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© Patrick Latendresse (2003)

LE LIBERTINAGE ÉTHIQUE

POUR LES NULS

 

 

 

1001 RAISONS D’ÊTRE LIBERTIN

-Parce que je suis célibataire.

-Parce que de toute façon, on pratique déjà l’échangisme.

-Parce que plutôt que de divorcer, on pourrait devenir un couple pivotal.

-Parce que les libertins se permettent des vices que d’autres répugnent.

-Parce que ça permet de dormir n’importe où.

-Parce que ça met de l’action de dire toujours ce qu’on pense, et de mettre la main là où on en a envie.

-Pour avoir une bonne raison à donner lorsqu’on se fait arrêter par la police pour exhibitionnisme. "Mais madame l’agente, c’est parce que je suis un libertin!"

-Parce que baiser avec plusieurs personnes donne un beau teint.

-Parce que de toute façon, j’ai horreur de me masturber.

-Parce que coucher toujours avec la même personne, ça peut devenir ennuyeux.

-Parce qu’un et un font trois.

-Parce que se prendre un(e) amant(e), c’est moche et faut mentir.

-Parce que j’aime la diversité.

-Parce que faire l’amour à quatre, ce sera toujours plus intéressant que tout seul.

-Parce qu’un jour il m’a fallu choisir entre deux bonnes relations ; j’en ai choisi une, c’était bien, mais il me manque l’autre.

-Parce qu’il n’est pas péché de convoiter le(la) conjoint(e) de son(sa) voisin(e).

-Parce que c’est naturel.

-Parce que l’inconstance, c’est bon comme un buffet.

-Parce qu’en baisant à gauche et à droite, on finit par connaître tout le quartier et c’est très bon pour les relations.

-Parce qu’un jour j’ai rêvé que ja baisait avec ***, et s’il\elle était libertin\e, ça ferait longtemps que ça serait fait.

-Parce que je m’ennuie.

-Parce que la jalousie, c’est bon pour les gorilles.

-Parce que la diversité, c’est plus joli que l’uniformité.

-Parce que la nudité c’est beau.

-Parce que les enfants ont le droit d’avoir plusieurs parents.

-Parce que je rêve de faire une orgie.

-Parce que le couple est une prison à deux.

-Parce que je suis seul au monde.

-Parce que la liberté sans limite commence au lit.

-Parce que qu’être un million, c’est mieux qu’être deux.

-Parce qu’on est jamais aussi solidaire qu’avec les gens qu’on aime.

-Parce qu’en libertinage, l’amour explose.

-Parce que je m’ennuie.

-Parce que le porno, c’est des images.

-Parce que j’aime tout l’monde.

-Parce que prendre un enfant par la main, c’est pas aussi intéressant que de l’initier aux plaisirs charnels.

-Parce j’aime contester.

-Parce que la loi, c’est pour les moutons.

-Parce que j’aimerais me réunir avec les gens qui ont les même goûts sexuels que moi.

-Parce que ma beauté est sous ou sur évaluée.

-Parce que si les gens sont toujours en couple, je ne pourrai jamais coucher avec ***.

-Parce que ***, c’est un fantasme comme un autre ; ne riez pas.

-Parce qu’il y a beaucoup trop de *** dans ma vie.

-Parce que je rêve de relations XXX.

-Parce que le vice, ça rapproche ceux qui en sont réciproquement atteints.

-Parce qu’une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer.

-Parce que le libertinage, ça existe depuis 1625 ; c’est un mode de vie éprouvé par nos ancêtres.

-Parce que les plaisirs, ça se partage.

-Parce qu’être égoïste, c’est ne pas partager sa bière même lorsque les débits d’alcool sont fermés, qu’on en a pas assez pour soi et qu’autrui est deux fois plus riche que vous.

-Parce qu’être égoïste, c’est ne pas partager sa bière avec autrui lorsque les débits d’alcool sont ouverts, qu’on en a trop pour soi et qu’autrui est trois fois plus pauvre que vous.

