mais on a tout de suite été transporté aux compétitions de water-polo, alors je n'étais encore sûr de rien. »

Le paternel a toutefois obtenu confirmation de la bonne nouvelle quelques minutes plus tard, ce qui fait qu'il était de bien bonne humeur quand le Journal l'a joint.

«C'est fantastique, a lancé Éric Heymans. Gagner avec ce score (597,45 points) alors que les meilleures sont toutes présentes, c'est quelque chose. Les gagnantes de l'or et de l'argent aux Jeux olympiques de Sydney, l'Américaine Laura Wilkinson et la Chinoise Na Li, étaient là.

« Gagner, c'est une chose, mais la façon dont elle l'a fait, ça rend la victoire encore plus agréable.

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Bon pour la confiance
Éric Heymans a rappelé que sa fille savait qu'elle avait le potentiel pour être championne, mais qu'il lui restait à accomplir l'exploit d'être à son meilleur le jour où il le fallait.

« Émilie termine souvent sur le podium, a-t-il souligné. Elle n'a jamais vraiment connu de contre-performance. Elle avait raté les médailles des derniers Championnats du monde et elle était un peu déçue, compte tenu de ses podiums réguliers sur le circuit.

« Mais je pense qu'avec les années, elle a appris à bien gérer le stress, a-t-il enchaîné. Elle est aussi allée chercher plus de stabilité. Vous savez, réussir un plongeon trois fois sur dix, c'est une chose, mais le réussir neuf fois sur dix et en dépit de tout stress de la compétition, c'en est une autre. »

Chose certaine, les Heymans espèrent que cette victoire n'est qu'un prélude à ce que pourrait vivre la plongeuse dans un an, aux Jeux olympiques d'Athènes.

« C'est surtout bon pour la confiance, a expliqué Éric Heymans. Surtout parce que son meilleur plongeon (hier) a été son dernier, malgré toute la pression. C'est un film qu'elle pourra garder en tête pour les prochaines compétitions. »


une page mise en ligne le 17 juillet 2003 par SVP

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