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Journal
d’information et d’action humanitaire octobre-décembre
2006 N°8 |
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SOMMAIRE
Edito : un cœur à la dimension du monde P2 :
réclamer une amnistie générale au Rwanda p2 :
les FDU condamnent la réaction rwandaise p4 :
la peine de mort p3 :
la culture du mensonge mise à plat par Matata P4 :
secours catholique 60 ans en faveur de la charité P5 :
Grands Lacs |
Environ 1000000 de personnes vont être jugées par les cours populaires
« gacaca » (lire gatchatcha) dont 694614, soit 70%, qui sont déjà
en cours de jugement. Et les arrestations ne cesseront pas de monter, alors
qu’ en créant ces tribunaux en 2002, la commission spéciale estimait
seulement à 761446 le nombre de
dossiers de présumés génocidaires. Une allure qui fait grincer les dents.
Lire p4. |
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A KIGALI, PLUS DE France…
La décision du juge français
Bruguière de dresser des mandats d’arrêt internationaux contre le président
rwandais et ses neufs collaborateurs, dans l’attentat du 6 avril 1994 qui a
déclenché le génocide, a fait un tollé
à Kigali. Tous les intérêts français sont fermés ou boycottés, mais aussi la
plupart des jeunes chômeurs fuient vers les campagnes. A Paris, une manifestation des
associations de ressortissants rwandais est prévue le 22 décembre prochain.
La FEDAR, le collectif AJIIR, le CLIIR, le COSAR et l’ensemble de la société
rwandaise en Europe organisent en même temps une conférence-débat au Musée
social, 5 rue Las-Cases, Paris 7ème, métro Solférino. Selon le
communiqué, l’objet de la manifestation est de soutenir cette décision du
juge français, de « protester contre l’impunité au Rwanda et
l’impartialité du Tribunal pénal international». Mais il est à noter qu’une
autre manifestation s’est déroulée le 6 décembre contre cette décision. |
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TEMOIGNAGE AU SUJET DE LA PRESENCE FRANCAISE AU RWANDA DES ANNEES 90… pp7-8. |
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Mod8-p2 |
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Au nom d’une vraie solidarité …La mondialisation qui a touché tous les domaines de la vie planétaire, de l’économie à la technologie et de la politique à la culture, n’a malheureusement pas encore encré sa logique dans le cœur humain. La recherche du plus commun diviseur se répand pour adapter un produit familial ou communautaire à un format universel, mais l’universalité des valeurs fondamentales peine à gagner les cœurs de tous les hommes. L’individualisme, le racisme, l’exclusion, le communautarisme et les mouvements sectaires se multiplient dans nos sociétés actuelles. Ce qui creuse davantage d’inégalités dangereuses entre les hommes. Les initiatives inutilesCertains
entreprennent des projets d’appui au développement social, mais la société
n’en bénéficie pas. Des actions charitables qui intéressent les membres de la
communauté actionnaire perdent leur profondeur. De même la région où
s’orientent des œuvres devrait être bien différente de celle d’où sortent les
bienfaiteurs. Ainsi, aider plus loin de soi – de chez soi – devient aider
mieux. La loi du mort kilomètre s’appliquerait à l’envers. Mais, cette
optique est une vocation à part entière. Des femmes et des hommes qui ne
pensent qu’à ceux qu’ils ne voient pas, ne connaissent pas, ne partagent ni
race, ni origine géographique. Ceux-là connaissent la valeur de la vie dans
son universalité. Ils soulagent les difficultés des gens, au-delà même du
visible. Ils tentent de ressusciter les morts, quand ils se préoccupent des
survivants. Et même si, évidemment la charité bien ordonnée commence par
soi-même, ces initiatives ne sont pas inutiles. |
G … pour un Rwanda où la famille et la communauté se sont briséesDans un
des pays de ce monde, le Rwanda, une guerre, puis un génocide ont détruit les
valeurs familiales et communautaires. Les grandes dispersions des survivants
ont engendré beaucoup d’orphelins et de veuves. Plus d’un million de
personnes de cette catégorie, soit 20% de la population. Je viens
d’observer pendant plus de dix ans la vie des personnes exilées et d’enquêter,
bien qu’à bâton rompu, sur la situation de voisinage au Rwanda. Plus rien de
commun n’existe. L’injustice et la misère se côtoient. Les membres d’une même
communauté ne peuvent plus se défendre. Les quelques valeurs communautaires
ont cédé à l’individualisme béant issu des sentiments de peur (peur d’être
assimilé à la personne pour qui je témoigne, un frère, un parent). Ce qui
rend propice le renforcement d’autres vices. Mais, la
question qui reste posée est de savoir si les gens qui nient leurs frères
devant la justice, peuvent être solidaire avec les gens du monde qu’ils
ignorent. Par contre
il existe des valeurs universelles qui nous unissent tous, tel que la vérité
et la solidarité. Raison pour laquelle nous en appelons au monde entier de
prêter l’oreille à ce qui se passe au Rwanda dans les tribunaux populaires.