-Parce que j’aimerais bien me saouler en proférant tout haut des âneries dyonisiaques, me prendre pour un prophète et exhiber ma physionomie.

-Parce que j’aimerais qu’un clan se fonde sur le plaisir, que la joie ludique d’être ensemble débouche sur quelque chose d’instructif et que la création collective fasse progresser la société.

-J’aimerais prendre des doses massives de drogue sans me sentir coupable, et que ça m’inspire et que ça inspire les autres.

-Parce que faire la guerre est impossible entre gens qui ont baisé et qui ont joui.

-Parce que j’aimerais que les enfants ne soient pas la propriété exclusive de leurs parents.

-Parce que l’éducation, ça passe par l’initiation de l’entourage et pas dans des prisons qu’on nomme école.

-Parce que j’aimerais jouir de toutes les façons inimaginables.

-Parce que j’aimerais que mes choix et mes préférences soient pris en compte.

-Parce que les devoirs et les cours magistraux, j’en ai ma claque.

 

JE M’HÉDONISE

J’imagine que toutes les sublimes beautés du monde, secouées par les vents incertains des caresses mordorées, se prélassent dans des territoires inconnus. Cachées, les beautés de notre monde le sont derrière d’illusoires laideurs ; derrière le clochard il y a le dieu grec, qu’il aurait suffit d’entretenir et d’y faire confiance. C’est cette beauté paradoxale que l’art industriel nous a offert ; l’esthétique immonde d’une usine est en enfer un volcan furieux. Je ne peux croire que la laideur de notre monde est naturelle, tant sa beauté est artificielle.

Je ne peux pas avoir du plaisir seul. Ce serait égoïste. Ce qui ne m’empêche pas d’être JE. Car je veux jouir, mais réciproquement avec l’autre. C’est une conspiration commune pour chacun. Il m’est impossible de m’ébahir devant la soi-disante beauté d’une photo de top-model si elle est partiellement cachée par la présence d’un miséreux. Je jouis des autres : les autres doivent jouir de moi. C’est ainsi que je m’hédonise à plusieurs. Libertiner avec des libertins, pour maximiser mon plaisir : le maximum de libertins sera le mieux, comme quoi le plaisir des autres me profite.

 

 

 

 

LIBERTINAGE ANALYTIQUE

I- Usage comparatif

Nous tenterons de schématiser le libertinage d’après des facteurs similaires au non-libertinage, c’est-à-dire la monogamie.

La monogamie se présente en plusieurs points:

a) L’exclusivité sexuelle et amoureuse

b) Le devoir de penser conformément à la morale ambiante

c) et D’afficher un comportement conforme aux tabous

Le libertinage se présente en plusieurs points:

a) La liberté en amours et en sexualité (en sexamour)

b) La liberté de penser (le libertin est libre-penseur, la libertine est libre-penseuse)

c) Affichage d’un comportement conforme à son ou l’Utopie

Le libertinage éthique se distingue de ces points:

a) La liberté sexamoureuse non-anonyme (en continuité, avec attachement amical)

b) L’autonomie de jugement (connaissance inhérente de la science de l’éthique)

c) Affichage d’un comportement d’une créativité utopique

Tableau 1 - Mathématiques polysexamoureuses

0....................Orgone

1.............Masturbation

2....................Couple

3...........Ménage à trois

4....................Quatrin

12.................Partouze

 

II- Métaphysique de l’état volatile de la papillonne volage:

0- L’état de néant est de toute absence dans l’énergie

1- L’être est au monde dans l’énergie libidinale

2- La rencontre (de deux êtres) est une coïncidence

3-0 L’arrivée du tiers invite à la collectivité

3-1 Le tiers peut être, entre autres, le fruit de la reproduction des être coïncidés

