CHAPITRE 33

LE POLITIQUE

Nous sommes rendus à parler de redressement. L'an 2000 approche. C'est l'année du Grand jubilé. Le pape l'a annoncé bien avant moi. Je confesse ma faute d'avoir frappé mes deux tantes Marie-Ange et Lucille Boisjoli avec une fermeté plus grande que ne méritait leur faute.

Parlons des autres maintenant.

Depuis la crise de Berlin, le monde a vécu de crises en crises avec la menace d'une guerre atomique jusqu'à aujourd'hui. La plus grave crise a été la crise bosniaque alors que les serbes appuyés par la Russie perpétraient de graves crimes alors que les généraux de l'OTAN discutaient. L'OTAN est-il dirigé par les américains ou par les états d'Europe ? Il ne suffit pas d'avoir établi les bons objectifs. Il faut aussi des dirigeants solidaires des objectifs établis.

L'OTAN a une mauvaise note et il faudra corriger ça pour ne plus revivre une menace aussi dangereuse. Y a-t-il un dirigeant politique qui a annoncé des changements à l'OTAN depuis la crise bosniaque ? Aucun.

Des crises, il y en aura d'autres. Il faut que le monde y soit mieux préparé.

Durant la dernière période d'instabilité qui remonte à l'élection du président Reagan, le monde a frôlé la catastrophe à plusieurs reprise. Ma première intervention remonte à la mise en scène du président Reagan contre l'URSS lors de l'attaque sur l'avion de la Korean Air Lines. Dans cette période d'instabilité, le pape Jean-Paul II a été la figure la plus solide du monde malgré ce qu'en pense l'Occident anticlérical.

Jean-Paul II a témoigné pour la gloire de Dieu, il a pris des risques, il a eu d'excellentes initiatives et il ne s'est trompé, à mon avis, que trois fois. L'arbitrage du différent en Amérique du Sud n'était pas de sa responsabilité. Jésus-Christ a dit : " Rendez à César, ce qui appartient à César et à Dieu, ce qui appartient à Dieu ". La deuxième faute est l'envoi du nonce apostolique en Haïti pour légitimer le régime du général Cédras, une faute qui n'a pas eu d'importance. La troisième faute est la publication du livre " Splendeur de la vérité ".

Quelle bêtise ! Les soviétiques avaient appelé leur journal " La Pravda " et ils n'avaient pas eu l'effronterie d'y ajouter " la splendeur ". L'Église catholique est la plus vielle organisation d'Occident et l'organisation la plus controversée au monde.

Il y a eu trois papes pour s'excommunier mutuellement. L'Église catholique a nié le monde héliocentrique du système solaire en brûlant Galilée sur un bûcher. Quel coup de théâtre ! Galilée a développé les repères galiléens en physique dynamique, il a amélioré une lunette optique et il a mesuré quelques repères astronomiques. Il fallait s'en prendre à Copernic ou à Kepler. Copernic a établi la thèse de l'héliocentrisme et Kepler a effectué les observations nécessaire à démontrer que la terre ne tournait pas sur un cercle, mais sur une ellipse.


L'Église catholique a financé une flotte de navires de guerre à l'Espagne pour battre les anglais protestants. Elle a financé cette guerre par l'illusion des indulgences sur lesquelles Martin Luther s'est opposé. Les anglais ont coulé les navires espagnols. Si j'avais le choix, je serais luthérien.

Le livre Splendeur de la vérité écrit que l'Église catholique a toujours défendu l'intégrité de la personne humaine. Il y a de quoi se taper sur les cuisses. Elle a mis à l'index la majorité des humanistes des deux derniers siècles : Friedrich Hegel, Carl Marx, Victor Hugo, Albert Camus, Jean-Paul Sartre, Franz Kafka, Herman Hesse, les encyclopédistes et bien d'autres. Où était l'Église catholique lors des génocides arméniens, juifs, ukrainiens et cambodgiens ?

