Les nouvelles du voyage
Ottawa, Vendredi 4 ao�t 2000
Bonjour � tous,
Je suis � la derni�re journ�e du "Ottawa training center", donc � quelques heures de mon long p�rible � destination de l'a�roport international de Manille. Notre trajet sera en direction de l'Europe, br�ve escale � Amsterdam, Singapore et finalement Manille. Mon itin�raire est l�g�rement diff�rent de la feuille HORAIRE,car j'ai �t� choisi pour �tre sur le projet "Canada-Singapore Free Trade Agreement". Je vais donc passer deux jours � Singapore avec le directeur de Global Vision et quelques membres de l'�quipe.
Quelques mots sur cette semaine de pr�paration.
Je dois d'abord vous mentionner que l'�quipe Canada Junior est vraiment une �quipe comme je n'en ai pas connu beaucoup (exception faite de l'�quipe de C�paJE qui reste de loin la meilleure). Des gens dynamiques, curieux et aimant prendre des initiatives, bref une �quipe enrichissante et tr�s dr�le. Qui a dit que le commerce international devrait �tre ennuyeux ?
Durant la semaine, nous avons rencontr� des pr�sentateurs de toutes sortes tel que le directeur de Team Canada (pas la Junior), repr�sentants de l'ACDI, les ambassadeurs des Philippines et de la Malaisie, le ministre Manley (industrie), professeurs de l'Universit� Carleton et de l'Universit� d'Ottawa. Bref une formation unique que m�me les participants de Team Canada n'ont pas la chance d'avoir, nous a mentionn� Peter McGovern de Team Canada. � ces pr�sentations ont succ�d� des ateliers de toutes sortes, recherches sur les secteurs de l'�comonie asiatique, table ronde avec des repr�sentants de plusieurs compagnies et une r�ception (hier soir) qui annoncait notre d�part. Cette r�ception, dont j'�tais l'animateur (tout en anglais : mes amis de C�paJE vont se rappeler mon d�sir de monter sur le stage "quelques" minutes.) fut un franc succ�s. Amy Giroux, la directrice et femme � tout faire de Global Vision a affirm� qu'il s'agissait de la meilleure r�ception de l'histoire du programme et elle ne dit pas �a souvent. Tout s'amorce donc sur une note tr�s positive et les r�sultats seront, j'en suis s�r, au-del� de nos esp�rances.
N.B. Je ne pourrai malheureusement pas me connecter sur internet lors de ma mission �conomique aux Philippines, je devrai donc me rendre � un caf� internet. Il y aura probablement 3 jours entre chaque nouvelle �dition des "NOUVELLES DU VOYAGE". Merci de votre compr�hension.
Alexandre Lafleur
Junior Team Canada
Lundi 7 ao�t 2000 (Manille : Philippines)
Mabouhay, Hi everyone, bonjour
Voil� les mots que nous avons r�p�t�s toute la journ�e, ces m�mes mots que je vous envoie directement de l'autre bout du monde. Vive l'internet. Je suis arriv� hier en apr�s-midi apr�s un trajet de 30 heures d'avion et d'attente. J'ai toujours voulu voler dans un gros avion avec plein de "gadjets" et bien, je fus servi. Avec Singapore airline, il y a une t�l� derri�re chaque si�ge, on choisit les films et on peut m�me jouer au Nintendo ... mais on finit quand m�me par s'ennuyer. Pour ceux qui pensaient que le trajet �tait vers le pacifique, eh bien non, c'est par l'Atlantique et avec un arr�t � Amsterdam que nous avons parcouru la moiti� de la terre. Assez parl� de l'avion. passons aux Philippines.
