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Historique de Jazz |
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| Mes parents avaient toujours voulu faire de moi un homme important. Ils auraient voulu me voir devenir un avocat, un politicien ou un grand businessman�: c�est ce dont tout parents r�vent de voir devenir leur fils. Mon p�re, qui avait lui-m�me son cabinet d�avocat, aurait voulu que je suive ses traces. J�avais donc commenc� mes �tudes universitaires en droit. Mon p�re �tait fier de moi mais moi, je n��tait pas heureux. Moi et la politique, tout ce genre de choses, ce n��tait vraiment pas quelque chose de compatible. Je ne faisais pas ce que j�aurais voulu faire. Au fond, je ne savais m�me pas ce que j�aurais aim� faire car toute ma vie, j�avais fait ce dont mes parents voulaient me voir faire. C�est donc � ce moment que j�ai tout laiss� tomber pour partir � la recherche de moi-m�me. |
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| Pendant un temps, je suis partie � la "�conqu�te du monde�", fa�on de dire que je m��tait promen� un peu partout sur le globe�: France, Angleterre, Asie,� Partout o� j�allais, je d�couvrais de nouvelles choses mais jamais ce que je cherchais. Pendant tout ce temps, je me suis embarqu� dans divers mouvements et organisations (toujours � la recherche de moi-m�me). Mouvements de lib�ration du peuple, mouvements pro-d�mocratiques, mouvements pour les droits de la personne�: je ne me sentais jamais vraiment � ma place jusqu�au jour o� j�ai rejoins les rangs d�un mouvement pour l�environnement (genre Greenpeace). Je n��tait pas ultra-naturaliste mais au moins , je sentais que je me battais pour quelque chose qui avait de l�importance pour moi. J�avais enfin trouv� une partie de moi-m�me. J�avais d�cid� de retourn� dans ma province de Qu�bec, annonc� � mes parents ce que j��tais devenu. Par contre, une surprise de taille m�attentait. J�apprit en arrivant que mes parents �taient morts dans l�incendie de la maison familiale. L�enqu�te avait prouv� qu�il s�agissait d�un suicide mais elle n�avait jamais pu d�montrer qu�elles en �taient les causes, pourquoi mes parents avaient d�cid� d�en finir. Au fond de moi-m�me, je savais tr�s bien que c��tait moi la cause� |
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| Apr�s ce choc, je ne savais plus vraiment quoi faire. Je m��tait donc engag� dans les services arm�s sur un coup de t�te. J�avais commenc� mon entra�nement � la base de Valcartier et j�avais ensuite �t� transf�r� � la base de Kuudjuak , dans le nord. Le nord� l�enfer blanc� des �tendues de neige � perte de vue. Je commen�ais � aimer cet endroit. Finalement, j�avais d�missionn� pour m�installer dans un village Inuit encore plus au nord dans l�Arctique. J�avais appris, avec les gens de la r�gion, � vivre dans ce monde blanc�: comment se nourrir, comment s�habiller, comment s�abriter, comment se prot�ger, au fond� comment survivre� |
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| Apr�s quelques mois dans ce monde compl�tement diff�rent, j�avais fait l�acquisition d�un attelage de chiens de tra�neau et j��tais devenu "�muscher�". J�avais quitter le village pour aller vers l�horizon. C�est seulement � partir de ce moment que je me suis r�ellement senti vivre. Au d�but, c��tait une vie tr�s difficile mais j�avais vite �tablis une relation inexplicable avec mon attelage. Plus les mois passaient, plus je m��loignais de la civilisation, plus je devenais un �tre sauvage, plus je faisais partie de mon attelage de chiens-loups. Je participais aux grandes courses de tra�neaux � chiens des territoires du Nord-Ouest, du Yukon et de l�Arctique. � chaque fois, je gagnais. Je ne gagnais pas pour les prix ou l�argent mais seulement pour l�honneur et parce que je ne faisais qu�un avec mon attelage. Nous formions une meute dont j��tais le chef. Cette vie sauvage �tait tout ce dont j�avais besoin. Dans cet univers toujours blanc, je me contentais de vivre. C�est tout ce dont j�avais besoin et je n�en demandais pas plus, j��tais combl� |
