CHAPITRE 21L'ATTENTEJ'avais passé une semaine à Montréal dans la période de Pâques à revoir mon oncle Georges, ma cousine Claire et mes amis de Ville Lasalle. Je ne manque jamais une bonne journée de recueillement au Cimetière de Côte-des-neiges sur la tombe de mon ancienne famille et au terrain des soldats canadiens morts au combat au cours des dernières guerres. Je leur demande du courage. Je rend visite à la chapelle du frère André sur le terrain de l'Oratoire Saint-Joseph et j'y fais quelques prières. J'ai encore des relations houleuses avec mon oncle Georges qui a compris à Pâques 1998 que la promesse de Jean Campagna sur le prêt à son ami James était au centre de la controverse depuis le début du conflit entre moi et la parenté. Je souligne que ce conflit a maintenant 17 ans, l'âge que j'avais quand j'ai perdu mes parents et mes frères et surs. Georges Boisjoli, un Père rédemptoriste à la retraite, m'a aussi répondu qu'il défendrait la justice le jour où ce conflit serait discuté. Mon oncle est un bon spécimen du clergé catholique qui applique la théorie de la bullshit : " je prêche la vertu et je pratique l'hypocrisie ". Mon oncle doit réconcilier le " Audi alteram partem " ou " pour juger, il faut entendre toutes les parties " et mes nombreuses colères pour lui dire qu'il ne m'a à peu près jamais écouter. La règle " Audi alteram partem " est la règle fondamentale de la justice. Mon oncle peut placer toutes les colonnes immuables du clergé pour aveugler le petit peuple, mais je placerai les mathématiciens sur son chemin jusqu'à la fin des temps. La deuxième règle de justice est " nemo judex in causa sua " ou " personne ne peut être juge dans sa propre cause " et je peux citer de nombreuses fois où mon oncle Georges a été une partie prenante en faveur des Campagna. Mes rapprochements avec ma tante Lucille ne dureront pas car je n'admets pas qu'une personne me dise " tu peux penser ce que tu veux du jour où tu as ramassé tes objets sur le pavé devant le garage des Campagna et je peux penser ce que je veux ". Ma tante Lucille pense que les Campagna voulaient m'aider en se moquant de moi d'une manière méprisante. Les Campagna ne prendront pas une sortie de raccourci dans cette histoire-là. Il y avait sept personnes sur place ce jour-là : Maurice D., Jean, Daniel et Marie-Ange Campagna, les deux frères de Claire Delorme et moi. Lucille Boisjoli n'était pas sur place et ce n'est pas une personne absente des lieux qui va me contredire et tenter de défaire la véracité des faits rapportés dans les 170 pages que j'ai écrites pour raconter l'histoire de ma vie dont le conflit avec les Campagna est un événement important. J'avais rencontré les employeurs potentiels à Montréal et à Québec. Je n'avais eu aucun succès malgré l'aide de mes copains de Ville Lasalle. Mes relations avec ma cousine Claire ne sont pas des plus saines également parce qu'elle a des obligations envers moi et elle évite les rapprochements. A certains moments, il faut se parler entre quatre yeux et se dire les vérités telles qu'elles sont sans accepter de contorsions fatigantes. Je suis bien assis dans ma chaise et ceux qui acceptent d'être assis entre deux chaises doivent supporter l'effort que cela exige des bras. Je ne dois rien à personne et il y a beaucoup de gens qui ont de sévères dettes envers moi. | ||
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Je suis le petit chômeur avec peu de perspective de me replacer sur le marché du travail. En revenant à Rimouski, j'étais le bénévole de Développement et Paix et de l'Association canadienne pour la santé mentale. J'évitais les amis de Claude et Christine et toutes les personnes fréquentant le Répit du passant car plusieurs d'entre eux se sont faits une opinion que j'étais coupable et que Claude était innocent. J'ai revu Robert qui n'avait aucune opinion sur le conflit et j'étais heureux de savoir que la voix du soldat inconnu était