![]() et le vélo |
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8 juillet 2003
LA FERTÉ-SOUS-JOUARRE - Une étape comme celle d'hier a de quoi laisser perplexes les gens qui connaissent plus ou moins bien le vélo. C'est pourtant un grand classique. Une étape de plat « comme dans le livre ». Deux nobody s'échappent en début d'étape, prennent jusqu'à il minutes au peloton, le plus faible craque, l'autre se fait rejoindre à un kilomètre de l'arrivée. Sprint massif et victoire d'un sprinter comme prévu, même si c'est pas celui qui était annoncé.
Pourquoi sont-ce toujours des nobody qui s'échappent sur le plat ?
Pour s'échapper, il faut remplir une condition essentielle : ne pas être dangereux. Considérez le peloton comme une prison, si vous êtes dangereux, pas de bon de sortie. Si vous êtes mignon et ingénu comme les deux petits Français qui se sont échappés hier, Frédéric Finot et Lilian Jegou, OK, c'est bon.
Ils ont pris 11 minutes. C'est beaucoup. Jegou craque. Finot continue seul. À 25 kilomètres de l'arrivée il a encore cinq minutes d'avance sur le peloton. C'est énorme. C'est jouable. Les Français, même Jalabert le nouveau retraité qui travaille maintenant pour la télé, les Français commencent à chanter la Marseillaise.
Mais Finot s'effondre dans la dernière longue côte. Il est rejoint dans Sedan.
Pourquoi le peloton réagit-il toujours à la dernière minute ? Pour avoir la paix. S'il rejoignait les échappées trop vite, cela donnerait l'idée à d'autres, plus frais, de repartir. Pour le sprint lui-même, la dernière côte a changé la donne en éliminant Petacchi. Baden Cooke, le jeune Australien qui a gagné hier est considéré comme un malade par les autres sprinters. Le monde du sprint est attaché à la beauté du geste, à la pureté de la « giclette », jamais de chicane cheap entre Cipollini, McEwen, Petacchi, ou Zabel alors que Baden Cooke, tout le monde veut le gifler à l'arrivée. Cippolini l'a déjà fait sauf qu'il s'est trompé de gars !
Hier pourtant, Cooke a remporté une victoire lumineuse, indiscutable. Les Australiens ont gagné deux étapes sur trois (en plus de porter le maillot jaune). Ils pourraient bien en remporter une quatrième aujourd'hui. McEwen, allez.
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