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| Comme je l�ai d�j� dit, la vie dans ces contr�es sauvages �tait plus souvent qu�autrement difficile. Chaque journ�e repr�sentais un d�fi. Chaque nuit repr�sentais une aventure. Chaque moment de la vie �tais un combat� un �ternel combat pour survivre� C��tait un monde sauvage dangereux o� tout pouvait devenir un pr�dateur. Le froid, l�interminable froid qui gla�ait les os. Le vent qui ne cessait jamais de mordre le visage. La faim qui tenaillait l�estomac, toujours sans r�pit. Les animaux sauvages qui pouvaient toujours arriver sur notre chemin sans crier gare. Et surtout, surtout, la nuit� la nuit sans scrupules, sans remords, sans honte, cette meurtri�re silencieuse qui tuait du regard ou qui attaquait dans le dos sans jamais laisser de chances. D�s qu�arrivait la nuit, tout pouvait arriver. Seul, au milieu de nul part, rien ne pouvait garantir qu�on serait vivant le lendemain. Justement, durant une de ces nuits, quelque chose s��tait pass�, quelque chose absolument inou�e� |
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| C��tait une nuit comme les autres m�me si chaque nuit �tait diff�rente. J��tais dans le nord du Qu�bec. Je m��tais install� dans un petit bois� pour passer la nuit. La temp�rature �tait plut�t cl�mente. Il ne faisait pas vraiment tr�s froid, on entendait � peine le souffle du vent � la cime des arbres et il neigeait � tout petit flocon. J�avais pr�par� mon attelage pour la nuit et je venais juste de leurs donner leur ration de caribou. Ensuite, je m��tais installer devant un maigre feu de bois, � peine assez pour r�chauffer les os et le c�ur mais suffisant pour �clairer le petit vallon o� je m��tais install�. � bien y penser, c��tait justement parce que j��tais dans ce vallon que la temp�rature �tait si cl�mente. � l�ext�rieur de ces rebords protecteurs, le temps �tait plus glac� et c�est presque s�il y avait un blizzard. La nuit �tait tr�s belle. On pouvait distinguer les �toiles au travers de la neige qui tombait du ciel. J��tais en train de manger ma ration quand j�ai senti qu�il y avait quelque chose tout pr�s. Au m�me moment que mon pressentiment, les chiens se sont mis � hurler et � japper � en perdre haleine. J�avais tout de suite rajout� du bois au feu. La luminosit� avait augment� et mon instinct fut confirm�: des loups� |
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| Ce n��tait pas la premi�re fois que j�en rencontrais, surtout la nuit. Ils �taient les pr�dateurs les plus dangereux de ces contr�es enneig�es. Toujours en meute, sauvages, souvent affam�s� la nuit allait �tre longue, tr�s longue� J�avais tout de suite pris mon fusil de chasse qui se trouvait dans le tra�neau. J��tait peut-�tre devenu un homme sauvage qui n�aimais pas la civilisation humaine mais je n��tais pas non plus un homme stupide. J�avais v�rifi� qu�il �tait bien charg� et je m��tais pr�par�. C�est � ce moment qu�un tr�s long combat commen�a. Les loups avaient commenc� � attaquer de plusieurs c�t� � la fois, ils n��taient pas stupides. J�avais r�ussi � les retenir mais ils n��taient pas comme tous les loups que j�avais affronter pr�c�demment. Ils utilisaient des tactiques, ils �taient beaucoup plus avanc�s qu�une meute normale. Au bout d�un certain temps, ils se tenaient juste � la limite de la port� de mon fusil et ils attaquaient toujours d�une nouvelle mani�re � chaques fois. Ce man�ge dura pendant des heures et des heures. Toujours prit dans la nuit, j��tais fatigu�, bless� et, plus grave encore, je n�avais plus de cartouche. J�avais pu prot�ger la plupart des mes chiens mais les loups en avaient quand m�me pris quelques uns. Je sentais qu�ils allaient revenir bient�t. J�ai