3-2 Les êtres additionnés sont complices d’une délectable orgie

3-3 Les êtres en communion se protègent

4- Les coïncidences s’additonnent pour un être

5- Les rencontres se multiplient à mesure que les coïncidences s’additionnent

6- La papillonne se fixe sur la réponse plaisir-déplaisir

7- La papillonne symbionne sporadiquement au hasard

 

III- Cronologie organique de la symbiose friponne:

0 = Néantude ressentie

1 = Éveil de la conscience organique

2 = Symbiose à l’univers ressenti (la matrice maternelle)

3 = Rencontre du tiers environnemental (naissance, séparation de la matrice)

4 = Interraction d’êtres d’âges différents (initiation)

5 = Sexualisation progressive (première rencontre d’alter ego)

6 = Rationnalisation - actualisation

7 = Fleurissement de la puberté symbiotique

8 = Expérimentations papillonnales de corps virginaux

9 = Collection des sensations cosmiques de lubricité génitale

10 = État d’extase d’unité cosmique

11 = Intégration sociale par la communion

12 = Apparition d’amours pivotales pendant la papillonne

13 = Franche amitié en continuité

14 = Complicité dans la lubricité collective

15a = Constructions créatives dans l’environnement

15b = Expérience du bonheur permanent

16 = Utilisation de la libido dans la créativité sexoludique

17 = Sentiment d’accomplissement

18 = Acceptation de la mort

19 = Dégénérescences méditées, sublimées

20 = Émergence du trépas

21 = ??? (aventure post mortem)

 

 

LE LIBERTINAGE, À QUOI ÇA SERT?

Cher Libertin,

Je t’écris cette lettre parce que je ne sais pas ce qu’est le libertinage, alors quand tu me parles de papillonnage, je pense à des incectes. Quand le couple fait de l’échangisme, est-ce que c’est le vice ainsi perpétré dans la fornication qui fait notre liberté de regarder un film pornographique? Si on baise ailleurs, on est jaloux car le sexe c’est bon comme le pain et le vin. La drogue aussi c’est bon, un libertin a-t-il le droit d’en prendre?

Monogame

Réponse:

C’est dans l’exclusivité sexuelle d’un couple qu’apparait la jalousie. Avec la jalousie, il ne peut y avoir de libertinage. La papillonne, c’est de passer d’un libertin à un autre : on n’est jamais jaloux, il y a mieux ailleurs! En libertinage, il n’y a pas de couple, donc pas d’échangisme. Le film porno ne sert à rien quand tu regardes une véritable copulation ; les odeurs, les sécrétions, tout ça n’est pas du vice. Quand tu manges, quand tu te saoules, tu as beaucoup de plaisir. Faire du pain et du vin est un acte créatif qui surgit de l’énergie de ta satisfaction érotico-génitale. La papillonne te permet d’être tellement satisfait(e) sexuellement que toute ton énergie réussit à produire assez de pain pour tous tes amant(e)s, et du vin pour te saouler, toi et tes amis, autant que vous voulez. Bien sûr que les libertins prennent de la drogue, ils sont libres d’altérer leur corps et leur conscience ; mais attention, la toxicomanie ne doit pas remplacer la satisfaction libidinale!

SUR L’INCONSTANCE

Le libertin inconstant qui, en vertu de la papillonne, butine d’une acivité à une autre, est incapable d’une création linéaire. Ses pourquoi ses textes, par exemple, passent d’un sujet à l’autre comme du coq à l’âne.

DE L’ORGIE À LA PARTOUZE

Forniquer, baiser à plusieurs. S’adonner à la sexualité de groupe. Communier pour l’être ensemble, pour élargir l’intimité dans la socialité. Pour lier de solides amitiés, il faut parfois avoir connu l’orgasme collectif ; une sensation qui, étant le fruit de l’activité de plusieurs, est un plaisir pour tous. La génitalité , où l’organe sexuel est exhibè à tous les orgistes, où tous ont masturbé, léché, pénétré, où tous ont goûté à tout l’monde.

