Honduras
                                      Introduction

Mais que vont-ils faire au Honduras ? Et puis, c'est ou ca le Honduras ??
Effectivement, normal de se poser toutes ces questions puisque on ne peut pas dire que le Honduras soit une destination touristique de premier plan. Aucun guide francais ne traite de la destination (un canadien quand meme dans notre langue), et meme le lonely planet en anglais ne couvre pas ce pays specifiquement... En 2002, seulement 3.000 francais ont visite le Honduras....
Pourquoi ca ? Deux raisons : la premiere, c'est la mauvaise reputation de la region, avec de sanglants voisins (Guatemala, Salvador, Nicaragua) qui sortent de terribles guerres civiles. Mais le Honduras est une democratie plus ou moins civile depuis 1933, et est reste a l'ecart de ces conflits. C'est aussi un pays relativement sur, et sans trop de pauvrete (pas de gros ecarts entre riches et pauvres).
L'autre raison, c'est un monople idiot d'une compagnie aerienne sur ce pays qui a impose des tarifs deraisonnes. Il est moins cher d'aller de Floride en Europe que de Miami au Honduras... Ce monopole decrie par le gouvernement et tous les intervenants de l'industrie touristique tombe petit a petit et on voit des charters commencer a couvrir la destination. La situation est donc sur le point de changer, et notre guide en fait son titre, " Le Honduras, geant (touristique) endormi". Si on y regarde de pret, ce pays offre un des plus grands sites mayas (Copan), des iles paradisiaques dans la mer des caraibes, et des parcs naturels de toute beaute. De plus, ce pays
n'est pas cher, et possede avec Utila, l'endroit le moins cher du monde pour ce qui est de la plongee.
Alors nous, on est bien content de se trouver la, avant que la meute de touristes charterises debarquent en masse pourrir la mentalite des gens!
                                                Copan

Depuis le debut de notre voyage, une de nos activites preferees est de passer une frontiere. On quitte donc le Guatemala pour le Honduras. Pas d'agitation, la frontiere, est materialisee par une corde tendue au milieu de la route !
Une demi heure pour accomplir les deux trois formalites liees au vehicule, pas de corruption apparente, tout est simple et clair.
Et nous voila, apres 17 kilometres, a Copan Ruinas, petit village non loin des ruines du meme nom.
Premiere constatation : le Guatemala possede une grosse partie de son territoire en altitude, alors que le Honduras, pour cette partie (Nord Ouest du pays) est une plaine qui descend petit a petit vers la mer, alors il fait une chaleur a crever ! La premiere semaine du sejour, une temperature permanente a plus de 30 degres, voir 35 par moment, et quasiment pas de vent.

L'hebergement nous coute en moyenne entre 30 et 40 francs par nuit, et on peut manger facilement pour 30 francs un bon repas complet.

Copan est un site maya qui n'est pas impressionant, beaucoup en repartent decus. Il est fameux pour ses steles et ses sculptures, ainsi que ses inscriptions. Mais pas de pyramide ou de complexe digne de Tikal ou Palenque. La visite se fait en deux ou trois heures sans probleme. Le prix d'entree est assez cher, et on tente le vieux coup habituel de faire passer Majida pour une "locale", ce qui a toujours marche jusque la au Guatemala. Pas de bol, la nana au guichet sent le coup foireux et Majida paiera le meme prix que son gringos attitre !

On file directement a San Pedro, principale ville du pays et etape vers la cote Caraibes, pour cause, .... et oui, bien sur, de voiture qui n'en finit plus de nous en faire voir de toutes les couleurs (voir a la page concernee). Etape de quelques heures, centre ville anime d'une ville plutot tendance moderne. L'image d'un Honduras rural et vieillot en prend un coup!

                                    
La cote Caraibes

Majida a trop chaud et insiste pour que l'on rejoigne au plus vite la mer, qui lui manque : pensez vous donc, un mois et demi deja depuis le Belize !!!
Notre premier arret sera a
Tela, petit village qui commence a se vouloir touristique sans en avoir encore les moyens (ce qui fait son charme ?). Le bled est situe au bord de la chaude mer des caraibes, on se trouve un hotel minable mais pas cher, a 50 metres de la mer. Incroyable mais vrai, deja 4 francais croises dans cette ville ??? Et nos deux voisines de chambres sont des francaises ?? Enfin, le lendemain on part en bateau avec un guide Garifuna (communaute black) pour visiter la reserve naturelle de Punta Sal. Ballade en bateau superbe sur une mer d'huile, puis ballade dans le parc tropical assez exuberant avec de nombreuses explications. On termine sur une plage de reve, type carte postale habituelle (sable blanc, cocotiers, et tout le tralala).

                Ou Monsieur Toucan reclame son repas...


On reprend le bateau pour aller manger sur un bout de sable ou il y a deux familles installees. Pendant que le repas chauffe, un toucan en semi liberte (il va ou il veut mais revient toujours chercher son repas finalement) vient observer les nouveaux convives. Il repart decu voyant que le repas n'est pas encore servi, mais ce sera pour mieux revenir avec l'arrivee de nos assiettes ! Et devinez qui est SA victime ?? Toujours la meme, qui fait son interessante ?? Et oui, bien sur c'est Majida !! Monsieur Toucan se met a notre table (la on hallucine complet), se rapproche l'air de rien vers l'assiette de Majida, ...et hop! Un bout de poulet dans le bec !!! Tout le monde mitraille de photo, et par la suite, on en restera pas la, puisque Pascal declare qu'apres tout, autant le nourrir directement ! Et moment inoubliable ou le toucan vient delicatement saisir avec son bec le bout de poulet tenu par un Pascal un peu febrile a cause de la peur d'un mechant coup de bec sur ses doigts (ce qui n'arrivera donc pas). Pour digerer, un hamac face a la mer, une biere bien fraiche ou jus d'orange (selon les gouts). A ce moment la, on peut effectivement dire qu'on se sent bien dans la vie. C'est quand meme cool les caraibes!