donc jou� le tout pour le tout, apr�s tout, est-ce que j�avais quelque chose � perdre? J�ai lanc� mon fusil dans leur direction, j�ai sorti mon couteau et j�ai hurl�!!! J��tais l�, au milieu du vallon, � c�t� du feu, les bras �cart�s, le couteau � la main droite, la t�te vers les cieux et je hurlais, je hurlais comme je n'avais jamais hurl� auparavant!!! Un �tre humain normal aurait s�rement trouver ce hurlement inhumain mais je n�avais pas pu me contenir. C��tait sortie tout seul, toute ma rage, toute ma col�re, toute ma furie!!!! C�est comme si une b�te aurait voulu sortir de moi� � ce moment, c�est comme si le temps s��tait arr�t�. Le vent �tait tomb�, la neige avait cess� de tomber, les chiens avaient arr�t� de japper et les loups ne hurlaient plus. Le vallon �tait compl�tement silencieux. Les seuls sons que j�entendais �taient ma respirations et les battements de mon c�urs. C�est � ce moment que quelque chose d�inexplicable se passa� |
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| De toute ma vie, de toutes mes aventures, de tout ce que j�avais pu voir dans ma vie, je n�avais jamais vu ce qui allait se produire. Tout les loups �taient revenus aux fronti�res du vallon. Ils �taient tous l� autour de moi, formant un immense cercle. Pas un seul loup ne bronchait, pas un seul ne bougeait, ils restaient tous aux bordures du vallon et me fixait. Je tournais sur moi-m�me et de tous les c�t�s, il y avait des loups qui �taient debout et me regardait. Tout � coup, ils se sont tous assis au m�me moment. Tous les loups �taient assis en grand cercle autour de moi!!! C��tait comme s�ils formaient les jurys d�un immense tribunal. Des jurys s�rieux, impassibles, qui n�attendaient que des preuves pour d�clarer l�accus� coupable et donner la peine de mort comme sentence� C�est seulement � ce moment qu�un grand loup blanc, arrivant de nul part, commen�a � s�avancer vers moi. Il avait l�air beaucoup plus fort que les autres loups. Il avan�ait lentement, avec assurance, tout en me fixant droit dans les yeux. Il s��tait arr�t� � quelques m�tres de moi. De plus, il n�avait pas peur du feu. Nous �tions face � face. Nous nous regardions mutuellement. Un sentiment de respect m�avait alors envahi et j�avais la certitude en voyant ses yeux qu�il �prouvait la m�me chose envers moi. C�est � ce moment que toute la meute s�est mise � hurler en c�ur � l�exception du loup blanc qui restait impassible. J�avais maintenant compris et je n�en revenais pas. Je n�avais jamais vu ce comportement chez un loup. Nous allions nous battre en duel� |
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| Le moment �tait critique. C��tait vraiment le moment de v�rit�. Le loup s'�tait mis � grogner et � montrer ses crocs. Sa fourrure �tait h�riss� et son regard avait chang�. Ce n��tait plus du respect que je voyais dans ces yeux mais de la haine et de la col�re. J�avais pris une grande respiration. J�essayais de trouver un moyen de le vaincre et j�avais vite conclu que le seul moyen de survivre �tait de le tuer. Cette fois, il n�y aurait pas de gadgets humains, pas de ruses, pas de tricherie, pas de pi�ge, pas d�aide, seulement lui contre moi. C�est alors que j�avais serr� les dents et que le loup s��tait �lanc� vers moi. J�avais juste eu le temps d�esquiver qu�il revenait d�j� � la charge. Il avait bondi sur mon flan gauche mais en me tournant, j�avais r�ussi � lui donner un coup de coude directement sur sa tempe gauche. Il avait atterri sur la neige, � peine sonn�. J�en avais profit� pour m��lancer sur lui avec mon couteau. Il s��tait pouss� mais je l�avais quand m�me atteint � l��paule. Il saignait un peu. C�est alors qu�il avait bondi en direction de ma gorge. Je ne pouvais pas esquiver le coup mais j�avais juste eu le temps de me prot�ger avec mon avant-bras droit. Sous le choc, j��tais tomb� sur le dos et j�avais perdu mon couteau. Il avait ses crocs