CHAPITRE 20

LES VOIX MÊLÉES

Il est difficile pour moi, de parler de cet épisode de ma vie, mais il est en même temps impossible de témoigner de ma vie en omettant ces événements.

Je dois préciser que la psychose obsessionnelle avec le Saint-Esprit comme personnage principal m'avait redonné foi en Dieu et je ne doutais plus de l'existence de Dieu, comme si on m'avait enlevé une dent cariée. La tentative de Havre Saint-Pierre était une expérience malicieuse ratée.

Le phénomène des voix liées n'est pas bien compris des psychiatres et il existe deux écoles de pensée pour combattre le phénomène des voix liées, la première phase de la schizophrénie. La première école de psychiatrie propose de vaincre les voix par les médicaments psychotropes et la deuxième école propose les consultations avec le psychiatre en laissant jouer les voix jusqu'au retour du raisonnement normal. Le Dr Samson est un élève de la deuxième école et le phénomène des voix liées est suffisamment répandu pour chercher à trouver les dysfonctionnements qui produisent ce phénomène.

J'incite fortement un malade mentale victime des voix liées à témoigner des raisonnements absurdes des voix liées comme ils se produisent sans pudeur devant leur psychiatre ou un autre thérapeute. Les professionnels de la maladie mentale sont payés pour améliorer la condition de leurs patients et ils ont le devoir professionnel de prendre partie en votre faveur. Leur cacher des événements ennuyeux qui vous tracassent ne les aide pas à prendre les bonnes actions.

J'avais déjà entendu le " tu es Satan " à Havre Saint-Pierre et j'avais entendu le " tu es en enfer " en entrant au Répit du passant dont la forme est semblable. Le Dr Samson m'avait mis en garde que ce genre de phénomène n'avait rien d'anodin et que l'hôpital La Fontaine de Montréal avait une aile de patents dont la raison est complètement détruite par le phénomène des voix liées.

Le " tu es en enfer " est comme une ventouse qui permet d'accrocher un tube dans le cerveau et lancer les sophismes. Je suis un descriptif et mes notions du fonctionnement du cerveau sont très limitées. Je connais de la psychiatrie, les divisions psychanalytiques principales du conscient, du subconscient et de l'inconscient. Je connais l'existence de la thèse de Carl Jung sur l'inconscient universel. Je connais également les divisions du moi, du sur-moi, et du ça, cette dernière division étant une concession de Sigmond Freud à Carl Jung. Le ça se définit globalement comme étant le centre des pulsions sexuelles et des pulsions de mort. Je préfère parler de pulsions de plaisir et de pulsions agressives. J'aime mes pulsions agressives. Elles m'ont été très profitables en sports de compétition. J'ai décrit en six lignes mes connaissances de la psychiatrie.

Je fournis aux psychiatres, une brique sur l'interprétation du phénomène des voix liées dont je ne connais aucunement les fondations et, à mes lecteurs, le plaisir de la merde d'un bon intellectuel et le dur cheminement pour me sortir du labyrinthe des voix mêlées. Je n'ai pas eu de nouveaux épisodes de voix mêlées depuis six mois et je suis parfaitement sain car je ne pourrais pas me concentrer pour écrire cette période trouble de ma vie.


Un petit esprit futé avait lancé le caillou " tu es en enfer " dans la mare de mes raisonnements personnels dont je me sers pour analyser les propos d'un interlocuteur et pour répondre aux messages que je veux retourner. A ce jeu, il y avait les voix alliés, les voix ennemies et mes propres raisonnements car je n'ai jamais perdu la capacité de penser et d'agir contre les voix mêlées. Le Dr Samson m'avait bien mis en garde que je risquais de perdre complètement la raison à ce type de phénomène. J'ai joué à la limite du défi et de la folie à quelques occasions.

Les voix mêlées profitent de l'information que j'ai en mémoire et je ne suis pas le dernier venu. Je suis bon mathématicien, j'ai développé le modèle socio-économique par les tenseurs de spatialité, je connais la physique assez bien, je connais les symboles des sciences occultes du jeu de tarot, j'ai développé une image liant le monde visible et invisible, je connais les écrits de Nietzsche et son néant et j'ai une culture étendue sur les faits historiques nettement supérieure à la moyenne. Les voix mêlées se servent de nombreuses connaissances personnelles, elles choisissent ce qui peut te faire peur et elles utilisent les tons de voix de personnes qui te sont connues.

Les voix mêlées donnent des ordres. Elles utilisent les sophismes pour placer le jeu à leur avantage et il n'y a pas moyen de leur dire de se taire comme de dire à un voisin qu'il te fatigue et qu'il mériterait une bonne claque s'il ne ferme pas sa grande gueule. Les voix ennemies utilisent les " si " pour obtenir de la personne victime des voix liées, des comportements bizarres ou destructeurs. Par exemple, les voix ennemies vont dire : " si tu ne fais pas demi-tour, le soleil va exploser ". Avec quelques sophismes, elles parviennent à jouer sur ton instinct de survie. Elles culpabilisent le malade mental victime des voix mêlées et elles exigent toujours de te dépasser au point d'en devenir essoufflant. Les voix ennemies ne tolèrent pas les erreurs et elles se servent des erreurs pour faire croire que ton avenir est irrémédiablement compromis. Les voix ennemies profitent des craintes et j'avais la plus grande crainte des symboles liés aux forces occultes.

