L’avènement de la postmodernité au théâtre
1.  Rappel : l’héritage moderne.
Pendant qu’en Europe, on fait de l’eurocentrisme, le théâtre moderne garde quand même quelques caractéristiques communes, telle la domination du metteur en scène et de la mise en scène; l’unité qui insiste sur le fait qu’il faut que ça aille quelque part; la nouveauté, par exemple dans la mode, ce qui est le contraire de l’Académisme; l’universalité qui questionne le public sur des sujets qui touchent l’ensemble de l’humanité; la transcendance et l’idéologie (souvent marxisme vs guerres) qui force le public à voir plus loin que le premier niveau et donne souvent deux sens aux pièces et la primauté du texte (texto-centrisme) qui donne de l’importance du dramaturge.

2.  L’avènement de la postmodernité.
Elle débuta vers la fin des années ’40 ou le début des années ’50. 
Les précurseurs sont : Meyerhold, un russe, (1874-1940), qui est le génie de la postmodernité grâce à sa bio-mécanique qui consiste en une plus grande utilisation du corps, un espace éclaté et une révélation de la théâtralité, ce qui contredit Stanislavski et son approche psychologique; Brecht (1898-1956) au théâtre épique (qui montre et qui raconte) qui affirme que le réalisme n’est pas nécessairement mieux avec l’identification émotionnelle et utilise la distanciation (anti-Stanislavskisme); et Artaud (1896-1948) qui écrivit le livre « Le Théâtre et son double » et est ainsi le père de la modernité.  Il dit au sujet de la cruauté que « La vie est une morsure » et écrivit la pièce « Ubu Roi », fit partie du mouvement dadaïste et surréaliste.  Le contexte de sa naissance est basé sur la Deuxième Guerre mondiale et ses effets qui ont fait sauter régimes, idéologies, religions, le capitalisme, le communisme et les institutions.

3.  Le Théâtre : premier mouvement postmoderne au théâtre
Celui-ci est l’absurde, dans les années ’50, avec Ionesco (1912-1994) et sa pièce la plus marquante « La cantatrice chauve » en 1950, et Beckett (1906-1989) et « En attendant
Godot ».  Le texte y est important, mais en dérision.

4.  La création collective : la révolution postmoderne
Ce fut une grande période dans les années ’60, ’70 et ’80.  Pour donner un exemple, un pourrait dire « Le Chapiteau » de l’École secondaire Vaudreuil.  On insiste sur la démocratisation de l’Art et la d
ésacralisation de l’Art.  Tout le monde peut être artiste.  Il y a une remise en cause du texte.  On crée par collages.  On remet aussi en cause les fonctions et la division des savoirs.  Il n’y a plus de spécialisation.  Il y a aussi remise en cause des thèmes et de l’objet.  Les spectacles se basent sur la multidisciplinarité et l’improvisation.  Au Québec, les principaux représentants sont le « Grand cirque ordinaire » dans les années ’70, dont la pièce la plus connue est « Té pas tannée Jeanne D’Arc ».  Aux États-Unis, les plus importants représentants sont le « Living Theater »  (1950-1977) avec « Paradise Now » en ’68.

5.  L’affirmation identitaire
C’est
la prise de parole des opprimés, des gais, les noirs aux États-Unis, les femmes, etc.  On voit l’apparition du Théâtre Québécois, avec, pas exemple, « Les Belles Sœurs ».  On voit aussi l’apparition du Théâtre des femmes.

6.  Épilogue
La postmodernité est terminée depuis 10 ans.  On est revenu en modernité.  La postmodernité est donc un mouvement de la modernité.
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