plant�s dans mon bras m�me avec mon �pais manteau. Je sentais ses dents me lac�rer la chair et les os. Ses m�choires puissantes me broyaient litt�ralement le bras. Je me d�battais avec l��nergie du d�sespoir. Les autre loups regardaient toujours la sc�ne mais ils n��taient plus aussi silencieux. Ils hurlaient et grognaient comme s�ils assistaient � la finale mondiale de boxe. Ils avaient l�air d�y prendre plaisir. Moi, je le frappais de mon poing gauche avec une force dont je ne me saurais m�me pas senti capable. Je frappais, je cognais et je frappais encore pour essayer de me lib�rer. Quant � lui, il s�acharnait toujours contre mon bras que je n�arrivais plus � bouger. Il me l�cha seulement lorsque je lui donna un coup de genou dans les c�tes. Il s��tait recul�. Il avait le souffle coup�. J�entendais au son de sa respiration difficile que mes coups lui avait fait mal. J�avais pu me relever et reprendre le couteau qui gisait dans la neige. En me retournant, j�avais juste eu le temps de voir le loup surgir vers moi. Il avait d�cid� de s�en prendre � ma jambe droite. Il avait plant� ses crocs dans ma cuisse. J�avais pouss� un hurlement de douleur et de col�re. C�est � ce moment que j�avais commenc� � le lac�rer avec le couteau. Je frappais, avec rage. �a lui avait fait l�cher prise mais je ne m��tait pas arr�t�. Je continuais. Il avais voulu reculer mais je l�avais pris par la peau du cou avec mon bras droit et je l�avais soulev� de terre. Ses deux pattes d�en avant �taient dans le vide. J��tais vraiment en col�re et je criais cette col�re. Je n'arrivais m�me pas � croire que je le soulevais avec mon bras dans cet �tat. Je tenais sa t�te � la hauteur de la mienne. Nous �tions face � face, les yeux dans les yeux. Il avait ferm� les yeux comme s�il savait ce que j�allais faire, comme pour ne pas voir venir la mort. J�avais lev� mon bras gauche avec le couteau. J��tais pour lui donner le coup fatal. C�est � ce moment qu�on entendit un hurlement sonore d�une puissance incroyable. Ce hurlement enterrait tout. On n�entendait que �a � des lieux � la ronde. Tous les loups qui regardaient le combat �taient alors partit en courant. J�avais l�ch� le loup, je n�avais plus assez de force dans mon bras pour pouvoir le retenir plus longtemps. Il �tait plein de sang, tout comme moi. Il s��tait �loign� lentement, en boitant, vers la noirceur. Arriv� � la limite du vallon, il s��tait retourn� il m�avait regard� il �tait repartit� |
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| J��tais seul au milieu du vallon. Tout autour de moi, il n�y avait que des arbres au feuillage de neige, des sapins aux formes crochus et la noirceur de la nuit. La neige recouvrait ce paysage fantomatique tach� �a et l� de sang rouge. Il ne ventait presque plus, � peine une petite brise. Il neigeait toujours � petit flocon. C�est � ce moment que, sortant de nul part, une femme apparue. Je n�arrivais pas � comprendre comment une femme pouvait se trouver au beau milieu du grand nord qu�b�cois. Au font, ce qui me tracassais le plus �tait de savoir comment elle avait pu appara�tre comme �a, comme si elle �tait sortie de l�ombre. L�instant avant, il n�y avait rien, un instant apr�s, elle �tait l�. Une autre chose qui m�avait tout de suite frapp� �tait qu�elle avait les yeux d�un rouge vif, vraiment pas tr�s commun� Elle s��tait avanc�e. C�est � ce moment qu�elle m�avait adress� la parole�tout en tournant autour de moi: "�Je t�ai vu. Je t�ai vu te battre. Je t�ai vu vivre. Tu n�es pas comme ces humains. Je dirais m�me que tu me fait plus penser � un loup qu�� un homme. Ne t�inqui�te pas, ce n�est pas une insulte. Par contre, je ne suis toujours pas certaine de ce que je ferai de toi alors, d�fends-toi!!!