Belize
                                             Introduction

Le Belize, ou c'est?? C'est bien souvent la premiere question qui vient a l'esprit, n'est-ce pas ?
Ce tout petit pays, de taille comparable a la Hollande, est ecrase par le Mexique au Nord et coince par le Guatemala au Sud... Avec ses 250 000 habitants, il n'a pas l'habitude de faire parler de lui.... Et pourtant, paradis eco-touristique, dote d'iles paradisiaques, il possede plus d'un atout.
Nous vous invitons a le decouvrir avec nous, et on vous conseille de suivre la devise des gens de ce pays: " You' d better belize it..."

Decouverte du pays

Le passage de la frontiere sera simple, limpide, efficace, avec bureau d'assurance et tout ce qu'il faut. Blacks courtois. Les premiers kilometres se font sur une route propre, chose inconcevable pour nous apres 3 mois au Mexique.

Les maisons sont souvent en bois peint et sur pilotis. On a l'impression d'avoir change de continent. En effet, la maigre population de ce pays est un incroyable melting-pot qui vit en toute intelligence. Des blacks descendants des esclaves africains, des creoles, des metis, des refugies salvadoriens ou guatemalteques qui ont fui les guerres civiles de leurs pays, des immigrants asiatiques (hong-kong) et libanais (fuyant la guerre dans les annees 80...) et meme des Mennonites, on y reviendra.
Tout ce petit monde se cotoie dans le respect et l'intelligence. Et on n'a pas de mal a comprendre pourquoi tout le monde ici est tres fier de ce pays, dans le bon sens du terme, de la paix qu'il a toujours connu (unique exception par ici...) et de la vrai democratie qui existe.

Les paysages du nord sont plutot monotones car agricoles, et on traverse Orange Walk, deuxieme ou troisieme ville du pays, en 3 minutes en voiture... Apres le gigantesque mexique, ca nous change un peu !! On decide d'aller jusque dans un village Mennonites pour y passer la nuit, avant de visiter le site maya de Lamanai. Depaysement assure.

                                       
Les mennonites

Blonds aux yeux bleus, originaires du nord de l' europe. Ils refusent d'utiliser des armes, ce qui leur a cause de serieux problemes.
Il y a deux tendances : la tendance dure, qui refuse tout progres, alors ils se deplacent en caleche et passe leur journee, sans repos ni vacances, a labourer leur terre. Ils sont de moins en moins nombreux. Et il y a la tendance moderne, celle que l'on a beaucoup vue. A peine arrive dans le village de Blue Creek, plusieurs jeunes en motos viennent nous voir pour discuter avec nous.


On repart le lendemain pour aller a Crokeed Tree, pour observer les oiseaux dans cette reserve naturelle. Dans le village pres de l'etang, on campe et on tape la discute avec les blacks pres de l'epicerie. On tombe sur des gens sympas, ouverts, peu envieux, fiers de la paix qu'il y a dans leur pays. Ils nous posent des questions sur notre voyage, sur la France, sur la guerre en Irak. Ils nous filent des tuyaux sur les gens a contacter au Belize. On est dans un autre monde par rapport au Mexique. Le lendemain, lever  6h30  pour observer les oiseaux. Un black, qui tient un lodge classe qui donne sur l'etang, nous propose de venir sur sa plateforme d'observation gratuitement en nous pretant ses jumelles. Aucune arriere-pensee de pourboire ou autre... Au Mexique, ca se serait passe ainsi : il aurait fallu payer 25 euros pour acceder a la plate-forme, il n'y aurait eu presque aucun oiseau a voir, et 10 types nous auraient propose des jumelles en location moyennant finance...
La nature est la principale attraction du Belize qui parie sur l'eco-tourisme. Donc apres avoir observe les oiseaux, on part dans une reserve de singes hurleurs, qui defendent leurs territoires en poussant de terribles cris des que l'on s'approche de trop pres. On ecourte la visite avec notre guide car il fait presque 40 degres et c'est intenable.

                              
Majida presque victime du tapir pisseur !