seulement empruntée. Je me déplaçais à vélo depuis que j'étais revenu de Montréal. Le 11 mai 1998, une camionnette circulant sur une ligne droite du boulevard Saint-Germain m'a dépassé, sa conductrice a signalé pour tourner à droite et, sans attendre comme si la voie publique lui appartenait, elle a tourné dans l'entrée du petit centre d'achats en face du foyer de Rimouski. J'ai appliqué les freins, j'ai frappé le pare-chocs arrière et j'ai été projeté par-dessus l'arrière de la camionnette. Je m'étais protégé avec mes deux bras et j'ai eu les deux coudes fracturés. Je portais un casque et celui-ci m'a sauvé la vie. La conductrice s'était arrêtée une dizaine de secondes et elle était repartie. J'avais attendu environ une minute que la voiture suivante s'immobilise et que le passager me tire par les des bras pour me relever devant au moins cinq témoins. Le policier a pris ma déposition et il a trouvé la conductrice fautive qui a fourni au policier une déclaration mensongère. J'ai passé l'été en réhabilitation, à marcher à pieds et à composer ce livre. J'ai tenté de déposer des plaintes à la direction de la police contre la conductrice, mais le chef de police refusait ma déposition. S'il existe au Québec des gens dévoués, il existe aussi des gens sans-cur et sans scrupule et les autorités policières ont une complaisance injustifiable à l'endroit de ces personnes. Une belle journée d'été, je traversais le pont pour piétons qui enjambe la rivière Rimouski que j'ai eu une réflexion sur le fonctionnement du monde invisible. Ma petite voix intérieure m'avait distrait pour ne pas que j'en déduise les bons raisonnements. Ma petite voix intérieure a appris à jouer comme moi et j'en suis bien heureux. Ce petit événement me donne la certitude que mes nombreux jeux risqués n'ont pas modifié sensiblement le monde. Je fais cette affirmation sur le jugement sûr d'un géologue qui trouve un minerai d'or à l'intérieure d'une ceinture volcanique. Dans une société de droit, les policiers sont payés pour faire respecter l'ordre et les juges sont nommés pour juger. Je projette d'écrire encore des lettres ouvertes pour réclamer une plainte de conduite dangereuse, de délit de fuite et de fausse déclaration contre la conductrice fautive. J'espère que j'en arriverai à obtenir le jugement d'un juge. La Société de l'assurance automobile du Québec a appliqué ses règlements pour les gens comme moi et l'entente entre Emploi Canada et la SAAQ fait en sorte que le chômeur paie ses semaines d'incapacité. Le quotidien Le Soleil avait publié ma lettre ouverte et un journaliste du journal a écrit un autre article titré " Assuré mais pas protégé. Un rimouskois goûte aux " trous " de l'état ". Je n'ai pas reçu aucune réponse des dirigeants de la SAAQ ou de Emploi Canada.. Je ferai les efforts pour corriger la situation et j'essayerai de présenter les supercheries de cette entente aux médias pour mettre en évidence les contradictions de l'état comme je veux témoigner des contradictions de la parenté, des québécois et du monde. Le très moraliste Jean de Lafontaine a écrit : " tous les mangeurs de gens ne sont pas grands seigneurs ". | ||
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Dans une société chrétienne, tous les juges devraient appliquer la règle du bon samaritain. L'article 2 de la Charte des droits et liberté de la personne du Québec, la première loi de la province, demande expressément de porter secours à un blessé. Losqu'un disciple avait demandé à Jésus-Christ : " comment est-ce qu'on entre dans le royaume des cieux ". Jésus-Christ avait répondu par une parabole importante : " il y avait un homme sur la route blessé par des voleurs ; un docteur de la loi traverse le chemin pour éviter le blessé et poursuit son chemin et puis, un bon samaritain passe, ramasse le blessé et le ramène le avec lui ". Jésus-Christ avait posé la question : " Qui pensez-vous des deux personnes verra le