�" Elle se tenait plus � la mani�re d�une b�te qui allait attaquer qu�� une humaine. Elle �tait pr�te � bondir, tous ses muscles en alerte. Elle me fixait comme une louve affam�e aurait regard� une proie. Elle avait sortie ses mains de ses poches. Elle avait les doigts crisp�s. � ce moment, quelque chose d�encore plus �trange se passa. Il s��tait mis � lui pousser des griffes au bout des doigts, des griffes pointues et tranchantes!!! Elle s��tait mis � grogner et � montrer� ses crocs!!! Ses deux canines sup�rieures �taient ressorties!!! Je n��tait vraiment pas en condition pour affronter une telle adversaire. Mon bras droit me faisait toujours �norm�ment souffrir et ma cuisse �tait endolorie. Par contre, j�avais toujours mon couteau � la main gauche, ma derni�re chance� |
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| Je n�avais pas vraiment le choix, le combat allait �tre bref. Soit je l�achevais au plus vite, soit elle me tuait. Elle avait alors bondi et elle m�avait frapp� de ses deux poings, directement sur le sternum. J�avais roul� quelques m�tres sur moi-m�me vers l�arri�res, la respiration coup�e. Je m��tais relev� imm�diatement. Il ne fallait absolument pas que je reste �tendu par terre immobile face � une telle adversaire. Elle poss�dait une force incroyable! De toute ma vie, je n�avais jamais vu un �tre humain, homme ou femme, poss�der une telle force. Je m��tais �lanc� vers elle, brandissant mon poing droit pour lui assener un coup mais, dans ma main gauche, mon couteau �tait pr�t � lui trancher la gorge� Elle �tait rest�e sur place, sans bouger. Au moment o� il aurait d� y avoir impact, elle avait bloqu� mes deux bras!! Elle avait bloqu� mes coups en saisissant mes bras au vol par les poignets. Elle serrait tellement fort que j�avais eu du mal � tenir mon couteau. Je ne pouvais plus rien faire, j��tais � sa merci. Elle avait approch�e sa bouche au c�t� de ma t�te pour me dire � l�oreille: "Rus� mais pas assez rapide��". Sur ces mots, elle m�avait l�ch�. Elle avait lev� sa main droite dans les airs et m�avait donn� un coup de griffes telle une ourse aurait donn�e un coup de patte. Elle m�avait lac�r� le torse, l��paule et le haut du bras. Le sang avait gicl�. Mon �pais manteau �tait d�capit�. Les entailles �taient profondes et nettes. Je n�avais pas pu �touffer le cri de douleur caus� par cette blessure. J�avais recul� de plusieurs m�tres en me tortillant de douleur tandis qu�elle regardait la sc�ne. C�est � ce moment que j�avais pos� un genou par terre, jet� un regard vers elle et serr� mon couteau. J�avais pris ce dernier par la lame et je l�avais lanc� avec toute l��nergie du d�sespoir. C��tait mon billet de la derni�re chance, mon dernier espoir car je n��tais absolument pas de taille � vaincre un tel d�mon par la force. Le couteau filait dans les airs � une vitesse folle et s��tait plant� directement dans le c�urs. Mon regard s��tait �clair�. Sur le coup, elle s��tait pench� vers l�avant tout en tombant � genou. Je ne voyais pas son visage parce qu�elle avait les cheveux dans le visage mais j�imaginais une grimace de douleur. Elle avait port� une main au couteau et de l�autre, elle avait enlev� les cheveux de son visage. Ce n��tait pas une grimace de douleur qui se dessinait sur son visage mais un petit sourire en coin!!! Elle s��tait relev�e!!! Aucun humain n�aurait pu survivre � ce coup fatal!!! D�une main, elle avait retir� le couteau, lentement. Elle en souffrait, je le voyais tr�s bien mais comment avait-elle pu y survire!!! Elle avait mis une main sur la plaie tout en posant son regard sur moi. "�Bien vis酠" avait-elle dit. Elle s��tait mise � avancer vers moi. Quant � moi, j�avais pos� mon autre genou par terre. Mes forces m�avaient abandonn�. J��tais d�courag� et j��tais r�sign�, jamais je ne reverrais le jour. C��tait peine perdu de vouloir lutt�, surtout apr�s qu�elle est encaiss� un coup de gr�ce au c�ur. J��tais fatigu�, sur les bords de l�inconscience. Elle �tait maintenant juste devant moi. Elle s��tait accroupie pour �tre � ma hauteur. Elle