9 avril 2005

(en suite � P�p�)
(...)
Pas un reportage. Des vacances. La diff�rence ? Rien r�vis�. Rien relu. Pas de pr�m�ditation. Pas de sujet. Pas d'angles. Comme �a vient. Pourtant, l'envie d'�crire n'est jamais, loin. T'es l�, t'es bien, et soudain cette d�bile d�mangeaison au bout des doigts : �crire que je suis bien. Et forc�ment rompre le charme en notant... le charme de l'endroit.
C'�tait au bout d'une route d�fonc�e, � une vingtaine de kilom�tres de notre pension, trois bancs de pierre sur un promontoire surplombant une baie qui s'enfonce loin entre les collines. Je notai le vert plus clair des eaux de la baie, le bateau de p�che qui venait d'accoster au quai, les deux ou trois maisons de p�cheurs, mis�rables. Devant l'une d'elles, une ch�vre attach�e � un piquet qui se lamentait au bout de sa corde. Un type sort de cette maison-l�, vient jusqu'� moi, me baragouine quelque chose et soudain je comprends qu'il me propose sa femme.
Pourquoi pas la ch�vre ?
Cela le fait rire. Les deux, si je veux. Mon prochain papier, jeudi, parlera du cul � Cuba.
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