CHAPITRE 28LE 20e SIÈCLELe 20e siècle appartient aux hommes et aux femmes de sciences : des découvertes du téléphone, des ondes électromagnétiques, de l'atome aux puces électroniques, aux matériaux composites, aux biotechnologies et à la Station spatiale internationale. Le monde a connu en cent ans, une évolution sans équivalent dans l'histoire de l'humanité. Il n'y a pas eu d'homme de lettres et quelques politiciens pour rivaliser avec l'importance de l'avancement de la science. La grande majorité des historiens de carrière analysent des hommes remarquables en situant leurs alliés et leurs adversaires dans le temps sans trop se soucier de leurs moyens. Ils ne commentent que les marques de l'homme laissées à l'histoire. Les biographes insistent généralement peu sur les changements technologiques contemporains de l'époque à moins que ce ne soit la biographie d'une personne particulièrement inventive. En omettant de placer la technologie au centre du développement du 20e siècle, Jean Daujat arrive à la conclusion que l'empire soviétique était l'équivalent de Satan déchaîné, une conclusion tout à fait fausse. Au 20e siècle, les hommes ont plutôt connu les plus belles aventures et ils ont frôlé les plus grands désastres. En 1900, Graham Bell construit le premier prototype de téléphone au moyen d'un système auditif liquide. En 1901, Marconi réussit à transmettre le premier message par ondes au-dessus de l'Atlantique. En 1903, les frères Wright réussissent à faire voler le premier avion muni d'un moteur à explosion. En 1905, les frères Lumière présentent au monde la première pellicule couleur après leur invention du cinématographe en 1895. En 1907, Frederick Taylor présente une manière révolutionnaire d'organiser le travail permettant une production à grande échelle et à faibles coûts et il met ses principes en vigueur dans les usines de la Ford Motor Company. L'homme était en droit de rêver aux plus grands objectifs jamais atteints car l'industrie naissante le lui permettait. L'homme avait pensé à voler depuis Léonard de Vinci et peut-être même avant lui. Le télégraphe avait déjà 50 ans, à peu près autant que le chemin de fer. Les gens instruits étaient à l'affût de ce que les esprits inventifs pouvaient construire. Tout ce qui servait à la vie civile avait des applications militaires et l'équilibre des forces nécessitait que les inventions soient transformées en équipement militaire. | ||
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Les gens ordinaires vivaient dans la puanteur des usines où le charbon fournissait la matière première à la production d'énergie. Les machines avaient la force de l'acier, une force beaucoup plus grande que la résistance des os humains. L'homme deviendrait-il esclave des machines ou les machines serviraient-elles l'homme ? Il en fut des deux à la fois. Les propriétaires de machines payaient des ouvriers pour les opérer et le monde artisan des siècles précédents disparaissait à mesure que les machines les remplaçaient. C'est ce que dénonçait Karl Marx. Le monde se divisait en deux classes, les opérateurs de machines et les techniciens instruits. Il allait se diviser en d'autres classes, les propriétaires, les ingénieurs, les techniciens et les opérateurs et il allait se diviser encore. Les fermiers gardaient leur rang. Les gens nouvellement riches devenaient des banquiers et des créanciers. La nouvelle société avait besoin de nouveaux artisans et la main-d'uvre ne suivait plus les besoins d'une société stable. La nouvelle société produisait des chômeurs. La plus grande capacité de produire a amené le monde à vivre des cycles de croissance et des cycles de surplus et les travailleurs les moins favorisés se retrouvaient au chômage. En 1999, le monde n'a pas résolu ce problème de chômage et il est d'une importance capitale pour le bon fonctionnement du monde. Un chômeur ne sera pas nécessairement un citoyen passif du refus d'une société de lui fournir le nécessaire pour vivre du fruit de son travail. La fumée des usines représentait un progrès au début du siècle. Les choses ont bien changé en cette fin de siècle. L'homme voyait le monde avec optimisme. Les hommes de sciences trouvaient les lois de la nature et jamais une période de l'histoire n'avait révélé autant de secrets. Ce n'était plus les explorateurs des terres lointaines ou les livres du romancier, mais l'inventeur du village qui nourrissait l'imaginaire de l'esprit. Les découvertes n'ont pas été réalisées sans excès. Certains hommes ont une volonté d'en mettre plus que le voisin. La mise à l'eau du paquebot Titanic fait partie de cette histoire des hommes à franchir les barrières du raisonnable. Le Titanic est le plus grand paquebot construit par les hommes avec les plus gros moteurs jamais construits, prévus pour être le plus rapide du monde. Ses constructeurs le disaient insubmersibles. Le paquebot est parti de Londres et s'est brisé sur un iceberg avant d'atteindre New-York. Dieu n'a rien à voir avec le naufrage du Titanic, mais il devait respirer d'aise comme le jour où les hommes avaient décidé de construire la tour de Babel. Un ingénieur prudent n'apprécie pas travailler à la limite de rupture des structures. La reconstruction historique du premier voyage du Titanic dans le film de James Cameron en 1997 referme une boucle sur la témérité à prendre et la valeur d'une certaine modestie devant les forces de la nature. Ce film a été le succès du cinéma en 1998 et il laisse au spectateur un message significatif des mésaventures et du désir de grandeur et de dépassement des hommes. Le film de James Cameron vaut plus que tous les écrits sur les limites de la nature humaine. | ||
