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Point d'acces aux inforoutes pour la jeunesse

 

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Points d'accès aux inforoutes pour la Jeunesse - PAJE

 

 

La Fôret de Maurice

En 1735 Mahé de la Bourdonnais, gouverneur de l'île, initia dans le domaine les premières cultures de fruits et légumes. Plusieurs illustrent jardiniers se sont succédés et ont concouru à la réalisation du jardin.

Graceau très entreprenant Pierre Poivre, Pamplemousse prit, entre 1767 et 1772,  l'essor d'un grand jardin d'essais agronomiques et d'acclimatation. De précieuses essences orientales y furent étudiées et cultivées dans le but d'établir sur le territoire français des cultures d'épices (cannellier, muscadier, girofflier), et de casser ainsi le quasi-monopole que les Hollandais en avaient acquis en Batavie.

 On doit le tracé du jardin au botaniste J. Nicolas Céré, qui reprit en 1775 le domaine faisant alors 100 hectares (20 hectares actuellement) Il l'organise autour de larges allées bordées d'arbres, majestueux aujourd'hui, et crée de grandes pièces d'eau.

Vallon du jardin avec le petit pont de pierre
où vinrent soupirer d'amour les héros
du célèbre roman de Bernardin de Saint-Pierre
"Paul et Virginie".  

 Depuis la fin du 18-ième siècle des centaines d'espèces ont été introduites dans le jardin de Pamplemousse. Aujourd'hui il y pousse plus de 600 espèces d'arbres.

En plus des arbres à épices, on y trouve des essences rares de bois: ébènes, tek, acajou, balsa... ainsi que de nombreux fruitiers: litchis, manguiers, ramboutans, mangoustans, dattiers,...

Certains arbres ont atteint des âges vénérables. Parmi eux, le banyan ou Ficus religiosa s'impose majestueusement. Originaire d'Inde, il est un arbre sacré, semblable à celui sous lequel Bouddha vint s'asseoir et connut l'illumination.

Les racines de ce grand fromager, telles des tendeurs, permettent à l'arbre de se maintenir sur un sol peu profond. C'est une caractéristique que d'autres espèces tropicales ont adoptée.

Le jardin est particulièrement riche en palmiers: on y découvre environ 80 espèces. On ne peut manquer les allées de Tallipots (Corypha), ces gros palmiers qui ne fleurissent qu'une fois vers l'âge de 100 ans puis meurent. On y admire aussi une allée de palmiers royaux de Cuba (Roystonea regia) à l'allure altière, comme sur la grand place de Port Louis.

Le latanier (Latania rontaroides) aux larges feuilles en éventail et au tronc court est une rareté endémique de l'Ile de la Réunion.

De façon contrastée les palmiers-bambou forment des bouquets de troncs élancés très envahissants.

On remarque bien souvent d'abord les feuilles géantes des palmiers. Attardons-nous ici autour de leurs troncs étranges.

Nous avons déjà vu les palmiers aux troncs en forme de bouteille, mais d'autres ont des troncs à écailles, des troncs à suspenseurs, des troncs à épines, et certains même des troncs en pied d'éléphant.

Et pour clore cette petite visite dans le jardin de Pamplemousse, voici quelques curiosités.

Le bassin des Victoria regia est une splendeur unique. Au centre vous pouvez voir un gros bourgeon de feuille, hérissé d'épines le protégeant contre d'éventuels prédateurs. En quelques heures il se déploiera en une énorme feuille ronde de 2 mètres de diamètre environ. Le réseau de nervures d'une feuille forme une structure solide pouvant supporter le poids d'un enfant. L'architecte du Crystal Palace de Londres s'en inspira directement pour dessiner l'armature de son immense verrière. Originaire d'Amazonie cette plante a une autre particularité: ses fleurs blanches à l'éclosion, deviennent rose vif au deuxième jour. Les insectes pollinisateurs peuvent reconnaître ainsi les fleurs blanches, riches en nectar, et celles roses déjà visitées et pollinisées. Les tortues géantes du jardin peuvent atteindre 300kg et vivre 300 ans dit-on. Elles ne sont pas, hélas, les descendantes de celles que les premiers colons rencontrèrent en grand nombre sur l'île il y a 4 siècles. Ces dernières, à la chair délicieuse, servirent de nourriture pour les hommes et les cochons importés. Dès 1674 la chasse en fut interdite, mais elles connurent le même sort que les fameux Dodos (inoffensif oiseau emblématique de Maurice) et disparurent. Celles que nous pouvons voir aujourd'hui sont d'une espèce qui vient des Seychelles.

C'est l'un des plus beau jardin tropical au monde. En 1735, peu après son arrivée dans l'île, Mahé de la Bourdonnais acheta à Pamplemousses (région au Nord de Maurice), un domaine et entreprit d'y cultiver des légumes et des arbres fruitiers. De 1767 à 1772, le jardin connut sa grande période. On planta canneliers, girofliers et muscarades, essences rares et arbres fruitiers. Aujourd'hui on peut voir des arbres magnifiques, une allée des tallipots (ces étranges palmiers qui ne fleurissent qu'à l'âge de 100 ans et meurent après leur floraison), des nénuphars géants aux épaisses feuilles rondes... Plus de 80 espèces de Palmiers aux allures surprenantes; plus de 600 espèces d'arbres aux formes imposantes, des troncs de toutes formes... Le jardin est situé au Nord de l'île et est facilement accessible depuis la capitale, Port-Louis.

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