La premi�re chose qui frappe : la chaleur. Mais contrairement � ma pens�e, la chaleur ne tue pas, elle est tr�s endurable. Tous les �difices que nous visitons sont �quip�s avec d'air climatis�, c'est un choc quand tu sors, mais tu es bien et productif au travail pendant plusieurs heures. La ville de Manille n'est pas une ville que l'on peut qualifier de belle. Les habitants nous l'ont m�me dit, Manille est commerciale et peu "nature". La beaut� des Philippines nous sera r�v�l�e lors de notre voyage � Cebu, Los bagnos et Iloilo. Les gens conduisent comme si ils avaient un bandeau sur les yeux et m�me que ..... �a ne pourrait pas �tre pire. Nous avons tous peur � chaque intersection, mais �a fait parti du voyage et personne ne semble vraiment effray� ou d��u par le d�but du voyage. De ma chambre, ou devrais-je dire notre chambre ( nous sommes 4), j'ai un vue splendide sur Metro Manila, ville parsem�e de grattes-ciel, mais aussi une vue sur les gens qui dorment sur le trottoir. C'est la r�alit� de cette ville et celle de plusieurs grandes villes du monde. Les gens sont tr�s gentils et nous re�oivent les bras ouverts. La nourriture est sp�ciale, c'est-�-dire que Ben m'a annonc� deux secondes avant que je mange ma bouch�e que c'�tait de la langue de je ne sais trop quoi. Insectes, anguilles et t�tes de poissons semblent tr�s appr�ci�s des habitants, mais ils restent des surprises � nos yeux. Je ne vous promets pas d'en manger, mais je vais essayer. Bref, chaque pas est une d�couverte, chaque rencontre un brin de culture et chaque bouch�e un d�fi.
Voici le r�sum� de cette premi�re journ�e au centre de Metro Manila. Nous avons d'abord rencontr� la chambre de commerce canadienne aux Philippines. Nous avons �t� bien inform�s sur les opportunit�s sur les diff�rents secteurs. J'ai ensuite improvis� une rencontre qui s'av�ra tr�s int�ressante avec la seule repr�sentante du gouvernement du Qu�bec aux Philippines. Bien qu'elle ne parlait pas Fran�ais, ce fut un belle rencontre, pleine d'informations sur mes deux secteurs et nous avons m�me un rendez-vous de confirm� chez une entreprise en Sciences Sant� (contact d'Atrium biotechnologies). Apr�s avoir �t� les invit�s du maire de Manille dans un restaurant chinois du quartier des affaires, j'ai eu un rendez-vous � la compagnie SRtelecom pour un portrait des t�l�com provenant de l'interne. Je suis maintenant � l'h�tel quelques minutes avec vous, pour ensuite repartir pour une des nombreuses r�ceptions des prochains jours.
� tous et � toutes, passez une tr�s belle journ�e, car la v�tre ne fait que commencer.
Alexandre Lafleur � Manille (J'ai toujours voulu finir � la mani�re des reporters de Radio-Canada)
P.S. L'acc�s internet de l'h�tel fonctionne d'une mani�re al�atoire, j'ai donc un peu de difficult�, car il transforme certains mots provenant de mon ordinateur portable. Veuillez donc pardonner ces erreurs et les autres qui r�sultent du fait que je suis presque en retard.
Mercredi 9 ao�t 2000 (Manille : Philippines)
Bonjour � tous,
Si vous lisez actuellement ce message, c�est que vous suivez assez r�guli�rement mes nouvelles de voyage. MERCI. Il est pr�sentement 7 :00 du matin et je pianote doucement sur mon ordinateur portable, lever de soleil en arri�re-plan. C�est aussi le moment de la journ�e o� on aper�oit le Smog qui couvre la plupart des m�tropoles asiatiques. L�asie semble faite de contrastes, de diff�rence et de vie (m�me � une heure si h�tive).
Il y a quelque chose dont j�ai fait l�omission lors de mon dernier r�cit. Nos avons avec nous M. Mathieu et son assistante qui ont comme mandat de faire un vid�o corporatif pour Junior Team Canada. Ils nous suivent depuis le d�but et filment vraiment tout le temps. Au d�part, tous �taient un peu g�n�s devant la lentille, mais quand elle est toujours l�, on devient naturel. Quand le video sera pr�t, je vous en montrerai des extraits.
Quelques mots sur la journ�e d�hier (mardi le 8 ao�t). La journ�e de mardi fut l�une des plus officielle du voyage, se d�roulant presque enti�rement � l�ambassade du Canada aux Philippines. En avant-midi, nous avons eu des conf�rences sur l�ambassade et ses d�partements, l�ACDI aux Philippines, PEARL (projet de d�veloppement coop�ratif Canada-Philippines), la banque de d�veloppement asiatique et j�en passe. Notre d�ner se d�roula dans un restaurant espagnol (les Philippines sont une colonie d�Espagne) en compagnie des diff�rents pr�sentateurs. En apr�s-midi, il y avait des tables rondes sur les secteurs, puis une conf�rence de presse.