L’adoption des enfants, l’aide aux familles démunies, les correspondances
avec le monde entier peuvent sortir nos frères de cet enfermement. Après tout, nous sommes d’une même famille
humaine, il suffit que notre cœur soit grand comme le monde et que le monde
soit aussi petit que la paume de notre main. |
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POUR UNE AMNISTIE GENERALE ET LA LIBERATION D’UN PEUPLE NON RESPONSABLE
DU GENOCIDE |
UN JUGE FRANÇAIS ACCUSE LE PRESIDENT RWANDAIS DE CRIMINEL, LE GOUVERNEMENT RWANDAIS COUPE LES RELATIONS DIPLOMATIQUES.
Présidente des Forces Démocratiques Unifiées dont le siège est au Pays Bas
D’après la
déclaration rendue public le 25 novembre 2006, par l’opposition rwandaise,
FDU - INKINGI, celle-ci
« regrette la décision unilatérale du gouvernement rwandais de rompre
les relations diplomatiques avec l’Etat français. Cette décision a été prise
par un conseil extra-ordinaire des ministres convoqué, expressément, le 24 novembre
2006 par le Général Paul KAGAME. Ceci constitue une fuite en avant dans
l’espoir de manipuler l’opinion nationale et internationale pour que des
criminels continuent d’échapper à la justice. Nous considérons que le fait que la justice
française, en toute indépendance et en réponse à des plaintes déposées par
des justiciables ayant qualité pour saisir la justice en France, ait décidé
d’engager des poursuites contre Paul Kagame et les neuf autres suspects
pour assassinats et complicité
d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, à savoir l’attentat
du 06 avril 1994 contre l’avion présidentiel rwandais, n’est en aucune façon
un acte hostile à l’Etat rwandais de la part de l’Etat français. » |
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Douze ans déjà, sous les barreaux. Les chiffres
des condamnés, puis des accusés, puis des suspects, ne cessent de grimper. Un
million déjà dans quelques mois, histoire de condamner le nombre de criminels
à la hauteur de celui des victimes occasionnées. Et finalement, on s’attend à ce que d’ici
dix ans, tout le monde ou presque, aura passé quelques années sous les
verrous de la justice rwandaise moderne. Et la population rwandaise sera
majoritairement faite d’anciens prisonniers soumis à des corvées
réglementaires pour le reste de leur vie. Tous les enfants rwandais qui ne
sont pas orphelins du génocide auront au moins des parents corvéables. De là à
nous poser des questions sur cette allure catastrophiques des derniers temps
au Rwanda. Si la justice doit encore attendre longtemps pour exister au Rwanda,
pour quoi l’attendre en prison ou sous corvées. Actuellement,
les Rwandais perdent un jour de travail pour assister à des jugements où la
vérité est monnaie très rare. Plus de 90% de personnes accusées ou condamnées
doivent l’être à titre du crime de génocide. L‘on peut
déplorer la globalisation machiavélique qui n’a comme seul profit de réduire
un peuple entier en esclavage en le condamnant de génocidaire. La poursuite
de ces manœuvres ne traduit que l’initiative génocidaire elle-même. Puisse le
gouvernement rwandais et le Monde entier intervenir pour renverser la
tendance ! Considérer qu’une très petite minorité de responsables
politiques et militaires issus du gouvernement de l’époque et de la rébellion
FPR sont les seules responsables du crime. Que les petits paysans ont été
victimes à la fois de la pression et de la peur, de la pauvreté et de la
guerre avant de commettre quelques forfaits dont la motivation n’était pas du
tout le génocide. Des crimes d’assassinat non prémédités, involontaires vis-à-vis
des traumatismes psychologiques que le pouvoir et les médias de la haine
venaient de propager. Le contrôle de la raison n’était pas possible pour
beaucoup. Ceci pris en compte, pas moins de 80% de dossiers seraient classés
sans suite. Ainsi, que
seuls les auteurs vraiment responsables, les médias et les milices qui ont
pris le peuple en otage après la mort du président Habyarimana, ainsi que les
auteurs de cette mort, bien sûr, soient poursuivis, aussi bien au TPIR qu’à
Kigali, afin que le soleil de la raison fasse éclore les fleurs de la paix. |
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Mod8-p3 |