On quitte Tela pour
La Ceiba, villa moche sans aucun interet mais dans laquelle on va rester 3 semaines ! En effet, La Ceiba est au milieu d'un grand nombre d'attractions et de lieux a visiter.

Notre premiere excursion a la Ceiba est le
Pico Bonito. Une reserve naturelle protegee, dans laquelle on se ballade avec nos guides. De chouettes cascades au milieu d'une vegetation tres verte et exuberante. Une bonne journee en somme.

On est quand meme surtout la pour la plongee. Il y a en face de la Ceiba deux iles, Utila et Roatan, qui comptent parmi les endroits au monde les moins chers pour faire de la plongee et parmi les plus beaux aussi. A
Utila, Majida en profite pour confirmer ses progres et son assurance naissante apres l'obtention de son diplome de plongee a Cozumel au Mexique. Pascal en profite pour passer le PADI 2, le niveau au dessus. Au programme, plongee de nuit, plongee en epave, plongee profonde et plongee d'orientation. Fun fun fun ! On aura quand meme loupe l'essentiel a faire a Utila : le dimanche, un club de plongee proposait de faire la chasse au requin-baleine, pour permettre a tout le monde du faire du snorkeling ou de la plongee a cote de cet enorme, mais inoffensif, mammifere. Mais on ne l'a appris qu'une fois de retour a la Ceiba !!! Grosse deception de n'avoir pas fait ca. Les fonds marins a Utila sont comme tous ceux des caraibes, quelques beaux coraux, une belle visibilite, et les memes poissons tropicaux de toutes les couleurs que nous commaissons maintenant par coeur (mais sans se lasser !). La plongee a Utila coute 15 dollars, et ce logement inclu ! On etait loge dans une construction en bois sur pilotis, en face de nous, la mer, et si on faisait deux pas en sortant de la chambre  on tombait dans l'eau....Endroit bien agreable ! On a bien aime Utila, cette ambiance decontractee, un peu routarde, cool en somme... C'est une toute petite ile qui a su garder son charme. Les clubs de plongees, contrairement a leur mauvaise reputation, nous ont paru pour la plupart assez serieux.

                                      
En Tuk-Tuk !

Retour a la Ceiba apres ces quelques jours de plongee. Direction le parc naturel Cuerdo y Salado. On passe a une sorte d'office du tourisme de ce parc pour se renseigner sur les differentes modalites. Ca n'a pas l'air complique. Premiere etape en voiture, en quittant la route principale, on traverse les terres de la Standart Compagny, societe bien sur americaine qui exploite la terre du Honduras... Des ananas a perte de vue, certains champs sont meme des experiences menees par les scientifiques pour modifier le gout, la teneur en sucre des ananas...
Ensuite une longue piste avec au bout un village, sorte de bled assez dynamique grace a l'exploitation de l'ananas. Ici, la route s'arrete. On gare la voiture  et il ne reste que le chemin de fer pour rejoindre le parc naturel. Au choix, une vieille locomotive avec un seul wagon, qui semble sorti des annees 30, ou alors, et la c'est genial, une sorte de tuk-tuk, ou tchouk tchouk, ou encore appele la burra : il s'agit d'un chariot en bois sur lequel on s'assoit tous les deux. Le chariot est mis sur les rails, et 3 types plutot costauds poussent le chariot en courant derriere !! Nous, on trouve ca plutot amusant et les types sont contents de gagner de l'argent ! Le parcours fait quand meme 7 kilometres, il fait une chaleur affreuse, mais ca n'effraie a priori pas nos "pousseurs". Ils poussent peniblement d'abord, puis petit a petit le chariot prend une vitesse assez incroyable, alors a ce moment, les 3 gars sautent sur le chariot et se laissent porter, jusqu'a ce que le chariot perde de la vitesse, et ainsi de suite !!! On a commence par faire un faux depart, car a peine le chariot avait pris une belle vitesse, que voit-on qui sort du virage devant nous ? Une locomotive !! Les types frennent tous ce qu'ils peuvent, avec leurs pieds bien sur, et nous poussent cette fois ci en sens inverse vers une voie de garage ! On laisse passer la locomotive, a moitie rassures, et on repart de plus belle. Un des gars est pied nus : ils court le long de la voie ferree, en poussant le chariot, sans se soucier sur quoi il court....
On traverse de beaux paysages avant d'arriver dans un bled donc completement paume, ou nous attend un guide et une barque a moteur, puisque le parc naturel est coince entre deux fleuves. Observation de la faune et de la flore avec un guide ultra sympa et curieux de savoir si les chasseurs aussi en France font des degats... On aura la chance de voir les singes "cara blanca", comme le nom l'indique, au visage tout blanc.
Cette expedition nous aura pris la journee, mais c'etait bien depaysant !
                      Expedition dans la Mosquitia

On s'apprete a partir pour une semaine dans la region de la Mosquitia, region la plus sauvage de toute l'amerique centrale. C'est pour nous une relle nouveaute et une grande aventure, un trekk bien difficile.

La Mosquitia, est la region des indiens mosquitos, descendants d'un peuple colombien qui a emigre il y a 3000 ans. Les mauvaises langues continuent de penser que cette region est surtout nommee ainsi a cause des sales moustiques qui la peuplent par million, et Pascal est bien de cet avis la !!
Mais quel aventure pour se rendre la bas !

