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Le Journal de Carfy La vie est rose comme le dedans des oreilles d'une souris Juillet, le mois des déménagements au Qwébek. Il est 8H20 du matin. Soya est déjà dans
sa piscine. Je suis... à mon ordinateur. Pas encore pris le petit
déjeuner. J'écoute de la musique en pianotant la présente sur le clavier.
J'écoute des "bootlegs" des Stooges
et de vieilles chansons de Tom Waits. J'ai un coup de coeur pour ce
dernier. C'est un génie méconnu. NON, en fait, si Frank Zappa est
considéré comme un génie, eh bien, Waits est un dieu. Oui, j'aime bien les opposés. Ça d'l'air.
The Stooges, les grand-pères du punk heavy, bien avant les Ramones
et les Sex Pistols. Et Waits qui fait parfois dans l'arrière grand-père
avec son "Rockin' Chair". Mais il faut écouter "Ol'55"
(de l'album «Closing Time») pour comprendre que c'est un dieu. Ni
plus ni moins. Je me sens bien. Enfin, je pense. Pas sûr.
Le soleil se pointe. Une autre journée
très chaude en perspective. C'est sûr. Je pensais pourtant qu'il allait pleuvoir:
les feuilles à l'envers, c'est un signe. Me suis trompé. Ça arrive.
Pas grave. "Well, I'm sit right here, in my rockin' chair", tralala. Les temps sont bons mais pas trop. J'ai
pas d'argent que je pourrais dépenser avec une blonde. J'ai les bleus
tout verts. La vie est rose comme le dedans des oreilles d'une souris.
Allez! Ne t'en fais pas, prend ma main,
demain tout ira bien. Et puis là, j'ai l'estomac qui me fait des signes
désespérés. Il glougloute. "Slide the blues", lance Iggy Pop. Je crois que je vais l'écouter. Pas Iggy
mais mon estomac. «Now the
sun is coming up I'm riding
with lady luck...» (Tom Waits) |