Les voix ennemies avaient commencé par me forcer à remplir des obligations réalisables et je ne luttais pas contre les exigences que je me savais capable de réaliser. Les voix me disaient de lire le livre de Denise Flouzat, Analyse économique Comptabilité nationale avant le dimanche car j'avais appelé ce bon livre, le livre du Saint-Esprit. J'ai toujours eu mon petit rictus personnel que je partage avec ma petite voix intérieure.

Je rencontrais le Dr Sansom environ une fois par semaine depuis mon retour du Togo et je lui comptais mes mésaventures avec les sophismes. J'avais l'habitude de ne pas me mêler des sophismes lorsqu'ils n'avaient aucun sens et de laisser mon esprit vagabonder durant les périodes de raisonnement absurdes. Mes amis me trouvaient peut-être distrait à l'occasion, mais il y avait aussi des raisonnements produits assez amusants. Tous ces raisonnements m'avaient permis de préciser ma conception du monde invisible à la manière d'un mathématicien. Dans mon monde où Dieu est la dimension k et Nietzsche ouvre le monde vers la dimension n, il y manquait le monde de la magie noire. Les mathématiciens ont aussi construit des règles sur les nombre complexes et les adeptes de la magie noire peuvent commencer leurs recherches sur les nombres complexes car les mathématiciens les éliminent facilement par la relation algébrique : (a+b)x(a-b).


Les voix ennemies avaient posé la question en entrant à l'université : " dans quelle maison est-ce que j'entrais ? " et les voix alliées avaient répondu que j'entrais dans la maison de Dieu sans que je n'intervienne au jeu des sophismes. Mon cerveau était leur champs de bataille. Les voix ennemies s'en étaient bien moquées et elles avaient répliqué que j'entrais dans la maison du Saint-Esprit et que la maison de Dieu était le tribunal. Les petits futés avaient déclenché une voix pour dire : " Dieu se suicide ". La voix du philosophe nietzschéen avait dit : " Dieu est mort, je l'ai tué ". J'avais répliqué en bon logicien que " Dieu est mort, je l'ai tué " de Nietzsche était bien différent du " Dieu se suicide " que la voix apeurée avait lancé. Je n'ai jamais pu déterminer par observation, l'effet de tels propos.

Le début des épisodes des voix mêlées avait commencé au mois de décembre1997 et je poursuivais mes activités normalement. J'avais lu l'excellent livre de Denise Flouzat dans le délai demandé par les voix mêlées et j'étais parti passer la période de Noël à Montréal. Je ne parlais pas de mes problèmes de voix liées sauf à mon psychiatre.

J'étais arrêté à Arthabaska donner un petit cadeau à ma tante Lucille car j'avais été méchant pour mes deux tantes dans le conflit avec les Campagna. J'avais été jusqu'à traiter les Boisjoli de vers de terre, mais les Boisjoli ont un esprit mou et ils n'ont jamais compris que la règle de droit " Audi alteram partem " ou " pour juger, il faut entendre toutes les parties " s'adressait à eux. Pas un seul Boisjoli ne m'a demandé d'explications sauf mon oncle Georges durant la dernière année. J'avais traité mes deux tantes de " putains " et mes deux tantes ne sont pas des putains. Je cherchais à me racheter auprès de ma tante Lucille, je lui avais écrit une lettre du Togo et je lui rendais visite à l'occasion. Ma tante Lucille est au centre du réseau des communications informelles de la parenté et le renversement par les idéogrammes de 1990 et le petit cadeau à ma tante Lucille selon le modèle socio-économique par les tenseurs de spatialité pouvait jouer en faveur des Boisjoli. Je ne connais pas suffisamment la complexité du modèle pour mesurer ce genre de détail et j'avais simplement choisi de faire plaisir à ma tante Lucille. Si les Campagna n'ont jamais pris les moyens pour régler le conflit avec moi, les conséquences sont leurs problèmes.

J'avais aussi décidé de fermer une porte dont je doutais de la solidité. J'avais insulté Sainte-Anne et je ne voulais pas mêler les saints avec le nouvel épisode des voix mêlées. J'étais donc arrêté à la Basilique Saint-Anne-de-Beaupré et j'avais laissé une note demandant pardon à Dieu pour les insultes à Sainte-Anne. J'avais mes propres joueurs et mes voix alliées étaient plutôt des pragmatiques à la discipline militaire. J'ai toujours le laminé de Kipling accroché à l'entrée de ma porte et je ne manque jamais d'aller saluer les soldats morts au combat lorsque je vais dire une prière sur la tombe de ma famille.