On termine cette longue journee par le seul zoo du Belize, qui reunit une bonne partie des animaux presents sur son territoire, le tout avec un sacre humour. On a adore le toucan et surtout le tapir, qui sont les emblemes de ce pays. Le tapir est une sorte de petit hippopotame avec une trompe. Particuliarite : si on l'embete trop, il se tourne et un jet puissant d'urine part de son derriere tout droit (jusqu'a 5 metres quand meme).
Pascal, trouvant cela tres drole, en embete un, voit que celui-ci commence a se tourner, fait un bond de cote. Majida, etonnee par ce manege, suit par instinct Pascal, et le puissant jet d'urine du tapir passe a quelques centimetres de ses epaules !!! On peut dire qu'elle l'a echape belle sur ce coup la, et Pascal a bien eu du mal a s'en remettre tellement il a rigole.

Les routes du Belize : une seule route goudronee fait le pays du nord au sud et de l'ouest a l'est. Tout le reste ce ne sont que des pistes plus ou moins carossables. Notre amour de voiture va etre mis sacrement a l'epreuve.

                                               
Belize City

C'est la ville la plus importante du Belize mais pas la capitale. Situee au bord de la mer des caraibes, elle est composee d'une population a 90 pour 100 black. Drole d'impression cette ville, tres difficile a decrire. Les rues sont des ruelles, les maisons sont en bois pourri, il y a des egouts tout le long des rues. Il y a quelques rastas craignos, echoues ici, n'ayant que la fumette pour survivre. L'ensemble ne donne pas une impression de grande securite. Difficile de trouver une superette pour faire nos achats, pas de parking 24 heures sur 24 pour mettre la voiture, presque pas de restos. Et c'est une ville morte le dimanche. Dans cette chaleur, ce bout du monde est vraiment particulier. On passe une vraie journee galere, avec la carte bleue de Pascal qui est bloquee, celle de Majida refusee au distributeur, le proprio de l'hotel qui refuse de nous rendre notre depot de garantie car il l'a perdu (!) et on a gare la voiture par megarde devant une sortie de voiture, bloquant pendant deux heures un pauvre gars. Le flic qui nous attendait nous verbalise deux amendes pour cette infraction, ce que Pascal refuse net. On finit dans la caserne a s'expliquer avec le chef, qui finalement fait sauter une des deux amendes! Le temps de garer la voiture sur le parking du seul hotel de luxe de la ville, on saute dans la derniere navette pour Caye Caulker!

     
                        Caye caulker, l'ile de l'espace

Alors la les amis, il faut voir ca un jour. Caye Caulker c'est l'ile de l'espace. Pas de voiture, quelques baraques eparpillees sur un petit bout de terre entouree de la mer claire des caraibes. Les gens marchent pied nus car il n'y a pas de beton, ou il a ete recouvert par le sable. Activite : farniente, plongee, snorkeling, rhum, crevettes... Nos amis cobayes, qui nous precedent dans ce voyage, ont idee de s'installer sur cette ile. On peut les comprendre meme si on ne les suivrait pas. Un black cool nous fait visiter son ile, tout en nous proposant un paradis artificiel tout en fumee. On decline l'invitation, mais il reste cool a discuter avec nous.

Le snorkeling aura ete extraordinaire. Dans la reserve marine de Hol-Chan on part avec le guide, qui vient avec nous dans l'eau, a notre grand etonnement, puisque ca c'est une premiere. Le type a fait 6 ans d'etudes sur les ecosystemes marins du Belize et il connait chaque poisson et chaque corail par coeur. Dessous, c'est le grand spectacle. Les coraux sont magnifiques, et on voit passer plusieurs fois des raies aigles et des raies mantas d'une immense envergure. Le spectacle est epoustouflant. On est comme des gamins.

Le lendemain c'est une grande journee plongee, avec au programme le Blue Hole, mondialement celebre et Half Moon Caye, petite ile vraiment paradisiaque. C'est aussi nos premieres plongees ensemble, puisque Majida a maintenant son diplome. Pour les details, voir la rubrique de Pascal du plongeur fou.
On prolongera le plaisir sur l'ile bien involontairement pour cause de diarhee aigue pour Pascal, qui a bien cru qu'il allait y laisser sa peau.

                                    
    Dangriga, village garifunas.

