26 avril 2005

La nouvelle est sortie sur Europsport la semaine dernière : Lance Armstrong a donné de l'argent à l'Union cycliste internationale pour lutter contre le doping. L'UCI et Armstrong confirment tout en refusant de dire combien et quand exactement. « A fair amount of money », arrangez-vous avec cela.
Au fait, on s'en fout du montant. C'est pas le montant. C'est l'évident conflit d'intérêts. L'UCI fait passer les tests aux coureurs. Comment a-t-elle pu accepter l'argent d'un coureur qu'elle aurait à tester ?
Comme je l'ai lu sur le site de VeloNews, c'est un peu comme si Barry Bonds donnait de l'argent au baseball majeur pour la lutte antidopage dans le baseball ! Sauf, ajoute vicieusement le commentateur, que Bonds n'a pas eu le cancer !
C'est pas moi, c'est mon frère
Pour rester dans les aberrations à pédales, avez-vous entendu parler de la défense présentée par Tyler Hamilton devant la US Anti-Doping Association ?
On se rappelle que Hamilton était soupçonné de dopage sanguin. Contrôlé deux fois positif, il vient d'être suspendu pour deux ans, sentence dont il fera appel devant le tribunal des sports.
Sa défense depuis le début ? Il conteste le test.
Mis au point par des Australiens, validé peu avant les Jeux d'Athènes, ce test permet de retracer les populations de globules rouges distinctes (et qui n'ont pas d'affaire là) dans le sang du transfusé. La prétention de Hamilton et de ses avocats : la présence de ces globules différents peut s'expliquer autrement que par la transfusion. Et d'avancer la théorie du jumeau fantôme...
Un jumeau qui ne serait jamais né, mais aurait transféré ses cellules - par contamination dans l'utérus - à celui qui va naître, d'où, chez celui-là, deux populations différentes de globules rouges.
Autrement dit : c'est pas moi, c'est le fantôme de mon frère.
C'est pas tellement qu'ils prennent de la dope qui me fâche. C'est qu'ils me prennent pour un collaborateur régulier de 110%.
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