Extrait de mon article paru sur AgoraVox le 13 septembre 2006.
Mes premi�res propositions pour une r�forme de la Justice fran�aise et des institutions dont elle m'appara�t ind�tachable, d'apr�s cet article :
- Le Conseil d’Etat ne devrait pas �tre une juridiction administrative. Il para�t indispensable de s�parer le r�le de conseiller du gouvernement de celui de juge du gouvernement et des administrations, par la cr�ation d’une Cour administrative supr�me ind�pendante. Plus une "juridiction sp�ciale" charg�e de la responsabilit� disciplinaire, civile et p�nale de juges, avocats et experts de justice.
- Une stricte s�paration des carri�res devrait �tre impos�e : i) entre la Cour administrative supr�me, le Conseil d’Etat, le Conseil constitutionnel et la "juridiction sp�ciale" pr�cit�e ii) entre ces quatre instances d’une part, et l’entourage du pouvoir ex�cutif ainsi que les directions d’entit�s publiques et priv�es, de l’autre. L’ensemble de la justice administrative et de l’ordre judiciaire, Cour de cassation comprise, devrait �tre soumis aux m�mes incompatibilit�s que la Cour administrative supr�me.
- Les magistrats ne devraient en aucun cas pouvoir devenir des professeurs associ�s � des universit�s, ni travailler pour une partie de leur temps � l’ext�rieur de leur entit� d’appartenance. La participation de juges et conseillers d’Etat � des cercles d’influence priv�s serait interdite.
- La composition et le fonctionnement du Conseil d’Etat en tant qu’instance consultative au plus haut niveau de l’Etat serait r�form�e dans le sens d’une ouverture directe aux citoyens.
Ce ne sont que quelques ingr�dients d’une r�forme citoyenne au sommet de nos institutions, qui m’appara�t indispensable avant de pouvoir esp�rer une v�ritable �volution institutionnelle plus en aval. Point besoin d’attendre 2007 pour d�fendre ces propositions, en tout ou en partie, si elles paraissent pertinentes.
(fin de l'extrait)
Extrait de mon article du 26 mai, � propos des dysfonctionnements des institutions scientifiques:
Un peu partout, de nombreux r�sultats falsifi�s ont pass� sans difficult� le barrage des «comit�s de lecture» dans les principales revues internationales. Les auteurs de ces faux sont invariablement des chercheurs connus et devenus influents, pas des "marginaux". L’exemple cor�en constitue, pr�cis�ment, une poignante illustration de la crise profonde que traverse le monde scientifique dans l’ensemble des pays industrialis�s. Mais pas seulement: il s’agit en r�alit� d’un probl�me plus global de notre soci�t�, celui des effets n�fastes du lobbying, des pouvoirs discr�tionnaires et de l’immunit� institutionnelle.