Je ne citerai jamais un membre du clergé pour ses réflexions, car l'Église a fait preuve de trop de mollesse et d,un manque de jugement. Je préfère citer des hommes qui ont eu la vie dure comme Andreï Soljénitsyne, Martin Gray ou des hommes de littérature comme Jean de Lafontaine.

L'institution la plus forte aujourd'hui est la présidence des États-Unis d'Amérique et elle prend trop de place. Elle a gagné une guerre froide et elle ne veut pas se mêler des points chauds de la planète à moins que ses intérêts stratégiques soient en jeu. Le monde n'a pas besoin d'un gendarme des océans comme elle. Les américains n'aiment pas se mêler des querelles des autres, ils préfèrent rester chez eux et ils voudraient décider des actions à prendre et quand les prendre. Qu'ils se retirent sans discussion; c'est ce qui coûtera le moins cher au monde. La démocratie à l'américaine, c'est les querelles entre ministres et membres du Congrès. Le monde n'a besoin d'un protecteur comme les États-Unis.

Le monde ne pourra pas toujours compter sur un président américain comme Bill Clinton. Ce dernier a pris de bonnes initiatives en faveur de la paix dans le monde en plaçant la politique partisane hors circuit. Son intervention en faveur de la paix en Irlande a été d'une grande bravoure et son succès pour régler le contentieux entre Israël et la Palestine passera à l'histoire.

Le monde a besoin d'une force internationale. Le village global des médias cache des entrepôts avec des barils de poudre à canon. Le village ne manque pas de pyromanes et quelques uns ont même les détonateurs dans leurs poches. Il y a aussi les allumettes qui peuvent être dangereuses. Le monde doit s'organiser avec prudence et diligence et c'est l'ONU qui battra la mesure.

Le monde a besoin d'une expertise internationale. Le monde peut s'atteindre à des contrôles sur l'usage des eaux souterraines, la consommation du pétrole, les méthodes de culture agricole, les pratiques de déforestation ou l'évaluation des stocks de poissons de mer. Sans contrôle, il y aura de graves pénuries et les changements seront plus difficiles et peut-être impossible. Ce qu'il faut, c'est un plan ou ce pourrait être la fin de l'homme sur terre.

Qui a la légitimité d'un tel rôle ? L'Organisation des Nations Unis. L'ONU est un géant timide que quelques nations veulent taire. L'ONU doit dire : " J'en ai assez de me faire marcher sur les pieds ". " Que ceux qui n'acceptent pas s'en aille ".


Le Conseil de sécurité a été d'une inefficacité exemplaire dans la crise bosniaque. Il a été d'une efficacité remarquable lors de la crise entre Saddam Hussein et Kofi Annan. Il faut réviser tout ça et ce n'est pas complexe. S'il y a des voix pour affirmer le contraire, c'est qu'elle veulent bénéficier de privilèges qui n'ont plus leur raison d'être. Un nouveau Conseil de sécurité serait 20 voix égales avec un consensus de 17 voix pour prendre une décision d'intervenir. Il n'y a plus de véto. 17 voix sur 20 pour les décisions stratégiques.

Tout ce qui n'appartient pas à une nation appartient à l'ONU. Le droit a horreur du vide. Les océans deviennent la propriété de l'ONU et l'espace aussi. L'espace a déjà l'Organisation de l'aviation civile internationale et l'ONU a tous les experts pour gérer l'espace comme sa propriété. Fini de lancer des satellites sans prévoir leur récupération a la fin de leur vie utile. L'espace ne deviendra pas la nouvelle poubelle du monde.