On atteint Dangriga, village garifunas, desendants d'esclaves noirs. Ambiance sympa, cool, et on passe un dimanche apres-midi peinard. Tellement peinard qu'on est a la limite de s'embeter un peu, car tout, absoluement tout, est ferme le dimanche au Belize. Et par hasard, on tombe sur un cafe on les gens jouent au domino. On s'incruste et on est tout de suite accueilli les bras ouverts. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, on est assi a une table, des dominos face a nous, Majida apprend vite les regles, Pascal se retrouve avec une biere a la main, et Bob nous regale de ses airs de reggae a fond les enceintes. On se retrouve a jouer pour un peu d'argent avec une black dechainee, qui entre deux dominos nous fait quelques pas de danse, le rhum a du couler a flot, merci pour elle !! On se fait gentiment plume, au moins 3 euros, heureusement que Pascal est la, sinon la tresorerie du voyage aurait souffert bien plus!!

Autour de Dangriga, on explore les parcs naturels de Blue Hole (caverne, parcours dans la foret et cenote - puit naturel). Sur la route, des centaines d'oranges sont "tombees du camion", et on s'arrete pour se faire un festin gratos! Quelquechose nous dit qu'on adore ce pays...Direction parc de Cockscomb, reserve naturelle de jaguars ! On part dans la jungle seuls, a l'affut des moindres petits bruits, qui d'ailleurs nous font sursauter a chaque fois. On ne croisera malheureusement aucun animal digne de ce nom, mais les ballades en pleine jungle sont superbes. On croise la route d'un danois parti pour...3 ans! Il nous avoue ne travailler que pour voyager. Commentaire de Majida : "ca m'aurait paru bizarre il y a un an, et aujourd'hui ca me semble naturel !!"

                                   
Village mayas de Blue Creek

On part pour le sud du Belize. Tout est sauvage et inhabite. Punta Gorda, port du bout du monde, est une ville, pardon un village endormi. La banque ferme a 13h00, un cafe internet avec un reseau qui ne marche pas. On fait quelques provisions dans une des rares superettes bien sur tenue par un chinois.
Apres une tres longue piste, nous arrivons a notre objectif, le village maya de Blue Creek. Ce village s'est organise pour recevoir les visiteurs. Les repas se prennent dans les familles, ce qui permet de partager un moment d'intimite avec ces mayas sans etre toute fois des voyeurs. Les enfants que l'on croise dans les rues du village nous disent tous bonjour et nous posent des questions sur notre pays, sur nous. Aucun ne nous demandera de l'argent ou des cadeaux. A la question "aimez-vous l'ecole", comme tous les enfants au Belize, ils repondent tres fierement "oui!". Ici, tout le monde a conscience de l'importance de l'education. Notre guide dans les grottes voisines, nous dira avec fierte que son fils aine est informaticien a Belize City.

Pascal est invite a faire une partie de foot avec les mayas, sur un terrain bossele mais en herbe. La moitie des joueurs jouent pieds nus, et Pascal s'apercoit que 4 mois de regime fajitas- guacamole- biere ont peu de chose a voir avec la dietetique sportive. Les gens ont le sourire des gens simples de la campagne qui vivent heureux. On part le lendemain avec un guide du village pour explorer les grottes environnantes. Notre guide, Sylvano, dont les parents sont d'origine Guatemalteques, a suivi des cours a l'universite de Mexico et du Guatemala pour completer ce qui doit etre un savoir maya ancestral. Sa connaisance de la jungle environnante est epatante. Mais d'abord la grotte : il sa'git de partir dans une grotte faisant plusieurs kilonmetres de long a la nage. Armes de nos lampes waterproof coincees entre les dents on se faufile de grotte en grotte et de cavite en cavite. Noir total des que l'on eteint les lampes. Majida souffre un peu car ses tennis pesent lourd. On arrive a une chute d'eau souterraine, qui marque le point de retour. C'est magique de se retrouver la, en terre maya au Belize, dans des grottes immenses en train de nager.
L'apres-midi, apres avoir pris notre repas avec Sylvano, il nous emmene faire un parcours de deux heures dans la jungle. Il nous montre des iguanes longs de deux metres caches dans les branches des arbres, on serait passe a cote sans les voir a coup sur! Chaque fois qu'un oiseau passe a cote de nous ou que l'on en observe un avec nos jumelles, il nous donne son nom, imite son cri, et nous montre fierement dans un livre sur les oiseaux en amerique centrale qu'il avait raison! Il est epatant. Chaque plante fait l'objet d'explications etonnantes sur les vertus therapeutiques, et sur certaines particularites : certains arbres saignent lorsqu'on les coupent, d'autres plantes envoient une colonie de fourmies dangereuses pour se defendre a la moindre attaque (les fourmies sont cachees dans les feuilles!).
On repartira avec regret de ce petit village paysible, accueillant, souriant. Notre meilleur souvenir au Belize.