Ceux qui ont travaill� de pr�s ou de loin avec C�paJE vont bien visualiser cet �v�nement, car il fut semblable � la conf�rence de presse donn�e en mi-ann�e. Je me suis donc propos� pour �tre l�un des cinq participants qui allaient r�pondre aux questions de la presse locale. Il y avait six journalistes et au moins un d�entre eux fera un article sur nous. Nous avons tous h�te de voir notre visage dans un journal des Philippines semblable au journal l�Appel.
En soir�e, il y avait une r�ception pour c�l�brer la venue d�un nouvel ambassadeur et notre mission en terre asiatique. Il y avait 200 personnes, des tonnes de contacts potentiels et la nourriture �tait normale � enfin presque. Tous en ont profit� pour rencontrer des gens et fixer des rendez-vous ce matin. J�ai deux rendez-vous ce matin dans le secteur des Sciences de la sant� (cosm�tique).
Bonne nuit et je vous conseille de ne pas manquer le lever de soleil de demain matin, car il est tr�s beau �. Je suis en train de le regarder.
Vendredi 11 ao�t 2000 (Los Banos : Philippines)
Mabuhay, Kumusta Ka
Vous avez peut-�tre remarqu� que je ne suis plus � Manille, ce qui explique les d�lais dans la modification de ce site. Je ferai aujourd�hui le r�sum� de ma derni�re journ�e � Manille de m�me que ma premi�re journ�e dans la cit� universitaire de Los Banos.
Notre derni�re journ�e � Manille en fut une de rencontres sur les secteurs. En compagnie de la repr�sentante du Bureau du Qu�bec � Manille et d�une autre participante, je suis all� rencontrer deux compagnies en sciences sant�. La premi�re rencontre fut plut�t formelle, mais la repr�sentante semblait tr�s int�ress�e par les produits d�Atrium et l�ensemble de notre projet. Nous avons m�me eu la chance de visiter les laboratoires !!!
La deuxi�me fut aussi int�ressante qu�inattendue. Nous devions rencontrer Mina Gabor, ex-secr�taire du tourisme des Philippines et nouvelle propri�taire d�une boutique de vente de produits cosm�tiques de grande qualit�. Celle-ci n�ayant pas d�but� le repas nous a invit�s dans son propre restaurant. � tous ceux qui iront � Manille, vous devez aller dans ce restaurant sp�cialis� en cuisine des Philippines de grande qualit�.
L�apr�s-midi se d�roula au s�nat. Les Philippins ont de l�humour dans tout ce qu�ils font et m�me quand ils parlent de politique. Les blagues des s�nateurs et leur attention � venir nous serrer la main ont donn� de la vie � cette activit�. En soir�e, une r�ception fut donn�e en notre honneur par le s�nateur Pimentel, pour finalement laisser place au moment tant attendu d�enlever notre cravate et d�aller se coucher. Une grosse journ�e de travail, les d�couvertes viendront le lendemain.
Le lendemain, nous nous rendions � Los Banos, 1 heure et demie de route de Manille. Los Banos est une cit� universitaire o� se retrouvent les experts en agriculture, foresterie et biotechnologie. Ici, nous sommes vraiment au c�ur de la nature des Philippines o� fleurs et fruits remplacent voitures et fils �lectriques. Il n�y a aucune industrie, des papayes, noix de coco et mangues partout dans les arbres. On retrouve aussi l�institut national du riz, ce qui explique pourquoi il y a tant de rizi�res. J�ai rencontr� � cet endroit un repr�sentant de l�institut d�informatique au sujet des opportunit�s en fibre optique dans la r�gion. Je poursuis mes recherches.
Le d�ner d�hier se tenait au milieu du jardin de fleurs et il nous fut servi dans une feuille de bananier. Le riz et le poulet �taient accompagn�s de litchis frais et petites bananes. De quoi vous mettre l�eau � la bouche. Bref, nous sommes en immersion dans la nature, les odeurs et malheureusement la chaleur.
� ce propos, nous partons dans quelques minutes pour la plage.
Paalam !
Mercredi 16 Ao�t 2000 (Cebu : Philippines)
BON MATIN chers lecteurs,
Comme vous avez pu le constater, il n�y a pas de caf� internet pr�s de notre h�tel � Cebu. J�ai aujourd�hui beaucoup � vous raconter sur nos multiples d�couvertes des derniers jours.