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LE CENTRE DE LUTTE CONTRE L’IMPUNITE ET L’INJUSTICE AU RWANDA (CLIIR) avertit le gouvernement britannique et dénonce la culture du mensonge du pouvoir rwandais. Extrait d’une Lettre ouverte aux autorités britanniques |
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Sa Majesté, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre (tous), (…) L’objet de ce courrier concerne particulièrement le cas de quatre Rwandais pourchassés sur votre territoire par le régime du Président rwandais, le Général Paul KAGAME. Ces Rwandais, qui croyaient trouver la sécurité et la dignité humaine dans votre Royaume, sont devenus des hommes à abattre par le pouvoir de Kigali. Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda souhaite apporter sa modeste contribution pour empêcher que les autorités judiciaires britanniques tombent dans le piège du chantage permanent que les autorités rwandaises continuent d’exercer sur les pays occidentaux qui ont hébergé les intellectuels Hutu, une race très menacée et en voie de disparition au Rwanda. (…). – le Centre vous demande d’examiner avec la plus grande prudence tout mandat d’arrêt et toute demande d’extradition présentés par les autorités rwandaises, notamment pour des raisons suivantes: 1) Mandats d’arrêt contre tout opposant réel ou supposé2) La culture du mensonge imposée au peuple rwandais comme un «nouveau mode de vie»3) L’existence de deux gouvernements parallèles: «l’invisible qui a réellement le pouvoir » et celui de « façade »Au sujet du deuxième point, l’association prend un exemple sur le déroulement actuel des Tribunaux populaires GACACA – dont le cas le plus médiatisé a été celui du Père blanc belge Guy Theunis, où la majorité des problèmes du Rwanda sont liés à la culture du mensonge.
« Cette culture a
des racines qui remontent politiquement au temps de la monarchie et a été
déjà dénoncée en 1958 par un prêtre
Tutsi, l’Abbé Stanislas Bushayija, curé de la paroisse Kamonyi. Dans son
article intitulé «Aux origines du problème Bahutu au Rwanda», on lit
notamment : «A vrai dire, les principes d’équité que les Belges voulaient
faire prévaloir dans le domaine de la justice, de la propriété, de la liberté
et des droits de la personne humaine quelle qu’elle fût, déroutèrent le
Mututsi et le firent douter de la finesse de l’Européen. |
Celui-ci lui parut plus un technicien, une sorte de magicien qu’un diplomate, comme le prouvent les expressions kinyarwanda encore courantes : Abazungu ntibazi ubwenge (les Européens ne sont pas malins). Si le Mututsi reconnaît à l’Européen ses compétences dans le domaine technique, - électricité, physique, mathématique, etc., - s’il lui reconnaît l’intelligence du livre (ubwenge bwo mu gitabo), il déplore son absence de finesse d’esprit. Savoir travestir la vérité, donner le change sans éveiller le moindre soupçon est une science qui fait défaut à l’Européen et que le Mututsi est fier de posséder. Le génie de l’intrigue, l’art du mensonge sont à ses yeux des arts dans lesquels il s’enorgueillit d’être fort habile : c’est là le propre du Mututsi et, par contagion et par réflexe de défense, de tout Munyarwanda ».« C’est justement cette culture du mensonge qui empêche les Rwandais de mettre en place une véritable Commission Vérité, Justice et Réconciliation qui pourrait permettre aux Rwandais d’établir la vérité sur tous les dramatiques conflits politiques et ethniques qui ensanglantent le pays de l’époque monarchique à aujourd’hui. C’est cette culture qui a toujours empêché au Rwanda l’instauration d’un Etat de droit et de la démocratie, hier comme aujourd’hui. C’est cette culture qui fait qu’une oligarchie au pouvoiraujourd’hui exploite et prend le peuple rwandais en otage. C’est cette culture qui fait que l’art de mentir et de travestir la vérité est le premier critère de recrutement des nouveaux magistrats rwandais «sélectionnés» par les chefs militaires et politiques du Front patriotique Rwandais (FPR) impliqués dans les crimes de génocide et contre l’humanité au Rwanda, en Ouganda et en République Démocratique du Congo. Ce sont ces