L’avènement de la modernité au théâtre
1.  L’avènement de la modernité
On met l’importance sur le culte de l’unité.  La pièce n’est pas éclatée , enfin sur ce qu’elle veut dire.  La modernité commence avec la mise en scène et la « fin » de l’acteur.  Le metteur en scène est le chef d’orchestre, avec l’auteur.  L’acteur tombe de son piédestal. L’électricité amène le silence.  La censure, dont celle de l’extrême droite en Europe dont on peut dire du mal sans craindre pour sa vie et, au Québec, la censure religieuse et morale, amène les théâtres à devenir privés, avec cartes de membres.  Celles-ci sont appelées sociétés théâtrales.  Les comédiens sont des amateurs.  Le culte de la nouveauté force les créateurs à se défoncer.  On semble crier : « Étonnez-moi » à chaque nouvelle représentation.  La modernité amène aussi, selon le cas, l’attrait ou la répulsion des sciences.

2.  Le réalisme : Mouvement dominant et premier mouvement moderne en théâtre
Il arrive à partir de 1880 au théâtre en Scandinavie, en Russie, etc.  Il n’y en a pas en France au début, mais ceux-ci se reprendront en ayant les premiers metteurs en scène. 
Les auteurs et artistes marquants sont Strindberg (1849-1912), Ibsen (1828-1906) et Tchekhov (1860-1904).  Les caractéristiques de ce mouvement sont :  l’objectivité, qu’on a l’impression d’atteindre quand le sujet s’efface, et l’engagement (on veut éveiller les masses); l’omniprésence de l’art, puisque tout est art et l’art est partout dans n’importe quel sujet, même sordide et surtout dans ce qui va mal; l’objet devenant la vie de tous le jours amenant ainsi la fin de grands héros, mais de l’évolution dans les personnages; le rejet de la censure, donc aucun sujet n’est tabou; le refus du jugement et les personnages en évolution. Dans le développement de la dramaturgie, on note un refus de l’intrigue, ce qui signifie qu’il ne se passe rien, un refus de la clôture, ce qui signifie qu’il n’y a pas de fin et un renouvellement du dialogue.  On parle comme dans la vie.  De nouvelles exigences font leur apparition : la scénographie, le jeu et la technique.  En effet, cette dernière est important puisqu’elle interdit la multiplication des lieux.  Il n’y a qu’un lieu par pièce parce qu’on le bâtit.  On met de l’importance sur l’intimité, en mettant dans la pièce des gens qui parlent.  En fait, le théâtre réaliste n’est presque que ça.  Le jeu est réaliste et on étudie la théorie de l’identification.  Stanislavski avec son Actor’s Studio s’occupera de la formation de l’acteur grâce à sa mémoire affective.  La scénographie « réelle » est basée sur la boîte, technique qui consiste à imagine la scène comme un lieu fermé, entouré de quatre murs.

3.  Les réactions au réalisme
Celui-ci est encore dominant, mais plusieurs mouvement lui ont répondu, tel
le symbolisme qui rejetait le réalisme en répandant que les vrais choses n’ont rien à voir avec les apparences.  Son principal artisan est Maeterlinck (1862-1949) avec « Pelléas et Mélisandre » en 1912.  Le jeu ne tenait qu’à l’essentiel.  Puis, ce fut le dadaïsme, qui était dans la foulée du symbolisme.  Son principal artisan est Alfred Jarry (1873-1907).  Le jeu était amplifié et caricatural.  Puis vint le Théâtre épique avec son jeu basé sur la théorie de la distanciation.
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