m�avait prit � la nuque de la main gauche comme on prend un chien par la peau du cou. Elle avait approch� sa bouche pr�s de mon oreille gauche et elle murmura�:�"��coute bien ce que j�ai � te dire. Je te laisse d�cider. Je t�offre comme premier choix une vie nouvelle, quelque chose que tu n�aurais jamais pu imaginer, une vie immortelle. Ton deuxi�me choix reste la mort��Quelle est ta d�cision? Vivre ou mourir ? " Je ne comprenais pas vraiment ce qu�elle m�offrait. Une nouvelle vie? Je ne savais pas ce que ce serait. Je savais seulement que je ne voulais pas mourir. Au moment o� elle avait entendu ma r�ponse�:�"��vivre��" elle me planta ses crocs dans le cou. J��tais � sa merci, je ne pouvais rien faire. L�instant d�apr�s, j��tais �tendu par terre, agonisant. Je ne trouvais m�me plus la force de bouger. Je me sentais vid� de toute �nergie. Ensuite, je me rappel qu�elle s��tait ouvert un poignet avec une de ses griffes. Son sang coulait. Elle avait tendu son bras pour que le sang tombe dans ma bouche. Je m��tais alors senti si bien. Un sentiment de calme, de bien-�tre et de lib�ration m�avait envahi. Elle avait ensuite retir� sa main, l�ch� sa plaie et cette derni�re avait disparue. Elle s��tait relev� et s��tait �loign�e. J��tais toujours �tendu au milieu du vallon quand une douleur indescriptible monta en moi!!! Tout mon corps �tait pris de violents spasmes! Tout mon corps me faisait mal!! La moindre partie de mon �tre me faisait souffrir atrocement!!! J��tais parvenu � lui demander se qu�elle m�avait fait et elle m�avait r�pondu calmement�:�"�C�est normal� Ton corps est en train de mourir. Ce sera fini dans un instant��" Effectivement, quelques instants apr�s, je ne ressentais plus aucunes douleurs. M�me mon bras et ma cuisse ne me faisaient plus souffrir. Tout ce que je savais c�est que j�avais une soif terrible. J�avais tellement soif que �a me rendait malade, �a me rendait fou!!! Je ne me contr�lais plus!! J�aurais saut� sur n�importe quoi!!! Apr�s �a, tout est flou� Je ne me rappel plus. Je me rappel avoir eu cette soif immense mais apr�s, il n�y a plus rien� le vide� |
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| Lorsque je m��tais r�veill�, j��tais dans une sorte de grotte ou de caverne. Je m��tais assis. La femme du vallon �tait l� aussi. Elle commen�a � me parler et � m�expliquer ce qui s��tait pass�. Elle commen�a tout d�abord par dire qu�elle se nommait Aph�lya, qu�elle �tait vampire et que j��tais moi-m�me devenu vampire. Elle continua en m�expliquant les sp�cifit�s de ma nouvelle forme, de ma nouvelle vie. Ce que je pouvais faire, ce que je ne pouvais plus faire et ce que je me devais de faire. J�avais remarqu� que j��tais souill� de sang mais que ce n��tait pas du sang des combats de l�autre nuit. Elle me raconta alors ce qui c��tait pass� apr�s que je m��tais fait "�transform�". Elle m�expliqua que j��tais devenu "�frensy�" c�est-�-dire, que je n�avais plus beaucoup de sang et qu�il fallait absolument que je boive du sang. Elle continua en racontant que tout ce que j�avais pu trouver avait �t� ce qu�il restait de mon attelage de chiens� Elle m�avait ensuite offert de pouvoir la suivre pour bien commencer ma nouvelle vie de vampire. Je ne savais vraiment plus quoi faire. Il y avait encore tellement de myst�res que je ne comprenais pas. J��tais perdu. J�avais alors bien voulu la suivre. C�est r�ellement � partir de ce moment que j�ai commenc� une toute nouvelle vie� |
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"�Je suis Jazz, gangrel fils d�Aph�lya. J�avais rejet� la soci�t� humaine pour vivre seul au milieu de l�enfer blanc. Maintenant, je survie dans un monde gouvern� par les vampires. J��tais seul, j�ai aujourd�hui un clan, une famille, une meute��"
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Retour en arri�re ! |
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