Notre incroyable trajet

Tout d'abord il n'y a pas de route ou presque, du moins pas pour notre tuture. On laisse la voiture pres de Trujillo, ville situee a deux heures de route a l'est de La Ceiba. Derniere nuit tranquille dans un petit hotel backpacker bien peinard face a la mer... ? C'etait sans compter la horde sauvage de
sandflies, sorte de puces des sables, qui s'est attaquee a Majida.... Resultat, une mauvaise nuit, et surtout une centaine de piqures pour Majida, qui egale par la le record de Pascal de San Blas au Mexique. Pascal, lui, n'a presque rien eu, ca doit etre la biere dans le sang qui protege, puisque la soiree s'est deroulee autour d'un billard avec une francaise voyageuse et un anglais qui faisait le service.

En tout cas ca commence bien mal. Le lendemain matin, la proprio nous emmene en voiture a un croisement ou on doit attendre notre premier bus. Celui-ci arrive comme prevu, et nous depose une demi-heure plus tard a un autre croisement ou on doit attendre un autre bus qui doit nous emmener a Iriona. Petite attente, le bus arrive, et on fait la longue piste defoncee qui dure bien 5 heures. Superbes payasages, on est dans le Honduras profond, plus de gringos en vue.
On arrive enfin a Iriona, enfin disons qu'on arrive devant une maison, ou il y a un embarcadere. La, on attend une barque, qui arrive plus tard. On s'entasse dedans et c'est parti pour Cocobilo ou quelque chose comme ca, village garifunas. Une demi-heure de barque a moteur. Pascal est a cote d'un black qui a planque dans sa chemise une bouteille de rhum pur. Le mec la finira avant la fin du trajet, autant dire qu'il chante d'ailleurs tout le trajet sur une musique de tam-tam africain qui sort de son transistor. D'ailleurs, on est plus au Honduras mais
en Afrique, tous les gens sur la barque sont noirs !

On arrive dans le village, et la ca devient un peu angoissant. On est au bout du monde, du moins croit-on et on nous dit qu'il n'y a pas de route pour aller plus loin, et qu'une barque pour aller a Palacios coute une somme tout a fait exhorbitante. Il ne nous reste plus qu'a attendre le passage d'un 4/4 sur la plage, pour rejoindre cette fameuse ville de Palacios, point de depart des excursions dans la Mosquitia.
Il et 16 heures et c'est un peu tard dans ce pays, on attend mais en vain, c'est la nuit qui arrive... On est fait comme des rats dans ce village qui n'est sur aucune carte, dans lequel on n'etait pas censer s'arreter non plus!
Heureusement il y a une hospedaje (petit hotel) dans laquelle on peut dormir. On negocie avec la patronne un repas pour le soir. Dans
ce village garifunas retire, il n'y a pas d'electricite, ni d'eau potable... C'est a la bougie que l'on mangera un excellent poisson avec notre cuisiniere d'un soir.... C'est un peu pour ces moments que l'on voyage, se perdre et sortir des sentiers battus...
La nuit aurait ete sympathique sans le chien qui s'est poste sous notre fenetre et qui a aboye toute la nuit, peut-etre contre notre presence ?!
Toujours est-il que le matin on est toujours coince. On achete du coca dans une epicierie et de l'eau que l'on purifie avec nos tablettes de micropur, plus quelques biscuits secs. On nous dit que les voitures passent en general en debut d'apres-midi. On n'a pas envie d'attendre, et on decide de
faire le chemin a pied : ballade sur la plage de 4 heures de marche, en plein cagnard. Au debut, il y a quelques enfants et quelques pecheurs, mais tres vite on se retrouve seul. Plage deserte sublime, le soleil tape. On part tous les deux dans nos pensees... Les gens du village nous ont mis en garde car il y a 8 jours une voiture s'est faite devalisee lors d'une attaque a main armee, le chemin n'est donc pas tres sur ! Mais l'aventure, c'est l'aventure !
On aura quand meme la chance de tomber sur une voiture qui nous prend en stop pour ... un petit kilometre a peine, pas de bol !

On arrive quand meme a Sandalaya, ou quelque chose comme ca.... La, une barque nous attend, un mome nous fait traverser le chenal en une demi-heure a la rame...
Palacios, l'Eldorado, est enfin devant nous apres une journee et demi de voyage ....!

On est epuise, il reste quinze minutes de marche, et notre premier reflexe est de demander partout s'il y a de l 'eau fraiche en bouteille ! On est deshydrate par le soleil, et le gout douteux de notre eau chloree ne nous inspire pas !
Le premier litre que l 'on trouve est vide en 2 minutes. Nous on vous le dit : la civilisation, c'est de pouvoir trouver de l'eau potable et fraiche, c'est tout !! Le reste, c'est que du luxe !