nouveaux magistrats, soumis à cette sorte de gouvernement parallèle dont le pouvoir occulte est immense, qui veulent exporter dans les pays occidentaux leur chasse à l’homme pratiquée au Rwanda et celle qu’ils mènent contre les intellectuels Hutu réfugiés dans votre Royaume et dans plusieurs autres pays du monde. C’est cette petite Mafia Tutsi qui organise la chasse à l’homme contre les quatre Rwandais réfugiés dans votre Royaume, à travers un système judiciaire qui lui est totalement soumis. Pour votre information, tous les anciens magistrats intègres, libres et indépendants ont été tués, limogés ou contraints de s’exiler (Voir notre Dossier sur l’Epuration ethnique de la Magistrature, publié en Avril 1997). » |
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Secours catholique-caritas international :
60 ans de charité. |
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La CARITAS très connue pour ses actions de solidarité en Afrique et
dans le monde est l’œuvre du Secours Catholique. La délégation de l’Essonne,
en région parisienne, a célébré l’anniversaire à Evry
A Evry,
dans l’Agora, ce 22 octobre, nous avons accompagné une équipe du Secours
Catholique de Dourdan dans la célébration de ce grand anniversaire de la
Bonne Cause. Une dizaine de bénévoles tous sexagénaires ainsi que deux
familles de Saint-Chéron et deux de Dourdan se sont noyées dans un public de
plus de deux mille personnes issues de plusieurs nationalités présentes en
France. L’universalité du Secours Catholique se lisait ouvertement. Mais en
plus du service habituel, le plaisir était surtout au rendez-vous comme
toutes les fêtes spectaculaires. L’acrobatie, la magie, la danse, la musique
et la comédie musicale. Il n’y a pas eu de champagne versé, mais de gros
cœurs se sont ouverts en images et en paroles. « la
charité d’aujourd’hui est la justice de demain » Le mot
charité qui fait grincer des dents à pas mal de gens aujourd’hui n’a pourtant
pas perdu son sens d’origine. Dans l’article un des statuts fondateurs de
1946, il est stipulé que l’association vise à promouvoir la charité
chrétienne. Dans l’allocution du président du Secours Catholique de
l’Essonne, Georges Métrier, seule la méthode de travail évolue avec la
transformation rapide de la société. Ainsi, la distribution de biens et de
nourriture cède de plus en plus place à tout ce qui contribue à lutter contre
l’exclusion. Une autre
attention particulière a été portée vers l’activité des bénévoles et leur
besoin aussi. A travers eux qui sont souvent des personnes âgées vivant
seules, le contact avec des familles en difficulté qui recourent à eux leur
apporte la chaleur humaine. Et donner se confond avec recevoir. M.
Georges Métrier, président du Secours Catholique de l’Essonne et le Président
du Conseil Général de l’Essonne, M. Michel Berson (photo ci-contre). |
Un nouveau partenariat Secours Catholique – Conseil Général de
l’Essonne
Michel Berson,
Président du Conseil Général de l’Essonne, était invité d’honneur à cet
anniversaire. Il a vivement félicité le Secours Catholique pour son combat
effectif contre la grande fragmentation de la société moderne. Il reconnaît
l’importance du rôle des associations dans la réduction des contrastes créés
par la montée des richesses et l’extension de la pauvreté sous toutes ses
formes. Le Conseil Général veut s’appuyer sur la proximité du Secours
Catholique et sa méthode de travail bien élaborée pour agir ensemble. Il
réaffirme que la culture du bénévolat n’est pas reconnue alors qu’elle
demeure l’expression de la condition humaniste.
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La peine de mort sera-t-elle abolie un jour
au Rwanda ? La question est actuellement en débat et le nombre impressionnant des
condamnés à mort en est la principale raison. Selon Maela Bégot, sociologue
française partie enquêter dans les couloirs de la mort rwandais pour le
collectif Ensemble contre la peine de mort (ECPM),
« 1492 d’entre eux attendent dans les prisons surchargées du pays sans
trop savoir quel sera leur sort. La majorité de ces personnes ont été
condamnées pour des crimes commis dans le cadre du génocide », affirme-t-elle.