La longue piste qui nous ramene au centre du Belize nous reserve une mauvaise surprise avec deux fuites! Arret oblige dans un village sur la route, Bella Vista. Il s'agit d'un village de refugies du Honduras. Le mecano nous inspire peu et semble un peu depasse par les evenements, et on est oblige de passer la nuit dans notre voiture car la reparation prendra deux jours ! Les roues ne tournaient plus suite a son intervention! Rien a faire dans le village, si ce n'est assister a une partie de foot officielle le soir avec l'equipe locale. Le spectacle attira un public d'ailleurs largement feminin, c'est vrai que ici les filles aussi jouent toutes au foot!!
Finalement, on repart pour San Ignacio dans le Nord du Belize, juste avant la frontiere du Guatemala, ultime etape dans ce petit pays.

                                          
San Ignacio


Petite ville assez active, San Ignacio est au centre d'une region ou l'on parle autant espagnol qu'anglais du fait du voisin guatemalteque, ou il y a aussi une importante communanute Menonites et meme Amish (des types refusant tout progres, vivant dans des maisons en bois, et voyageant en charrette). Le tourisme y est assez developpe, et la plupart des activites coute tres chere. On part seuls, avec notre van, sur une piste de 40 kilometres dans une reserve naturelle a la decouverte de la nature.
On ne sera pas decu : une ferme faisant un elevage de papillons. Pascal a fait une crise de jalousie car un tres beau Blue Morphoe, papillon geant et tres beau, sur de ses charmes, est venu s'accrocher le temps de la visite sur les fesses de Majida. S'en est suivie une explication serieuse, ou Majida a promi que c'etait bien la premiere et la derniere fois qu'elle laisserait s'approcher d'aussi pres de ses fesses un individu. Pascal a pris des photos qu'il ressortira le moment venu en cas de besoin (elles sont aussi sur le site) ! 

Ensuite cascades de Hidden Valley : hautes de 300 metres, ce sont les plus hautes d'amerique centrale. Le cadre est enchanteresque mais on est un peu decu par la cascade. Puis, c'est les 5 sisters falls : succession de cascades et petites piscines naturelles dans lesquelles on peut se baigner. L'endroit est merveilleux, et il est amenage par un lodge pour riches americains. On passe un moment merveilleux a se prelasser dans les cascades, jusqu'au moment ou on s'apercoit que des petits vers noirs nous collent a la peau ! Beurk! On ressort du coup aussitot, pour se secher dans les hamacs. On serait bien rester la plus longtemps. Mais la nuit approche. On gare la voiture pres d'une autre merveille naturelle, Rio On Pools. C'est notre premiere nuit dans un endroit completement sauvage et completement seul a l'ecart de toute infrastructure apres 4 mois de voyage ! On essaie d'allumer un feu, mais n'est pas Robinson Crusoe qui veut. Le matin, reveil puis plongeon immediat dans ces piscines naturelles, remake des premieres mais dans un endroit vallonne et des flancs de montagnes noirs (granit). Comme reveil, il n'y a pas mieux.

On traverse un peu plus loin un village fantome : les maisons sont relativement recentes mais abandonnees...role d'imoression! Arrivee enfin dans la grotte de Rio Frio, grotte immense que l'on visite sans probleme seuls.
La mauvaise piste qui menait a tous ces tresors naturels nous a reserve un mauvais tour, du moins pour notre tuture. Mais ca, c'est dans la rubrique notre amour de voiture bien sur !

Notre voyage au Belize se termine apres 3 semaines.

                                       
Conclusion

N
ous avons ete partout ou il est possible d'aller au Belize, dans les limites du raisonnable pour notre voiture (pas de Placencia par exemple) et dans les limites de notre budget (pas mal de Cayes ecartees).
On a adore ce petit pays si touchant.  Le premier tresor de ce pays, ce sont les gens. Ils ont conscience de la chance qui est la leur dans cette region si mouvementee, si prompte a faire la revolution ou a s'entre tuer. Du coup, les gens sont chaleureux, aimables, paisibles, joyeux. La tres faible densite de population offre du travail certain a tous, sans exception, et le faible marche interieur limite les tres gros ecarts de salaires. Ca aussi, ca doit compter. Si on ajoute un veritable paradis qu'est Caye caulker, et une tres nette orientation eco-touristique, alors on ne peut que vous inviter a un jour mettre les pieds dans ce peitts pays. .