En revenant vers Rimouski, les voix ennemies avaient lancé des sophismes sur les coquilles et elles avaient besoin d'un trou dans la coquille. J'avais compris qu'il y avait un lien avec l'image du monde et le trou de Sainte-Anne ou de Nietzsche vers la puissance n. Je m'étais bien gardé de détourner mon attention de la route. J'avais compris que les voix ennemies avaient besoin également de ma réaction pour lancer d'autres sophismes.

Les voix mêlées disaient que j'étais un cavalier très noir et les voix alliées m'avaient dit que j'entrais dans une prison en arrivant chez moi et de ne pas en sortir. La nuit approchait et je m'étais couché. Je ne jouais pas contre les voix mêlées pour le simple plaisir de les défier.


Claude avait quitté définitivement le 6 janvier 1998 et je m'étais mis à ramasser tous ses effets personnels et à lui remettre ses papiers au Répit du passant. Claude a plus de désordre que moi et il apprécie la culture rock et ses symboles. J'ai une méfiance viscérale des symboles de la musique rock car la magie noire est fondée sur des symboles. Les voix ennemies avaient trouvé le truc de me faire croire à des forces répulsives capables de faire exploser le monde.

Claude avait placé l'imitation d'une grenade en bronze dans un plateau de la balance de la justice que Claire Delorme m'avait offerte à ma fête et il avait placé une agate dans l'autre plateau. J'avais tout ramassé et les voix alliées me disant de faire attention. J'avais tout lavé la maison et les voix ennemies me disaient que j'avais peur de ces symboles, ce à quoi les voix alliées répondaient que j'avais bien raison d'avoir peur car les symboles complexes de la magie noire et les voix ennemies sont dangereux. Il y avait déjà de nombreux raisonnements par sophisme que les voix ennemies pouvaient utiliser à leur avantage.

Les voix alliées m'avaient demandé de me rendre à la maison du Bic après une génuflexion à la maison sans que je sache la signification de ce que voulait dire cette balade. La maison du Bic est celle-là même où je m'étais donné quatre coups de couteau dans le ventre après le truc sur le téléviseur. Je savais qu'il y avait un lien entre les voix mêlées et la magie noire et je ne trouvais rien de rassurant à ce genre d'action. Les voix alliées devaient agir selon le principe de Martin Gray disant " toujours la première chance " et elles voulaient frapper la première attaque après quelques sophismes dont je ne me souviens pas la nature.

En revenant les voix ennemies avaient une tonalité bien différente des voix alliées et elles m'avaient ordonné de me rendre à Matane à 100 kilomètres de Rimouski. J'avais tourné vers la rue des Sorbiers et j'étais rentré à la maison. Les voix alliées m'avaient dit que j'étais à nouveau dans une prison et elles m'avaient demandé de ne pas sortir avant la levée du jour. Je m'étais couché sans me soucier de dormir dans une prison.

La principale voix ennemie avait la tonalité du philosophe nietzschéen vendeur que j'avais connu à l'Université de Montréal. Les voix ennemies m'avaient ordonné de lire deux livres d'économie qu'elles disaient être les livres d'Adam et d'Ève dans un délai très raisonnable. Je m'étais mis à lire ces deux livres en particulier. J'avais compris que je pouvais neutraliser les sophismes des voies ennemies en les expédiant par sophisme dans les infinis mathématiques et en utilisant l'intervention paradoxale.


J'avais dû faire une course à Québec pour remplir les papiers de l'immigration de ma femme et les voix manifestaient leurs raisonnements par sophisme. Je ne m'en inquiétais pas outre mesure sauf qu'une voix alliée avait dit : " c'est Winston Churchill qui parle, je prend Eisenhower avec moi et je vais gagner la troisième guerre mondiale ". Churchill n'est pas le héros que je veux voir gagner la nouvelle guerre. Churchill avait toujours refusé à Ghandi, le Dominion de l'Inde, et il avait joué un rôle nébuleux dans l'attaque du canal de Suez où le colonel Nasser avait gagné la bataille et lancer la renaissance de la fierté arabe. J'avais décidé de faire jouer le colonel Rommel. Les historiens et les officiers militaires connaissent le colonel Rommel, mais il n'a pas un rôle de premier plan dans l'histoire. Le colonel Rommel était un officier de l'armée allemande du chancelier Adolf Hitler qui avait dit en 1944 que l'Allemagne perdrait la guerre et Hitler avait donné l'ordre au colonel de se suicider, ce que le colonel Rommel avait fait. Le colonel Rommel avait gagné ses galons et les officiers alliés l'appelait le " renard du désert ".