Palacios.... On en a fait des fantasmes sur cette ville pendant notre expedition ! En guise de ville, c'est plutot un village endormi que l 'on trouve. Certes on est passe des huttes garifunas a des maisons en dur, mais il y a en tout un resto, trois hotels, deux epiceries, et voila tout.
On trouve l'hotel le moins cher de notre voyage pour l'instant : 80 lempiras, soit 26 francs ! A ce prix la, on a le droit a la visite d'une souris la nuit, et comme la chambre n'a pas de ventilateur, ni de moustiquaire, pas moyen d'avoir de l'air frais la nuit... On  est comme dans une
cocotte minute a essayer de trouver le sommeil alors qu'on est creve par la marche ! L'horreur !
Normalement, Palacios est le debut de l'excursion dans la Mosquitia, les gens arrivent de la Ceiba dans un petit avion qui se pose sur le terrain de foot...Nous, on est presque mort avant d'avoir franchi la ligne de depart!!
Surtout Pascal qui a fait un petit foot avec les mosquitos en fin de journee.
Bon, Majida est en pleine forme, et elle donne le tempo. Le matin, lever de bonne heure, on attend les gringos qui descendent du ciel, soit de l'unique avion qui relie la Ceiba a Palacios. C'est une region tres peu touristique, mais on a du bol, un couple d'anglais debarque... On fera le reste du voyage a 4, ce qui est bien pratique pour diviser le prix des barques.

On negocie un voyage en barque jusqu'a
la Raista, village dans lequel on doit trouver une barque pour nous emmener a Las Marias, village perdu dans la Mosquitia et que l'on atteint apres un voyage de 6 heures en barque, en remontant le fleuve.
Il est 9h00 du mat et on arrive a la Raista, 8 huttes et une seule famille, celle du proprietaire de la barque... Il nous oblige bien poliment a rester une journee et une nuit a la Raista dans sa famille, parce qu'il faut le temps d'organiser le voyage jusqu'a Las Marias pour le lendemain. On perd donc une journee, lui gagne nos lempiras puisqu'il nous heberge et nous nourrit... On prefere en rire, et de toute facon du temps, on en a, et surtout on n'a pas le choix. On sympathise du coup avec les anglais, ils sont vraiment tres sympas, un avocat londonien, et elle qui mene des projets ecologiques... Ils ont pris une annee sabbatique et font un tour du monde... On barbote dans l'eau chaude du fleuve qui n'arrive pas a nous rafraichir, ou a peine. Ensuite apres le repas il fait trop chaud, tout le monde dort, surtout qu'avec Majida on accumule les mauvaises nuits si vous avez bien suivi.
La nourriture dans la region est bonne, surtout la viande. Les animaux sont en liberte et ca se sent au gout... Par contre les legumes, toujours la meme chose et ca toute la semaine : riz, haricots, bananes frites. Ces gens la mangent la meme chose toute leur vie... Dur dur pour nos delicats estomacs europeens !

La barque est confirmee pour le lendemain matin, le proprio essayant de nous faire croire qu'on a de la chance, pour mieux faire passer la nuit a Raista... La nuit d'ailleurs que l'on a passe tout aussi mal que les precedentes : on etait dans un petit lit d'enfant, avec une petite moustiquaire au dessus de nous....Pascal essayait de dormir completement plie en deux. Juste avant que la bougie ne s'eteigne, on a vu une enorme cafard se balader tranquillement... La nature reprenait ses droits dirait-on....

Las Marias

Quand meme on part le matin pour Las Marias, apres un petit dejeuner compose de viande, riz, haricot, banane frite... aucune difference avec le diner !!!

La barque est tout ce qu'il y a de plus inconfortable, surtout que l 'on doit rester 6 heures la dedans ! Elle est extremement instable, et le siege est une planche de bois. Mais comme on est des aventuriers, on est heureux.
Le bateau prend des petits canaux, et le guide nous explique que ces canaux ont ete construits par l'homme pour relier les differents cours d'eau entre eux, pour la navigation...C'est vrai que l'unique moyen de locomotion est la barque par ici....
Sur le trajet, on croise quelques habitations de paille et de bois eparpillees le long du fleuve...des gamins en haillons jouent dans l'eau... Drole de vie quand meme.... nos esprits se perdent dans cette nature sauvage et inhabitee. Le guide tape la discut avec Pascal, ca fait passer le temps.

Apres 6 heures de voyage eprouvant pour le dos et les fesses, sous un soleil de plomb, Las Marias apparait.... Il y a une centaine d'adultes dans le village repond le guide a Pascal qui lui demande combien il y a d'habitants, et a priori les enfants ne comptent pas encore dans le recensement.... Ni les animaux d'ailleurs... C'est aussi une
joyeuse basse-cour qui nous accueille : cochons, poules, chevaux, chiens, chats, enfants... Les cabanes sont en bois, et on nous dit voila ou vous allez passer la premiere nuit a Las Marias. Apres tout ce qu'on a vecu, la quasi absence de matelas sur le lit fait de lattes de bois ne nous effraie meme plus. On partage la chambre avec nos nouveaux potes anglais. A part manger et se baigner dans le fleuve, il n'y a rien a faire, si ce n'est apprecier ce voyage dans une region si reculee, si loin de tout. Le fleuve, etape obligatoire, car le concept de douche n'a toujours pas ete invente par ici ! Donc savon dans le fleuve ! On s'en fiche, on est des aventuriers, qu'on se dit !
Dodo a 20h00, car la nuit arrive vers 19h00 et les bougies se consument vite, de plus les gens se levent vers 5h00 du matin, avec le soleil...
Notre couple d'anglais choisit de partir en trek pendant 2 jours dans la jungle, avec nuit en tente qu'ils ont apportee. Nous, on n'a pas de tente, alors les locaux nous propose de dormir par terre avec juste une toile de caoutchouc au dessus de la tete pour se proteger de la pluie....et les INSECTES ???????? Mais ils sont completement dingues ces types !! Et les serpents et les araignees ?????
Refus net de notre part, donc on choisit une autre expedition avec une nuit dans une ferme perdue au milieu de rien.

