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Annexes Ma famille paternelle est originaire de la petite ville de Pesmes dans la Haute-Saône, sur l'Ognon, exactement à la frontière du département du Jura, entre Dole et Gray. Villehardouin, dans la liste des seigneurs qui prirent Constantinople, mentionne des sieurs de Pesmes. Une tradition, bien difficile à vérifier, et qui m'est suspecte, veut qu'un Ancel ait été écuyer du sénéchal de Joinville et, lui ayant sauvé la vie en Orient, aurait eu le droit d'accoler le nom de Joinville au sien, avec ce mot d'armes « Ancel ne chancelle ». Tout ce qui est avéré en ceci, c'est l'existence d'un Ancel de Joinville, fils et héritier du bon chroniqueur; mais Ancel, comme Jehan, n'est qu'un simple prénom. Ce que je peux dire de plus c'est que notre tige est très vieille. Des papiers rapportés de Pesmes, et malheureusement détruits par l'incurie d'une aïeule (entre 1859 et 1868) auraient, au dire d'une tante à moi encore vivante, constaté son existence à l'époque de Philippe le Bel En tout cas, sous Charles Quint déjà, son nom apparaît (Perchet, le Culte à Pesmes, Gray, 1896) et les archives des XVII et XVIII siècles la montrent dans des hommes municipaux (id Recherches sur Pesmes, Gray, 1896). La taille des Ancey est généralement haute, c'est un trait comtois, la figure fine, les yeux bleus et les cheveux blonds ; il y a de la lymphe dans le tempérament volontiers enjoué et même caustique. Faut-il croire, comme on me l'a dit, qu'un Ancey ait été ministre au Portugal au siècle dernier ? Des Ancey se retrouve dans le Comté, en Bourgogne, à Lyon et à Lille; un abbé Ancey vivait ces dernières années au Canada. L'illustration du nom en sort actuellement toute entière par Georges Ancey de ... (né en 1860), du Théâtre Libre. Il semble y avoir un tronc unique, mais des rameaux fort nombreux. Les Ancey, d'ailleurs, sont particulièrement prolifiques. Mon bi-aïeul Jean-François, qui ne sortit jamais de la ville de Pesmes où il mourut en 184 7 âgé d'environ 95 ans, avait vu sa fortune très diminuée par la Révolution. Des treize enfants que lui donna sa femme (Anne-Claude Dupoitier - 1755-1837), le dernier, César, né en 1799, me paraît avoir été le mieux doué, certainement le plus heureux. Il avait étudié à Dole au Collège de l'Arc. Sous la. Restauration il se rendit à Marseille où il fut d'abord employé dans une maison de banque. Entre temps il se livrait à des expériences de chimie et fut le premier à monter une affaire pour l'exploitation des lies de vin, que l'on laissait perdre alors ; il fabriqua de la crème de tartre et de l'acide tartrique dont l'emploi pour les teintures et les boissons est généralement connu. L'usine passa des Allées de Meilhan au...., puis à La Capelette où elle subsiste encore.
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