Mon intervention avait eu pour effet que les voix ennemies n'essayaient plus de me donner des ordres comme si elles avaient reçu la gifle sur la gueule qu'elles méritaient. Ils restaient toujours les " si ", les reproches de culpabilité et les sophismes. Il y avait eu également deux phénomènes paranormaux dont le premier immédiatement après avoir entré le colonel Rommel dans le jeu par une petite flamme le long de mon pare-brise et un petit éclair au-dessus de la photo de mes grands-parents accrochée dans ma chambre. Je me méfiais de ce genre de phénomène et j'avais pensé aller à la messe du jour célébrée à la cathédrale et d'y allumer un lampion. A la cathédrale, le lampion coûtait cinq dollars et je n'avais que 4.50 dollars. Les voix ennemies m'en avaient fait le reproche et j'avais décidé que j'allumerais un lampion avant la fin de la soirée. Je savais que les lampions de l'Oratoire Saint-Joseph à Montréal ne coûtaient que 3.50 dollars et j'avais décidé de me rendre à Montréal pour allumer un lampion pour ma famille et mes ascendants.

J'étais parti vers 17h00 et j'avais roulé les 600 kilomètres jusqu'à Montréal où j'avais allumé un lampion à 50 cents. Les voix alliées s'en étaient données à cœur joie à me rappeler entre autre chose que Saint-Joseph était un charpentier, un ouvrier de la construction. J'étais entré dans une ville en deuil et la noirceur était partout. Une dure tempête de verglas avait frappé la ville et il n'y avait que quelques quartiers bénéficiant d'électricité dans tout Montréal. Le colonel Rommel n'appréciait même pas que le lampion soit un petit lampion plutôt qu'un gros et j'étais arrêté manger à un restaurant Saint-Hubert de Montréal que la voix du colonel Rommel m'avait ordonné de laisser toute ma petite monnaie en pourboire. J'avais repris la route jusqu'à Drummondville avec peu d'essence et je m'étais rendu à une station service qui avait l'électricité pour faire fonctionner les pompes. Les voix ennemies m'avaient ordonné de mettre pour au moins 33 dollars d'essence et j'avais empli le réservoir pour 33.12 dollars. C'était un petit coup de chance qui m'avait bien fait sourire. J'étais rentré chez moi aux petites heures du matin et je m'étais couché.


J'avais lu mes deux livres d'économie en paix dans les délais demandés et j'avais même lu le livre de William Rodgers sur l'empire IBM avant de compléter le deuxième livre d'économie parce que le colonel Rommel avait voulu manifester son opinion. J'ai bien apprécié le livre de M. Rodgers. Je déjouais bien les voix mêlées par l'intervention paradoxale, c'est-à-dire une action qui changeait le plan de référence des ordres demandés. J'avais aussi appris à bien utiliser les infinis mathématiques pour éloigner les voix ennemies. Le meilleur infini que j'avais trouvé pour la voix ennemie de la jalousie était l'inexplicable bande passante de l'ultraviolet dans le spectre de radiance du corps noir.

Je jouais un match de sport où le premier enjeu était ma santé mentale sans savoir si le monde invisible pouvait en être affecté. Je n'avais pas envie de perdre et je choisissais les joueurs et les moments de jouer. Les officiers militaires qui participaient au jeu avait selon moi, le rôle d'improviser de la même manière que j'improvisais selon les sophismes des voix ennemies. Dieu a probablement dû improviser également car le monde a certainement quelque chose de changer par les nombreux événements troubles depuis de la révélation du garçon au clin d'œil disant que j'étais le cavalier noir. J'ai la mentalité d'un joueur de défense qui prend sa chance de marquer uniquement lorsque les situations sur le terrain sont favorables.

J'avais fait taire les voix ennemies par un sophisme sur les sciences occultes lié à la lune. La carte du tarot représentée par la lune est le symbole d'une illusion, la lumière réfléchie du soleil et ce n'est pas une bonne carte. C'est certainement la meilleure image des voix mêlées. Les voix ennemies avaient voulu me faire promener que j'avais répondu en allant boire une bière à un bar de Matane et j'étais rentré au Répit du passant dans la même soirée. Je me rappelais que les voix ennemies m'avaient déjà ordonné d'aller à Matane quelques jours auparavant, lors de ma sortie vers la maison du Bic, et j'ai mes réactions d'inspecteur de chantier de construction lors que je n'apprécie pas me faire dicter ma conduite.

Je supposais fortement que la saleté et le désordre profitaient aux voies ennemies et je m'assurais de tenir ma maison propre et bien rangée. J'avais ma rencontre hebdomadaire avec le Dr Samson et je lui avais présenté mes nouvelles intuitions sur le monde invisible. Cette brique-là est placée tellement haute que personne ne pourra jamais en vérifier l'hypothèse.