Reprenons l� o� je vous ai laiss�, c�est-�-dire Los Banos. La derni�re journ�e dans ce tranquille coin de pays fut pass�e � la plage. Des plages magnifiques o� l�eau turquoise se m�le aux rayons de soleil pour vous en donner plein la vue. Nous avons donc nag� quelques heures dans les eaux chaudes de l�oc�an Pacifique. Le reste de la journ�e fut consacr� � l��criture des rapports sur les diff�rents secteurs de l��conomie des Philippines pour ensuite laisser place � une autre r�ception donn�e par les repr�sentants de SERCA. Celle-ci fut tr�s appr�ci�e de tous, car ils ont eu la brillante id�e de faire performer des �tudiants de l�universit� qui ont su divertir les jeunes et les moins jeunes.
Le lendemain fut le d�part pour Iloilo, �le au centre des Philippines. Les gens de Iloilo furent les plus accueillants que nous avons rencontr�s. � plusieurs endroits que nous avons visit�s, il y avait une affiche " Welcome Junior Team Canada ", mais � Iloilo il y en avait vraiment partout. Je me demande encore comment ils ont fait pour aller placer une affiche sur le toit du Capitole. Cet accueil provenait aussi des habitants qui nous sont tr�s aimables, bien que certains d�entre eux, nous regardent comme si nous �tions des extra-terrestres : ils ne voient des blancs que quelques fois dans l�ann�e. Nous sommes un petit peu dans la brousse vous savez.
Notre s�jour � Iloilo fut constitu� de beaucoup de visites officielles : capitole, gouverneur, mairie, mus�e, agence de d�veloppement de PME, etc. Ajoutez-y un h�tel merveilleux au c�ur de la ville, des contacts int�ressants et une autre r�ception et vous obtenez les deux jours pass�s � cet endroit. Il faut aussi savoir que la PBA (Philippines Basket-ball association) r�sidait dans le m�me corridor que nous, il y avait donc toujours des dizaines de fans qui attendaient � la porte de l�h�tel.
Par la suite, nous avons �t� invit�s par la gouverneur de Guimoras � visiter cette �le (province). Nous avons pris ces petits bateaux que l�on voit sur les cartes portales, avec les deux flotteurs lat�raux en bambou, et d�barqu� en pleine nature. Guimoras est l�une des provinces les plus pauvres des Philippines, nous sommes all�s visiter les projets de l�ACDI pour redresser l��conomie locale. Guimoras a une �conomie bas�e presque exclusivement sur la mangue, alors devinez ce que nous sommes all�s visiter : des champs de mangues. Cette fois ci je n�en parlerai pas, inutile de vous torturer.
Petit mot sur les moyens de transport aux Philippines. Il y a les Jeepnies, des Jeep allong�s datant de la deuxi�me guerre mondiale, d�cor�s par les propri�taires. Ces petits autobus de fortune ne co�tent que trois pesos (quelques sous) : nous sommes loin des tarifs de la STCUQ. Il y a aussi de petites motos auxquelles ils attachent une voiture lat�rale comprenant deux si�ges. Tr�s rapides dans le trafic, mais je ne sais pas si je me risquerais dans ces bolides. Le reste des voitures sont endommag�es, bien que la circulation soit plus raisonnable en r�gion �loign�e. Bref, les moyens de transport des Philippines sont � leur image : color�s, accueillants et impr�visibles.