« Mais il existe également de nombreux cas de personnes condamnées à
mort pour des crimes de droit commun comme l’assassinat, le viol ou
l’avortement, passibles de la peine capitale selon le code pénal
rwandais. » Beaucoup estiment que ces chiffres risquent d’augmenter
encore avec la nouvelle phase des procès des gacacas (tribunaux
populaires mis en place pour accélérer les jugements des prisonniers du
génocide de 1994) prévue pour ce mois de juin. « Près de 70 000 suspects
de génocide sont susceptibles d’être condamnés », juge Domitille
Mukantaganzwa, secrétaire exécutive du service national des juridictions gacaca,
interrogée par Syfia International. Certains militants des droits de l’Homme pensent donc que les autorités
seront incapables d’exécuter une telle masse de gens. Pour Maela Bégot
également, « il est impensable d’envisager des exécutions de masse qui
provoqueraient sans aucun doute l’indignation internationale, comme cela a
été le cas en avril 1998 ». 24 personnes avaient été fusillées
publiquement dans différents stades du pays dans le cadre de la politique de
« lutte contre l’impunité » entreprise par le gouvernement au
lendemain du génocide. Attentif aux demandes d’une société encore
traumatisée, celui-ci avait décidé d’en faire son cheval de bataille. Il n’y
a cependant pas eu d’exécution au Rwanda depuis 1998. Les autorités
appliquent depuis un moratoire de fait. Elles condamnent mais n’exécutent
pas, d’où le nombre monumental des condamnés en attente dans les couloirs de
la mort. Le soutien américain et l’expérience irakienne. La condamnation à mort récente de Sadam Hussein a donné beaucoup de
satisfaction au Président américain G. Bush. Le Rwanda étant dans le précarré
américain, il est fort possible que la position américaine pèse en faveur du
maintien de cette peine capitale dans le code pénal rwandais. |
Le Congo, enfin, démocratique. La publication du verdict des
urnes de la présidentielle du 29 octobre mercredi soir a été accueillie
différemment à travers le pays. Dans les
provinces de l’est du pays où le candidat Joseph Kabila Kabange a bénéficié
d’un vote massif, la victoire de ce dernier a été saluée dans la liesse
générale, tandis que dans celles de l’ouest, fief de son challenger
Jean-Pierre Bemba, c’était le calme, a constaté radio okapi.net.
Parmi les grands dossiers qui l’attendent, figurent
l’unification du territoire en cours de démembrement politique et la paix
dans l’Est avec la présence rwandaise toujours explosive. |
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UNE PLAINTE, LA PREMIERE CONTRE PAUL KAGAMEMonsieur Paul Rusesabagina qui tire sa notoriété du fil Hôtel Rwanda et dont les milieux politiques rwandais attendent la candidature aux prochaines élections présidentielles, écrit au Tribunal International pour le Rwanda en ces termes :<<Objet : Plainte contre Le Général Paul Kagame et les membres du haut commandement Militaire du FPR.Monsieur Le Procureur,Je soussigné Paul Rusesabagina, citoyen rwandais né à Murama dans la préfecture de Gitarama Le 15 juin 1954, résidant à l’adresse ci-haut mentionnée et exerçant les métiers d’humanitaire et d’homme d’affaires, viens par la présente, m’adresser à votre compétence pour porter plainte contre Le Général Paul Kagame, Chef de l’armée du Front Patriotique Rwandais (FPR) ainsi que contre les membres du haut commandement militaire du FPR, et vous demande de les poursuivre pour crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’humanité commis sur ma famille à la prise de ma région natale par Le FPR en juin 1994, et sur d’autres membres de la population rwandaise, du 1er janvier 1994 au 31 décembre 1994. ( …) >>Fait et signé à Bruxelles, le 15 novembre 2006. |
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L’allure de la justice « gacaca »
Derrière ce tableau de
résultat, un bilan accablant de la crise d’honnêteté des magistrats de la
juridiction et l’incapacité aux citoyens de témoigner en faveur des inculpés,
de peur d’être arrêtés et traduits devant ces cours auxquelles tout le monde
est obligé d’assister, sacrifiant une journée de travail chaque semaine. |
dépasse les attentes ! Se référant à l'enquête menée
conjointement en juin par des experts juristes, s’adressant à IPS (inter press service news agency en juillet dernier) Mukantaganzwa déclarait que c’était une certitude que
l'effectif total des personnes à comparaître devant les gacaca s'élevait à
761.446 génocidaires présumés, mais que l’introduction de nouveaux dossiers
pouvait accroître ce chiffre et prolonger le mandat de cette juridiction
au-delà de décembre 2007. Effectivement, au mois
d’octobre, déjà 694.614 personnes sont inculpées auprès de 6300 juridictions