Représentons le monde visible et invisible comme une pyramide avec un sommet k, Dieu, la lettre mathématique d'un nombre inconnu et fini. La pyramide a une cheminée quelque part autour du niveau hiérarchique f et cette cheminée monte jusqu'à n, l'ouverture du néant de Nietzsche, la lettre mathématique d'un grand nombre dont les mathématiciens utilisent pour projeter vers l'infini mathématique. Je fais l'hypothèse que la pyramide a une dimension i, une lettre bien particulière que je choisis car elle est inférieure à la lettre k et elle a plus d'un sens pour les mathématiciens : i est la lettre passe-partout des mathématiciens. La dimension i a un renflement provoqué par les hommes et la spiritualité païenne. Les empires des pharaons d'Égypte avaient compris certains liens entre le monde visible et le monde invisible dont les cités des morts témoignent de cette certitude. Les cités des morts et les pyramides gigantesques des pharaons avaient une importance plus grande que les cités des vivants. Le point le plus haut de cette hiérarchie des prêtres était le gardien du sphinx.


Le gardien du sphinx avait pour plaisir de poser des énigmes aux passants et la mythologie veut qu'il ait posé à Eodipe, l'énigme de nommer l'animal qui marche à quatre pattes le matin, sur deux pattes le midi et sur trois pattes le soir. Eodipe avait répondu l'homme et c'était la bonne réponse. L'enfant naissant marche à quatre pattes, l'homme adulte marche sur deux pattes et le vieillard marche avec une canne. Le gardien du sphinx s'était suicidé selon la mythologie. Je fais l'hypothèse que la spiritualité normale des peuples païens a été mêlée avec la spiritualité débridée de la Grèce antique. La Grèce a amené la démocratie, les premiers penseurs et une série de dieux aux passions les plus bizarres qui soient. Le prophète Maccabées au début de son livre clame aux gens d'Israël de renoncer à l'enseignement de Alexandre le Grand, même si ce dernier avait pour maître Aristote, en raison de ses croyances à ces dieux fabriqués par quelques esprits tordus de la Grèce antique.

Quel que soit l'importance des événements avec le gardien du sphinx, la spiritualité réelle des chamans a un envers dont j'ai subi les trucs et j'ai survécu aux intentions malicieuses des initiés à la magie noire grâce à la médecine moderne. Le vaudou noir pratiqué en Afrique et dans quelques communautés d'Amérique est l'image miroir de la dimension i de la pratique des chamans. Le vaudou noir a des rites diaboliques avec des exécutions et des tortures que je nomme la dimension _i dont le contrôle échappe au monde invisible et à celui qui s'est présenté à moi comme la tour blanche, c'est-à-dire Dieu. Dans les pays qui pratiquent le culte des esprits de la nature, les initiés ont le choix d'utiliser les bons esprits ou les forces occultes après leur initiation. La dimension miroir _i a des pouvoirs réelles et les pratiques occultes présentent des risques. J'ai nommé cette dimension _i, car elle est la variable de base des nombres complexes que les mathématiciens et les physiciens utilisent abondamment pour ses applications pratiques. Je l'ai déjà dit, le radical complexe s'élimine facilement et j'ai des comptes à régler avec les innovateurs des trucs sur le téléviseur. Pierre Boisjoli ne prend pas comme alliés un pêcheur ou un percepteur d'impôt.

Les voix ennemies avaient utilisé le truc des supposées forces spirituelles répulsives créées par Jean-Luc Jauret et Jos Dimembro de l'Ordre du temple solaire et elles avaient trouvé une ligne de faille qui faisait peur aux voix alliées. Ce fut la période où les voix ennemies ont utilisé l'explosion du soleil pour faire peur à tout ce qui pouvait exister dans le monde invisible. Les voix mêlées allaient se déchaîner et je n'étais pas rentré chez moi, mais j'avais été couché à l'hôtel le plus près de ma maison sur un ordre de la voix du colonel Rommel. J'avais imaginé un truc contraire en opposant l'effet spatial dont les voix liées trouvaient l'idée excellente. J'avais été l'inspecteur de chantier du quai de Rimouski-est et je n'avais qu'à me rendre au quai et contrôler le bon état des lieux. Ça allait être le festival des voix mêlées.


J'étais parti en voiture, j'avais bien fait tous les arrêts pour ne pas entendre de reproches et j'étais rentré à l'hôtel. J'avais entendu quelques raisonnements par sophisme et les voix alliées avaient demandé d'aller uriner devant la porte de ma chambre par un froid de janvier. J'avais exécuté ce que les voix alliées demandaient que le colonel Rommel s'était mis à rire en moi comme si j'étais devenu le médium du colonel Rommel. Le colonel contrôlait presque tout en commençant par ma voie, mes crampes de rire à l'estomac et mes douleurs aux jambes. Il disait que mes jambes faisaient mal et que son esprit faisait mal car un esprit n'a pas de jambes, qu'il était un militaire et qu'il pouvait endurer la souffrance. Il pensait qu'il parlait aux cinq milliards de personnes sur terre et c'était là son erreur. Le colonel avait visé tout comprendre d'un seul coup. Le colonel Rommel n'était pas un joueur défensif, mais un joueur offensif, et j'avais compris qu'un nouvel épisode allait commencer.

