3.3 Jésus est
le seul sauveur
Pour
favoriser la croissance des Églises, les chrétiens doivent dissiper la brume
causée par le flou sotériologique. Le
manque d’assurance, quant aux moyens de salut, sont paralysantes pour la
mission. Pour éviter une telle paralysie, les choses doivent être claires[1] : le Christ est la révélation complète et finale de
Dieu à l’humanité[2]. Malgré les nombreuses richesses des autres
religions[3], il n’y a pas d’autres chemins pour aller à Dieu et
les êtres humains ne sont pas sauvés par la sincérité avec laquelle ils suivent
la lumière qu’ils ont[4]. Jésus étant l’unique Sauveur, persuader les hommes et les femmes à
l’accepter et à le suivre n’est pas du prosélytisme mais un devoir.
McGavran s’appuie sur les versets
bibliques : Il n'y a pas sous le
ciel d'autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés (Ac
4:12). Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par
lui (Cf. Jn 14:6)[5]. Les hommes et les femmes sont perdus et Dieu, comme
dans la parabole de la brebis perdue, se donne comme priorité d’aller à leur
recherche (Lc 15:3-7)[6]. L’auteur insiste pour dire que le but de la mission
n’est pas seulement de chercher, mais
aussi de trouver. Dieu veut que les
brebis perdues, c’est-à-dire tous les êtres humains qui ne sont pas réconciliés
avec Lui par le Christ, soient trouvées[7]. Être trouvé, c’est être baptisé et intégré à une
communauté chrétienne[8]. C’est ainsi que la mission devrait être évaluée.
Le but des chrétiens est donc d’agir pour
amener les hommes et les femmes de ce monde dans une relation vivante avec
Jésus-Christ. La mission chrétienne peut être définie comme suit : Une entreprise consacrée à proclamer la
Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et à convaincre les hommes à devenir ses
disciples et des membres responsables de son Église[9].
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