Dans l’orgie, personne n’appartient à personne ; il en est de même des biens, par extention : la communion de la nourriture, des objets, des ressources en général vont vers un but ou un bonneur commun. Cet empressement à consommer est un consummérisme, car les ressources sont dépensées sans calcul ; c’est pourquoi l’ascèse précède et suit l’orgie. Le temps passé à produire des ressources est une forme de mortification, sauf lorsque c’est un jeu à énergies ludiques. Une orgie de jeux créatifs serait une façon de contourner l’ascèse, du moins d’une façon maximale. La possibilité, par exemple, de travailler sous l’effet de la drogue, lorsque la sécurité n’est pas en jeu, accroit le bonheur du travailleur. La possibilité d’écouter de la musique, d’espacer son travail d’activités amusantes, de gratifier son dîner d’une relation sexuelle au bureau, ne sont que des exemples de travertissement de travail en jeu, c’est-à-dire en orgie.

 

RETOUR SUR L’INCONSTANCE

Inconstant ne veut pas dire anonyme. C’est pourquoi j’ai eu envie de revenir sur le sujet, question de cultiver une continuité. L’inconstance me passionne, il est vrai, car elle m’apporte de jolies sensations. Mais je suis constant à parler d’inconstance, prouvant que la préférence est le contre-poids de la papillonne.

 

À LA RECHERCHE DE PHYSIONOMIES

Avez-vous remarqué les détails? Les différences, entre deux personnes, sont autant d’atouts merveilleux. Si l’on préfère une physionomie, pourquoi se contenter d’elle seule? Mangeriez-vous le même plat tous les jours, si délectable soit-il? Les physionomies au pluriel, voilà une excitation profonde de la lubricité libertine. La diversité des personnalité, aussi, mais de préférence des personnalités toutes nues.

 

FELLATION-CUNNILINGUS

Pornographie, vous en voulez, vous n’aurez que de l’érotographie. Qu’est-ce que c’est? Ça montre la génitalité comme le porno, mais ça ne domine pas. Je parle ici d’une description sans censure à l’activité du pénis et du vagin ; la pénétration, l’oragénitalité et la masturbation, la sexualité de groupe, la sodomie et les manies, il y en a tellement! Il ne sagit pas de décrire cliniquement, comme un médecin, mais d’exciter en représentant les physionomies en activité sexuelle. La force de l’image, lorsque qu’elle incite à la débauche.

 

PROSE ROSE

Les débauchés sont plusieurs, mais les vrais libertins sont rares. Les débauchés sont ces viveurs de fantasmes qui, une fois l’acte consommé, rentrent sagement à la maison pour vivre une solitude à deux. C’est la logique de l’adultère ; la morale monogamique est intouchée, le désir est consommé secrètement.

 

LITTÉRATURE LIBERTINE

Thérèse philosophe fait de la philosophie dans le boudoir. Les roués, ces menteurs, ont des liaisons dangeureuses. C’est Crébillon Fils qui a inventé le roman libertin, c’est Sade qui l’a élevé au paroxysme. Certainement, quelques poètes moyen-âgeux avaient tâté du crayon. On doit à Emmanuelle Arsan de l’avoir fait revivre, bien qu’il ait toujours existé dans des territoires alternatifs, tels que la pornographie littéraire.

 

 

EXEMPLE D’UNE MANIE

L’acte de lécher les pieds, de cunnilinguer les orteils avec ardeur et avec passion. De regarder les pieds, en attention constante sur les plis, les veines proéminentes et les courbes carrées, le talon s’opposant à ***. Les entrelacs, les cambrures plissées, les entrechats involontaires, les odeurs renfermées de souliers cuirés - sans toutefois être malodorantes - sont des fruits d’opportuniste pour le ou la podophille.