Au matin, j'avais pris ma voiture et la voix du colonel Rommel disait de foncer. J'avais suivi les ordres de la voix comme un bon soldat. J'avais foncé dans la voiture arrêtée au premier feu de circulation. Ma voiture avait une pièce du pare-chocs à demie détachée et la voiture que j'avais frappé ne présentait aucun bris. J'avais amené la conductrice à constater les dommages à son véhicule et l'examen ne montrait aucune égratignure. La conductrice ne demanda aucun enregistrement et j'étais reparti. J'étais entré dans le stationnement du MacDonald que la voix du colonel disait de forcer sur le lampadaire et j'avais frappé le lampadaire. J'avais stationné ma voiture et la voix du colonel m'avait ordonné de jeter le trousseau de clés. J'avais jeté le trousseau de clés et j'avais mon deuxième trousseau de clés avec moi. J'avais couru jusqu'à la caisse comme si j'étais à un entraînement militaire. Le colonel poussait pour que tout aille très vite. J'avais mangé une bouchée des croustilles que je ne mange habituellement jamais chez MacDonald. La voix du colonel m'avait ordonné de choisir mon menu parmi ce que je ne mangeais jamais à ce restaurant.

J'avais repris la route, je roulais vite et de manière imprudente en coupant une voiture à un virage à gauche et j'avais repris la route du boulevard. Je m'étais rendu jusqu'au feu de circulation du parc des Braves à la mémoire des soldats et la voix du colonel m'avait dit de foncer. J'avais frappé la camionnette devant moi dont le pare-chocs était beaucoup plus résistant que celui de ma voiture et le devant de ma voiture était tout écrasé.

La voix du colonel Rommel m'avait ordonné de quitter les lieux au pas de course et je m'étais dirigé vers l'immeuble du CLSC et la clinique médicale familiale. La voix du colonel m'avait ordonné de déranger ce que je pouvais et je jetais des feuilles de papier par terre. J'étais rentré dans le bureau du médecin et la voix du colonel m'avait ordonné de le frapper. J'avais frappé le médecin d'un coup de poing et le personnel avait appelé la police. J'avais frappé un autre gardien et la voix du colonel voulait que je frappe encore plus fort. Les policiers m'avaient neutralisé et ils m'avaient passé les menottes. Le personnel de la clinique m'avait enfilé un gilet de sûreté pour les malades mentaux agités.


Je me souviens moins des détails et j'étais couché sur un lit d'hôpital quand le Dr Samson avait demandé qu'on me retire le gilet de sûreté. J'avais commencé un truc incompréhensible à épeler des mots pour répondre aux ordres de la voix du colonel Rommel et d'épeler les mêmes mots à l'envers. Je n'ai jamais eu une opinion claire des effets de cet exercice, mais je devais être un lieu de passage entre des esprits qui ont réellement existé et quelques choses comme des esprits mythiques. La voix du colonel Rommel avait ordonné de fixer le carreau de tuile acoustique et les trous du carreau s'étaient rassemblés pour former un renard. Je n'ai aucune explication pour ce phénomène. L'esprit du colonel Rommel n'avait peut-être pas perdu son rictus tout simplement.

Le Dr Samson avait préparé mon admission à l'aile de psychiatrie et il n'avait pas cherché à intervenir dans cette crise. J'épelais des mots à l'endroit et des mots à l'envers pour le colonel Rommel comme si le colonel livrait une bataille contre d'autres forces d'esprit qui envoyaient des sophismes. Le Dr Samson m'avait installé dans la salle capitonné où je pouvais crier à volonté. Un appel à la bombe à l'hôpital avait rendu le personnel nerveux. J'avais le colonel Rommel comme allié et un bon esprit mathématicien qui évaluait si les tactiques pour battre les sophismes des voix ennemies avaient de bonnes chances de réussir. Mon allié et moi avions l'intention de creuser un trou sous la pyramide pour vider la dimension _i et rien de moins. J'avais proposé des images croissantes par les vitesses, une tactique que l'esprit mathématique approuvait. J'avais dit à haute voix : " la tortue, le lièvre, le cheval, la voiture

de course, l'avion et la vitesse de la lumière ". Les voix ennemies avaient dit qu'il manquait la vitesse du son et elles avaient raison. Néanmoins, cette tactique les agaçait pour intervenir directement contre mes actions.

J'avais proposé quelques séries d'images croissantes et l'esprit mathématique avait approuvé la série croissante de la théorie de l'évolution. Un spécialiste des sciences géologiques connaît bien cette série. J'avais donc dit à haute voix : les acides aminés, l'ADN, les premiers invertébrés. Les vois ennemies m'avaient interrompu pour demander où était le passage à la vie. C'est évidemment l'ADN que je n'avais pas manqué de nommer. J'avais continué : les poissons, les batraciens, les souris, les mammifères, les primates et l'homme. Les voix ennemies avaient demandé une explication sur la souris, une espèce proche du rat dont la réputation est peu enviable. J'avais répliqué que la souris met au monde ses bébés de la même façon que les hommes et que les rats et les souris ont un matériel génétique suffisamment comparable aux hommes pour servir de cobayes dans les laboratoires de médecine du monde.

