Mes larmes de désespoir coulent
dans la rivière qui me mène au
loin,
plus mes larmes glissent sur mes
joues,
plus le courant se fait violent,
mon corps n'est plus qu'un débris
qui va mourir dans la rivière de
l'enfer,
elle m'a fait prisonnière de la
noirceur,
mon bateau d'espoir dérive,
il s'est pris dans un tourbillon
d'émotions,
au loin, il y a du brouillard,
des lettres s’y forment,
des lettres qui signifient la
fin,
un mot qui veut tout dire,
une main se tend vers moi, je la
prends
et mon destin est fixé, ma fin
est arrivée,
je la vois sourire heureuse
d'avoir fait de moi
sa
proie,
sa
victime...
ã Isabel Beulence