                                   Les rubriques de Pascal

La rubrique de l'alcoolique anonyme

L
a biere nationale est la Belikin. Biere assez forte, disponible en brune, elle m'a rejoui bien plus que les coronas ou sol mexicaines.
Niveau alcool, il y a pas mal de rhums. J'ai ramene dans mes bagages un rhum coco, un rhum veilli en fut et un whisky maya.
Bien sympa de rester chez Eva's, resto - bar- office de tourisme a San ignacio a siroter des rhum coca a 1.5 euro le verre (plus de rhum que de coca). Majida a conduit a chaque fois au retour.

La rubrique du plongeur fou

Une seule journee de plongee car le cout est exhorbitant. Mais en contrepartie, 3 plongees dans la journee. La premiere, au mondialement celebre trou bleu, le Blue Hole, decouvert par Cousteau en 70. L'arrivee sur le site est decevante, car on est loin des prometteuses cartes postales. Le trou faisant 300 metres de diametre, l'impression est surement tres visible de haut mais pas d'un bateau. Pour essayer de decrire, c'est un cercle bleu profond presque parfait. Il est entoure d'une barriere de coraux bruns, et la mer derriere cette barriere est plus claire que le Blue Hole d'ou cette impression visuelle. La plongee aussi est decevante. Je suis descendu jusqu'a 42 metres sous l'eau, sans Majida qui a refuse d'aller aussi bas vu son manque d'experience. Comment c'est 42 metres ? Bof, c'est juste deux fois 20 metres selon moi... On descend en fait sans s'en rendre compte, d'autant plus que la visibilite du Blue Hole est tres mauvaise. C'est vrai que lorsqu'on leve la tete, on ne voit pas la surface de la mer. Quasiment aucun poisson croise dans le blue Hole, dont l'attraction est d'enormes stalactites formees il y a des millions d'annees et maintenant recouvertes par la mer. Il y a des requins qui sont dans les parages : une partie du groupe les a apercus, pas moi.
En conclusion, une drole d'experience de plonger a 42 metres, pas compliquee a mon avis, mais le Blue Hole est vraiment un site surestime, ce qui etait l'avis unanime sur le bateau.
Les deux sites suivants, Half Moon caye et l'aquarium nous ont propose (a moi et Majida) des plongees a moins 20 metres plus classiques dans cette zone des Caraibes. Pas mal de raies, superbe visibilite, des tombants, des beaux coraux. Pas mal de poissons tropicaux dans l'aquarium. Vraiment deux plongees reussies, mais on ressort de ce jour la completement a plat !!!
Majida me suit comme un poisson pilote sous l'eau !!!


      
La rubrique de l'anti-social qui perd pas (encore ) son sang froid


J'ai bien cru que dans ce pays je n'allais pas pouvoir alimenter cette rubrique tant les gens vivent en toute intelligence et en harmonie...Jusqu'au soir on nous avons fait etape a Belmopan, capitale du pays (8 000 habitants). Ville administrative et morte. Rien a faire. Je me ballade, et suis attire le soir, par un peu de lumiere et de musique. Spectacle de blanc-becs pour des momes. Je reste. L'assistance est composee d'enfants blacks pour la plupart ou metis. Une troupe de religieux en goguette nous donne un pauvre spectacle risible, avec un pseudo Jesus portant une croix de bois. On pige pas bien le message sauf qu'il faut aimer jesus et la Croix. Je constate que les enfants sont attentifs et sages. Bizarre. J'etais dans mes pensees quand cette farce se termine, et le pseudo cure prend le micro pour demander aux enfants de bien vouloir remplir tres clairement une fiche avec leur nom et leur adresse (il insistera sur les adresses). Tout ca pour participer a la tombola qui suit le spectacle! Voila la raison pour laquelle les enfants restent si calmes, car le pretre proclame quelques vagues menaces si un chahut demarre ! Les lots a gagner sont des ballons de basket et de foot. Les emissaires du cure precheur passent dans la foule pour ramasser les petits papiers bien remplis. Je constate avec effarement la pauvre tronche des types, qui a coup sur ont vu la vierge. Moi, avec une tete pareille, c'est plutot un proces que j'aurais intente a dieu. Chacun son truc. Je prend des photos pour prouver mes dires. Un mome tout timide vient chercher le ballon de basket qu'il a gagne, faisant l'admiration de tous. La religion, au lieu de combattre l'envie  (qui est un peche), la provoque... Salope et vicieuse religion qui cherche a abuser des innocents enfants par l'appat du gain et des cadeaux, profitant du vide culturel et sportif laisse par un etat qui n'occupe pas ses citoyens!! C'est la ou on se rend compte que le sport, le theatre, la danse, la lecture, permettent d'occuper l'esprit et surtout d'eduquer... C'est pour cela que la religion, fort heureusement, recule dans nos pays europeens, notamment dans les villes, ou les occupations sont nombreuses. Heureusement, les ados et adultes, tasses derrieres les enfants, regardent ce pseudo spectacle un sourire en coin....