Le lendemain, ce fut le d�part par petit avion de Cebu Pacific pour la ville du m�me nom. La premi�re partie du s�jour fut consacr�e � la visite de projets PME initi�s par l�ACDI. Nous avons parcouru un trajet de 45 minutes � travers les rizi�res et les petites maisons de t�le pour finalement arriver dans la petite rue o� se trouvent ces deux entreprises sp�cialis�es dans le tissage de tissus. Bien que ces gens vivent dans une pauvret� constante et notable (1000 $ CAN par ann�e pour un travail � temps plein) nous �tions fiers de savoir que l�ACDI travaille � aider ces gens. En signe de gratitude � nos collaborateurs de l�ACDI, cinq d�l�gu�s ont envoy� � M. Langevin un commentaire sur le projet. Voici le mien
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Alexandre Lafleur
Junior Team Canada
Team Philippines
OBJET : Commentaires sur les projets de l�ACDI aux Philippines (JTC 2000)
Monsieur Langevin,
Par la pr�sente, je fais suite � votre demande d�avoir des commentaires sur les projets de l�ACDI visit�s durant la mission �conomique Junior Team Canada aux Philippines. Nous avons aujourd�hui visit� deux projets de support aux entrepreneurs situ�s � Miag-ao en banlieue de Iloilo. The Indag-an loom weaving project est, d�apr�s moi, un exemple d�initiative qui stimule l��conomie locale et le sens de l�entrepreneurship des travailleurs. Avec un corps de travail de 13 personnes et un bon roulement dans l�entreprise, nous pouvons conclure que le capital fut judicieusement investi. Le d�partement de commerce et d�industrie des Philippines poursuit son r�le de consultant, service tr�s appr�ci� par les membres voulant g�rer efficacement l�entreprise. La compagnie fait maintenant des profits (normalement appel�s trop-per�us) distribu�s selon les r�gles d�une coop�rative et r�investis dans l�entreprise. Un tr�s bon fonctionnement au niveau administratif. La compagnie a un large �ventail de produits adapt�s au march� et vendus localement. On per�oit d�s le premier pas dans l�entreprise qu�il s�agit d�une entreprise pauvre, mais on d�couvre que les gens ont re�u une petite formation qui leur permet maintenant de g�rer leur entreprise et de servir d�exemple pour les autres habitants.
L��l�ment plus n�gatif est qu�on ne voit pas le nom ou drapeau du Canada nulle part dans l�entreprise ou sur la documentation. Les travailleurs pr�tendent conna�tre votre institution, mais la population n�est pas mise au courant. Peut-�tre leur donner un drapeau du Canada ferait leur bonheur et votre visibilit�. Ou encore mieux, donnez leurs quelques pesos et ils vous en feront un sur mesure.
En esp�rant que ces quelques commentaires sauront vous �tre utiles dans votre travail. De la part de tous les travailleurs de cette compagnie et des membres de JTC, MERCI de votre support.
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Comme je l�ai dit dans le dernier paragraphe, ici les gens sont pauvres. Il ne s�agit pas d�une pauvret� extr�me, ces gens ont un peu d�argent et une extr�me joie de vivre. Ils sont des exemples � suivre. Ils vivent avec ce que la vie leur offre et recherchent le bonheur plut�t que l�argent ou la gloire. Chaque petite �pinglette est re�ue avec un immense sourire des petits comme des grands. J�ai d�j� h�te d�aller � l�orphelinat pour donner aux enfants tous les cadeaux que nous avons pour eux.
La journ�e d�aujourd�hui fut un Youth Forum, nous avons d�j� eu ce genre de proc�dure � Los Banos. Au lieu de seulement nous inviter � l�int�rieur de leurs murs, ils invitent d�autres jeunes avec qui nous pouvons faire connaissance. Nous avons par cons�quent eu des discussions sur plusieurs sujets avec les hommes et femmes d�affaires de m�me que les jeunes de la r�gion.
Voil� tout pour ce petit mot, un tr�s bref r�sum� de nos multiples actions. Et sachez qu�� travers les voyages, toute l��quipe apprend � se conna�tre, � s�appr�cier et � former une vraie �quipe.
De toute l��quipe de Junior Team Canada
BONNE JOURN�E � HAVE A GOOD DAY
Lundi 21 ao�t 2000 (Kuala Lumpur : Malaisie)
Bonjour � tous,
J�en suis maintenant � la derni�re �dition des nouvelles du voyage. Nous partons demain en direction de New York, ce qui signifie que je vous reverrai dans quelques jours. Pr�sentement, nous sommes dans une p�riode d��criture de rapports qui fait suite � notre mini-mission �conomique � Singapore.
Il y a quelques jours, nous avons ferm� pour la derni�re fois, les rideaux de notre chambre donnant sur un paysage philippin. Des rideaux asiatiques aux franges d�Espagne serait la m�taphore appropri�e pour d�crire ce pays o� se rencontrent paysages asiatiques et coutumes d�Espagne. Un pays o� les petites �les ont su rapprocher les gens, o� les soucis sont peu communs et o� le bonheur est brise de terre. La d�l�gation de Singapore (dont je fais partis) a d� quitter Cebu un jour plus t�t pour s�immerger dans un univers tout � fait diff�rent.