Vive le pied! Celui qui fait prendre son pied! Les cambrures extatiques, les veines et les plissures, les empreintes digitales, les détails, l’anarchie des embrouillaminis matériels des phisionomies podaires. La corne qui extase la sensation de contact rugueux, viril et féminin à la fois. Vive le pied!

Les maniaques se regroupent entre eux pour former une communauté d’intérêts communs. Ainsi les podophiles, hommes et femmes, se regroupent dans la Communauté Podophile ; ces réseaux de contacts permettent aux gens ayant la même manie de la consommer entre eux. Selon quelques-un(e)s, la plante du pied serait la plus sexuelle, parce qu’elle est cachée ; ainsi une sous-manie apparait : la Communauté Plantophile, qui est une sous-communauté podophile. Il en est ainsi des Talonphiles, et pour reprendre un exemple célèbre de Fourier, il en est de même pour les Gratte-Talons.

Tableau 2. Exemple de la hiérarchie d’une manie

La grande Communauté Podophile

1.1- Sous-communauté Plantophile

1.2- Sous-sous-communauté du Talon

1.2.1 Sous-sous-sous-communauté des Gratte-Talon

 

 

AU RISQUE DE BLASPHÉMER

La génitalité est un féroce tabou. En parler, même en language scientifique, relève de la pornographie. Les expressions comme "fixation des pulsions" cachent toujours des manies beaucoup plus sordides.

Le coït est l’activité copulatoire du vagin et du pénis. Le lire est une chose, le voir en est une autre, beaucoup plus explicative (expli-cite). "Intromission du pénis dans le vagin" est une perspective masculine; "englobation du pénis par le vagin" est une perspective féminine. L’expérience nous prouve que les mots sont inutiles. Si on trouve un malaise à nommer, c’est souvent qu’on ne vit pas l’expérience érotico-génitale en pleine conscience - en pleine Lumière. Les odeurs, la couleur de la peau, les sécrétions, les regards, les sensations extatiques n’ont pas de mot : la phéménologie génitale est organique.

Si je dis "terrain connu" vous comprendrez "terre inconnue". Quand je dis "libertin", je ne dis pas "libéral" ou "libertaire". La confusion des termes, souvent celle qui pousse à inventer des néologismes, repousse à plus tard le discours, lorsque le nouveau language sera assimilé. C’est pourquoi il serait plaisant de pouvoir parler cruement, comme avec la génitalité.

J’aime bien mon pénis. Ce n’est pas que ce soit la seule partie de mon corps qui m’intéresse, mais c’est un point central. Ce n’est pas du phallocentrisme, c’est une affirmation autogénitale d’un auteur masculin.

J’aime bien mon vagin-vulve. Ce n’est pas que ce soit la seule partie de mon corps qui m’intéresse, mais c’est un point central. Ce n’est pas du gynocentrisme, c’est une affirmation autogénitale d’une auteure féminine.

Vous comprendrez que cette écriture androgyne est nécessaire à la compréhention d’un phénomène universel ; le désir d’être pénétré l’est tout autant que de pénétrer, dans la génitalité, tout dépendemment dans quel corps genré on se trouve.

La liberté dans la forme, c’est un libertinage pédagogique : l’apprentissage ludique est une initiation basée sur le jeu, sur le plaisir (créatif).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DIALOGUE ENTRE *** et PATRICK

Personnages: Patrick,***.

Patrick: Je vois que tu t’es vêtue aujourd’hui de tes plus beaux vêtements. Serait-ce pour me séduire?

***: Jamais! L’influence sur mon entourage vaut bien quelques sacrifices.

Patrick: Pourtant, mon corps créant quelque attrait pour toi, je suis en état de penser que si la nature laissait aller quelque rendez-vous, tu laisserais aller ma langue sur ton clitoris.

***: Je suis pourtant claire, ma fonction sociale de subordonnée ne me permet pas un tel écart, c’est pour cette raison que l’envie pourra en tout temps s’annuler sur la pression sociale du temps.