Les spéculateurs ont suffisamment de réserves monétaires pour déstabiliser une banque centrale. L'ONU a besoin d'argent et elle devrait imposer une taxe sur tous les transferts monétaires dans le monde. Les spéculateurs paient bien leur courtier. Pourquoi ne payeraient-ils pas une taxe à l'ONU ? Les fonds perçus entrent dans la banque mondiale. Les sociétés multinationales produisant des bien et des services trouveront peut-être la solution encombrante pour eux. Très bien. Il y aura l'Onu, la nouvelle monnaie de la Banque mondiale. Il suffit d'acheter une planche à billets et la faire fonctionner. Si le marché réclame des Onus, la position raisonnable est d'en imprimer. La Banque mondiale accumulera toutes sortes de monnaie et elle achètera des obligations des entreprises commerciales de biens et de services. Les obligations sont beaucoup plus facile à classer que les briques d'or. Il suffit d'un bon spécialiste de la finance et de quelques bons gardiens pour éloigner la vermine, c'est-à-dire les voleurs.

Les spéculateurs n'ont pas une renommée bien supérieure aux voleurs. L'ONU devra prendre les moyens juridiques pour éviter la mainmise sur les ressources rares, les réserves de stocks alimentaires et de première nécessité. Elle aura probablement un rôle de coordination de projets pour les zones victimes d'un sinistre ou d'une catastrophe naturelle. Il faut organiser ce qui peut être organisé dans un plan de l'ONU.

J'y ai déjà discuter d'une Salle de conciliation pour les revendications de toute nature. Il restera à obtenir la propriété des moyens de défense et l'application des sanctions par des forces militaires dont l'ONU est propriétaire. Il faut donc des entrées d'argent autonomes. Il restera à réécrire un processus de nomination du Secrétaire général de la nouvelle ONU beaucoup plus puissante et la nomination des officiers militaires ou de la police au nouveau Conseil de sécurité. Je propose également l'ajout de quelques articles à la Déclaration universelle des droits de l'homme pour y inclure leurs obligations, les obligations des organisations commerciales et des dirigeants des nations.

Pas besoin de grands changements, les objectifs de l'OTAN sont courts et sans ambiguïté. Ce qui n'a pas fonctionné dans la crise bosniaque relève de quelques vides. Les nations sont souveraines sur leur territoire. L'ONU comble les vides. C'est l'application de la théorie des

ensembles : ce qui n'appartient pas à un ensemble appartient à l'univers et nous avons défini que l'univers était l'ONU.


Le pape a des intentions louables pour la remise des dettes du Tiers monde. Il faut trouver l'argent et faire payer ceux qui ont abusé de leur pouvoir durant les trente années glorieuses. Il y a des milliardaires qui pourraient prendre exemple de M. Ted Turner. Il y a aussi les très riches fonds de pension qui représentent 60% de la richesse mondiale.

Les dirigeants syndicaux des grandes organisations ont abusé à souhait de leur pouvoir de chantage sur l'économie. La grève a un sens si elle est une épreuve de force entre les employés et les employeurs. La grève est immorale si elle prive les malades de soin, les citoyens ordinaires de transport en commun ou qu'elle prend un tiers en otage comme l'arraisonnement du bateau de la Garde côtière canadienne. Aucun togolais ne penserait s'approprier des biens de l'état par la force. Le général les ferait fusiller.

Certains syndicalistes durant les trente années glorieuses n'avaient pour ultime objectif que de dicter des devoirs aux élus du peuple. C'était la volonté des soulèvements populaires à la manière du Manifeste du parti communiste de 1848. Les syndicats ont gagné plus que ce qu'ils méritaient. Les généreuses conventions collectives des employés de l'état ont amené les gouvernements à emprunter massivement pour payer les fonds de pension des employés de la génération qui m'a précédé. Certains fonds sont des bonbons pour avoir évité un état dans l'état.