J'avais déjoué les voix ennemies et les sophismes n'avaient pas pu faire mieux que de terminer sur Uranthia, une secte religieuse hybride entre le christianisme et la science. Uranthia est l'équivalent de Dieu sauf que la doctrine de ses adeptes n'a pas une conception orthodoxe du rôle de Jésus-Christ comme le présente les églises chrétiennes. Les voix mêlées avaient perdu et j'avais gagné avec le colonel Rommel. J'étais sorti deux jours plus tard de l'hôpital.


J'avais repris ma voiture endommagé et j'avais payé tous les frais de réparation. Je ne voulais surtout pas être obligé d'expliquer à un courtier d'assurance que j'avais foncé dans la camionnette devant moi parce que le colonel Rommel mort en 1944, en se suicidant sur l'ordre d'Hitler, m'avait ordonné de foncer dans la camionnette et que j'avais suivi cet ordre. Le radiateur de ma voiture n'était pas défoncé et j'avais pu la rouler jusqu'à l'atelier du carrossier. Tous les frais m'avaient coûté plus de 2000 dollars. J'espère que cet épisode trouble a eu ses bénéfices car les frais encourus avaient ramené ma petite réserve monétaire à zéro et payer les frais de cette mésaventure m'évitait bien des problèmes.

Les voix mêlées avaient réussi à placer quelques sophismes durant les semaines suivantes dont le " Dieu est mort, je l'ai tué " de Nietszche qui avait été suivi d'un long silence. J'ai connu trop de mensonges des voix mêlées pour penser que ces dires ont une probabilité appréciable. Les voix mêlées ennemies avaient aussi peur des astuces de mes voix alliées et elles manifestaient tantôt des attaques et aussi des craintes. Je laissais le plus souvent les sophismes venir à mon esprit sans m'en inquiéter. Mon cerveau était un champs de bataille où je n'intervenais pas.

Au milieu d'une nuit, la voix du colonel Rommel m'avait dit que les voix ennemies avaient réussi un truc mesquin contre moi et la voix du colonel Rommel m'avait dit que le meilleur moyen pour contrer ce mauvais sort était de prendre un couteau et de me couper la peau d'un doigt jusqu'au sang. J'avais fait ce que disait la voix du colonel Rommel et ce dernier avait relancé l'offensive. Le phénomène des voix rejouait avec la même vigueur de l'épisode après la visite au quai de Rimouski-est.

La voix du colonel Rommel était la plus sure. Les voix ennemies ne jouaient pas contre la voix du colonel Rommel et les ordres du colonel étaient clairs. S'il y avait un lien entre les

voix ennemies et les voix alliées, la voix du colonel Rommel connaissait les meilleurs trucs pour neutraliser les voix ennemies. La voix du colonel Rommel avait le défaut d'être téméraire et de vouloir trop gagner.

La voix du colonel Rommel m'avait ordonné de dessiner un croquis de ma conception du monde et d'écrire " je suis le surhumain ". J'avais exécuté les ordres demandés et j'avais écrit " je suis le surhumain " sur la page de garde du livre Just-in-time de Walter E. Goddard. Nous étions à l'aube et les voix ennemies préféraient la nuit comme les esprits occultes. La voix du colonel Rommel m'avait ordonné de danser un peu en attendant le jour et j'avais dansé un peu à l'aube durant la période de demi clarté.

J'avais décidé de prendre l'initiative contre toutes les voix mêlées et j'avais prévu me rendre au siège de l'Agence canadienne de développement international à Hull pour appliquer sur les nouveaux projets. J'avais mis un mouchoir de papier sur le doigt ensanglanté pour provoquer la coagulation et j'étais passé voir le Dr Samson pour obtenir une prescription de pilules. Les voix ennemies avaient dit que le Dr Samson s'était suicidé et j'avais rencontré le Dr Samson à la réception de la clinique externe de l'hôpital. J'avais une nouvelle preuve que les voix mêlées étaient menteuses et trompeuses.


J'étais parti sur la route vers Montréal que la voix de mon père me disait quand je devais dépasser la voiture devant moi et mon père était un chauffeur de taxi. J'avais compté mes heures de voyage pour arriver à Hull avant la fermeture des bureaux. Les voix mêlées avaient fait jouer la détestable histoire des suicides des membres de l'Ordre du temple solaire. Les voix ennemies rejouaient les sophismes jusqu'à ce qu'une voix se disant Dieu dise de laisser décélérer la voiture qui ne s'était pas arrêtée et dire que Dieu faisait des miracles. Ma voiture était une vieille voiture et un disque d'embrayage peut glisser sans arrêter la voiture. La voix du colonel Rommel avait pris les choses en main et elle allait me donner des ordres jusqu'à mon entrée à l'hôpital.