Patrick: Je ne demande qu’un désir, et mon ivresse ne pourrait que se traduire en une auto-destruction dans les altérants de la conscience.

***: Si moi, ***, consentirait à me laisser ****er les ****s par toi, je crois que mon amant en règle en souffrirait.

Patrick: Oh! Ma douce amie, comme le bon temps nous sourit! Oh! Ma ***** ****, comme le *** ****s nous *****t!

***: Quoique, puisque mon amant est absent pour la journée, tu pourrait me l***er un ****, puisque l’organe génital n’intervient pas dans cette activité.

Patrick, opportunuste de cette invitation, ne tarde pas de lui enlever les s******s et les **s, pour ensuite lui ****er les ****s d’une façon passionnée dont on taiera ici les détails, de peur que ceux qui ne soient pas encore atteints de cette manie se révèlent comme tel.

Patrick: Hum... Comme tes ****s sentent bon, comme la vie pourvoit ses atouts des dons les plus inattendus!

***: Continue, mon amant, je crois que ces caresses vont m’attirer vers d’autres demandes.

Patrick: Lesquelles?

***: Veux-tu lécher ma vulve?

Patrick: Je n’en attend qu’une révélation pour que je lèche ton con.

***: Je rêve de tes fesses!

Patrick: Avec mes fesses, tu ne peux avoir mon p*n*s.

***: Je ne prend que les fesses. En attendant, donne-moi ton ****!

Patrick: Tout de suite!

***: Hum... La volupté, dans les anses. Les aines et les ânes!

Patrick: Pour que progresse la presse propulsée dans les poupées prosaïques!

***: Retiens-toi, mon amant, les langues languissent.

Patrick: Bien sûr, lèche-moi dans la bouch...

Arrive à l’improviste l’amant légitime de ***.

***: Ô ciel! Mon amant!

Patrick: Joins-toi à nous!

***: Un dans ma bouche, l’autre dans mon con!

Amant: Non! J’ai une meilleure idée: un lui lèche la vulve, l’autre lui lèche la langue.

Patrick: Et l’anus?

***: Mieux! Un me pénètre la vulve, l’autre me lèchant le clitoris.

Amant: Je n’y avais pas pensé.

(On s’arrange.)

Tous: Oh! Ah! Ouhh! (Etcetera.)

Les corps enflammés, ils en viennent aux gestes sans parole, nous privant ainsi des arrangements de leurs copulations successives. Dans un orgasme irrépressible, ils jouissent presque ensemble.

 

 

 

 

UNE PETITE UTOPIE

Si chère utopie, toute petite, marchait près des enfers.

NOUS NOUS SUÇONS BIEN

 

