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MAXIMES DU ROY

© Patrick Latendresse
1999
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1
Le texte est un logiciel cérébral.

2
«Séraphin l’horrible»
Conte moderne néolibéral

3
Le bonheur est une perle à l’intérieur de soi.
Elle ne connait pas la peur du temps.
Croit aux conséquences des actes justes
Laisse parler le désir

4
Mon esprit à l’intérieur, ma foi en moi, le tréfond illuminé. Le soi pour le collectif. Une profonde empathie pour le bonheur des uns.

5
Il n’y a d’essenciel que la pulsion vitale, génitale, tout acte créé d’un désir vers un résultat empathique. L’acte social ultime est le rituel le plus influent de nos existences. La copulation est un échange pur, par l’orgasme il est la fusion des deux corps avec l’intension de faire le bien.

6
Je ne trouve rien de plus beau qu’un humain fruit d’un métissage. L’unique est rare; ainsi un amalgamme de traits est esthétique dans sa diversité. L’oeuvre multimédia, comme les métisses, est belle parce qu’hétéroclite.

7
Un autochtone au parlement!

8
Solitude = sexualité exacerbée.

9
Celui ou celle qui ne satisfait pas ses phantasmes sexuels; en vieillissant, elle ou il continue à courtiser des gens jeunes. Dans un phantasme pédophile l’individu tente de satisfaire une frustration sexuelle que seule le ou la gérontophile peuvent combler.

10
Malheureusement, dans notre civilisation frigide, la séduction passe par l’agressivité.

11
Nous sommes si différents les uns des autres qu’il nous prend trop de temps à nous connaître; nous ne faisons jamais l’amour.

12
Les mâles empathiques font fuir les femelles. (Les femmes ont bien trop peur. Leur frigidité de la civilisation les rendent hystériques; elles recherchent le compulsif protecteur.)

13
Tire d’oeuvre: OR
Or nous valons de l’or. La joie humaine est plus capitale que le capital.

14
1998: Patrick L. pleure. On voit bien sur son visage qu’il agonise. Son corps se tord de tous côtés sur son lit. Patrick vit une agonie lente. Il est continent depuis longtemps.

15
En fait, nous devons faire de notre vie une oeuvre d’art.

16

Te rappelles-tu la semaine dernière; je t’ai vu dans l’autobus. Tu m’as vu aussi et tu m’a regardé une deuxième fois. En entrant dans le métro tu marchais lentement; mais tu étais trop loin, je ne t’ai pas rattrapée. En retournant chez moi, sept heures plus tard, tu m’as regardé et je t’ai vu. Dans l’autobus, j’ai posé les yeux sur toi et tu me regardais. Avant que tu sortes de l’autobus, nous avons échangé un regard, plein de désespoir. Je n’ai pas sorti de l’autobus en même temps que toi; j’étais trop timide pour t’aborder, et si je l’avais fait tu aurais eu peur de moi. Tu es belle. (T’en rappelles-tu, c’était la semaine dernière?)

17
Lorsque les enfants bougent, les moniteurs ont peur. Ils ont peur de la vie.

18
Le couple a ses secrets sacrés. Personne ne peut y entrer. On peut y comploter de beaux alibis.

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