gacaca. 2000 autres juridictions n’avaient pas encore rendu leurs chiffres. Durant ces trois derniers mois, 2546 personnes jugées ont été acquittées,
2718 condamnées à moins de 7 ans de prison, 3616 à une peine allant jusqu’à
12 ans de prison, 2724 à une peine allant jusqu’à 15 ans, 3452 à une peine
allant jusqu’à 30 ans de prison. Lors d’une conférence de presse, la Secrétaire
exécutive des juridictions gacaca a mis en garde les personnes condamnées
vis-à-vis du délit de récidive. Même les personnes acquittées ne sont jamais
sûres de ne pas être de nouveau appréhendées et réintroduites en justice. |
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Modération des Grands Lacs – Automne 2006 – p4
Grands Lacs (suite)
Un pacte de sécurité et de développement signé dans la conférence
de Naïrobi, le 15 décembre 2006
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Angola, Burundi, République Centrafricaine,
République du Congo, République démocratique du Congo, Kenya, Ouganda,
Rwanda, Soudan, Tanzanie et Zambie. Les 11 Chefs d’Etat présents dans cette deuxième
conférence des Etats de l’Afrique des Grands Lacs ont signé le Pacte de
sécurité et de développement, les engageant à tourner le dos |
aux conflits frontaliers et à investir dans la
démocratie, voie qui conduit au développement. Ce Pacte, ouvre le chantier
d’énormes défis pour chaque pays. Ce second sommet intervient après un premier sommet tenu
à Dar Es-Salaam (Tanzanie) en novembre 2004, au cours duquel les chefs d’Etat
de la région avaient signé une déclaration sur la paix, la sécurité, la
démocratie et le Ont été également associés à cette conférence, des pays Le thème principal de cette conférence est la paix, la
sécurité et le développement de cette région aux immenses potentialités, mais
confrontée à des guerres destructives qui ont appauvri ses populations,
retardant ainsi son développement. L’objectif de cette conférence est ainsi
de faire taire les armes, de favoriser la |
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Au Burundi, passer
du radicalisme au réalisme. |
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« … l’Association Internationale pour
la sécurité et la Solidarité des Tutsi du Burundi, SurviT-Banguka, exhorte
tous les Burundais épris de paix à refuser toute escalade à l’exclusion et à
la violence. |
Aussi invite-t-elle tout rescapé du
génocide et/ou de l’exclusion ethnique à garder la sérénité et la lucidité
pour investir ses efforts dans la promotion du système de gestion sociopolitique
que des chercheurs en droit constitutionnel international et en science
politique appliquées au Burundi ont désigné par « la démocratie des
communautés ». La démocratie des communautés est un système sociopolitique
qui respecte et rassure toutes les communautés ethniques du fait qu’elle est
basée sur les principes de représentation de chaque communauté par des
délégués que cette dernière s’est elle-même choisis, de cogestion et
d’alternance interethniques à tous les niveaux institutionnels du pays, y compris
au sommet de l’Etat. Juvénal NDUWIMFURA, Président et Pacelli NDIKUMANA, Vice-Président Extrait du site : www.tutsi.org |
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LIVRES |
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BURUNDI 1965 : LA 1ÈRE CRISE
ETHNIQUE «Au cœur des crises nationales au Rwanda et au
Burundi: La lutte pour les ressources», par Marc Rwamacumu. Coédité par l’UNRISD (United
Nations Research Institute for Social Development ) et L’Harmattan 2004 Exposé sur WWW.UNRISD.ORG: Comme
son titre l’indique, est un livre qui explore les causes des crises qui,
depuis des années, plongent la région des Grands lacs dans un cycle d’horreurs
sans nom. Le livre, écrit par le chercheur burundais Marc Rwabahungu pour le
compte de l’Institut, a été coédité avec les éditions L’Harmattan, dans leur
série intitulée Etudes africaines. |
Un recueil de poème de Philippe Mpayimana
43 poèmes ou 43 moments de
réflexions de l'auteur au sujet d'un pays déchiré par la guerre et les
massacres inter-ethniques. L'atteinte portée à l'unité de la famille et à
l'épanouissement de son amour inspire ses thèmes. Il évoque les situations de
l'école, la mort et l'exil comme élément séparateur. Une histoire qui se
déroule sur 18 ans : de 1986 à 2004. Le temps qui vit son pays basculer du
havre de paix à l'enfer du siècle. Mais aussi le temps qui mûrit son amour
dont la lueur éclaire désormais la rue de la vie. La carte postale de la mémoire
et la réconciliation. Par TUZAasbl pour 2€ Au verso vous avez une page vierge pour vos
correspondances. |
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NOTRE JOURNAL VOUS SOUHAITE UN JOYEUX NOEL ET UN HEUREUX NOUVEL AN 2007.