                      
Les fameux petroglyphes

En fait, l'expedition du premier jour est bien interessante : on part dans une barque avec un guide et deux "rameurs" a la rencontre de mysterieux petroglyphes perdus dans la jungle humide qui nous entoure. Les deux jeunes poussent a l'aide de gros batons la barque qui remonte a contre courant. On arrive a ces petroglyphes : des dessins tailles dans de la pierre, assez enfantins, qui representent des visages humains, des singes et un serpent. On echange quelques idees dessus, a priori ils sont dates de 3000 avant JC.

Puis on repart pour
la Finca du guide. Il s'agit d'une maison a l'ecart de tout, il n'y a que la nature et les singes hurleurs autour ! Le guide nous montre son exploitation avec une certaine fierte : cacao, cafe, avocat, coco, mangues, etc... on goute une coco, et surtout le chocolat et le cafe, directement de l'arbre dans notre tasse, sans autre etape preliminaire ! C'est de tres tres loin le cafe et le chocolat le plus fort en gout qu'on aura essayes de notre vie ! Majida a du mal a se faire au chocolat, trop fort, Pascal en a repris tellement il a trouve ca bon.
Ces gens n'ont pas d'electricite, pas de TV, de radio, de journaux, de douche, d'eau potable, mais ils possedent de bons aliments. Ils sont surtout curieux. Le soir, alors qu'on vient de finir notre repas, le guide vient nous voir avec un bouquin sur les civilisations mayas et autres.... On dicutera pendant longtemps de tout ca, en partageant nos connaissances avec lui sur les sites mayas que l 'on a decouvert pendant notre voyage.... Moment inoubliable de notre voyage a la rencontre des mosquitos, gens chaleureux, accueillants et desireux de connaitre la culture d'autrui. C'est une region qui s'est ouverte au tourisme en s'organisant un peu il y a de cela 4 ou 5 ans, et cela se voit dans les rapports avec les locaux qui ne sont pas encore corrompus.
Avant de se coucher, on apercoit le plus
gros cafard que l'on n'ait jamais vu, meme Majida au Maroc n'en a pas vu des comme ca ! Une espece de monstre horrible, difforme, gros comme une main. On est tetanise et on appelle au secours. Notre guide arrive en se demandant ce qui peut bien se passer, et on lui montre LA CHOSE. Reaction : il rigole, prend le cafard dans sa main, et le caresse !! Il nous dit que ces betes la ne piquent pas ! Eh ben on n'essaiera pas, on le croit sur parole !
Mais la nuit n'a pas ete aussi mauvaie qu'on le redoutait...Pascal qui a dormi en moyenne trois heures par nuit depuis 4 ou 5 jours est tombe dans un sommeil profond et pour Majida ca a ete !

                
Majida passe a 15 centimetres de la mort !

Heureusement car le lendemain, une longue marche de 4 heures dans des sentiers inexistants nous attendait ! Ca monte et ca descend, une chaleur horrible, des insectes qui volent partout autour de nous ! Le guide est oblige d'ouvrir le chemin a la machette sinon on ne passe pas. A priori, ca fait tres longtemps que personne n'est passe par ici. On aurait bien du mal a revenir sur nos pas tous seuls si le guide nous perdait. On est dans la nature sauvage, la c'est sur. On transpire comme des boeufs et au bout de deux heures on n'a deja plus d'eau ! Le guide nous trouve regulierement sur le chemin des branches d'arbres dans lesquelles il y a de l'eau potable, que l'on purifie avec nos tablettes de chlore. C'est pas genial mais la on fait pas les difficiles. On voit peu d'animaux, voir pas du tout a notre grand regret. Pourtant au milieu d'un petit chemin qui etait un peu plus praticable, le guide s'arrete net. Il nous regarde et nous montre une grande couleuvre d'un metre cinquante ! Il nous dit en rigolant qu'il a failli marcher dessus....On l'observe du plus pres que l'on peut, elle ne bouge pas ou presque. On decide de faire un detour pour la contourner.... Plus tard, une fois l'emotion passee, Majida s'arrete comme elle peut, et Pascal voyant la scene la tire en arriere de toute ses forces....! Un magnifique
serpent corail tout rouge avec des cercles noirs est passe a 15 centimetres du pied de Majida !! Elle l'a evite de justesse ce serpent !! Il est petit, du genre 40 centimetres et assez fin, mais il est tres dangereux voir meme mortel. Heureusement, il n'y a pas eu de piqure, et les cas de mort a cause du serpent corail sont assez rares : deja parce que c'est tres rare d'en rencontrer un, et ensuite parce qu'il faut une bonne dose de venin pour y succomber, ce que sa petite taille lui empeche en general de donner autant de venin a un homme !
Meme les guides, sur ce coup la, admettent que ce serpent est dangereux, surtout celui que l'on vient de voir (il y a une autre espece de serpent corail moins dangereuse avec des cercles jaunes). C'etait du genre 3 mois au lit avec de terribles migraines si on n'est pas soigne rapidemment avec un bon anti-venin ! Bon, on vous a dit ca, mais c'est pas la peine d'appeler la maman de Majida pour lui raconter !! Nous, on etait tellement abruti par la chaleur et les insectes et la fatigue qu'on a a peine realise sur le moment !

On retrouve la barque qui doit nous ramener a Las Marias. Le rameur qui nous y attend a mis au frais dans le fleuve deux noix de cocos ! On se regale du lait si bon, c'est un plaisir completement inoui surtout vu la soif qui est la notre, sans parler de la fatigue ! Arrivee a Las Marias, on part se laver, on mange et on dort. Les anglais sont revenus sain et sauf, ils n'ont pas vu de serpent et la nuit sous la tente s'est passee tranquillement.

