Cliquez sur >> � droite pour faire dispara�tre les annonces. Page optimis�e pour Internet Explorer


et le v�lo

14 ao�t 1994

Carnet de route

L'humeur du jour : atterrissage en douceur au parc Lafontaine, une mani�re de petite f�te champ�tre attendait les cyclistes, bref une arriv�e � l'image du reste du Tour, sympathique... Un peu trop de politiciens dans le d�cor peut-�tre? Dor�, Pierre Bourque, G�rald la grappe Tremblay, Gilles Duceppe, Robert Perreault, Monique C�t� (candidate de Vision Montr�al), Louise Roy (candidate RCM), ouf. Me semblait que vous patiniez vous autres. Vous p�dalez aussi ? C'est bien.

L'�tape du Tour : la deuxi�me, Joliette-Trois-Rivi�res, la route zigzague dans le pli des prairies pour devenir soudain la rue principale de Saint-Cuthbert ou Saint-Viateur. Vous ne connaissez pas, je sais. C'est aussi le secret le mieux gard� du Qu�bec.

L'horreur du Tour : sur un pied d'�galit�, l'entr�e dans Thetford, l'entr�e dans Trois-Rivi�res, l'entr�e dans Sorel. Le regard balaie les centres d'achats, s'accroche dans les enseignes g�antes. Puisse venir un jour, un ouragan de merde qui ensevelira ces horreurs pour toujours...

L'accueil du Tour : Sorel-Tracy, le site du parc Civique, la bouffe. Mention honorable � Joliette, pour la bouffe.

Une adresse : parlant de bouffe, plus pr�cis�ment de p�tes, le resto Nicolas � Sillery o� je suis all� souper, la journ�e de repos. Pendant que les touristes se font arnaquer dans les gargottes du Vieux-Qu�bec, les indig�nes se r�galent chez Nicolas. Je ne me souviens pas d'avoir go�t� d'aussi bonnes p�tes dans un resto. Un autre secret bien gard�.

La ville citron du Tour : Trois-Rivi�res. Des pas fins.

Les abandons : inv�rifiable. Ceux qui sont rentr�s chez eux avant la fin, n'ont pas cri� sur les toits qu'ils rentraient.

Des chiffres : 65 p. cent d'hommes, 35 p. cent de femmes, sensiblement plus de couples � la fin qu'au d�but. L'�ge des cyclistes: 33 p. cent avaient entre 35 et 44 ans, 25 p. cent entre 25 et 34 ans, et 25 p. cent entre 45 et 54... 68 p. cent venaient de la grande r�gion montr�alaise, 4 p. cent de l'ext�rieur du Qu�bec...

Tous les m�tiers : profs, fonctionnaires, femmes � la maison, une nageuse synchronis�e, un biologiste (Jean-Paul Blais de Saint-Faustin), un ancien champion de Belgique, M. Boucq, 60 ans, deux beaux-p�res, Ubald Marceau et Zo�l Boss�, qui ont mari� leurs enfants et sont partis p�daler, deux avocats dont un qui me tombait joyeusement sur les rognons, quelques m�decins, dont un psychiatre � Louis-H., Ren� Deschamps, qui m'a demand� plusieurs fois: ��a va bien M. Foglia?� Oh oui. Faut toujours leur dire oui. Si tu leur dis non, t'en as pour 10 ans � leur raconter ta vie.

Vol : un seul, � Victoriaville, quelqu'un s'est fait voler son v�lo. Il est rentr� chez lui en autobus.

Cherchez l'erreur : un jeune homme a fait le Tour avec une roue lenticulaire. C'est une roue pleine, en fibre de verre ou de carbone qui co�te entre 500$ et 1000$. Les grands sp�cialistes du contre-la-montre s'en servaient pour gagner deux secondes et quart sur 40 kilom�tres. Ils ne s'en servent plus parce que �a ne vaut pas d'la marde. Anyway, plus extravagant encore, le type avait pos� un porte-bagage sur sa roue lenticulaire... Imaginez une Ferrari qui tirerait une tente-roulotte.

La police : a perdu une belle occasion de se montrer sous un bon jour. La SQ avait refus� de collaborer avec le Grand Tour: �On ne cautionnera pas des gens qui ne respectent pas le code de la route�. Localement, avant Qu�bec notamment, et dans quelques villages, les flics ont parfois ouvert la route. Le reste du temps on s'en est tr�s bien pass�.

Bulletin de sant� : pas de gros accident, des chutes mineures, des genoux amoch�s.

Bulletin m�canique : l'atelier m�canique mobile n'a pas ch�m�. Peu de crevaisons, mais des rayons p�t�s � la douzaine.

Rappel : comme son nom ne l'indique pas, un v�lo de montagne n'est pas fait pour monter des c�tes sur une route ordinaire. C'est un v�lo pour aller jouer dans les sentiers pentus, sablonneux et pierreux. Quant au v�lo hybride, comme son nom l'indique, ce n'est pas un v�lo, c'est un machin pour faire le tour du bloc. M'avez-vous vu passer � c�t� de vous comme un avion? C'est pas parce que je suis bon. C'est parce que j'ai un v�lo, pas un char d'assaut comme vous.

Le mot de la fin : � Snif, snif, c'est fini �.


page mise en archives par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
Consultez notre ENCYCLOP�DIE sportive

Hosted by www.Geocities.ws

1