DÉSOBÉIR

Contrôler les pulsions, les gens de pouvoir s’en délectent. Refuser d’obtempérer, atteinte aux moeurs par excellence, est une obscènité aux yeux des dirigeants. Ne pas faire comme les autres, c’est-à-dire "comme tout le monde", est criminel dans une société soi-disant démocratique. La conscription oblige quiconque à aller risquer la mort à la guerre. La "conscription du travail", c’est l’obligation à aller risquer le bonheur collectif à l’entreprise. C’est un ordre. Je sais qu’il faut bien, de temps en temps, aller faire le travail ingrat que les autres ne veulent pas faire. Mais pourquoi faudrait-il que ce soit toujours les mêmes, et jamais ceux à qui ça rapporte vraiment? La paresse est égale au zèle volontaire! Ce que je ne veux pas faire, je le ferais bien volontairement si on ne m’y obligerait pas. Peut-être ferais-je autre chose, tout aussi utile, avec autant de zèle que je paresse aux ordres donnés. Le REFUS DE TRAVAILLER, le refus de se PROSTITUER, le refus d’AGIR EN CONTRE-SENS, sont des refus de conscience. La collaboration à l’élaboration d’une anti-utopie est un acte d’auto-destruction, c’est pourquoi le refus de collaborer est légitime et éthique : en acceptant de collaborer, l’être se tue ; en refusant d’obéir, il se maintient en vie. Travailler pour de l’argent, c’est collaborer. Travailler bénévolement, c’est construire l’utopie. SURVIVRE ou VIVRE. Le libertinage, c’est la liberté d’agir selon l’utopie. Donc, le REFUS D’OBÉIR ; DÉSOBÉIR aux impératifs d’une anti-utopie destructrice : c’est ici que le libertin fait héroisme d’ascétisme, lui si prompt à l’orgie ; en refusant d’obéir, il accepte le châtiment relié: "Pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font!". Le libertin accepte toute cette souffrance immédiate car il souhaite la jouissance postérieure à son acte héroïque. Le collaborateur, lui, ne souhaite que sa jouissance immédiate quitte à souffrir ultérieurement. Qui est le plus égoïste des deux ? Synthèse: Le pouvoir veut que tu obéisses, du moins que tu travailles ; ainsi tu collabores à l’institution d’une anti-utopie qui te sera douloureuse plus tard. En refusant d’obéir, tu dois accepter le fait que le pouvoir te punira ; en consolation, tu auras l’ESPOIR que plus tard, peut-être, tu jouiras des délices d’une utopie atteinte, mère de l’invention.

" La mère de l’invention, c’est l’enfance de l’art. "

Patrick Latendresse

pub: Désobéis vers l’utopie!

CONTE:

La Mère de l’Invention enfanta l’Enfance de l’Art,

qui, non contante de l’anti-utopie dans laquelle elle fut née,

pêcha la Résistance dans le lac des rêves.

La Résistance recruta les hordes des Insoumis,

promptes à déobéir, pour rece voir le châtiment suprême:

la cohersision, l’isolement, et le solitude...

L’Enfance de l’Art, solidaire, alla chercher sa mère,

la Mère de l’Invention: elle qui connaissait

personnelllement

le Père de l’Utopie, copula affectueusement

(pour ne pas dire pssionnément)

le résultat fut l’Utopie suprême. Vive la vie vive!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MUSIQUE

Dans une symphonie, des rythmes lents accompagnent des rythmes rapides ; des timbres rudes et graves s’accouplent à des timbres doux et aigus. C’est cette pluralité qui fait de la musique un amalgame hédoniste de plaisirs mélangés. Les êtres sexués sont pareils à ces instruments accordés pour la symbiose. La société actuelle voudrait nous contraindre à ne constituer que des duos, ce qui souvent condamne la plupart d’entre nous à des solos. Une orgie gigantesque, si tous les protagonistes sont en harmonie, constitue une symphonie sexuelle-collective. Si les protagonistes ne sont pas en harmonie, ils sont comme des instruments désaccordés qui font un vacarme tonitruant et médiocre.

Le projet monogame proposé ne prédispose qu’aux duos, ce qui crée une résistance d’orgies grotesques. Le projet libertin, lui, permet tous les amalgames, toutes les musiques ; même le duo. La symphonie reste possible.

Exercice

1-N’adopte pas de comportement monogamique.

2-Même si tu aimes beaucoup quelqu’un, ne sois pas jaloux(se)

3- Résoud ce calcul polysexamoureux:

a) 1 + 2 =

b) 0 + 2 =

c) 1 + 1 =

d) 12 =

e) 1 = 2 = 1= 3 = 1= 12

f) 1 +1 =

g) 1 + 1 =

4- As-tu envie de faire l’amour avec moi?