royaume de Dieu ". J'en suis toujours à appeler ma femme tous les week-end car les fonctionnaires de Immigration Canada à Accra au Ghana lui refusent toujours le visa d'entrée, une simple étampe dans son passeport, qui lui permettra de traverser le poste de douane de l'aéroport de Dorval. Elle est ma femme depuis plus d'un an et je suis canadien depuis 43 ans sans compter que je peux miser sur des ancêtres canadiens depuis de nombreuses générations. J'attendrai peut-être encore longtemps pour obtenir justice, mais j'ai suffisamment appris sur le monde pour clamer qu'il y a de nombreux vauriens sur cette terre. J'écoutais dernièrement un reportage sur les auteurs du manifeste du Refus global et j'ai eu l'idée de poursuivre ma réflexion en écoutant Jean-Paul Riopelle insulter tous les téléspectateurs pendant que le journaliste devant lui semblait lui vouer de l'admiration. Riopelle tapisse ses toiles de barbeaux depuis dix ans avec ses expériences sur les oies blanches et j'ai autre chose à faire que d'écouter un homme qui n'a pour seul plaisir, sa bouteille d'alcool. Riopelle est un exemple typique de la personne qui s'est établie une belle réputation et à qui la gloire n'a pas réussi. La patience est une arme que je manie difficilement. J'espère me trouver un bon emploi et quitter le Québec. Je vérifie la règle générale disant que " nul n'est prophète dans son pays ". Je suis un vrai prophète et pas seulement la métaphore d'un écrivain. Je suis le cavalier noir de Dieu, j'ai eu une vrai révélation et le prophète se définit par " messager de Dieu ". Lisez la Bible et vous verrez que les prophètes ont souvent clamé contre les illusionnistes que le monde suit et adule. Je m'intéresse toujours au sort du monde. J'en ai moins parlé dans les derniers chapitres car le monde a connu une relative accalmie depuis le départ de Boutros Boutros Gali de l'ONU. Le nouveau Secrétaire général M. Kofi Annan a réalisé une très bonne performance notamment en négociant l'entente avec Saddam Hussein. Tony Blair a réussi un beau succès en Irlande du Nord. Bill Clinton a redonné de la vigueur à l'économie américaine et il favorise son pays contre toutes les autres nations en jouant la carte du plus fort et le fairplay anglais. Le monde est entré dans une nouvelle période de turbulences. Les crises économiques en Asie du Sud-Est sont les premiers maillons de rupture. Le Japon a brisé par son maillon le plus faible, son système comptable que tous les experts occidentaux décrivaient comme sous-estimant les mauvaises créances. La Russie est frappée d'une nouvelle crise financière. La Chine doit subir de terribles inondations qui se révéleront très coûteuses. Saddam Hussein a expulsé les commissionnaires de l'ONU. Bill Clinton a ordonné les frappes contre les terroristes du monde et ben Lader en tête. J'appuie sans réserve ces frappes et les anges de la mort doivent mourir. Monica a suffisamment amusé la galerie, il est temps de passer aux choses sérieuses.
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Mon objectif en commençant la rédaction de ce livre était de me rendre à l'étape actuelle. Aujourd'hui. J'ai de la rage et je n'ai pas de haine. J'ai été placé dans une situation qui n'avait aucun sens et j'ai clamé que j'étais victime d'un arnaque préparé par des gens vils et mesquins. Je ne compare à Yasser Arafat malgré que cette comparaison dérange plusieurs gens bien pensants. Yasser Arafat est un ingénieur, propriétaire d'une petite société d'experts conseil, qui s'est levé un jour en disant que les contraintes imposées par Israël n'avaient aucun sens selon le gros bon sens des ingénieurs. En terminant, je tiens à dire qu'aucun Campagna ne s'est jamais excusé, aucun n'a demandé pardon et, un lecteur compréhensif a compris, aucun Campagna n'a jamais demandé une négociation pour régler le conflit avant de mettre le point final à cette partie. Le 27 août 1998. Pierre Boisjoli. | ||