Le réalisme en littérature - 1840-1870
1. Ressemblances entre réalisme et romantisme
  1.1 Les deux sont des mouvements
     1.2
Individualisme et vision personnelle
     1.3 Souci de vérité : on pense qu’on fait vrai
     1.4 Opposition à l’art officiel.  Le romantisme s’oppose au Néoclassicisme.  En 1840, quand
     commence le réalisme, l’art officiel est le Romantisme avec Hugo comme leader.

2. Différences entre réalisme et romantisme
   
2.1 Le Romantisme se basait sur de grands sujets et récits historiques.  Les grands sujets
     sont des mythes, par exemple, Notre Dame de Paris de Victor Hugo.  Le Réalisme traite de
     vie quotidienne et de thèmes sociaux.  Aristote avait définie les deux fonctions de l’arts, dont
     la Mimésis, l’imitation du réel.  Pour les Grecs, par exemple, les dieux font parti du réel.  Leur
     canon de beauté très mathématique pour le visage et le corps est donc réel.  Tandis que les
     romains, qui n’avaient pas d’idéaux, faisaient de l’art moins canonisé.
L’art représente la
     classe dominante du courant.  Ici, c’est les bourgeois.  Le thème dominant sera donc
     l’argent.

     2.2 Le Romantisme se démarque par sa nostalgie et son exotisme, cette idéalisation du
     lointain.  Le réalisme traite du « ici, maintenant ».
     2.3 Le Romantisme est teinté de lyrisme et de sentimentalisme.  Dans le Réalisme, il y a un
   
écart entre les sentiments des personnages et de l’artiste.
     2.4 Le Romantisme est fort sur la dramatisation, tandis que le Réalisme se veut être une
     observation rigoureuse.
     2.5 Le Romantisme est teinté d’égotisme, tandis que le but du Réalisme est de donner
    
l’illusion du réel, ce qui masque la présence de l’artiste, donc l’œuvre est plus froide.  Cette
     illusion est données par le souci du détail, par les décors, etc.  Elle repose dans la
     description.

3. Les caractéristiques du réalisme
Il n’existe pas d’œuvre réaliste qui soit la représentation parfaite du réalisme parce qu’il n’y a pas de conscience dans un courant de l’existence de ce courant.
      3.1 le quotidien
      3.2 l
es effets de réel : utilisation dans un récit de personnage, de lieu ou d’événement ayant
           déjà existé.  Cela situe le lecteur.  Belle contamination réaliste.
      3.3 le narrateur Dieu (omniscient)
      3.4 le souci documentaire
      3.5 la description

4
. Un mouvement Européen
     4.1 En Angleterre, avec William Thackeray et « Vanity Fair » (1848) et George Eliot et
     « Adam Bede » (1859).  Dickens est entre le Romantisme et le Réalisme.
     4.2
En Russie, où il y a une première génération d’écrivains, dont les plus important sont :
     Nicolaï Gogol, « Le Manteau » (1842), une nouvelle; Fédor Dostoïevski, « Crime et
     châtiment » (1866); Ivan Tourgueniev, « Récits d’un chasseur » (1852); Léon Tolstoï,
     « Guerre et Paix » (1863-1869).
     4.3 En Espagne, dont le 19e siècle est encore plus mouvementé que la France, avec Benito
     Pérez Galdòs, « Doña Perfecta » (1876), qui est une « critique sociale », caractéristique de
     la modernité.
     4.4 L’Italie et l’Allemagne, par exemple, ne sont pas touchés par le mouvement.

5
. En Amérique : le Régionalisme
     5.1 Cette branche du mouvement est caractérisée par des descriptions sans critiques.
    5.2 Aux États-Unis, avec Harriet Beecher-Stowe et « La Case de l’Oncle Sam » (1852) et
     Mark Twain et « Tom Sawyer », l’histoire de Huckleberry Finn (1876).
     5.3 Au Québec, avec Philippe-Aubert de Gaspé père et « Les Anciens Canadiens » (1863).
     On retrouve dans ce volume des descriptions de l’époque, donc il est assez réaliste, mais il
     n’y a pas de critique.  On en fait l’éloge.  Il n’y a pas d’écart entre les sentiments de l’artiste
     et les personnages.
     5.4 Cette branche du mouvement est présente même en Amérique du Sud.