On est content de retourner sur Palacios puis a La Ceiba. L'aventure c'est bien mais cette nature sauvage n'est pas un endroit pour l'homme. Du moins pour l'homme occidental. Lors du trajet retour en barque vers Palacios, on passe du soleil eblouissant a
un deluge en deux minutes : pas le temps de prendre les ponchos, on etait completement trempe ! L'averse a dure une heure, et se retrouver dans une petite barque avec une pluie dechainee au-dessus de nos tetes, ca fait bizarre.

A Palacios, on retrouve la joie enorme procuree par une bouteille d'eau fraiche et potable, et que dire d'une bonne biere ?? Cette fois-ci, on laisse tomber notre hotel economique pour taper dans la categorie au dessus. Pour Pascal, la nuit sera une fois des plus mauvaises : il a chope une infection multiple au pied droit, qui presente 3 plaies avec du pu. Il peut a peine marcher le lendemain. Pas question donc de refaire le coup de la marche sur la plage de 4 heures. On trouve un 4/4 qui nous ramene a la civilisation en quelques heures. On est entasse dessus, mais on fait avec.
A peine arriver a La Ceiba, Pascal se precipite dans
un hopital pour faire examiner son pied. Ca ira mieux en quelque jours. Alors on termine.... au Burger King !!!!!
Et oui !!!

Quelle aventure a la Mosquitia ! Incontestablement un des moments forts de tout notre voyage !

A la Ceiba, on fete nos 6 mois de voyage !!
C'est toujours ausi genial, on ne regrette surtout pas d'etre parti et au contraire on fait d'autres plans de voyages  pour le futur.... Mais les amis, la famille, la vie parisienne tout ca nous manque chaque jour un peu plus...

Aller un peu de plongee a Roatan pour se remonter le moral !

                                             
Roatan...

C'est une ile qui laisse une drole d'impression : d'abord on n'aime pas parce qu'elle est envahie par une horde d'americains, ce qui veut dire : les tarifs sont partout en dollars, les taxis essaient tous de nous faire payer le double du prix normal de la course, le contact avec les locaux est reduit a son expression commerciale.
Mais, comme partout ou il y a des americains, il y a aussi une raison : l'endroit est magnifique. Il y a des plages d'une beaute stupefiante, et les sites de plongees sont excellents. Majida arrivera quand meme a dire a la fin du sejour sur Roatan qu'elle commence a se lasser des plongees a 20 metres sur coraux, et qu'elle voudrait bien passer son niveau 2 Padi pour aller avec moi a 35 metres, dans les epaves, etc...!!! Dire qu'en arrivant en Floride ,elle ne savait pas tres bien nager et n'arrivait pas a faire du snorkeling plus de 5 minutes !!
Pascal s'amuse bien dans les epaves et les grottes. Il est meme filme lors d'une belle plongee, et on prend des photos de nous avec notre appareil aquatique.

Mais le top du top, l'inoui, l'inoubliable, c'est Pascal qui l'a vecu et qui le raconte ici :

                    Plongee au milieu de 25 requins gris!

Tout est parti de l'habituelle blague dans les clubs de plongee, lorsque je demande s'il y a des sites de plongee ou on peut voir des requins. Bien sur je m'attends au non habituel...Le type du club me dit qu'a Roatan ce n'est pas possible, il n'y a presque pas de requins, sauf sur un site particulier. Un seul club de plongee propose d'ailleurs d'y faire du shark feeding regulierement !!

Pour les non-inities, le shark feeding consiste a plonger et nourrir une fois sous l'eau les requins qui nous entourent. C'est une pratique dangereuse puisque ca exite les requins qui passent d'un comportement tranquille a celui de chasseur...Selon le Padi (organisme qui regit la plongee dans le monde),  95 pour 100 des attaques de requins sur les plongeurs se produisent lors de sharks feeding (nourrir les requins en francais). Bon, ok c'est dangereux mais je demande au club qu'ils prennent rendez-vous pour moi, ce qui est fait quelques jours plus tard !!!! Le prix est exhorbitant, mais c'est une occasion unique...Majida refuse de m'accompagner sur ce coup la...

On se pointe ensemble au club de plongee apres un parcours en taxi, Majida tient absoluement a se rassurer et ne pas rester a m'attendre a l'hotel sans savoir ce qui se passe... On est 14 plongeurs, plus deux responsables dont celui qui va nourrir les requins. Briefing avant la plongee , tout le monde ecoute religieusement les instructions, comment on doit rentrer dans l'eau, puis descendre jusqu'au spot de plongee, puis s'asseoir sur le sable, etc... Les requins que l'on va rencontrer sont des requins gris. Ce requin est considere comme agressif et potentiellement dangereux pour l'homme, enfin pas mortel...Le risque est plus de se faire arracher un bras ou une jambe... De plus, le type nous dit que parfois ces requins sont assez curieux et viennent observer les plongeurs d'assez pres.... Il ne faut donc pas laisser trainer le bras, et ne pas les caresser, mais ca on avait compris tout seul comme des grands !

J'en mene pas large quand meme...Sur le bateau, tout le monde joue le meme registre : faussement detendu, moi j'suis cool, c'est fun, man ! Mais on sent bien la reelle tension qui existe ! On arrive sur le site....je decide de ne pas me lancer a l'eau le premier, je ne sais pas, c'est ca qui me fait peur, de me lancer dans l'eau alors qu'il y a peut etre des requins juste en dessous pret a me sauter dessus ! Je prend soin d'etre bien au milieu, et plouf ! Tout de suite, premier reflexe, regarder vers le bas....Au debut je ne vois rien....je regle mon matos, je me dirige vers la bouee pour descendre le long du fil comme prevu....Et la, la vue s'habitue....10 metres plus bas que moi, des enormes, des hallucinants requins nagent peinards, et moi je suis cense descendre a leur hauteur pour les voir !!