Singapore surprend d�abord par sa richesse. C�est une ville o� les gratte-ciel s�enracinent facilement et o� l��conomie est sans cesse fleurissante. Ce pays a �t� pens� par des hommes d�affaires pour des hommes d�affaires. On ne voulait pas de crime, pas de trafic, pas de salet�, que des beaux magasins � et quel horreur si nous avions une gomme en-dessous de notre soulier avant un meeting au 50e �tage de la tour IBM. Ce pays est le pays le plus r�glement� que j�ai visit� de ma vie. M�cher une gomme, prononcer le mot drogue, jeter un papier, ne pas traverser la rue au passage clout�, tous ces "crimes" sont passibles d�amendes s�v�res. Si vous suivez les r�gles et vous aimez le travail, vous aimerez cette ville.
Notre journ�e dans ce pays se d�roula tr�s rapidement. L�avant-midi fut pass�e dans l�un des plus grands et technologiques ports du monde. Le port de Singapore est gigantesque et il fait la renomm�e de cette cit�e. Singapore est un point strat�gique de l�Asie du Sud-est, o� toutes les destinations convoit�es par les exportateurs sont � quelques heures de bateau. Le tout est m�canis� et automatis�, il n�y a qu�un homme devant son �cran et des milliers de tonnes qui se d�chargent en quelques heures. Le plus impressionnant, c�est de regarder le port d�une vue a�rienne. On en voit la superficie et aussi les dizaines de bateaux ancr�s au large et attendant pour leur tour.
Durant l�apr�s-midi, nous �tions invit�s au 30e �tage de la tour IBM dans les bureaux de la High Commission du Canada pour avoir un profil �conomique de Singapore permettant d��laborer une opinion claire et juste sur l�accord de libre-�change Canada-Singapore. Bien que les pr�sentations ne duraient que 20 minutes en moyenne, les quelques informations et la recherche pr�alable � cette mission ont permis � notre groupe de se positionner en faveur de cet accord. Nos sommes maintenant � l��laboration du rapport portant sur le sujet, rapport qui sera remis au premier ministre dans les prochains jours dans le cadre du programme consultation des Canadiens.
La soir�e �tait une autre __________________. Je ne prends plus le temps de l��crire, vous vous en doutez. Cette r�ception donn�e par la High Commissioner du Canada se d�roulait dans une luxueuse maison avec des gens tr�s importants. J�ai eu l�honneur d�avoir un longue discussion avec M. Paul Martin, le fils de celui qui fixe votre taux d�imposition au f�d�ral. Ce fut la plus impressionnante r�ception de notre groupe � quelques heures du d�part pour Kuala Lumpur.
Le lendemain, 5 heures du matin, oui oui 5 heures du matin nous partions pour l�a�roport. Notre arriv�e � l�a�roport fut un peu mouvement�e avec une perte des bagages de Cindy et un retard de 3 heures de l�autobus. Le magnifique h�tel de �quipe Malaisie a cependant redonn� le sourire � nos troupes. Pour vous donner un petite id�e, quand je suis dans la piscine, je vois les Twin Towers mieux que sur les cartes postales. Le soir, la ville est encore plus surprenante avec les deux tours totalement illumin�es de trois couleurs diff�rentes et les multiples lumi�res qui ornent la ville. Kuala Lumpur est difficile � d�crire, bien que l�on y retrouve un plus grand aspect culturel, on y vit comme dans toutes les grandes villes am�ricaines. La religion est cependant diff�rente, les musulmans sont partout et � tous moments, des gros haut-parleurs r�veillent toute la ville avec des HEJHEH KEJHEKH AHAUSSUYEH. Quelle pr�cision, n�est-ce pas. C�est parce que cette musique joue en ce moment m�me.
Voil� tout, on me demande maintenant � la r�daction. En esp�rant que toutes ces lignes informatiques ont su vous transmettre quelques pens�es, paysages, odeurs, go�ts et un peu de musique musulmane. Je remercie M. Levasseur de EDS pour ce pr�cieux ordinateur portable, tous mes commanditaires et collaborateurs m�ayant permis de vivre cette exp�rience de m�me que tous mes lecteurs pour leurs visites et leurs commentaires.
� vous tous un gros SALAMAT PO et mangez beaucoup de riz en attendant mon retour.
Alexandre Lafleur
Gradu� �quipe Canada Junior (mission �conomique en Asie du Sud-Est 2000)
[email protected]
� Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestui-l� qui conquit la toison,
Et puis est retourn�, plein d'usage et de raison. �