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Je suis une religieuse appartenant à la Congrégation
de Notre-Dame qui fut fondée par Mère Marguerite Bourgeoys.
Mère Bourgeoys arriva à Ville-Marie en 1653 pour ouvrir la
première école en Nouvelle-France et pour instruire les enfants
des colons. Je suis une soeur séculière, c’est-à-dire
que je ne vis pas dans un cloître. Le cloître oblige les soeurs
à se recueillir dans le silence et elles sont isolées du
monde. Ici, ma tâche me demande parfois de me déplacer à
cheval ou en canot pour aller enseigner dans les seigneuries le long des
rives du Richelieu. Mes classes se font souvent dans des abris rudimentaires
comme une étable.
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D’autres communautés de femmes en Nouvelle-France
instruisent nos enfants comme les Ursulines. Les communautés de
soeurs s'occupent également des soins des malades comme les Hospitalières
de Montréal. Une demoiselle de bonne famille, Jeanne Mance,
a fondé le premier hôpital de Ville-Marie, l'Hôtel-Dieu.
Mère Marguerite d’Youville, fondatrice des Soeurs Grises a fondé,
de son côté l’hôpital Général de Montréal
et s’occupe également des pauvres.
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Chez les hommes, il y a principalement les communautés
des Récollets, des Jésuites et des Sulpiciens. Ces
derniers possèdent les terres de Montréal. Les communautés
de prêtres ont pour mission d’assurer la pratique du culte dans la
colonie et de fonder des paroisses dans les seigneuries. Ils ont
également la mission de convertir les amérindiens à
la foi chrétienne et d’explorer l’arrière-pays : ce sont
des missionnaires. Les missionnaires sont des personnages importants
en Nouvelle-France, ils sont à la fois explorateurs, chercheurs
en sciences naturelles, ambassadeurs et interprètes auprès
des communautés amérindiennes. Ils sont des voyageurs
et des nomades. Ils doivent affronter les rigueurs de notre rude climat
tout en partageant la vie difficile des amérindiens;
ils sacrifient leurs vies pour la gloire du Christ et pour le développement
de la jeune colonie. |