6
. Le Réalisme français : naissance
     6.1 Au départ, le terme réalisme était un « terme négatif ».  Il a vu le jour grâce à la
Bohème
     de 1848,
composée de bourgeois intellectuels pauvres, de jeunes artistes.
     6.2 Sur le déclin du Romantisme, il devient le mouvement d’avant-garde.
     6.3 1848 marque le contact entre peintres et écrivains.
     6.4 Scandale en 1850 autour de Courbet, un peintre.
     6.5
Théoriciens du mouvement : Champfleury avec « Lettre à George Sand » (1855) et
     Duranty avec la revue « Le Réalisme » (1856).  Ces deux-là sont inconnus en tant
     qu’écrivains.

7
. Honoré de Balzac (1799-1850) (donc vit dans une période mouvementée et voit Napoléon)
     7.1 C’est un bon vivant.Il devient écrivain pour payer ses dettes de jeu et de dames.  Il mène
     une vie de salon,de riche, mais gagne sa vie comme un bourgeois.  Il n’est membre d’aucun
     mouvement.  Il vend donc à un éditeur de journaux un roman qu’il n’a pas encore écrit pour de
     l’argent, puis à un éditeur de roman, puis un autre, etc.  Il a donc besoin d’écrire au plus vite.  Il
     s’inspire donc du quotidien, d’où le « réalisme ».
     7.2 Ses textes comporte une morale, donc il n’est pas réaliste à part entière.
     7.3 Il est e
n marge du romantisme (Le Colonel Chabert, 1832, où Balzac fait une certaine
     observation du réel, mais penche vers le romantisme, puisqu’il est question de sentiments)
et
     du réalisme
(La Cousine Bette, 1846, l’histoire de la vieille fille laide et jalouse qui devient
     malhonnête, où Balzac n’est pas sympathique à son personnage).
     7.4 Le thème de l’
argent est aussi important que l’amour, sinon plus.
     7.5 Il écrit aussi des roman feuilleton payé à la ligne.  Voilà pourquoi il met tant de descriptions.
     7.6 Pour reconnaître ses personnages, il utilise la
technique des caractères, genre Commedia
     del Arte, constitué de personnages unidimensionnelle et très typés.  Il utilise aussi la
    
physiognomonie qui dit que tu ressemble physique à ta personnalité.  Par exemple, Gobseck,
     un usurier, mesure 4’5’’, a le dos voûté, un nez d’aigle, fait de l’arthrite, peu de cheveux… Bref,
      il a l’air d’un vautour, et donc d’un usurier.  Il utilise aussi le
retour des personnages. Il en
      prend conscience et publiera ainsi la Comédie Humaine, 91 récits de 1829 à 1848.  Ce recueil
      traite de la vraie vie, donc est réaliste.  C’est plus ou moins une étude de l’époque.  Le titre est
      cité de Dante Aligheri, du 15e siècle, et de sa Divine Comédie. Comédie signifie ici : « qui finit
      bien ».  De plus, ses histoire suivent la montée dramatique (nouement, nœud, dénouement).

8. Gustave Flaubert (1821-1880)

      8.1 Son adolescence est vécue pendant le romantisme, mais il combat son côté passionné.
      Il leur est opposé.  Ses personnages sont des passionnés, mais des ratés.  Il met des
      description pour perdre l’émotion du moment.  Il est en désaccord avec ses personnages; il
      y a un écart entre lui et les personnage.
      8.2 Il fait de la littérature pour le style.
      8.3
Qualifié malgré lui de réaliste, il ne les aime pas.
      8.4 C’est l’échec des doués et la réussite des médiocres, ce qui consiste en une critique.
      8.5 Avec « Madame Bovary », en 1857, il est en retard sur le mouvement.  Ce volume est
      une critique du sentimentalisme d’une bourgeoise de province. Flaubert sera
accusé de
      ridiculiser les conventions littéraires
.  On lui fera un procès pour attaque à la littérature.
      8.6 « L’Éducation sentimentale », en 1869, est le roman réaliste par excellence.  Frédéric
      tarde
27 ans à avouer un amour qu’il n’éprouve pas vraiment.  La désillusion de la
      Révolution de 1848 amène un arrière font politique.
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