J'observe qu'il y a eu également du coulage d'argent au Québec qui ne sera jamais récupérable. J'imagine que la même situation s'est produite ailleurs sur la planète. Il ne fait aucun doute que la nouvelle génération devra vivre avec le fardeau des dettes des nations les plus endettées malgré que le monde produit plus efficacement aujourd'hui qu'il y a 30 ans. La course aux armements de destruction massive était l'obsession de quelques politiciens puissants et elle ne menait nulle part qu'à une destruction totale. L'absence de préoccupation de la protection de l'environnement est de même nature. L'environnement nous place devant le paradoxe des manipulateurs de la production zéro pour la pollution zéro et ceux de la production sans réglementation.

Les ingénieurs participent peu à la politique active. Nous sommes des praticiens et nous n'aimons pas les utopistes. Il n'y a aucun intérêt à discuter de scénarios pratiquement injustifiables et il n'y a rien de mieux qu'un ingénieur pour ramener tout le monde sur terre. Un ingénieur est un homme de science, bien rompu aux pratiques administratives et qui a la qualité de présenter les faits sans détour.

Les animateurs sociaux voudraient placer la personne au centre du monde. Ce n'est pas autre chose que de l'idéalisme. Le monde est un ensemble qui contient les personnes, la monnaie, les technologies avec ses bons et ses mauvais effets, les catastrophes naturelles et d'autres contraintes de moindre importance. Vous n'apprendrez pas à un ingénieur géologue que l'ouragan Meetch était prévisible ou que la faille San Andreas provoquera un jour, un tremblement de terre que le monde n'a jamais enregistré depuis le début de l'écriture. Cette dernière n'a que 3000 ans.

Le monde n'échappera pas à la gestion par des gestionnaires efficaces et des techniciens compétents. Le gestionnaire comprend la synergie des relations et le technicien comprend les lois de la nature. Remercions la lutte entre IBM et Apple pour cette chance d'une production aussi efficiente du savoir et de la culture.


Certaines grandes sociétés industrielles, des sociétés publiques et leurs dirigeants méritent des louanges pour leur efficacité à transformer la matière au service des hommes et d'un accès à la culture plus facile pour le bien et la survie de l'humanité.

La concurrence pour la production de biens et services prévaudra. Le consommateur est un petit roi. Notre passé récent en témoigne. Le consommateur averti veut des produits de qualité, car il a compris qu'il en avait plus pour son argent. Remercions les japonais et leur culture pour avoir dicté au marché des standards élevés de qualité.

Nous ne vivons pas au paradis terrestre et la monnaie a autant d'importance que la personne. Le ratio de la dette nationale sur le PIB à plus de 100% veut dire qu'il est mathématiquement impossible de rembourser ses dettes en une seule année. Chaque erreur augmente la dette et diminue le PIB. Plus son ratio est élevé et plus l'erreur est coûteuse.

Le chômage est un indice à surveiller très attentivement. Un chômeur est une dépense de l'état, donc une dépense des contribuables. Un salarié est un contribuable à l'état et l'argent de l'état sert à payer les services d'état, les dettes de l'état et les intérêts sur la dette accumulée de l'état. Faites en sorte d'avoir une vigoureuse politique de l'emploi, ce que je n'ai jamais perçu au Québec et à ce compte, ce n'est pas Milton Friedman qui mérite la pierre. Ce n'est pas un hasard si le chômage est en croissance dans la majorité des pays industrialisés et que les deux meilleures performances reviennent à la Grande-Bretagne après Margaret Thatcher et aux États-Unis après Ronald Reagan. Le monétarisme n'a pas que des défauts.

Soyons optimistes. L'an 2000 est tout près. Ce sera l'année du Grand jubilé annoncé par le pape Jean-Paul II et le monde entier fera peut-être son examen de conscience. Il n'y a à peu près plus personne pour croire que l'affrontement est une marque de valeur. Il est possible d'appliquer des mesures monétaires pour les pays qui le méritent sans provoquer de catastrophes sur les marchés. Il suffit d'en avoir la volonté politique. Le monde ne s'écrasera pas et sa capacité de produire de la richesse sera toujours là.