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Le désir de grandeur et la volonté de puissance se sont heurtés beaucoup plus fort en 1914. Ces thèses ont été développées au 19e siècle et quelques politiciens ont cru qu'ils pourraient les imposer au monde avec les technologies développées au 20e siècle. L'anarchisme était une de ces thèses et la Realpolitik du Bismarck était un embryon pour une politique musclée de la classe dirigeante des nations centrales de l'Europe. Le 29 juin 1914, un jeune serbe assassine l'archiduc François Ferdinand et son épouse. Certains historiens y attribuent le déclenchement de la Première guerre mondiale. L'ultimatum du 23 juillet 1914 que l'Autriche adressa à la Serbie est, à mon avis, beaucoup plus significatif. Un ultimatum est un ordre de se soumettre et le refus amène normalement l'affrontement. Une série d'alliances allaient embrasser toute l'Europe dans une dure guerre de tranchées à partir du 15 août 1914. L'Angleterre, maîtresse des mers, allait imposer un blocus contre l'Allemagne et celle-ci allait riposter avec une nouvelle machine de guerre : le sous-marin. Les nouvelles machines de guerre avaient une puissance nettement plus grande et tout le monde pouvait sortir perdant de la guerre. Les troupes étaient déplacées grâce au nouveau réseau de chemins de fer et ces troupes avaient de nouveaux moyens de communication. Les gaz meurtriers étaient de nouveaux moyens de détruire l'ennemi. Le président américain Woodrow Wilson allait s'allier à l'Angleterre pour fournir à celle-ci le matériel nécessaire à la conduite de la guerre en Europe. L'Allemagne riposta en donnant l'ordre à ses sous-marins de couler les navires marchands américains. Un homme n'accepte pas toujours de se faire tuer sans crier. Le président Wilson arma ses navires marchands. Le Kaiser tente alors de convaincre le Mexique et le Japon de faire la guerre au États-Unis. Au début de 1918, les généraux alliés se croyaient en mesure de vaincre l'Allemagne. Le président Wilson et son adjoint, le colonel House, offrirent à toutes les parties une paix dans l'honneur sur la base de 14 points de consensus. L'Allemagne accepta la proposition du président Wilson, mais les vainqueurs de la guerre demandèrent des réparations exorbitantes à l'Allemagne contre les propositions du président Wilson. La seule proposition retenue fut la création de la Société des nations que le Sénat américain refusa d'entériner. Le colonel House avait présenté des objectifs similaires à ceux qu'adoptera l'OTAN, 25 ans plus tard. En sortant de la réunion, John Maynard Keynes avait eu la réflexion : comment les allemands pourront-ils se nourrir et payer les réparations de guerre exigés par les alliés ? Le concordat n'avait pas de sens pratique. Les États-Unis n'ont jamais fait partie de la Société des nations parce que la commission des affaires étrangères du Sénat y était opposée. Le président a accepté cette défaite, mais il a réussi à casser les grands trusts industriels américains avant de quitter la présidence. Les États-Unis allaient vivre de bonnes années de croissance dans un climat de saine concurrence. Les États-Unis d'Amérique étaient devenus la plus grande puissance du monde avec ses 100 millions d'habitants. | ||
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Les accords allaient créer en Allemagne, une hyper-inflation des prix et la chute complète du mark allemand. En 1923, Adolf Hitler préparait déjà le peuple allemand à rejeter le concordat avec les alliés d'Europe. Les américains ne voulaient rien entendre des querelles de l'autre côté de l'Atlantique et ils formaient déjà la nation la plus prospère du monde. Les américains étaient farouchement antimilitaristes. Le 21 mai 1927, Charles Lindberg traversa l'Atlantique en avion. L'Amérique vivait encore l'euphorie de la croissance et l'espoir d'une Amérique sans pauvreté par l'industrialisation. Les économistes s'appuyaient sur la loi de Jean-Baptiste Say pour affirmer que la production créait sa propre demande. Le marché était un mécanisme qui se régulait de lui-même et les spécialistes les plus sérieux écrivaient que la production à venir amènerait encore plus de richesse. Le système de production accumulait