Le fond est a 20 metres de profondeur...On a pour instructions de se mettre en deux rangees le dos contre une paroie, car c'est bien connu, les requins n'attaquent jamais de face, donc avec le rocher dans le dos on est protege, enfin, un peu.... On s'assoie donc en quelque sorte au fond de l'eau, on cale les bras contre le corps, et on ne bouge plus, c'est a peine si on respire encore....

J'ai decide de me mettre au premier rang un peu en avant.... C'est peut etre le plus beau spectacle de toute ma vie, le plus hallucinant....Je suis la aux premieres loges, et 25 requins gris nagent autour de moi, devant moi, au dessus de moi... Ils mesurent en general entre 2 metres, 2.5 m, le plus gros atteignant les 3 metres....Des monstres marins.... Lorsqu'ils passent a la distance d'un bras de moi, je vois leurs yeux qui nous observent, leurs petits yeux.... Leur grande bouche se detache sur la peau tres blanche qui est la leur sous leurs corps.... Ils sont massifs....

Ils tournent et ils tournent, attendant la nourriture.... qui se trouve dans un sceau pour l'instant ferme....le guide pose le sceau a un metre devant moi !! Je me dis il est completement con ce type la ! Les requins viennent observer le sceau, le reniflent et repartent, il y en a un qui fait demi tour devant moi, j'ai failli me prendre un coup de queue !

Oh les idees qui passent dans ma tete a ce moment la ! Je suis a la fois subjuge et fascine par le spectacle incessant, je voudrais que ca dure une heure ou toujours... Et mon esprit est aussi ailleurs...je pense a Majida qui m'attend sur la terre ferme, je pense a toutes les visites d'aquarium que j'ai faites dans ma vie ou a chaque fois devant les requins j'avais dis "imagine tu tombes dans l'aquarium et tu te retrouves au milieu des requins..." Et ben la, j'y suis dans l'aquarium sauf que c'est la mer, et qu'on n'est pas chez Disney...!

L'heure du petit dej approche ! Le guide reprend son sceau, nage avec, et les requins tout de suite s'agitent plus....A un moment, il ouvre le sceau et le jette rapidemment en s'eloignant le plus vite possible !!

La, hallucinant : tous les requins, qui sont 25 et qui mesurent deux ou trois metres, se jettent sur le sceau en meme temps, il y en a un qui mort le guide a la main (mais heureusement  il avait une protection), un autre requin met un enorme cout de dent a un autre ! C'est l'anarchie ! L'eau devient toute trouble et l'agitation ne faiblit pas ! Au contraire, un des plus gros requins met son nez dans le sceau et le coince plus ou moins, il se debat pour virer le sceau dans lequel il n'y a plus rien....Je suis en train de penser que chaque requin ici n'a pas eu sa part de beefsteack, et qu'ils sont maintenant tous tres agites, et que nous on est la comme des couillons au fond....D'ailleurs, le guide nous fait signe que la plongee est terminee, tout le monde remonte....Heureusement, les requins ne nous suivent pas....Ils commencent a s'eparpiller.....je rentre au bateau le dernier pour continuer a les observer d'un peu plus haut cette fois ci....leur ombre massive fait toujours peur.....
Jamais je n'oublierai ce jour la.....


                                      
Tegucigalpa

On quitte la mer des caraibes, la cote, pour rejoindre le sud du Honduras. On passe par le Lac Yagoa, activites reservees aux bourgeois du Honduras, hors de prix pour nous.
Arrivee a Tegucigalpa. Cette capitale est pour nous l'image meme de l'amerique centrale: un parc centrale, la vie qui s'agite tout autour, puis des banlieues de plus en plus pauvres au fur et a mesure qu'on s'eloigne..On a bien aime Tegus, meme si la ville se visite en une journee. Il y a un christ geant perche sur une des collines qui entoure la ville comme a Lisbonne ou Rio. De la, la vue sur Tegus et les collines est epoustouflante.
le dimanche des bourgeois de tegus? Aller manger un enorme steak dans un resto argentin! on s'est pas gener pour les imiter!

Voila, fin de notre aventure au Honduras qui aura duree plus d'un mois.

                         Les rubriques de Pascal

La rubrique du critique a deux euros:


J'ai pas trouve d'auteurs du Honduras...


La rubrique de l'alcoolique anonyme:

Il n'y a aucun alcool au Honduras produit localement, tout est importe que ce soit du rhum ou autre, donc grosse deception !!

Par contre la biere est bien locale, et j'ai goute la meilleure biere du voyage : La Salva Vida... Un vrai delice glace, avec un equilibre assez parfait entre subtilite et force, gout et rafraichissement...A essayer un jour !


La rubrique de l'anti-social qui perd pas encore son sang froid:

Rien a signaler si ce n'est un article lu dans un journal: un hopital a jeter ses dechets dans une riviere suite a une greve des ramasseurs de poubelles! Il y aurait dans les dechets des restes humains, des produits tres toxiques! les responsables de l'hopital nient bien sur toute responsabilite!
J'imagine mal le cas se passer en france, quoi que ??
De plus, la presse en France est elle sufisament libre pour relayer ce genre d'informationsm a part le canard et charlie hebdo bien sur ?


La rubrique du plongeur fou :

Il y a tant de choses a dire ! Bien sur, je ne vais pas revenir sur la plongee avec requins !