Le monde produit beaucoup mieux en cette fin de millénaire qu'elle ne le faisait, il y a seulement 20 ans. Je suis un double diplômé de gestion et de génie. J'en sais quelque chose. Cette production efficace permet à la société de dégager des ressources pour la résolution de nos problèmes de cette fin de siècle.

Les femmes veulent aussi présenter leur vision du monde et réorganiser le nouveau monde. Elles ont initié à Québec, la marche du pain et des roses. On doit tous se questionner sur notre consommation nécessaire et la consommation liée à nos plaisirs. Le plaisir de la rose n'a aussi rien d'une consommation. Je peux regarder les roses du jardin public et humer son odeur sans dépenser un sous. On finira bien par trouver des moyens de s'entendre et de vivre avec les contraintes que nous imposent la biosphère.. Il y a encore des gens qui veulent vivre et relever les nouveaux défis. Une personne avertie en vaut deux.


Les problèmes du monde, nous les connaissons, ce sont les solutions qui causent problèmes, ce sont les priorités qu'il faut établir. Une politique efficace aura des gagnants et des perdants et il faut un effort vigoureux pour resserrer le fossé entre les riches et les pauvres. Ne croyez surtout pas que la mise en œuvre de programmes pour l'amélioration du monde se réalisera sans entendre de nombreux contestataires se lever pour dénoncer les choix des politiciens.

Les ingénieurs sont formés à la mise en œuvre des solutions. Les ingénieurs n'aiment pas les analyses tordues des activistes sociaux. C'est une bonne raison pour ne pas se placer à l'avant-scène des débats politiques. Un ingénieur est une personne qui bouscule les préjugés sur des fondements rationnels et scientifiques. Quand un ingénieur a un CQFD, il n'y a plus rien à discuter. L'acronyme CQFD veut dire : " ce qu'il fallait démontrer ", la vérité scientifique. Elle est peu lyrique, mais elle est irréfutable.

On choisira un monde plus moral ou le monde amoral de l'homoéconomicus nous fera tous périr. Je le crois sans avoir de CQFD à offrir. Cette position n'est pas une vérité scientifique. Elle renvoie uniquement à ma foi de chrétien. Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver le monde. C'était un acte nécessaire en raison des forces du mal. Le Québec moderne, ma génération et celle qui m'a précédé ont majoritairement rejeté la religion et sa morale. Nous avons majoritairement éliminé le passé, les valeurs de nos pères et notre histoire au nom de la modernité.

Le clergé a ses fautes, mais Jésus-Christ a demandé de pardonner au pécheur repentant. Il faut se pardonner mutuellement des fautes sans intention malicieuse, reconstruire une morale adaptée au monde moderne et retrouver sa spiritualité comme partie intégrante de sa personne. Il faut lire les Évangiles ou les relire pour constater que le clergé a ajouté beaucoup de normes morales extérieures à la parole de Jésus-Christ. Les valeurs des anciens stoïciens ne sont pas paroles des Évangiles et la culture du clergé rejeté par le peuple avait sa source dans des écrits tirés à l'extérieur de la Bible.

Cela fait beaucoup de monde à convaincre et ne comptez pas sur tous les citoyens de la terre pour y reconstruire le monde. Il existe un ensemble de gens ayant pour but ultime de détruire le monde et un autre ensemble n'ayant pas d'autre but que de profiter au maximum des plaisirs de ce monde avant que celui-ci n'éclate. Les mercenaires ne tromperont personne et les libertins trouveront des gens pour parler plus fort qu'eux. Établissez bien le poids sur chaque plateau de la balance. Il faut démolir le monde des utopistes de la période de la guerre froide pour construire un monde de droit, viable et agréable à vivre.

La vie a pour premier objectif, de se renouveler. J'ai encore envie de me battre pour une vie meilleure, pour connaître d'autres expériences enrichissantes. Là où il y a de la vie, il y a de l'espoir.

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