trop de stocks invendus et le cours des actions boursières continuait malgré tout à monter. Les américains plaçaient leurs épargnes dans des compagnies avec l'espoir de voir la valeur poursuivre sa progression. En octobre 1929, les valeurs en bourse allaient chuter dramatiquement, ruinant les espoirs et le compte en banque d'un très grand nombre d'américains. Les mauvaises nouvelles allaient se précipiter. Lénine avait réussi à renverser la monarchie en Russie et les premières années de la Révolution marxiste russe allaient être très difficiles. Lénine avait choisi Trotski pour lui succéder, mais le géorgien Staline, secrétaire général du Comité central, avait réussi à prendre la direction de la Russie. En 1929, il instaura les communes en agriculture et il réprima durement les ukrainiens, les terres d'Ukraine étant les plus productives. La guerre de 1914 à 1918 n'avait rien réglé. En 1932, Adolf Hitler dirigeait un parti d'extrême droite minoritaire au Reichstag et il devint chancelier d'Allemagne le 30 janvier 1933. Il interrompit le paiement des redevances de guerre, une mesure populaire, et il dirigea l'Allemagne de manière à la préparer à une nouvelle guerre. La chance des alliés a été que les américains ont fait confiance à Franklin D. Roosevelt pendant quatre mandats consécutifs et que la Grande-Bretagne avait Winston Churchill à sa direction. En 1933, le président Roosevelt s'est appliqué avec succès à intervenir dans l'économie pour stimuler les secteurs amorphes de l'économie américaine. La machine à produire allait se remettre en marche sur un nouvel élan. Elton Mayo montrait en 1933 qu'une direction plus souple augmentait la productive des chaînes de montage dans l'usine de la Western Electric à Hawthorne. Cette découverte n'avait rien d'anodine. Sigmond Freud avait bien démontré que l'esprit humain n'était pas une structure mécanisme, mais Elton Mayo allait le mesurer. Le monde avait atteint l'apogée de la pensée mécaniste et cartésienne et la nouvelle pensée écologiste venait dorénavant prendre le contrepoids de la pensée mécaniste dont Frederick Taylor avec son taylorisme est la forme la plus accomplie. En 1939, l'Europe se préparait à reprendre la guerre et l'Amérique fournissait le matériel nécessaire à la Grande-Bretagne pour faire la guerre à l'Allemagne de Adolf Hitler. La guerre était devenue plus scientifique et plus destructrice. Les sous-marins allemands étaient la nouvelle terreur des mers et Hitler avait l'habitude de lancer ses chars Panzer en même temps que son aviation. Ses attaques foudroyaient ses adversaires. | ||
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Les alliés comptaient sur la France qui s'était bien battue durant la guerre de 1914 _ 1918, mais les divisions françaises avaient failli devant la redoutable armée allemande. La France occupée représentait une sévère défaite pour les alliés. C'est sur le front est que l'armée allemande a subi ses premiers revers. Hitler s'était obstiné à prendre Leningrad qui s'est vaillamment défendu durant un siège de 900 jours. Staline savait également que les panzer allemands étaient trop lourds pour les ponts russes et il était confiant d'arrêter l'armée allemande. C'est durant ces années que Albert Einstein démontra que la matière possédait une grande quantité d'énergie et il revient à Niels Bohr d'avoir compris qu'on pouvait diviser l'atome par ses neutrons et que la première réaction provoquait une réaction en chaîne à progression géométrique. Le monde allait avoir les moyens de se détruire plusieurs fois. Ce n'est qu'en 1944 que les alliés étaient confiants de remporter la victoire et le général Eisenhower n'avait laissé aucune chance à Hitler de reprendre le contrôle d'une division de l'armée allemande. Il était allé combattre la dernière poche de résistance au sud de Berlin, permettant à Staline de lancer ses troupes à l'assaut de Berlin. Adolf Hitler s'est suicidé en constatant son échec. La guerre était terminée qu'une nouvelle division était existante. Staline avait donné au bloc soviétique, une réalité monolithique et incontournable jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989. Les gagnants de la Deuxième guerre mondiale se sont partagés le monde en deux. Le monde capitaliste allait s'unir derrière les États-Unis pour défendre la liberté et le monde communiste dirigé de Moscou allait défendre l'égalité de la répartition de la richesse. Les anciennes colonies allaient obtenir leur indépendance non sans une mainmise sur leur idéologie politique. En 1947, la Chine réussissait une révolution prolétarienne sur le modèle marxiste et les pays non alignés avaient une nouvelle voix. Le monde avait néanmoins compris l'interrelation entre les états et les dirigeants des pays ne voulaient plus la guerre. L'Organisation des nations unies fut créé pour corriger les lacunes de la défunte Société des nations et les pays capitalistes créèrent l'OTAN, l'alliance