5- Qui est le tiers? a) 1\3 b)l’adultère c)tout l’monde

PUBLICATION À COMPTE D’AUTEUR

En faisant circuler des copies sous le manteau, on permet aux idées subversives de survivre à la machine commerciale qui n’ose pas risquer une réputation de facture classique. Même une presse scandaleuse, qui se vante d’oser, ne fait le plus souvent que transgresser des tabous pour mieux les entretenir. La presse qui circule sous le manteau a un message urgent qui pousse un cri de désespoir ; c’est pourquoi souvent, dans une époque postérieure, elle est rééditée par les maisons d’édition classiques, l’idée exprimée ayant fait son effet transformateur dans la société. L’idée est d’inonder les esprits, de saturer le marché des manuscrits avec le texte maudit, pour ne pas dire sacré. À l’étonnement suit la curiosité, à l’inconnu suit la compréhention, et finalement l’idée, qui n’avait qu’un seul sectaire, trouve maison dans des fanatiques qui éparpillés n’avaient aucune force, mais qui unis par le manuscrit se trouvent un language pour exprimer la joie ou le malaise. C’est à ce moment que la publication commerciale voit le jour.

LE LIBERTINAGE EXPLIQUÉ AUX ENFANTS

Que tu aies une maman, un papa, une maman et un papa, deux mamans, deux papas, deux mamans et deux papas, ou encore bien d’autres choses, sache le papa et la maman sont en voie de disparition. Un jour tu décideras seul(e) ce que tu désires faire et avec qui.

On prévoit même une augmentation des sucreries dans les poches des enfants, puisqu’ils auront plein d’argent dans les comptes bancaires.

Tu as sans doute déjà eu envie de voir ça du monde tout nus, eh bien ça s’en vient.

Les enfants iront bientôt à l’école nus comme des tout nus, et l’école sera remplacée par une cour de récréation. Les professeurs seront remplacés par des ordinateurs, et les adultes n’auront le droit d’entrer dans l’école qu’avec une permission temporaire votée à l’unanimité démocratiquement par le conseil de l’école (ça veut dire que les adultes sont obligés de demander la permission).

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le théâtre du jeu vidéo
poésie cybernétiquue


10 clear
20 print
30 interractivité veut dire
identification donc choix

castlevania comme le
théâtre morbide (univers taschiste).
www
au personnage virtuel
lara croft.com
sur une scène près es yeux
007 dans mes allées
pour incarner l’acteur
enrollement chez G-Police

www.companie.com

#include «ours»

/*Parabole ul */
{
flotte bulle ul;
bol mol des nuits;
sur X mes meules moulent;

}

une nation du latex
fétishisée par la peau

recensement de tous les livres
de ma bibliothèque

je veux des verres de contact “yeux de chat”
des ongles noirs
et de sombres vêtements

le masculinisme pour l’égalité des sexes

en nouveau temps DVD
à l’époque virtuelle c+++
nous visitons 3D
sur réseau Internet
à puissance mégahertz

nous rêvons les yeux ouverts
l’humanité rétrécie
universel sang
sorry, this web page
is in japanese

la plus grande technologie sera
toujours la fébrilité putréfactrice

la communication au coeur des cellules
des puces comme des hormones

diable VHS dieu Beta
à la guerre spirituelle
la technique DVD tuera
les temps anciens

aux intellectuels sur le plateau
aux prostitués de l’écran
aux demi-dieux de la manette

pour la poésie des sens
en magie électronique

virtuel

pour la société de simulation
en étude du cosmos
(par essai du caos)

interractivité ludique
plate-forme
jeux de rôle (RPG)
shoot’em up
combat
action/aventure
simulation
-sport
-engin
-système
course
-à pied
-bolide
époques
classiques d’arcade
baston
doom like
jeu de réflexion
adaptation

Un monde parallèle: la vidéotique. Une face onirique de l’esprit.

L’immaculée vidéotique réside dans la masse visuelle et sonore qui percute les sens, c’est cette sensibilité pulsionnelle qui est le prélude au tribalisme moderne qui nourrit les top models et symboles sexuels de nos médias actuels.


Copyright Patrick Latendresse 2003

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