Je repars, un type me court apres. Il a du me reperer lorsque je prennais des photos mais n'a pas voulu intervenir devant tout le monde, preferant me suivre et m'alpaguer a l'ecart. Il me demande d'ou je viens . Comment je m'apelle et surtout pourquoi j'ai pris des photos, ce qu'il n'a pas l'air d'apprecier. Je ne reponds ni a son sourire ni a sa main tendue. Le type a l'air de mal le prendre. Soucieux d'eviter tout probleme avec les fous de dieu, je baratine que je ne comprends ni l'anglais ni l'espagnol, et que les photos sont pour des souvenirs. Le pauvre type, gobe facilement ces bobards, ce qui n'est pas etonnant quand on y reflechit bien...

A Blue Creek, dans le village mayas, je discute avec une des filles de la famille d'accueil. Je lui demande d'ou vient cette musique que j'entends. Elle me dit : de l'eglise Baptiste. Je lui dit, tu ne vas pas a la messe ? Elle me repond "Oh, non!" me remplissant de joie.
Elle ajoute, "tu comprends, je suis catholique romaine..."....



                                
La rubrique du critique a deux euros

Alain Dugrand, "Belize".

C'est la seule chose que j'ai trouvee a me mettre sous la dent sur le Belize. Dugrand fait parti du microcosme parisien litteraire, membre fondateur de Liberation. Il nous raconte ses vacances au Belize, comme nous sur ce site, en fait. Sauf que lui, comme il est introduit dans les milieux autorises, il peut transformer ca en bouquin. Le style est franchement passable, pour ne pas dire plus. De plus, comme tous les ecrivaillons de seconde zone, il se sent oblige d'epater la galerie avec ses references culturelles. Exemple, avec la premiere phrase du bouquin : "Glenthorne Manor, qui ressemble a une demeure decrite par Daphne Du Maurier, est une pension rococo au coeur de Belize City, dont la patronne, sculpturale personne, a tous les attributs d'un dessin de Cromb."
De plus, il n'y a aucun plan, et les chapitres se succedent sans que l'on comprennent bien pourquoi dans un fouilli peut etre voulu par l'auteur, mais alors ca m'a echappe.
Reste un temoignage interessant sur ce pays, avec pas mal d'explications sur l'histoire du Belize, son drapeau, ses differents habitants (exemple : l'histoire des Garifunas). Ca permet finalement de voyager facile, surtout qu'on avale le bouquin en deux jours.
                        ON A AIME , ON A PAS AIME

On a aime:

- Les gens du Belize, ouverts, joyeux, pacifistes, curieux, eduques, fiers de leur petit pays.
- Caye Caulker, ile du paradis, et le village maya de Blue Creek
- La mise en valeur du patrimoine ecologique
- L'education des enfants de ce pays, qui ne nous prennent pas pour un portefeuille sur pattes!

On a pas aime:

- Le cout de la vie assez eleve, et surtout celui de l'essence (incroyable) et d'Internet du fait d'un monopole (et ce malgre une lenteur desesperante !)
- La nourriture. Comment un pays avec autant d'ethnies differentes peut-il offrir une nourriture aussi pauvre ? Il n'existe qu'un seul plat dans tout le pays : le rice and Beans, avec lorsque l'on est chanceux, un bout de poulet.
- Les routes : il s'agit dans la plupart des cas de pistes, notre tuture a souffert !
- Majida n'a pas aime la blague de Monsieur Tapir, le pisseur du zoo !
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