Sinon, Les iles du Honduras beneficient de la meme mer des caraibes, et de la meme barriere de corail que celle que l'on explore depuis le Belize.
Les plongees m'ont semble quand meme un peu moins belles au niveau des coraux que celles du Belize, et avec moins de faune egalement.
Ce n'est pas non plus la visibilite de Cozumel, mais ca reste un spot mondial de plongee.

A Utila, j'ai passe mon Padi 2. Le premier niveau, celui qu'a Majida et qui etait le mien avant, permet de plonger jusqu'a 20 metres.
Le niveau 2, stage de 3 jours, permet de s'amuser en plongee. Au programme, plongee de nuit, en epave, en grotte, a 35 metres, plongee d'orientation, et naturaliste.
J'ai eu la chance de tomber sur une anglaise avec percing et tatouages et tout, peu etre bizarre d'aSpect au debut mais completement passionnee par les poissons, et pour moi c'etait vraiment genial.

Plongee de nuit : il faut faire ca un jour, c'est extraordinaire. On part a la nuit tombee en bateau, pas bien loin du rivage. On plonge avec les lampes allumees, les signes sont differents....C'est flippant au debut : on ne voit qu'un petit rayon devant nous peniblement eclaire par nos lampes ! Il pourrais y avoir un requin blanc a un metre de moi sur le cote que je ne le verrais pas ! Je dis ca d'autant plus que le soir ou on plonge c'est la pleine lune, soir de grande agitation chez nos amis les requins c'est bien connu !!! Tout le monde reste tres serre en groupe, personne ne fait le malin ! Les coraux ont de tres vives couleurs sous les lampes, car la lumiere du jour absorbe la plupart des couleurs vives. De ce fait, c'est une explosion de rouge et de violet qui nous attend.
A un moment, le guide nous demande d'eteindre tous nos lampes. On se dit il est joueur le Monsieur, et la le spectacle...La pleine lune se reflete sur la surface de la mer, comme un veritable soleil....Tout est noir, sauf cette belle tache argentee...Spectacle magnifique, vraiment. Au bout d'un moment, nos yeux s'habituent a l'obscurite et on peut repartir sans avoir besoin de nos lampes !!! Si on m'avait dit ca !!! C'est bien sympa de nager et de plonger sans lumiere, la on se prend vraiment pour des poissons !

Plongee d'orientation : ca c'est hyper interessant. Dans une premiere plongee, j'avais pris la responsabilite du groupe, au niveau du temps et de la profondeur a laquelle on devait rester en respectant les paliers. Cette fois-ci, la guide emmene tout le monde et a la moitie de la plongee c'est a moi de nous ramener au bateau !!! Pour ca, il faut tout regarder et noter dans sa tete des repaires parmis les coraux, s'orienter par rapport au soleil, au sable ! Ca a l'air difficile mais j'ai reussi !

Plongee naturaliste : j'ai plongee avec des tablettes sur lesquelles etaient dessiner les poissons et les coraux... A moi de reconnaitre toute la vie marine, et ensuite apres la plongee la guide a pendant une heure decrit chaque poisson que l'on avait vu, ses habitudes, etc...Passionant !

Finalement, aujourd'hui Majida a envie de passer son niveau 2 car il permet de bien plus s'amuser que le niveau 1, ne serait-ce qu'au niveau des epaves et des grottes.

A Roatan, les plongees etaient belles. Une d'entre elles a failli mal tourner. La moitie du groupe, dont moi, a plonge jusqu'a 45 metres, et meme plus pour une fille ! C'est presque de l'inconscience a ce niveau... Le guide lui est reste sagement a 35 metres a attendre qu'on remonte....Moi j'ai vu deux americains et la nana partir plus bas alors j'ai suivi.... la fille a eu la narcosis (fievre des profondeurs), et elle a commence a faire des roulades sur elle-meme au dessus d'une faille de 100 metres...Quand on est dans cet etat, c'est comme si on avait bu, on ne se controle plus, alors un des americains a ete la chercher pour la calmer....
L'autre americain en remontant a senti de l'azote dans son bras ! Il a fallu sortir l'oxygene pur sur le bateau et toutes les mesures de securite allant avec. Moi heureusement je n'ai rien eu, mais plonger a 45 metres sans ordinateur de plongee c'est une folie que je ne recommencerais pas!

                                     On a aime:

- L'expedition dans la Mosquitia, un des grands moments de notre voyage
- Les parcs naturels, tres beaux, bien preserves
- la plongee et les iles des caraibes, vraiment pas cher, dans une superbe ambiance
- le cout de certaines choses aux Honduras vraiment pas cheres!
- Le Honduras est le pays le plus vert que nous ayons vu, une sorte d'Ecosse avec 20 degres de plus!
                                  
                                   
On a pas aime:

- on a ete decus par Copan, par ailleurs hors de prix
- on commence a sentir l'effet nefaste de la presence des americains, surtout a Roatan par exemple. Le Honduras commence a pratiquer les doubles prix, un pour les etrangers, un autre pour les residents!
Conclusion, il faut se depecher d'y aller tant qu'il en est encore temps!!!
- Peu de contact avec la population, qui ne nous a pas particulierement seduite, mais pas rebutee non plus ( a l'exception des gens dans la mosquitia, hyper sympas)

Quelques exemples de prix au Honduras:

- internet: 1 euro de l'heure
- une course de taxi: 0.5 euro par personne
- une plongee a Utila ou Roatan : entre 13 et 15 euros
- un plein d'essence: 40 euros
- un hotel : 8 euros en moyenne
Pour voir nos photos
Retour à l'accueil
Hosted by www.Geocities.ws

1