Atlantique, comme force dissuasive de la guerre. L'ONU établit plusieurs constituantes pour remplir son mandat notamment une Cour internationale de justice et l'assemblée générale adopta le 10 mars 1948, la Déclaration universelle des droits de l'homme. Le monde a survécu à la crise du canal de Suez en 1948, à la crise de Berlin en 1958 et à la crise de Cuba en 1962. La crise du canal de Suez fit du colonel Nasser, le héros de l'Égypte et la renaissance de la fierté arabe, la crise de Berlin donna lieu à la construction d'un mur pour séparer la ville en deux et la crise de Cuba ne modifia pas la direction de l'île où Fidel Castro maintient son autorité depuis 40 ans. Les forces idéologiques de la liberté se sont opposées aux forces idéologiques de l'égalité de la répartition des bénéfices du travail sur tous les terrains instables de la planète avec la menace permanente d'une guerre atomique. | ||
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L'assassinat de Ngo Diem, président démocratiquement élu au Vietnam, et de son frère n'a pas été une solution à un problème, mais elle a plongé les États-Unis dans sa plus mauvaise expérience du 20e siècle. La France a été capable de reprendre sa place parmi les grandes nations du monde grâce à la présidence du général De Gaulle. Ce dernier a su rompre les liens avec les colonies et assurer le rapprochement avec le chancelier Adenauer pour construire une nouvelle Europe. Le monde a vécu ses moments les plus critiques, lors de la présidence de Ronald Reagan. Ce dernier donnait l'impression à un canadien qu'il maniait le bouton des missiles balistiques comme il avait jadis manier un revolver chargé à blanc dans un film western. Le monde n'a pas la capacité d'une reprise après une grande catastrophe. Les illusions du cinéma et l'illusionniste Ronald Reagan représentaient les meilleures chances de Satan. Dans le monde d'aujourd'hui, le vieil adage chinois a tout son sens : " à la rivière, on ne remet jamais les pieds dans la même eau ". Le monde peut remercier Mickaël Gorbachev pour son audace, son courage et son bon jugement. Le bloc soviétique s'est brisé sans explosion. A côté de cette polarisation Est-Ouest, le monde a vécu des expériences enrichissants dont je suis contemporain. Je me sens l'obligation d'en énumérer les plus importantes pour donner corps à l'ensemble du livre. Il y a eu des chefs d'état pour s'élever au-dessus de la rivalité capitalisme- communisme et défendre hardiment la paix dont notamment Jimmy Carter, Deng Xiaopping, Yitzak Rabin ou le roi Hussein. Une grande partie des citoyens se sont éveillés aux nouveaux problèmes de nos sociétés. La conscience de l'écologie fragile de notre planète amène de nombreuses personnes à donner de leur temps pour chercher des solutions à notre nouveau mode de vie. Les entreprises commerciales ont appris à gérer en fonction des besoins de leurs clients et les entreprises japonaises ont forcé le monde occidental à offrir plus de qualité que ne réclame le client. De mon avis, deux autres tendances lourdes ont émergé : les revendications des femmes dans la société et le besoin de se raccrocher à une histoire, qu'elle soit familiale, locale ou nationaliste.
Le monde vit encore aujourd'hui dans la division et il n'est pas certain que tous les conflits se régleront pacifiquement. La libération des marchés par les économistes ne donne aucune réponse à ce type de question. Le Chili est un succès des monétaristes et la Thaïlande, l'Indonésie, la Corée et Hong-Kong sont des échecs. La crise financière qui a secoué l'Asie en 1998 peut avoir des répercussions turbulentes parce que les marchés n'ont plus de bons amortisseurs et le monde n'a pas encore mâté les terroristes et les organisations mafieuses internationales. Dans ce monde turbulent, le pape Jean-Paul II a été l'image de la stabilité depuis sa nomination, le 16 octobre 1978. Il a pris de nombreuses initiatives en faveur de la paix et il a réuni les chefs des Églises monothéisme du monde à Assise près de Rome. Son plan pour le Jubilé de l'an 2000 s'inscrit dans une continuelle recherche d'un consensus pour reconnaître Dieu seul et unique créateur du monde. | ||
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Le monde scientifique a assisté passivement aux menaces que les dirigeants des états ont manifesté pour assurer leur pouvoir. Il n'est pas dans la nature d'un homme ou d'une femme de sciences de manipuler les masses à son profit personnel. L'homme de sciences conserve un peu de l'enfant moqueur en lui. Je vois le monde plus stable en 1999, mais la puissance de la science devient dangereuse entre les mains d'un manipulateur. Loin d'être refermé sur lui-même et dans son laboratoire, le chercheur des dernières années est ouvert sur le monde et il s'appuie sur un réseau de collaborateurs pour faire avancer la connaissance dans son domaine de recherche. La Station spatiale internationale en est un bel exemple. | ||