N’oubliez pas de faire un geste de solidarité à la fin et au début de chaque
année. |
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La France
au Rwanda, ce que je crois. Mpayimana Philippe, journaliste. Au mois
d’avril 2004, j’ai eu l’honneur de répondre aux questions d’une journaliste
de TV5 Monde. Le Président Paul Kagame venait d’humilier la France |
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publiquement
au stade de Kigali, en exigeant qu’elle présente ses excuses au peuple
rwandais pour « sa responsabilité dans le génocide ». Je
considérais cette position de l’ancien chef rebelle rwandais comme une
revanche déplacée contre celui qui a soutenu son adversaire, le gouvernement
Habyarimana. J’ai demandé à ce que tous les rôles positifs de la coopération
militaire française avant le génocide et ceux de l’opération turquoise qui a
mis fin au génocide soient aussi pris en considération afin que les milliers
de rescapés Tutsi et Hutu qui doivent leur vie à l’opération turquoise
puissent témoigner librement du salut français. Si le
traître silence naturel des Rwandais risque de compromettre l’éclosion de la
vérité, le développement bicéphale de l’actualité des relations
franco-rwandaises va exposer prématurément au monde la triste réalité de la
division cataclysmique du peuple rwandais et le sens de sa tragédie. En
France, deux manifestations différemment organisées par « la communauté
rwandaise de France » se déroulent actuellement, le 6 et le 22
décembre ; l’une contre l’autre pour la décision du juge terroriste
français Bruguière d’inculper le président Kagame pour son rôle dans le
déclenchement du génocide. L’occasion de dévoiler le conflit ethnique qui
oppose les Rwandais l’éclate au grand jour, alors que tous les programmes
d’éducation civique dans ce pays s’efforcent « avec succès » de
taire toute expression des différences sociales ou raciales. Je ne trouve pourtant
pas défavorable à la paix et au développement national, les différences
naturelles. L’engagement
de la France au Rwanda, comme nous l’entendions dans nos mentalités de jeunes
citoyens, n’a jamais été dirigé en faveur d’une ethnie contre une autre. Ses
causes ont toujours été justes. Quand tous les partis politiques d’opposition
ont demandé à la France de se retirer du Rwanda en 1993 sous la demande du
front rebelle, elle s’est retirée et ce qui a suivi, tout le monde le sait.
La France n’avait même pas le droit de participer à la mission onusienne de
maintien de la paix, dont elle est pourtant la grande artisane qui a pesé
dans l’accord de paix d’Arusha du 4 août 1993. Elle pouvait faire valoir son
droit de participer à la mission de soutien de sa mise en application, la
MINUAR. Celle-ci, qui a été présente, a eu joué un grand rôle dans cette
histoire, mais nous remarquons que le Général Roméo Dallaire et l’ONU ne
s’inquiètent de rien. Le
développement des relations entre le Rwanda et la |
France
n’a rien perdu de la divergence d’opinion sur des crises internationales
entre la France et les Etats-Unis principalement, mais le ralliement du
Rwanda du côté anglo-saxon abuse de cette position visiblement non française
pour casser profondément les liens pourtant naturels que tous les peuples du
monde partagent, à savoir la défense des droits humains et des valeurs
universelles telle la vie d’un peuple, la vie des citoyens. C’est ceci, je
pense, qui a toujours motivé la France à intervenir dans nos pays. D’autres
motivations peuvent certainement exister, mais pas celles de commettre des
crimes allant au génocide, encore moins au Rwanda. L’implication actuelle de
la France dans notre crise est plutôt une distraction d’un peuple vis-à-vis
de l’analyse intrinsèque de ce qui le ronge. C’est la façon de brouiller les
cartes pour qu’à jamais aucune voix salvatrice des personnes abandonnées par
le Monde, comme les réfugiés hutu du Congo, ne se lève. Les
quelques images de l’armée française de l’opération turquoise que j’ai au
Rwanda et les imageries populaires rwandaises que j’en ai entendu, convergent
vers une force qui est venue sauver les Tutsi plus que les Hutu. La seule
option qui pouvait avoir un cachet pro-hutu aurait été de combattre
militairement le FPR, mais cela ne figurait pas dans la mission. Si
l’interposition française au Rwanda a contré l’avancée de la rébellion dans
une grande partie du pays, le résultat appréciable fut l’arrêt des hostilités
et la protection de la population menacée dans cette partie du pays. La
présence française dans la zone turquoise a rassuré en premier lieu les Tutsi
qui étaient menacés d’extermination par les miliciens interahamwe. 8000 dans
le camp de Nyarushishi et plusieurs autres milliers dans la zone,
principalement à Bisesero, entre juin et août 1994.