Vire à gauche, vire à droite, le colonel Rommel n'avait probablement jamais eu de difficultés à donner des ordres et les voix ennemies n'ont jamais tenté de contredire un ordre de la voix du colonel Rommel. Sur une route de campagne, la voix du colonel m'avait ordonné de quitter la voiture en marche et celle-ci s'était arrêtée dans un banc de neige à la droite de la route. J'avais marché un peu en observant que les fils électriques étaient en surtension, un phénomène que j'avais connu dans le bain de la maison du Bic avant de me percer le ventre de quatre coups de couteau. Un policier de la Sûreté du Québec m'avait intercepté et il m'avait reconduit à l'hôpital de Drummondville.

Les trucs d'épeler des noms trois fois à l'endroit et à l'envers étaient relancés. La voix ennemie principale avait la tonalité du philosophe nietzschéen vendeur et elle répondait souvent " prévu " comme quoi les voix ennemies avaient compris quelques trucs de la voix du colonel Rommel. Je ne contrôlais plus les événements et je n'avais pas la possibilité de faire jouer un paradoxe pour changer le jeu. J'étais dans une chambre d'hôpital à l'entrée de laquelle un gardien m'empêchait de sortir. Tout ce que faisait les voix alliées tournaient en rond jusqu'à l'intervention du soldat inconnu.

Une voix à la tonalité de Robert du Répit du passant avait lancé : " militaire ". Robert avait effectivement été militaire de l'armée canadienne. La voix du soldat inconnu avait dit qu'il y avait des trucs que les voix alliées n'avaient pas compris et que j'étais dans un hôpital pour

être traité pour des troubles mentaux, ce qui me permettait d'avoir quelques comportements bizarres sans provoquer de scandale. La voix du soldat inconnu avait montré comment les voix ennemies s'y prenaient pour neutraliser les voix alliées et elles avaient plusieurs moyens à leur disposition car la chambre contenait plusieurs objets dont les voix ennemies pouvaient se servir. Les voix ennemies contrôlaient principalement mes yeux et les objets que je fixais servaient à leur redonner de l'initiative dans le combat. Elles bénéficiaient de l'arrogance du gardien.

Je suivais les demandes du soldat inconnu et il contrôlait les actions en ma faveur. Il avait menacé tout ce qui pouvait exister d'esprits qui s'avisaient de jouer contre moi. La voix se disant Dieu avait demandé d'épeler son nom trois fois à l'endroit et à l'envers de même que la voix se disant Ghandi.


Il fallait sortir de la chambre contre la volonté du gardien même s'il fallait le frapper. J'avais usé d'un stratagème simple en disant au gardien que si je n'avais pas mal au bras droit, il aurait un bon coup de poing sur la gueule car il était désagréable avec moi. Le gardien m'avait laissé marcher dans le couloir et j'épelais toujours des mots choisis par les voix alliées à l'endroit ou à l'envers. J'avais marché une bonne heure jusqu'à ce que l'infirmière me demande d'aller me coucher.

J'étais rentré dans la chambre et la voix du général Eisenhower avait demandé d'épeler Eisenhower trois fois. Les voix ennemies avaient dit que Pierre Boisjoli est un socialiste. La voix du général avait répondu : " c'est cela que les voix ennemies veulent que je dise et je dis que Pierre Boisjoli est un gentilhomme ". La voix du général m'avait demandé d'épeler trois fois Eisenhower à l'envers. J'avais épelé : r e w o h n e s i E trois fois. C'en était fini avec les voix mêlées. Churchill n'avait pas participé au combat et le général Eisenhower avait eu le dernier mot. J'avais bien dormi et j'avais quitté l'hôpital le dimanche à 13h00. J'avais vaincu mes voix mêlées sans psychotropes et elles ne se sont jamais manifestées depuis les événements à l'hôpital Saint-Joseph de Drummondville jusqu'à aujourd'hui.

J'avais appelé les policiers de la Sûreté du Québec qui m'avait fourni le lieu de remorquage de ma voiture et ce mauvais épisode ne m'avait pas coûté plus de cent dollars. J'avais un mauvais mal d'épaule en raison de la chute sur le pavé. J'étais resté à Montréal quelques jours, j'étais allé à Hull pour y ramasser les informations sur les postes offerts par l'ACDI et j'étais rentré à Rimouski. Une radiographie de l'épaule avait montré que j'avais l'os sous la clavicule légèrement fracturé et l'orthopédiste préférait ne pas effectuer d'intervention chirurgicale. J'avais enduré mon mal d'épaule beaucoup moins préoccupant que les problèmes de voix mêlées.

J'étais reparti vers Montréal à Pâques et la transmission de ma voiture avait cassé avant d'atteindre Montmagny. J'étais rentré à Montréal par auto-stop et par l'autobus de Québec à Montréal.

Hosted by www.Geocities.ws

1