GAMMA/QUIDU NOEL Des soldats français arrêtent trois Hutus rwandais
lors de l'opération "Turquoise" au Rwanda, le 3 juillet 1994. |


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Le 26 mai 1994, j’étais au village de Mahoko dans la préfecture
de Gisenyi. J’étais moi-même coincé dans l’impossibilité de rejoindre ma
région natale au sud. Les Français ont débarqué pour la première fois dans la
localité. Les villageois les ont acclamés, se sont rassemblés et les ont
écoutés. J’ai vu subitement des milliers de jeunes « miliciens »
disparaître dans les bananeraies tout autour, tandis que les Français
continuaient à enquêter de particulier en particulier. Les jours qui ont
suivi, nous apprenions qu’un, deux, trois ou plusieurs rescapés Tutsi ont été
repêchés par les Français et que par contre, les interahamwe capturés étaient
attachés aux radeaux que des hélicoptères emportaient avant de les lâcher
dans le vide au-dessus de la forêt de Nyungwe. Vrai ou faux, cette imagerie
populaire transmet la conception du paysan de cette époque. La France était
totalement contre la force génocidaire. Le 12 mars 1997, j’étais à Ubundu au sein de trois cent
mille réfugiés après la destruction du grand camp de Tingi-Tingi. Le
Secrétaire d’Etat Français à l’action humanitaire Xavier Emmanuelli y a
effectué une visite. Il s’est adresse de manière générale à la population en
détresse et le souhait de la France était de sauver des vies humaines. Loin
de pactiser avec une quelconque force politique ou militaire réfugié, il est
resté partisan d’une intervention humanitaire qui malheureusement n’a jamais
eu lieu. S’il y avait eu le moindre acte compromettant, la presse s’en serait
emparée. Des confusions graves qui persistent méritent d’être
levées. Que le monde distingue les forces du mal des forces armées légalement
constituées. L’amalgame qui profite aux idéologues de la division consiste à
mettre les anciennes forces armées rwandaises dans le camp des miliciens
génocidaires. Ces milices, quoique insaisissables de part leur organisation
plus ou moins opaque, sont pourtant une réalité. Les quelques éléments de
l’armée républicaine qui se seraient détachés pour entraîner les forces du
mal sont condamnables. Mais aussi l’assaut massif de la jeunesse rwandaise
dans l’armée aux grandes heures de la confrontation rebelle-gouvernement ne
doit pas signifier la constitution de milices. Si parmi les |
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Malheureusement, les autorités actuelles du Rwanda ne
veulent apparemment pas aller au fond des choses. Voir l’intérêt national à
très long terme, sans se limiter à ce qui nuirait au gouvernement en place.
Juger un membre du gouvernement n’est pas juger un Etat, et inversement
introduire un Etat dans une querelle extra-nationale n’est pas digne d’un
dirigeant responsable. L’occasion qui s’offre à tout chef d’Etat issu de
l’opposition en général ou de l’ex-rébellion en particulier, actuellement, ne
devrait pas être de démontrer sa raison, mais sa compréhension.
Pour le cas de nos pays qui sortent de la guerre, les
chefs d’Etat sont des « hommes forts » qui ne seraient pas obligés
de recourir à la fraude électorale pour se convertir en démocrates. Il suffit
d’adopter des simples démarches de la Paix et du rassemblement. Le président
rwandais peut très facilement s’affranchir des accusations actuelles, s’il
parvenait à transmettre son image de rassembleur et d’homme de paix, à
renoncer catégoriquement à toute attitude liée à son passé de maquisard, de
rebelle et de pseudo-terroriste. Il est bien placé pour demander pardon au
peuple rwandais et obtenir une absolution internationale. Ce n’est pas en
excluant un Etat comme la France de son système diplomatique et en maintenant
un langage globaliste contre ce qu’il appelle « aucun pardon aux
génocidaires hutus réfugiés au Congo» qu’il surmontera la crise. Il
n’est pourtant pas trop tard pour poser des grands gestes napoléoniens, en
abolissant la peine de mort et en amnistiant des milliers de prisonniers
accusés de participation à un crime dont eux-même sont victimes – car seuls
les auteurs du génocide en sont coupables.
Telle est
ma contribution à la paix du Rwanda.